31 Jan

La loi Le Houérou sur les langues régionales adoptée… pour rien !

La proposition de loi Le Houérou sur les langues régionales a bien été votée cet après-midi à l’Assemblée Nationale. En d’autres temps, on ne pourrait que s’en féliciter, car la chose est suffisament rare… Mais le texte va s’arrêter là sauf surprise, sans passer par le Sénat, ni revenir à l’Assemblée Nationale pour y être définitivement adopté

Loi Le Houérou

63 pour, 3 contre

Le 30 novembre dernier, seulement 4 des 7 aricles que compte le texte de la députée des Côtes d’Armor avaient été adopté. Il a fallu trouver une autre « niche » dans un calendrier législatif passablement encombré et en toute fin de législature. Cet après-midi, c’est donc une majorité transpartisane qui a voté les 3 derniers articles. Sur 68 votes, 66 ont été exprimés. 63 POUR et 3 CONTRE.

51 députés du groupe socialiste et écologique ont voté favorablement. Le président de l’Assemblée nationale Claude Bartolone s’est abstenu. 2 députés de ce groupe ont voté contreMarie-Françoise Bechtel et Jean-Luc Laurent. 

Côté LR, 7 députés ont voté POUR (dont Marc le Fur). 1 députée CONTRE : Sophie Rohfritsch

Voici ce que contient le texte:

Article 1er :
Reconnaissance de l’enseignement des langues régionales comme matière facultative dans le cadre de l’horaire normal d’enseignement.
Article 2 :
Reconnaissance de l’enseignement bilingue français-langues régionales dans le respect des objectifs de maîtrise de la langue française fixés par le code de l’éducation.
Article 3 :
Promotion des langues régionales dans l’enseignement supérieur.
Article 4 :
Généralisation, sur tout ou partie du territoire d’une région qui le souhaite, de la signalétique bilingue ou plurilingue dans les services publics et de l’usage de traductions dans les principaux supports de communication institutionnelle.
Article 5 :
Extension des avantages actuellement réservés aux publications de presse et sites en ligne en langue française aux publications en langues régionales.
Article 6 :
Elargissement des compétences du Conseil supérieur de l’audiovisuel à la promotion des langues et cultures régionales.

Reportage France 3 Iroise / An Taol Lagad IV3 et France 3 Quimper. Commentaires : Muriel le Morvan 

L’opposition du gouvernement

Comme le 30 novembre dernier, aucun membre iminent du gouvernement n’avait jugé utile de venir sur les bancs. Ni Najat-Vallaud-Belkacem qui vient de signer une convention cadre pour l’enseignement de l’occitan, pas plus que la ministre de la culture, pourtant toutes les 2 étaient concernées par ce texte.

C’est donc Emmanuelle Cosse, ministre du logement et de l’habitat durable qui a représenté le gouvernement et s’est opposée à la plupart des articles et des amendements. Etrange pour une ancienne écologiste. Le 30 novembre dernier Estelle Grelier, secrétaire d’Etat aux Collectivités territoriales était à sa place; elle s’était opposée au texte. Elle avait souhaité qu’« on en reste là en matière législative » sur les trois principaux points du texte: enseignement, signalétique, médias. Une opposition systématique, même sur le principe d’un enseignement bilingue français-langues régionales… Partant du principe -comme d’autres- qu’il y a suffisamment de dispositifs en l’état : « la loi est allée jusqu’au bout de ce qui était permis ». Pour le gouvernement, il en va de même pour les médias et la signalétique bilingue : pas besoin de textes supplémentaires.

Tout va très bien Madame la Marquise. La République n’est pas menacée. Le texte devrait s’arrêter là et les langues régionales attendre encore.

Lo Benaset @Benoit1Roux

30 Jan

Les villes d’Occitanie et l’occitan

Depuis septembre 2016, le journal occitan de France 3 vous propose d’aller visiter les villes d’Occitanie. Qu’ont-elles d’occitan ? Que font-elles pour cette langue et cette culture? Qu’elles soient grandes, moyennes ou petites, à l’occasion d’un événement ou pour une simple visite, nous vous proposons de redécouvrir ces villes avec un œil occitan. Laissez-vous guider par Sirine Tijani !

