31 Mar

Quand les responchons repointent

C’est de saison et elle est hâtive : les responchons repointent leurs tiges. Voici l’excellent article publié par Clément Alet le 18 avril 2013. Et toujours d’actualité… Ils seront bientôt dans Viure al Pais pour un BIAIS.

© Emile Ricard

Comme chaque année à la même période, ils attirent des centaines de gourmands dans les haies : lesbartas comme on dit en Occitan. Vous vous demandez surement de qui l’on parle ?

Des responchons, plan solide…(prononcé respounchous). La plante occitane mythique qui annonce le printemps est enfin de retour un peu partout dans nos contrées et il est donc très fréquent en ce moment même de trouver des marcheurs, cueilleurs éparpillés en pleine campagne, munis d’un panier, prêt à ramasser ces fameux responchons. Si vous n’en avez jamais vu, c’est que vous n’avez donc jamais gouté à cette délicieuse amertume qui caractérise la plante.  Les Aveyronnais, les Tarnais, et autres habitants du Nord de la région Midi-Pyrénées en sont complètement friands. Il n’y a d’ailleurs guère qu’eux qui les ramassent. Alors si l’envie vous prend, n’hésitez pas à aller faire un tour dans les haies, les sous-bois, les fossés mais attention, ne confondez pas avec l’asperge sauvage car le responchons n’est pas de cette famille-là. Il s’agit du tamier commun. Une fine tige verte dont la pointe graine, qui pousse en s’entortillant autour de tout ce qu’elle peut, et qui apparaît en groupe. Il vous en faudra une bonne poignée pour les déguster.

EN VIDEO : la cueillette des responchons dans le Tarn

Si les habitants des campagnes consomment du responchons depuis des siècles, c’est parce qu’il apparaît exactement au moment de ce que l’on appelle la « soudure ». Lorsque les réserves de l’hiver sont terminées et que le jardin n’est pas encore prêt à produire, il ne reste plus qu’à se tourner vers la nature pour y cueillir ce qu’elle voudra bien offrir. Les responchons deviennent ainsi une évidence pour les Occitans, les Catalans, mais également bien d’autres populations car la présence de ce tamier commun est attestée tout autour du bassin méditerranéen. Pour la recette, c’est une autre histoire. Chacun a surement ses petits secrets. Crus, cuits, en salade accompagné d’œufs mollets, de lardons, de pomme-de-terre ou encore en omelette, le meilleur conseil à vous donner est d’aller demander directement à ceux qui les ramassent… mais dépêchez-vous car les responchons ne pointent leur tête que pour trois semaines au maximum.

Clamenç Alet

© Clamenç Alet

29 Mar

Le Se canta : hymne officiel du Montpellier Hérault Rugby

Après le club de Béziers (ASBH), après le TFC pour le foot, le « Se Canta » est donc devenu l’hymne officiel du club de rugby de Montpellier. Sans oublier la Section Paloise qui l’entonne parfois avec l’Encantada de Nadau ou le Copa santa du RCT… Petit à petit, le milieu sportif professionnel renoue donc avec ses racines occitanes. Certes, nous n’en sommes pas encore au niveau des Bretons qui donnent un nom breton au nouveau stade de Rennes et font vivre la langue à diverses occasions, ni à celui des Basques, des Corses ou des Catalans, mais ça progresse.

Crotz occitana per onorar lo malhòt

MHR« Onora ton malhòt, Cerca l’exceptional, Vai fins al cap » , voici ce qui était déjà marque sur le col des maillots des joueurs du MHR depuis plusieurs années. Nous avions déjà parlé de ce début d’occitanisation du club. La croix occitane figure aussi sur les maillots et la nouvelle boutique du centre ville est bien marquée « Botiga ». Voici désormais les supporters qui emboîtent le pas et décident de faire du « Se Canta » un hymne officiel. C’est le cas depuis le début de la saison. Ce choix ce serait fait en accord avec en accord avec le Club Historique des Supporters. Sur le site lerugbynistere.fr, le club précise que : 

« Cet hymne est généralement chanté publiquement pour montrer son attachement à sa région, mais aussi à son club« .

