31 Oct

4 novembre : VAP spécial patrimoine industriel, l’édito de Sirine Tijani

La revolucion industriala dels sègles passats cambièt prigondament la societat e faiçonèt los paisatges d’Occitània. A l’ora d’ara, d’usinas abandonadas, transformadas o reabilitadas, jalonan lo territòri, patrimòni tecnic, cultural e arquitectural excepcional, testimònis vertadièrs de l’istòria contemporanèa.
Viure al país a decidit doncas de vos far descobrir tot aquel patrimòni industrial, reabilitat, salvagardat o abandonat, sovenir de las principalas produccions que participèron al desvolopament d’Occitània mas tanben de Catalonha.
La còla de VAP s’es doncas desplaçada dins lo país tot : en Bearn, a la descobèrta del patrimòni ferroviari reabilitat amb lo trenòt d’Artosta, dins la Val d’Aussau, e de l’anciana usina de tram de Pau qu’abriga ara los archius municipals e la direccion de la cultura de la ciutat. De Pau, cap a Graulhet, dins Tarn, anciana capitala del cuèr, ont se pausa ara la question del devenir de las 170 caucinas en bosiga que demòran long del Dadou. E es pas en Occitània mas en Catalonha qu’avèm decidit de vos parlar de la reconversion dins lo torisme de l’anciana fabrica de dinamita de Paulilhes e de la cava cooperativa de Belhestar, dins los PO.
Per parlar de tot aquò, sèm anats dins los Pirenèus Nauts, a Aurelhan, prèp de Tarba, ciutat entièrament labelisada “Oc per l’Occitan”. Ailà, una teulièra famosa, l’usina Oustau, fondada en 1873 e tancada dins la annadas 1970, es encara de pès, totjorn fòrça bèla. Conten dos forns Hausman, quasi-unencs dins aqueste estat. A costat de la fabrica, l’ancian ostal de la familha Oustau es ara un centre cultural important per Aurelhan, inscrita – coma l’usina – als monuments istorics. Un eretièr de l’usina Oustau e un professor d’occitan d’Aurelhan nos parlan d’aquestes dos luòcs  que fan ara partida tant del patrimòni industrial coma cultural de lor ciutat

 

La Révolution industrielle des siècles derniers a profondément changé la société et a façonné  les paysages de l’Occitanie. Aujourd’hui, des usines abandonnées, transformées ou réhabilitées jalonnent le territoire, patrimoine technique, culturel et architectural exceptionnel, véritables témoins de l’histoire contemporaine.
Viure al País a donc décidé de vous faire découvrir tout ce patrimoine industriel, réhabilité, sauvegardé ou abandonné, rappel des productions et des industries qui participèrent au développement de l’Occitanie mais aussi de Catalogne. L’équipe de VAP s’est donc déplacée dans tout le pays : en Béarn, à la découverte du patrimoine ferroviaire réhabilité avec le petit train d’Artouste, dans la vallée d’Ossau, ainsi que l’ancienne usine de tramway de Pau qui abrite désormais les archives municipales et la direction de la culture de la ville.
De Pau, direction Graulhet, dans le Tarn, ancienne capitale du cuir, où se pose à présent la question du devenir des 170 mégisserie en friche qui restent le long du Dadou. Et ce n’est pas en Occitanie mais en Catalogne que nous avons décidé de vous parler de la reconversion dans le tourisme de l’ancienne fabrique de dynamite de Paulilles et de la cave coopérative de Bélesta, dans les PO.
Pour parler de tout cela, nous sommes allés dans les Hautes-Pyrénées, à Aureilhan, près de Tarbes, ville entièrement labélisée Oc per l’occitan. Là-bas, une tuilerie célèbre, l’usine Oustau, fondée en 1873 et fermée dans les années 1970, est encore sur pied, toujours majestueuse. Elle renferme deux fours Hausman, quasi-unique dans cet été. A côté de l’usine, l’ancienne maison de la famille Oustau est aujourd’hui un centre culturel important pour Aureilhan, inscrite – comme l’usine – aux monuments historiques. Un héritier de l’usine Oustau et un professeur d’occitan d’Aureilhan nous parlent de ces deux lieux qui font désormais autant partie du patrimoine industriel que culturel de leur ville.