EPISÒDI 1 : Aurevila en Garona-Nauta

http://campestral.fr/

http://aureville.fr/index.php/vie-associative/culture-et-creation/28-theatre

https://oc.wikipedia.org/wiki/Aurevila

EPISÒDI 2 : Albi dins Tarn

https://www.radioalbiges.com/

https://www.facebook.com/Calandreta-dAlbi-468279653249669/

http://www.ieo-tarn.org/ieo/

https://oc.wikipedia.org/wiki/Albi

EPISÒDI 3 : Narbona dins Aude

http://paisnostre.midiblogs.com/

http://www.lengadoc.eu/

https://www.facebook.com/ostal.occitan/

http://www.cercle-occitan-narbona.fr/

https://oc.wikipedia.org/wiki/Narbona

EPISÒDI 4 : Montalban dins Tarn e Garona


https://oc.wikipedia.org/wiki/F%C3%A8lix_Castanh

https://oc.wikipedia.org/wiki/Montalban

Lo Benaset @Benoit1Roux

Reportage sur la signature de la convention cadre pour l’enseignement de l’occitan.

Le jt occitan de France 3 était avec la Ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem jeudi dernier lors de la signature de la première convention cadre pour l’enseignement de l’occitan.

Photo : France 3

Photo : France 3

Des échanges plutôt cordiaux le matin au sein de l’école élémentaire Pèire Godolin de Toulouse qui compte une section bilingue…

Puis une table ronde avec les enseignants et les parents avant la signature à l’hôtel de région de Toulouse.

Voici le reportage de Sirine Tijani Jack Levé Michel Blasco Pascal Dick Patrick Level Marie-Pierre Fournier.


Reportage signature d’une convention cadre pour… par france3midipyrenees

Réaction de Marie-Jeanne Verny pour la FELCO

 

Réaction du Centre Régional d’Enseignement de l’Occitan du Languedoc

Réaction de David Grosclaude ancien président de l’Office Public pour la Langue Occitane

Pour plus d’informations sur le texte :

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2017/01/26/najat-vallaud-belkacem-signe-une-convention-cadre-pour-loccitan.html

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2017/01/21/une-ministre-2-regions-5-academies-pour-une-langue.html

27 Jan

Le CIRDOC respire

Lors d’un précédent article sur ce blog en novembre dernier, le Centre Inter-Régional de Développement de l’Occitan était en mauvaise posture. Le maire de Béziers avait tout bonnement menacé de ne plus verser la participation obligatoire de la ville (206 000 €) soit quasiment 20% du budget global. Aujourd’hui, tout est presque rentré dans l’ordre. Le CIRDOC qui était géré en syndicat mixte va devenir un Etablissement Public de Coopération Culturelle.

Un Budget 2017 à l’équilibre

Fin 2016, Robert Ménard et Patric Roux élu régional Occitanie et président du CIRDOC se sont rencontrés. En décembre, le budget 2017 a finalement été voté tel qu’initialement prévu. Il n’y aura donc pas de trou budgétaire et de mise en péril de l’établissement. Une association Los amics del CIRDOC s’est montée pour le protéger. Une autre bonne nouvelle se prépare.

CIRDOC

Un EPCC pour bientôt

A l’heure actuelle, la présidente de région Carole Delga procède à la cérémonie des vœux. Ce vendredi après-midi, il y avait une réunion très importante pour faire du CIRDOC un Etablissement Public de Coopération Culturelle. Un EPCC est un outil de partenariat au service de la décentralisation culturelle qui doit permettre selon le législateur de « faire plus et mieux de culture ». Il doit concerner des structures pérennes, de taille suffisante et dont les missions s’inscrivent dans la durée. Ce qui est le cas du CIRDOC. Il doit permettre un partenariat équilibré entre les collectivités locales et l’Etat. Jusqu’à présent, ce dernier ne participait qu’à hauteur de 4% au financement… On y retrouvera les 2 régions (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie, des départements (Hérault, Aude) et la ville de Béziers.

Après l’Etat qui s’engage pour une Convention cadre pour l’enseignement de l’occitan, l’Etat qui participerait à un EPCC pour l’occitan constituerait une autre bonne nouvelle. Et sans doute encore une première.