Un club un pauc novèl, internacional e que cèrca de raiças

Sur la vidéo qui débute avec des photos de 1986, on peut aussi y lire les paroles en occitan. 86 car c’est à ce moment-là que les 2 clubs de Montpellier ont fusionné pour donner ce qui s’appelle aujourd’hui le MHR. Un club présidé par Mohed Altrad, un homme d’affaire d’origine syrienne et qui depuis plusieurs années, recrute beaucoup à l’international, notamment des Sud-Africains. Cet ancrage local et régional servirait donc a rééquilibrer l’image du club.  

A noter (et merci pour l’info Marius Blenet!) que le maillot de foot du MHSC de cette saison a aussi sa croix occitane, toute petite sur l’arrière du maillot.

Lo Benaset

 

 

26 Mar

Tour d’horizon sur le futur nom de la région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées

Le Comité du nom s’est réuni ce mercredi 23 mars. Le CESER a donné son avis le 14. Des sondages et des pétitions sont lancés un peu partout. L’IEO a fait connaître ses réticences. Le  nom de la future région LRMP passionne, déchire parfois. Et ce n’est que le début du processus avant la décision intervenant le 24 juin pour la Région et avant le 1er octobre pour le Conseil d’Etat.

Comité du Nom mercredi 23 mars 2016

Comité du Nom mercredi 23 mars 2016

Première réunion du Comité du Nom

Mercredi, les 31 membres (moins 5 absents) étaient réunis autour de Martin Malvy visiblement ravi de se retrouver à la tête de ce comité. Une prise de contact, empreinte se solennité, en présence de Carole Delga et Gérard Onesta, au départ mais qui ont laissé par la suite le comité travailler à huis clos. Pas de tour de table pour connaître la préférence de chacun mais l’idée était plutôt de réfléchir ensemble sur des critères. Pas de noms donc mais quelques tendances entre ceux qui se réfèrent à une racine (une histoire, une langue, une identité, une culture…), ceux qui estiment qu’il faut regarder vers l’avenir (inventer, innover, ne pas faire référence au passé) et enfin ceux qui pourraient être dans un consensus un peu mou genre « Languedoc-Pyrénées ». Le président semble pencher vers un nom court (1 composante, 2 maxi) et quelque chose de pas forcément géographique. 


Jean-François Laffont par france3midipyrenees
Jean-François Laffont, membre du Comité du Nom – Images Jack Levé

Pour les aider, les propositions arrivent de partout via le site mis en place par la région. Plus de 25 000 propositions, dont une centaine de différentes...et originales comme « Chocalatinie », histoire de se différencier avec les mangeurs de pains au chocolat du nord ! Un courrier avait aussi été envoyé aux institutionnels pour recueillir leur préférence. Il y aurait déjà près de 300 retours. Autant dire que le Comité du Nom a de quoi faire avant la seconde réunion prévue le 4 avril. Le vote en plénière de l’assemblée régionale interviendra le 15 avril sur la liste définitive de noms proposée à la consultation.

L’Institut d’Etudes Occitanes assouplit sa position

A la campagne d’affichage de Convergéncia Occitana et Païs Nòstre « Notre région, c’est l’Occitanie », l’IEO avait répliqué avec « L’Occitanie, c’est 4 régions ». Un communiqué signé du président Pierre Brechet qui ne laissait pas trop le choix : interdiction d’utiliser le terme Occitanie pour une seule région. Depuis, la position s’est un peu assouplie. Il faut dire que l’IEO compte la moitié de ses adhérents en Midi-Pyrénées Languedoc-Roussillon. Désormais : « nous acceptons en fait l’usage du mot « Occitanie » à partir du moment qu’il est accompagné d’un adjectif qui permet de comprendre que la future région ici est une part d’un territoire plus important », nous a dit son directeur Laurent Gosset. Mais l’IEO n’ira pas plus loin : pas d’affichage, pas de positionnement sur un

nom précis… Il est juste prévu d’écrire aux membres du Comité.


Laurent Gosset, directeur de l’IEO par france3midipyrenees

LE CESER ne veut pas d’Occitanie

14 mars, le bureau du nouveau CESER Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées fait connaître son choix : Languedoc-Pyrénées ou Pyrénées-Languedoc. Il avait été saisi par l’Etat et par Carole Delga pour prédéfinir des critères et choisir un nom. En fait, ce n’est pas le choix du CESER en entier (213 membres) mais seulement celui du bureau (78 personnes). Sur un document consultable sur leur site, le CESER fait part de ses 7 critères où l’on retrouve seulement une référence à l’Occitanie sur le critère de l’identité culturelle. De l’aveu de Jean-Louis Chauzy, seulement 2 ou 3 membres de la section Prospective qui a travaillé dessus auraient évoqué ce terme pour le nom définitif.