Viure al País spécial Patrimoine Industriel,

c’est ce dimanche 4 novembre à 11h25

Le Larousse occitan

L’occitan entre chez Larousse pour une insolite publication : un dictionnaire de l’occitan et des Occitans. 120 pages en format poche et un point de vue forcément « subjectif » sur la langue. Co-auteur avec Jacques Bruyère, Line Fromental avoue qu’elle s’est « régalée » à écrire ce petit opus « même si la tâche n’a pas forcément été facile car il a fallu trier et choisir ». Loin d’être un dictionnaire exhaustif comme on a l’habitude d’en voir chez Larousse, l’idée est plutôt d’être « léger dans le ton, significatif et ludique ». Après six mois de travail acharné, les deux auteurs proposent au grand public de « découvrir et d’apprendre l’occitan en s’amusant » à travers huit petits chapitres. Les quatre premiers tout en occitan :  « au bonheur des mots, florilège d’expressions, proverbes insolites, le français méridional en quelques notions »  s’arrêtent sur les mots, leur sens et la façon dont ils résonnent dans la tête de nombreux locuteurs passifs ou lecteurs curieux d’en savoir plus sur cet occitan qu’ils ont toujours entendu autour d’eux. Les quatre suivants : « ça s’est passé en…, ils ont fait l’Occitanie, 100% occitan, le saviez-vous ? », donnent plus généralement un cadre à la langue, son histoire, sa réalité.

« Ce dictionnaire est destiné à un large public, qu’il s’agisse des touristes qui voudraient comprendre l’occitan lorsqu’ils viennent par ici, ou qu’il s’agisse de tous les gens du Midi qui sont attachés a cette langue et sa culture » précise Line Fromental.

En diffusion nationale depuis le 25 septembre dernier et tiré à 10.000 exemplaires, le dictionnaire semble trouver sa place et chose inespérée pour Line : « les enfants l’adorent… »

Le petit dictionnaire insolite de l’occitan et des Occitans vient de paraître dans la même collection que le petit dictionnaire alsacien, breton et Ch’ti.

Clamenç Alet

L’occitan dès la maternité

On connaissait l’occitan à l’école, sur les panneaux routiers, dans le métro… il faudra désormais compter avec la langue d’òc à l’hôpital. Depuis quelques semaines, les mamans de la maternité d’Auch reçoivent autre chose que des couches, biberons ou échantillons de lait en guise de cadeau de naissance. « Un, dus, tres », c’est ainsi que s’intitule le livre-disque de comptines destiné aux tout-petits et leurs parents,  et qui est désormais offert dès qu’un petit Gersois voit le jour.

A l’initiative du Conseil Général du Gers, cette action vise bien sûr à sensibiliser dès le plus jeune âge à l’occitan et développer le bilinguisme précoce. Quoi de mieux que de se plonger dans une langue dès la toute petite enfance lorsqu’on sait que les capacités d’apprentissage sont totales entre 0 et 3 ans. « Un, dus, tres » voit donc le jour à la maternité, mais le livre-disque devrait bientôt être distribué dans les structures de la petite enfance et les réseaux d’assistance maternelle du département.

Clamenç Alet

26 Oct

Emission spéciale patrimoine industriel, dimanche 4 novembre à 11h30

PATRIMÒNI  : Las caucinas Graulhetonas
De Clément Alet et Denis Hémardinquer

Le long du Dadou, à Graulhet (81), elles sont immanquables. Hautes, en pierre ou en brique, généralement dotées de plusieurs étages que l’on nomme galetas, il s’agit bien sûr des mégisseries : ces vastes bâtiments qui ont fait la gloire de cette petite ville du Tarn, un temps baptisée « capitale mondiale du Cuir ». Dans ces bâtisses géantes, des générations de Graulhetons ont travaillé, tanné, teint des peaux de toutes sortes… Aujourd’hui encore, une quinzaine de mégisseries fonctionnent et emploient près de 350 personnes. Mais la plupart des mégisseries qui longent le Dadou sont aujourd’hui à l’abandon. Un patrimoine industriel tout aussi embarrassant que séduisant. Artistes, école du cirque, entrepreneurs,  particuliers, ont su investir l’espace et les volumes. Avec 1700 m² sur deux niveaux, la médiathèque de Graulhet est aujourd’hui l’exemple de réhabilitation le plus réussi et intégré dans une ancienne mégisserie. Mais l’avenir de cet énorme patrimoine industriel est à venir car il reste sur la commune de Graulhet, près de 170 friches, anciennes  « cauçinas », comme on le dit en occitan.