Lo Benaset @Benoit1Roux

26 Jan

Najat Vallaud-Belkacem signe une convention cadre pour l’occitan

Quoi qu’il advienne de son application, la signature ce jeudi 26 janvier à Toulouse d’une convention cadre pour développer l’enseignement de l’occitan constitue une première. Elle sera déclinée par la suite dans les 5 académies des 2 régions (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie) signataires. Pour plus de détails sur le contenu de la convention :

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/2017/01/21/une-ministre-2-regions-5-academies-pour-une-langue.html

Retour en images et en vidéos sur cette journée.

La Ministre s’est tout d’abord rendue à l’école élémentaire Pèire Godolin de Toulouse

Najat Vallaud-Belkacem en classe de CP à Toulouse. Photo : France 3

Najat Vallaud-Belkacem en classe de CP à Toulouse Photo : France 3

Classe de CP bilingue Ecole Pèire Godolin Photo : France 3

Classe de CP bilingue Ecole Pèire Godolin autour de la regenta Claire Courtial Photo : France 3


Plica placa chanté par les élèves CP de l’école bilingue Pèire Godolin de Tolosa  Images J. Levé Son: Michel Blasco

Table ronde avec la ministre

La Ministre s’est ensuite entretenue avec les parents, les enseignants de l’Ecole Pèire Godolin et les responsables académiques

Les participants à la table ronde Photo France 3

Les participants à la table ronde Photo France 3

Hélène Bernard (rectrice de l'académie de Toulouse) et Najat Vallaud-Belkacem Photo : France 3

Hélène Bernard (rectrice de l’académie de Toulouse) et Najat Vallaud-Belkacem Photo : France 3

Des parents d'élèves qui interviennent Photo France 3

Des parents d’élèves qui interviennent Photo France 3

 

Réception à l’Hôtel de région de Toulouse

Assemblée à l'Hôtel de Région Photo : France 3

Assemblée à l’Hôtel de Région Photo : France 3

Tribune officielle Photo : France 3

Tribune officielle Photo : France 3

Les élèves Occitans du Lycée Lautréamont font l'aubade Photo : France 3

Les élèves Occitans du Lycée professionnel Lautréamont font l’aubade Photo : France 3

Signature de la convention

La convention cadre a été signée par la Ministre Najat Vallaud-Belkacem, Carole Delga, présidente de la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, Jean-Louis Nembrini, vice-président de la Région Nouvelle-Aquitaine en charge de l’éducation et Charline Claveau-Abbadie, présidente de l’Office public de la langue Occitane (OPLO).

Photo : France 3

Photo : France 3

Najat Vallaud-Belkacem signant la convention cadre pour l'enseignement Photo : France 3

Najat Vallaud-Belkacem signant la convention cadre pour l’enseignement Photo : France 3

La Ministre répond à des questions

Très rapidement, Najat Vallaud-Belkacem a répondu à la presse et au public. Elle a confirmé sa volonté de créer une agrégation pour les langues régionales pour la rentrée 2017. Elle a été interpellée évidemment sur la réforme des collèges qu’elle a menée et sur la loi de refondation de l’école de Vincent Peillon.


réponse Ministre à Clément Pech (La Setmana)  Images : Jack Levé Son : Michel Blasco

Elle est aussi revenue sur une question cruciale : le nombre de postes d’enseignants pour l’occitan…


Postes enseignants par france3midipyrenees Images : Jack Levé Son : Michel Blasco

Réaction de Marie-Jeanne Verny (FELCO)


ITV Marie-Jeanne Verny par Sirine Tijani Jack Levé et Michel Blasco

 

Réaction de David Grosclaude 

 

25 Jan

Des Occitans qui veulent plus d’impact dans la mêlée économique

Peu présent jusqu’à présent, l’occitan voudrait s’afficher un peu plus sur les produits. Après tout, n’y a t-il pas une région qui s’appelle Occitanie ? La réflexion commence à tourner. Certains piliers y pensent depuis longtemps et un deuxième ligne, l’ancien rugbyman Gilles Bourguignon lance l’idée d’un salon des produits d’Occitanie pour 2018. Sur une autre terre pas franchement de rugby, le label « Produit en Bretagne » a déjà fait ses preuves.