Voici les explications de Jean-Louis Chauzy, aveyronnais d’origine.


Jean-Louis Chauzy par france3midipyrenees

Derniers éléments pour savoir tout…ou presque :

Lo Benaset

Reportage complet : B. Roux J. Levé M. Blasco A.L. Rupert C. Pelhate M.P. Fournier

Nom de la région LRMP par france3midipyrenees

« Un jour en France » consacré aux « Hauts de France » et « France du Bas » qui fait débat.

Il semblerait que le sujet passionne : quel nom pour sa nouvelle région ? Dans les 13 nouvelles collectivités, on cherche, on sollicite, on fait appel à l’Histoire, on invente, on s’écharpe et en dernier lieu, les assemblées régionales voteront et le Conseil d’Etat tranchera. L’émission de France Inter « Un jour en France » était hier consacrée aux processus de nominations des régions. On y a parlé d’Occitanie, on y a même entendu parler occitan, sans éviter certains clichés.

 « Hauts de France » et bas fonds de bistrot.

Les « Hauts de France » ont tirés les premiers, ils ont eu droit à l’ouverture. Parmi les invités, Brigitte Fouré, maire d’Amiens, vice présidente de la région Hauts-de-France Nord-Pas-de Calais-Picardie. Elle avait décidé d’emprunter le phrasé doucereux et un brin languissant de son président Xavier Bertrand. Elle a même tenté de défendre l’injustifiable : « Oui décidément, Hauts de France c’est une bonne idée » pour des populations qui… Oui bon, vous connaissez les clichés sur les gens du nord !

Hautistes

Suite des opérations, sans pour autant atteindre des hauteurs de débat : l’Acalie, Nouvelle-Austrasie et autre Rhin-Champagne, autrement dit Alsace Champagne-Ardenne Lorraine. Direction un bistrot où l’on nous promet que « des voisins de table vont s’écharper ». On a beau ne pas avoir l’image, on en salive d’avance. Ah, les bonne vieilles discussions de comptoir faites de picard et d’Alsace über alles. Oc, ben, Alsace über alles! Bruno Duvic (le journaliste de l’émission) reconnaît tout de même que « c’est un peu caricatural… » Non, vraiment Bruno, je t’assure, ça s’est à peine vu…ou entendu !

« Adishatz », « rambalh » e « Aquitània »

Pour tenter un peu de nous réveiller de cette torpeur sombrant dans le mièvre, Stéphane, un toulousain arrive au téléphone : »Adishatz brave monde de France d’en Haut…d’Inter… ». Il ne « comprend pas tout le « rambalh » autour du nom. Car « même si on choisit Occitanie, les chapeaux pointus parisiens en décideront autrement ». Ah, enfin un peu de matière. Bernard Deljarries, Délégué général de CapCom, association de communicants dans les collectivités, apporte quelques éclairages. On y apprend par exemple que le Ministère de l’Intérieur se serait engagé à acter tous les noms de régions votés par les assemblées territoriales. Bon, pourquoi pas… Et le Conseil d’Etat ? Là, on est moins sûr. 

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Invitée aussi depuis son téléphone Anne-Marie Cocula, Historienne, Professeur émérite. Elle préside le groupe de travail chargé de trouver un nom à la nouvelle région Aquitaine, Limousin Poitou Charentes. Un groupe de travail où l’on retrouve des élus et des personnalités (ce qui n’est pas le cas chez nous en LRMP où le Comité du Nom ne compte pas d’élus). Là, ils ont bossé. La région va s’appeler….Aquitaine! Ouaou, pas mal ! Oui mais attention Aquitania = la terre des eaux… »Oui mais alors pour la Corrèze, lui demande le journaliste ? « . L’eau ce n’est pas que l’Atlantique. « C’est aussi tout ce déferlement de petites rivières…, la Corrèze est donc concernée ! « , lui répond la Professeur émérite. Et de nous rassurer : elle va parcourir les 12 départements pour discuter, convaincre. Et bien sûr les entités ne seront pas effacées : Béarnais, Limousins, Poitevins, peuvent rentrer dans leurs Charentaises. 

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Pas d’Occitanie sans Catalogne?

Vers la fin de l’émission, nous voilà parti dans les studios de France Bleu Roussillon où nous attend Mathieu Ferri, rédacteur en chef adjoint de la rédaction. Bruno Duvic le lance en disant que là-bas (dans les Bas de France?), c’est l’Occitanie qui se détache. Seulement voilà, il parait que ça fâche les Catalans. Après un exposé synthétique et intéressant du processus mis en place par la région, Mathieu Ferri nous dit qu’on ne peut pas se permettre de contrarier les Catalans qui se sont fortement mobilisés contre la Septimanie de Georgius Frechius et qui sont prêts à remettre le couvert…D’autant plus que la Catalogne, c’est riche et dynamique…et forcément indépendant…!

C’est d’ailleurs très crispant de constater que dès que l’on évoque le nom futur de la région, on parle plus de Catalogne que d’Occitanie. Et de lier le sort de l’un à celui de l’autre. Sans doute pour agiter le chiffon rouge et l’épouvantail indépendantiste afin d’écarter le nom Occitanie ?

Lo Benaset

25 Mar

BIAIS ambe Matèu e Vicente : paniers en osier

Dab Matèu e Vicente en parçan de Luishon
Produit par Piget

Un biais, aquò’s fat per se far passar. Aital Matèu, un musicaire que buta d’estudis e Vicente son pepè, un pastre retirat qu’a plan de causas a transmetre. Tot aquò se passa en parçan de Luishon per un BIAIS signat Piget.

Vicente e Matèu

Vicente èra pastre. Es vengut en França en 38 al moment de la guèrra civila d’Espanha. Aquò s’ausís dins son parlar gascon. De biaisses, ne coneis un tropèl ligats benlèu que son ligats al pastoralisme mas pas sonque. Aital las corbelhas que fa de tota mena. Ambe Matèu son felen, s’endevenon plan. Matèu es estudiant e fa tanben d’acordeon diatonic. Tòca entr’autres ambe lo Jan de Nadau. L’avèm vist per las pastoralas en Comenge.

De corbelhas de tota mena

Har de corbelhas e de panièrs, aquò’s tot un art. Dinc un cadre plan polit, vesèm aital Vicente ensenhar lo biais a Matèu. Quand cal copar los vimes? Cossí los conservar ? Lo torn de man per far prene era forma de la corbelha, bastir eth torn, eth cuu dera corbelha, her era ansa…? De causas s’en apren un fum. E coma los imatges son fòrça polits, òm se carra de fintar al fenestron.

Lo Benaset


BIAIS – Apprendre à fabriquer une corbeille par france3midipyrenees

Une série écrite et réalisée par Amic BEDEL
Une coproduction Piget et France Télévisions (France 3 Midi-Pyrénées)

Vous pouvez aussi lire un article en français sur le site de France 3 Midi-Pyrénées.

22 Mar

La Boria Magra al Carnaval Occitan de Lautrec

Nous retrouvons la famille Coutarel pour un nouvel épisode de notre feuilleton agricole à la Borie Maigre dans le Tarn.
Aujourd’hui, changement de décor, Daniel et Blandine quittent la ferme direction Lautrec pour le Carnaval occitan dels dròlles où ils vont retrouver leur fille Aline. Comme chaque année depuis le tout premier carnaval en 1995, ils sont tous trois présents.
Le thème de 2016 est « la biodiversité en danger » et monsieur Carnaval est jugé pour les maltraitances qu’il a fait subir à la nature et aux animaux.
Le jugement occitan de monsieur Carnaval est aujourd’hui présidé par Daniel Coutarel.

On retrouve Petassou, Carogne, la Tarasque et tous les personnages emblématiques du carnaval ambe los dròlles !
vs

Boria Magra carnaval par france3midipyrenees

 

 

Charline Claveau-Abbadie succède à David Grosclaude à la présidence de l’OPLO

L’Office Public pour la Langue Occitane est opérationnel depuis le début de l’année. On connaît son directeur Estève Cros; on attendait un nom pour la présidence après le départ forcé (car il n’est plus élu régional) de David Grosclaude. C’est donc Charline Claveau-Abbadie qui est en charge des langues et cultures régionales (occitan, basque, poitevin-saintongeais) dans la nouvelle région Aquitaine Limousin Poitou-Charentes qui hérite de la présidence de l’OPLO. La décision a été entérinée ce matin.