Les balbutiements de l’occitan

Le 14 janvier dernier, País Nòstre organisait une réunion avec une cinquantaine de chefs d’entreprises, élus et membres d’association pour tenter de mettre en place un label, une marque territoriale mettant en avant l’occitan.

14 janvier réunion País Nòstre à Castelnaudary Photo : Jacky Grau

14 janvier réunion País Nòstre à Castelnaudary Photo : Jacky Grau

Seulement voilà, Sud de France est déjà passé par là. Mais les idées ne manquent pas. Pourquoi pas une route du sel ? C’est en tous cas le souhait de l’adjoint au maire de La Palme Henri Forgues, un camin reliant plusieurs entités salines de Gruissan jusqu’à la Camargue. Pour Laurent Spanghéro -autre rugbyman reconverti dans l’alimentaire- il y a aussi des choses à faire. Yann Bertin un céralier du Lauragais a monté une coopérative : « Graines Equitables ». Il va déposer une farine sans gluten Bio et occitane. Il y a aussi des confitures et ses « Confitures occitanes », Sylvain Barthès créateur de lunettes en bois qui s’appellent pour l’instant VuDuSud mais qui pourraient changer de vision. Et puis évidemment, Gilles Bourguignon et sa gamme de produits pâtissiers déjà existante et qui fait la part belle à l’Occitanie.

Pour l’instant il s’agit donc d’initiatives éparses, personnelles. Pas encore d’un véritable label comme il existe en Bretagne.

 

« Produit en Bretagne », une marque parlante

Un phare, une pointe côtière, du jaune et du bleu, c’est l’emblème des Produits en Bretagne. Un label créé en 1993 en pleine crise de la pêche et qui fait désormais référence en Bretagne et ailleurs. Pourtant, lors du lancement, ils n’étaient que 4 entrepreneurs à y croire. Aujourd’hui, il y a 380 PME, 4 000 produits labellisés… Une marque qui permet aussi de faire travailler directement une dizaine d’employés et indirectement beaucoup d’autres. Il est vrai qu’au départ, une certaine grande surface du nom d’un maréchal et un journal breton ont défendu et porté ce projet. Le « Produit en Occitanie » n’en est pas encore là.

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Quelques antécédents

Il existe déjà un label lancé par l’Institut d’Etudes Occitanes (Òc per l’occitan) pour améliorer la présence de l’occitan dans l’économie. Une initiative un peu en sommeil mais qui peut donner des pistes. Plus récemment, le département du Tarn s’est aussi mis dans le jeu avec sa propre marque lancée en 2014 : Tarn cœur d’Occitanie. Elle compte à ce jour 400 adhérents, dont certains dans le milieu économique. Il y a évidemment les marques particulières, principalement dans le prêt à porter : Macarel qui fête ses 15 ans et Adishatz créée dès les années 80 par Roland Lagrave. Certains vignerons, fromagers, traiteurs et autres acteurs du secteur agroalimentaire ont aussi étiqueté leurs produits en occitan.

Enfin un Think Tank (òc-ben !) vient tout juste de voir le jour (Bolegadís) dont l’objectif est l’élaboration d’idées et de stratégies pour créer des richesses, emplois et activités en Occitanie. On y retrouve plusieurs noms cités plus haut. Une nouvelle réunion est prévue en février par País Nòstre qui voudrait aussi constituer une équipe forte et crédible pour jouer sur le terrain économique, avec un recrutement provenant de toutes les régions administratives.

Lo Benaset @Benoit1Roux

23 Jan

Sapiéncia, primièr siti scientific e istoric en occitan

« Sapiéncia occitana » existís dempuèi febrièr de 2016. L’iniciativa ven d’un Catalan passionat de paleontologia : Cristian Andreu. Un siti internet que parla de scienças de tota mena, d’Istòria, dins una lenga accessibla mas blosa, agrementat de polidas illustrustracions… Aquò baila enveja de legir….e de ne saupre mai !

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Originas

Christian Andreu demòra a Reus, en Catalonha. Parla un detzenat de lengas, e s’es atalat amorosament a l’occitan en 2013. Dins son país, l’occitan es lenga oficiala. Aital, e coma trabalhador foncionari del govèrn catalan, pensèt que caliá far quicòm. Trabalhèt per las publicacions A Vòste, pel Jornalet… En febrièr 2016 aguèt l’idèia de far una revista de sciéncias e d’istòria en lenga occitana. Pr’amor que n’ i aviá pas cap e caliá far mai completa l’ofèrta mediatica.  

Lo primièr article de la revista pareguèt lo 25 de febrièr de 2016 mas Sapiéncia nasquèt oficialament lo 1èr de setembre de 2016, sens cap d’ajudas. Lancèt una crida per trobar de collaborators prèstes a escriure, a corregir, revirar… Ara, i a un detzenat de redactors e 3 corregidors. Un article sortís cada jorn, del diluns al divendres.

Sans titre

Contengut

De tira, lo siti es atrasent, de per las fòtos, l’originalitat dels articles. I a mantunas rubricas : sciéncia, istòria, tecnologia, paleontologia, geografia, lingüistica e divèrses. De causas seriosas sus las planetas, la cèrca medicala, lo genòma del leopard…) o mai leugèras tals « mai de sexe mens de càncer » ! Per la maja part, son d’articles tirats de revistas sciéntificas o istorica e retrabalhat ambe las coneissenças de l’autor. La sorga es tostemps mencionada e per aprigondir, de ligams son donats, sovent cap al Wikipèdia en occitan. I a quitament d’articles que son personals al redactor, escriches sens èsser tirats d’una revista.

Li se parla gaire d’occitan mas totes los articles son dins la lenga. La lenga es blosa e accessibla e quitament se sètz pas un especialista de la matèria en question. I a bravament de causas ligadas a l’istòria dels paises del levant mercés al Michal Cukan e pas mal de paleontologia amb lo Christian Andreu. 


Sapiencia par france3midipyrenees B. Roux O. Denoun M. Blasco M.A. Dailly M.P. Fournier

Redaccion

A l’entorn del Christian Andreu, i a de redactors especializats, coma Joan-Claudi Babois, un Provençal que fa d’articles solament sus las matematicas, o Gautièr Drouin (del Gers) un aucelaire de primièra. Un autre catalan, Francesc Sangar que fa d’istòria anciana e medievala. Pus original encara, Michal Cukan qu’es un Eslovac que parla d’istòria d’Euròpa de l’èst dins un bon occitan o encara Giuliana Mulas, un Sarda qu’escriu mai que mai tematicas en relacion amb Occitània. De notar qu’es la sola femna de la còla pel moment !

Remèsi Boi Fòto : França 3

Remèsi Boi Fòto : França 3

Li se tròba tanben Joan-Cristòu Dourdet amb d’articles sus l’estil de vida que podem aver, de filosofia orientala… Theo Bajon, un autre Provençal qu’ajuda amb la confeccion de mapas sociologicas. Los correctors son Remèsi Bòi en gascon qu’avèm seguit dins lo reportatge, Gerard Joan Barceló e Joan Tomàs. E encara n’i a d’autres que fan de collaboracions pontualas coma Tederic Quatre (Informatica) o Quentino Pagès (Nòvas tecnologias). Es un informatician catalan Marc Calderó qu’a bastit tota la pagina web. 

Audiéncias

Gaireben 300 articles publicats, 27.000 paginas visitadas, la debuta es tras qu’encoratjanta. Se parlam de l’origina geografica dels utilizaires de Sapiéncia, Christian Andreu nos respond que 40% son Occitans, un 40% son Catalans e puèi 4% dels Estats-Units (occitans que demoran aval), Reialme Unit (3%), mai de 2% de las Valadas Occitanas e tanben del Nòrd italian. Quauquas conneccions regularas del Quebèc, Canadà,  Andòrra, Eslovaquia, Alemanha, Mexic o Brasil.

De mai, los lectors de Sapiéncia son en majoritat Occitans : (41%) de la region d’Occitània , e puèi (16%) d’Aquitània-Lemosin-Peitieus-Charenta, (12%) de PACA. Lo 15% dels lectors demorarián en l’Illa de França, e pas en Occitània !