Photo : site région ALPC

Photo : site région ALPC

Charline Claveau-Abbadie

Elue en décembre dernier sur la liste PS-EELV d’Alain Rousset, cette jeune femme de 30 ans est actuellement salariée de l’Université de Bordeaux. Elle a une forte culture de gestion de projets au niveau européen. Au sein du conseil régional ALPC, elle est chargée des langues et cultures régionales. C’est elle qui s’est portée candidate auprès d’Alain Rousset. A ce titre, elle est membre du Conseil d’Administration de l’OPLO avec Laurence MOTOMAN, Marc OXIBAR pour la région ALPC, Nadia BAKIRI, Patrick ROUX et Dominique SALOMON, pour LRMP. Pour l’Etat, les représentants sont Hélène BERNARD, Rectrice de l’académie de Toulouse et occupant également les fonctions de Vice-Présidente du groupement ainsi que Laurent ROTURIER, Directeur Régional des Affaires Culturelles de Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. En 2014, elle est candidate et élue d’opposition sur la liste PS de David Habib sur laquelle se trouve 2 représentants du mouvement occitan Bastir ! Le début d’une prise de conscience.


Charline Claveau-Abbadie par france3midipyrenees Benoît Roux Jack Levé

L’OPLO

Les Moyens : ce matin, l’OPLO délibérait sur un 1M d’€ de subventions qui devraient être versées d’ici un mois. Un budget primitif pas encore définitif mais qui sera opérationnel dès le mois de mai. Le Budget global devrait avoisiner les 1,9 M d’€, financés par les 2 régions ALPC et LRMP. L’Etat donne pour l’instant 15 000 € pour le fonctionnement de l’OPLO. Il met aussi à disposition le local et un salarié à hauteur de 67 000 €. Tout ce qui relève de la politique linguistique, les partenariats Etat-Régions passent par lui. La politique culturelle reste du domaine des régions. L’OPLO est un Etablissement Public, tout comme le CIRDOC à Béziers.

Patric Roux / Hélène Bernard / Charline Claveau Abbadie et David Grosclaude ce matin à Toulouse. Photo : Lo Benaset

Patric Roux / Hélène Bernard / Charline Claveau Abbadie et David Grosclaude ce matin à Toulouse.
Photo : Lo Benaset

Les actions :

  • transmission et usage de l’occitan qui est donc reconnu d’intérêt public. L’OPLO va travailler sur le renouvellement des conventions Etat-Région pour l’enseignement. L’idée étant de faire une seule convention, en prenant modèle sur les régions qui étaient à la pointe comme Aquitaine (19 ouvertures de classes bilingues sur les 5 dernières années) ou Midi-Pyrénées (1,7% d’enfants scolarisés en bilingue). Apparemment, le nouveau recteur de Limoges serait enclin à faire enfin quelque chose pour l’occitan. En attendant, les conventions en cours sont prorogées jusqu’au 31 décembre.
  • Mise en place d’un « Observatoire de la langue » car l’OPLO aura tout un Open Data (bases de données) sur l’enseignement scolaire, pour les adultes, etc… Cet outil devrait aider à la prise de décision et permettre d’être plus efficace.
  • La réunion de ce matin a posé la question d’un Comité Consultatif qui serait chargé de consulter les acteurs occitans (associatifs ou institutionnels) sur les actions mises en place, de faire un état des lieux annuel sur les politiques menées. La nouvelle présidente a décidé d’ouvrir davantage la réflexion et de consulter sur la forme que pourrait prendre cet organe qui sera un relais avec le milieu associatif. L’Office participera aux AMASSADAS menées en régions et qui porteront essentiellement sur la politique culturelle.


Comment voit-elle son action par rapport à l’OPLO? par france3midipyrenees Benoît Roux Jack Levé

Enfin sur une idée de David Grosclaude, l’OPLO remettra tous les ans un prix Jan Moreu disparu tragiquement en juin dernier. Il sera doté d’environ 5 000 € pour récompenser l’innovation en termes de politique linguistique.

Patric Roux a été nommé 1er vice-président en remplacement de Guilhèm Latrubesse; la rectrice Hélène Bernard reste 2ème vice présidente. D’ici la fin de l’année, l’OPLO va recruter. Il compte déjà un directeur (Estève Cros), il aura aussi un(e) chargé(e) de mission, un(e) assistant(e) et un cadre de catégorie A de l’Education Nationale pour s’occuper de l’enseignement. Soit 4 agents en tout, plus la présidente Charline Claveau-Abbadie. La direction exécutive (Estève Cros) est à Toulouse, la présidence (Charline Claveau-Abbadie) à Bordeaux aux hôtels de région.