Longa vida a Sapiéncia que cèrca tanben de collaborators novèls e… de mejans estant que tot es a gratís e los trabalhadors benevòls.

Lo Benaset @Benoit1Roux

21 Jan

Une ministre, 2 régions, 5 académies… pour une langue

Jeudi prochain 26 janvier, la Ministre de l’Education Nationale Najat Vallaud-Belkacem sera à Toulouse pour signer une convention cadre pour l’enseignement de l’occitan. C’est une première et nul doute que ce sera un acte fondateur. Une victoire également pour l’Office Public pour la Langue Occitane (OPLO) qui n’a eu que quelques mois pour rédiger ce texte, convaincre le Ministère et les 5 académies que comptent les 2 nouvelles régions Occitanie et Nouvelle Aquitaine. Avec un seul point majeur à déplorer : les autres régions où l’occitan est aussi présent n’ayant pas souhaité intégrer l’OPLO, cette convention ne sera applicable, ni en Provence, ni en Rhône-Alpes-Auvergne.

Jeudi matin, Najat Vallaud-Belkacem se rendra à l’école élémentaire Pèire Godolin de Toulouse pour assister à une leçon de mathématiques en classe bilingue de CP. Elle participera ensuite à une table ronde sur l’enseignement de l’occitan, avant de signer cette convention cadre avec les 2 régions Nouvelle Aquitaine, Occitanie et l’OPLO à l’Hôtel de Région sur le coup de midi.

Najat Vallaud-Belkacem au lycée Pierre de Fermat de Toulouse en octobre 2016 Photo : France 3

Najat Vallaud-Belkacem au lycée Pierre de Fermat de Toulouse en septembre 2016 Photo : France 3

Tout un travail en amont

Ce texte n’arrive pas par hasard. Le fait que l’Etat soit membre de l’OPLO, ceci lui a mis le pied à l’étrier. Plusieurs actions de certains organismes comme la FELCO, les CREO, de différents mouvements comme le collectif « Los Mespresats » ont bien drainé le terrain. Il faut aussi reconnaître une certaine ouverture et de l’écoute de la part du Ministère personnifié par Olivier Noblecourt, l’actuel directeur de cabinet de la Ministre. Pour la première fois, l’Etat s’engage directement sur un texte, signé par la Ministre. Ca devrait changer un peu la donne.

OPLO Toulouse Photo : France 3

OPLO Toulouse Photo : France 3

Auparavant, il y avait donc plusieurs conventions dans certaines régions pour certaines académies. Elles prenaient fin en 2015 mais elles ont été prorogées, comme celle des ex-régions Aquitaine et Midi-Pyrénées; ou dénoncées comme en Languedoc-Roussillon. L’OPLO a pris comme base la convention qui semblait la plus avantageuse, en l’occurrence celle d’Aquitaine. Et les négociations n’ont pas été faciles. En premier lieu avec le Ministère qui a refusé certaines choses. En second lieu avec certaines académies où l’enseignement de l’occitan a connu quelques vicissitudes. Ce nouveau texte devrait aussi permettre des évolutions positives sur les académies de Limoges et Poitiers quasiment désertes en matière d’enseignement de l’occitan.

Les avancées du nouveau texte

  • Il est signé par le Ministère de l’Education. Avec des objectifs chiffrés qui ne seront toujours pas obligatoires mais certainement plus contraignants qu’auparavant. Il est certainement plus difficile de contourner une convention signée par une Ministre que quand il l’est par un(e) recteur(trice) comme c’était le cas jusqu’à présent.
  • Il parle très clairement d’organisation et de continuité de cet enseignement : « priorité est donnée à la construction ou au renforcement de cursus complets… » Ce qui va supposer des changements. La convention précise aussi qu’il se fera « à des horaires normaux »… L’objectif est d’augmenter le nombre d’élèves ayant un niveau B1 (diplôme européen CECRL) mais aussi l’effectif des bilingues. Il atteint péniblement les 10 000 élèves sur les 2 régions, en comptant les calandretas. Cette convention cadre ne prévoit pas d’objectifs chiffrés d’ouverture de sites bilingues. Ce sera l’objet d’une déclinaison avec les 5 académies.
  • Il prévoit une convention avec le réseau Canopé (ex-Sceren et ex-CNDP) dans la production de matériel pédagogique. Pour l’occitan, le CAP’ÒC de Pau partenaire du réseau Canopé va monter en puissance. Pour la première fois, un livre de Maths niveau CP sera distribué gratuitement dans les sites bilingues. Coût de l’opération : 53 343 € pour l’OPLO.
Photo : France 3