Lo Benaset

 

21 Mar

L’Institut d’Estudis Occitans e las regions novèlas

Dins un comunicat en data del 2 de març, l’IEO interpèla l’ensemble dels elegits -e de primièr los Presidents de las 4 regions occitanas novèlas- per demandar una reconeissença , mercés a una declaracion particulara, de la lor apartenéncia a un ensemble mei bèl, que s’apèla Occitània. E l’IEO de far passar son eslogan : « Occitània es 4 regions ». Pas un pausicionament dirèct sus lo nom que poiriá prene la region novèla Lengadòc-Rosselhon Miègjorn-Pirenèus, mas un biais d’afortir son ròtle de federacion de tot l’espaci occitan. Lo comunicat fa quand meme debat en LRMP.

IEO Autocollant Occitania-BR FTVc

Un corrièr als elegits regionals

Abans las eleccions regionalas e quitament al moment de la crida de Montpelhièr, l’IEO mandèt un corrièr als candidats. Ven de far de mème als elegits de las 4 regions occitanas : Lengadòc-Rosselhon Miègjorn-Pirenèus, Provença-Aups-Còsta d’Azur, Aquitania Peitau-Charantas Lemosin, Auvèrnha Ròse-Aups. Totes an recebut una letra e la brocadura « L’Occitan qu’es aquò ? » Un comunicat per explicar çò qu’es Occitània e anar cap a mai de politicas entre las regions sus aquesta question de la lenga e de la cultura. An recebut quauquas responsas mas pas cap d’engajament per ara dels 4 presidents : Carole Delga, Alain Rousset, Laurent Wauquiez e Christian Estrosi. Lor van benlèu prepausar tanben un texte per far adoptar. Mas l’IEO vòl pas s’engatjar directament sul nom de la region LRMP, la sola ont Occtània poiriá figurar. Son director Laurenç Gòsset qu’avèm sonat duèi de matin nos a donat quauquas precisions.

Sul nom de la region LRMP : pas « Occitània » solet

unnamedL’IEO participèt pas fa un an al collòqui sus la fusion de las regions a Tolosa, ni mai als acamps per discutir del nom organizats dempuèi per Païs Nòstre e Convergéncia Occitana. Las aficas « Notre région c’est l’Occitanie » faguèron sortir l’IEO de sa resèrva. Alèra lo comunicat « Occitània, es 4 regions » sona un pauc coma un avertiment. L’IEO es pas tanpauc representat dins lo « Comitat del Nom de la Region » que ven de se metre en plaça en LRMP, alèra que i a al mens 3 personas conegudas coma occitanas.

Laurenç Gosset nos dís que i a ben un debat en intèrn sus l’utilizacion del nom d’Occitània. L’IEO vòl pas qu’Occitània siague utilizat solet mas « l’ajustament d’una qualificacion seriá compatibla se designa explicitament una partida de l’espaci occitan » segon son director. Mas i aurà pas de causida sus un nom en particular. L’IEO compta quicòm coma 2 000 membres; la mitat son en Miègjorn-Pirenèus Lengadòc-Rosselhon. L’afar del nom es donc pas anecdotic.

Ara, l’IEO va prene lenga amb aqueste « Comitat del Nom » e se consacrar a de trabalhs jujats « mai utiles » tals coma d’accions interregionalas sus la petita enfança o encara las revendicacions de portar per las eleccions de 2017.

Lo Benaset

 

18 Mar

Pourquoi le CESER choisit « Languedoc-Pyrénées » pour le futur nom de la région ?

Lundi 14 mars, le CESER (Conseil Economique Social et Environnemental Régional) a fait part de son choix pour le nom de la région LRMP. Il avait été saisi par l’Etat pour définir des critères de nomination en vue d’un décret gouvernemental. Le nouveau CESER Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées -dont Jean-Louis Chauzy est le président- compte 213 membres qui sont nommés et pas élus. Mais tous n’ont pas voté. Le choix de « Languedoc-Pyrénées » est celui du bureau du CESER et de la section Prospective qui devait préparer une contribution répondant à la saisine du préfet Pascal Mailhos. Décryptage.