Photo : France 3

  • La convention s’applique sur les 5 académies des 2 régions (Nouvelle-Aquitaine et Occitanie). Il peut aussi être décliné au niveau départemental, voire même à l’échelle des agglomérations comme c’était le cas à Toulouse.
  • Alors que la réforme des collèges n’octroie qu’1 heure d’occitan en 5ème, cette convention déroge en spécifiant qu’il y en aura 2 pour un enseignement optionnel, 2H30 en LV2. Toujours au collège, le texte prévoit que « l »affectation des professeurs certifiés d’occitan sera limitée si possible à deux établissements au plus…« . Les professeurs « itinérants malgré eux » du second degré qui avalaient des kilomètres à longueur de journée seront un peu soulagés!
  • Au niveau des postes, la convention prévoit que « des études régulières d’évaluation des besoins seront réalisées pour aider à une meilleure adéquation entre le nombre de postes ouverts et les besoins réels ». Ceci pour le CAPES mais c’est à peu près la même consigne pour le CRPE des professeurs des écoles. Pour pallier un manque certain de professeurs « un repérage des compétences linguistiques est mené au travers d’enquêtes par les académies…tous les deux ans… » pour repérer des professeurs susceptibles d’enseigner en occitan, moyennant une formation.
  • L’article 9 parle aussi de l’enseignement supérieur où l’Etat doit veiller à des formations en occitan dans les différentes filières universitaires. Des bourses « ensenhar » sont prévues pour les étudiants souhaitant devenir professeurs.
  • Une carte des enseignements sera faite tous les ans par l’OPLO via un Observatoire de la langue occitane. Y seront répertoriés les effectifs d’élèves formés et les coordonnées des établissements… Mais aussi les résultats des évaluations, le taux de pénétration des formations en occitan par rapport aux effectifs globaux… Histoire de pointer du doigt les territoires ne respectant pas cette convention mais aussi là où tout se passe correctement. L’OPLO sera aussi chargé de diffuser l’information sur les offres d’enseignement, de prévoir des campagnes d’information dans les différents établissements scolaires.

Voilà pour le cadre général. Les textes signés par par la suite par chaque académie ne pourront être en deçà du texte paraphé jeudi prochain la Ministre, la présidente de la Région Occitanie, celui de la Nouvelle-Aquitaine et la présidente de l’OPLO. Cette convention sera applicable jusqu’au 31 décembre 2022 et ne pourra être dénoncée qu’après un préavis de trois mois.

Les régions Auvergne-Rhône-Alpes et PACA n’étant pas membres de l’OPLO, cette convention ne sera pas hélas pas applicable sur ces territoires occitans. Des discussions ont parait-il eu lieu avec la Région PACA mais elles ne sont pas allées très loin car le président de Région Christian Estrosi et son administration ne veulent pas reconnaître le provençal comme un dialecte de l’occitan.

Lo Benaset @Benoit1Roux

19 Jan

Quand le Conseil d’Etat vient aider une confédération basque…

Le 30 décembre dernier, contre l’avis du rapporteur public, le Conseil d’Etat a décidé de casser l’arrêt de la cour d’appel du Tribunal administratif de Paris qui rejetait la requête d’Euskal Konfederazioa (une confédération d’associations du pays basque nord) qui se plaignait du manque de présence des programmes en langue basque sur France Télévisions. Une première victoire qui renvoie donc cette affaire devant le tribunal administratif.