CESER réunit à Montpellier le 14 mars Photo : twitter LRMP

CESER réunit à Montpellier le 14 mars
Photo : twitter LRMP

Le CESER

Ceux de Midi-Pyrénées et Languedoc-Roussillon ont fusionné avec la réforme territoriale. Les 213 membres sont issus de la fusion et nommés pour une période transitoire de 2 années, allant du 1er Janvier 2016 au 31 Décembre 2017. Ensuite, ils devraient être moins nombreux.

Les conseillers économiques et sociaux régionaux sont répartis en quatre collèges :

  • 35 % de représentants des entreprises et activités professionnelles non salariées de la région ;
  • 35 % de représentants des organisations syndicales représentatives sur le plan national ;
  • 25 % de représentants des organismes et associations qui participent à la vie collective de la région ;

S’y ajoutent des personnalités qui, en raison de leurs activités ou de leur qualité, concourent au développement de la région. Elles sont désignées par le préfet de région et représentent 5 % du nombre de total des conseillers.

Ils se réunissent plusieurs fois par an en séance plénière et travaillent dans des commissions spécialisées dont le nombre et les compétences varient d’une région à l’autre.

Le CESER n’a qu’un rôle consultatif. Il a souvent été hostile à tout ce que représente l’occitan et comptait (et compte encore!) quelques adversaires farouches. On y retrouve quand même au moins 2 personnes liés à l’occitan mais qui n’ont pas participé à ce vote : Gilbert Mercadier (Coordination occitane de Midi-Pyrénées) et Benjamin Assié (CIRDOC). On notera tout de même que la photo de notre ami Gilbert n’est pas la bonne! 

Le choix de « Languedoc-Pyrénées »

Le CESER a défini 7 critères :

  1. géographique
  2. historique
  3. identité culturelle
  4. sentiment d’appartenance
  5. notoriété
  6. lisibilité
  7. représentativité

Concernant le troisième critère, le CESER fait référence à l’Occitanie. Il signale que « les jetons de présence et les médailles frappées par les Etats du Languedoc portaient le mot « Occitania » jusqu’à leur disparition en 1789. » On y lit aussi que « La langue d’Oc ETAIT parlée (sic) dans toute la partie Sud de la France… ».  Un peu plus loin « L’appropriation de cette appellation « Occitanie » par notre seule région pourrait être ressentie comme une confiscation par les autres territoires qui se reconnaissent de son aire d’influence. Un article de presse du « Midi Libre de Narbonne », en date du 28 février 2016, témoigne des dissensions existant à ce sujet entre deux groupes occitanistes, l’un favorable à cette appellation régionale, l’autre pas. Il se trouve toutefois de fervents partisans de ce choix, qui considèrent cette appellation comme la plus évocatrice et la plus partagée par l’ensemble du territoire. » Et là on dit : bien vu !

Pour le reste, sur le sentiment d’appartenance, une enquête révèle que les habitants de Midi-Pyrénées et  de Languedoc-Roussillon sont plutôt fiers de leurs régions. Le CESER évoque aussi les sondages réalisés par les médias régionaux et qui placent l’Occitanie en tête. mais : « Compte tenu des possibilités techniques pour un internaute averti de générer un grand nombre de votes à lui tout seul, ces résultats ne peuvent se prévaloir de la représentativité des sondages méthodiques habituellement conduits pas les organismes agréés auprès de panels ciblés… » Sur la notoriété, les cadres dirigeants d’Airbus Opération SAS ont été consultés. ils considèrent que les Pyrénées sont connues en Europe et en Chine, que « Sud de France » permettrait aussi de se situer et ils préconisent aussi « Pyrénées-Languedoc ». On y apprend par ailleurs que « les Japonais sont passionnés par l’histoire de l’Occitanie et du Languedoc et qu’un film fait par les Japonais en 2009 a été vu par 9 millions de téléspectateurs. »

La choix de « Languedoc-Pyrénées » a donc été fait par les membres du bureau du CESER (environ 80 personnes) et non la totalité des membres. Il est fort probable que l’Etat suive l’avis consultatif du CESER. En attendant, la Région Languedoc-Roussillon Midi-Pyrénées lance sa propre consultation. Le CESER peut être rassuré : les votes seront vérifiés et validés. Il ne sera pas possible de « générer un grand nombre de vote » pour un seul internaute.

Lo Benaset avec Vicenta Sanchez