Euskal Konfederazioa 2 fois déboutée

En 2013, cette confédération d’une quinzaine d’associations basques du nord avait déposé un recours de plein contentieux auprès du Tribunal Administratif de Paris, à l’encontre de France Télévisions, pour « rupture d’égalité des droits ». Selon eux, la langue basque n’avait pas suffisamment de place sur le service public régional. Notamment par rapport aux autres langues régionales de France. Il est vrai qu’à l’époque, le relevé faisait état de 2H par an de basque sur nos antennes.

 

Le 26 juin 2013, le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d’Euskal Konfederazioa estimant que la promotion des « cultures régionales, ne procèdent pas, en elles-mêmes, de prérogatives de puissance publique ». La confédération basque fait appel. Dans sa décision du 7 avril 2015, nouveau rejet de la Cour administrative d’appel de Paris. Euskal Konfederazioa a alors déposé un pourvoi en cassation. Par sa décision du 30 décembre 2016, le Conseil d’Etat casse l’arrêt de la cour d’appel et donne raison à Euskal Konfederazioa en considérant que « la société France Télévisions est chargée d’une mission de service public de conception et de diffusion de programmes en langues régionales » et « que la détermination de la part de chaque langue régionale dans le temps d’antenne consacré à de tels programmes relève de l’organisation du service public ». Le Conseil d’Etat estime donc que le refus d’augmenter la part de la langue basque dans les programmes peut être contesté par la voie du recours « pour excès de pouvoir » devant le juge administratif. L’affaire est donc renvoyée devant le tribunal administratif qui devra donc se prononcer. Jointe par téléphone, la confédération a indiqué qu’il n’y avait pas de date à l’heure actuelle pour cette audience. Le communiqué d’Euskal Konfederazioa indique que : « Au vu des délais très très longs de procédure, nous demandons à la société France Télévisions de prendre les dispositions nécessaires sans attendre, afin que la langue basque ait toute sa place dans le service public de télévision. »

Ce n’est donc pas une victoire définitive mais elle est au moins symbolique. 

La question des langues régionales sur le service public.

Lors du recours en 2013, la langue basque disposait d’à peine 2H d’antenne par an sur France 3. C’était avant l’arrivée de Txirrita, nouveau magazine en langue basque diffusé 1 dimanche sur 3 à 10H45 sur France 3 Aquitaine. Aujourd’hui, il y aurait environ 10 d’antenne cumulée par an.

11877_1348050190_550Au-delà du cas basque, à plusieurs reprises, associations et hommes politiques ont interpellé France Télévisions, les différents ministres de la Culture, pour se plaindre de la part faite aux langues régionales. Paul Molac a bataillé à plusieurs reprises. Sans obtenir plus d’engagements.

Dans son Rapport au Parlement sur l’emploi de la langue française (2016), le Ministère de la culture et de la communication fournit certaines données.  Les chiffres sont en heures minutes secondes pour les diffusions en 2015.

Chiffres

Ces chiffres sont sensiblement les mêmes aujourd’hui, on peut même dire à l’identique pour la part occitane. Rappelons qu’il y a un magazine sur France 3 Méditerranée (Vaqui), un magazine sur France 3 Midi-Pyrénées, France 3 Languedoc-Roussillon et France 3 Aquitaine (Viure al País) et un journal occitan sur France 3 Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon.

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L’occitan est donc la langue régionale la plus diffusée sur le service public (si l’on excepte le cas corse avec une chaîne dédiée : Via Stella). Il est vrai qu’elle se trouve sur un territoire plus vaste et sur plusieurs antennes du service public. 

Lo Benaset @Benoit1Roux

17 Jan

Carta de las libertats comunalas

Le 11 janvier dernier – et comme chaque année – Toulouse a célébré l’anniversaire de la signature de la Charte des libertés communales : le 6 janvier 1189, le comte de Toulouse Raymond V reconnut officiellement l’existence de la Commune de Toulouse et de ses libertés publiques.

L’occasion de se pencher sur cet événement majeur de l’histoire toulousaine. Une équipe de l’Edicion Occitana est allée à la rencontre de l’historien Rémy Pech et a ensuite assisté à la célébration dans la Salle des Illustres du Capitole en compagnie notamment de la calandreta de Garoneta.


Chartes des Libertés Communales

Reportage de Sirine Tijani, Nathalie Fournis et Michel Blasco. Montage de Karin Glock.

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