PATRIMÒNI : Suls rahls de Béarn
De Denis Salle et Clément Alet

Direction le Béarn pour deux exemples de patrimoine industriel ferroviaire. Deux exemples très différents, que ce soit dans leur nature que dans la façon dont ils ont été réhabilités.  Le premier c’est l’ancienne gare de tramways de Pau, transformée en service culturel de l’agglomération et centre d’archives.  Le mot d’ordre de cette transformation : respect de l’histoire industrielle de l’endroit…
C’est ensuite à une célébrité pyrénéenne que nous nous intéressons : le petit train d’Artouste. Chaque été, ce dernier promène inlassablement des milliers de touristes sur les hauteurs de la vallée d’Ossau. Pourtant, lors de sa création, on ne pensait pas à une exploitation touristique, mais plutôt à construire un barrage…

PATRIMÒNI : Avenidor e memòri
De Myriam François et Olivier Denoun

Deux transformations de friches industrielles dans les Pyrénées Orientales, la dynamiterie de Paulilles et la cave coopérative de Bélesta. Lionel Rodriguez chercheur à l’inventaire du patrimoine de la région Languedoc Roussillon nous aide à prendre conscience de l’intérêt de sauver ces lieux de grandes mémoires. A Paulilles, c’est le Conservatoire du Littoral qui a racheté ce site exceptionnel avec l’aide du Conseil Général des PO. Le site est un lieu rendu à la nature et au public.
La cave coopérative a été rachetée par un couple d’architecte qui en a fait un espace hôtelier et viticole de luxe. Ces deux exemples mettent en évidence le nouvel enjeu économique de la région : le tourisme. Nous vous invitons à consulter le blog de Viure al País  http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/le-blog-de-viure-al-pais-france3/ où vous trouverez une bibliographie complète sur le patrimoine industriel de la région Languedoc Roussillon

CONVIDATS : L’usina Oustau amb Jacques De Muyser e Ives Capdetrey
Pour vous présenter cette émission spéciale patrimoine industriel, l’équipe de Viure al País s’est rendue à Aureilhan, près de Tarbes, dans les Hautes-Pyrénées, à la découverte de l’ancienne tuilerie Oustau, fermée depuis les années 70 mais exceptionnellement bien conservée. L’un des héritiers de la famille Oustau, Jacques De Muyser a accepté de nous faire visiter les lieux, véritables décors de cinéma. A quelques mètres de là, l’ancienne maison des propriétaires, classée aux monuments historiques comme l’usine, a été transformée en  centre culturel. Le professeur d’occitan à Aureilhan Yves Capdetrey nous explique en quoi cette villa, tout comme l’usine, fait véritablement partie du patrimoine industriel et culturel de la région.

22 Oct

L’édito de Benoît Roux

Adessiatz monde, Adishatz, la passejada occitana de la setmana va començar per de patrimòni. Lo fòrt del Portalet en Vath d’Aspa. Un bastiment del sègle 19 qu’a conegut de periòdes plan diferents. Serviguèt per velhar la frontièira espanhòla procha del Sompòrt. Puèi vegèt passar Blum, Mandel e Petain en preson. En 2005, lo fòrt es estat classat monument istoric. La comunautat de comunas de la Vath d’Aspa que n’es proprietari es ara a lo petassar. 20 000 personas son esperadas en 2013…A condicion de poder arribar per una rota pas tròp larga e torsuda.
Mai planièr, aqui lo vilatge de Peiriac de la salt. País de salt e de vinhas. País aparat tanben de las construccions toristicas que se tròban sus la còsta audenca pas plan luènh. Los paisatges son rete polits, un pauc balajats pel vent. Viure al País vos va menar dins aquel endret cargat de memòrias e qu’es ara candidat per èsser un dels viltages lo mai bèl.
E puèi dos personatges. Nadal Rey que manja los 101 ans. Una vida plan emplenada coma professor, aparaire de la lenga, esportiu, engajat dins la vida associativa. Es pas possible de resumir la vida de Nadal Rey. Mas sonses libres ne donan deja la mesura.
Lo second es pus jove mas es totjorn tan malaisit de lo resumir. De la « leiçon de solexitant », en passent per « Gora l’exploratrice », « l’occitanie en baignoire » e son grope talabast, Laurens Labadia es plan luènh de sa vida de paisan tranquilòt qu’imaginava un temps de far…

La promenade de la semaine commence par du patrimoine. Le fort du Portalet en Vallée d’Aspe. Un bâtiment du 19ème siècle qui a connu différentes périodes. Il a servi de poste de surveillance sur la frontière espagnole proche du Somport. Il a vu passer Blum, Mandel et Pétain…en prison. En 2005 le fort a été classé aux monuments historiques. La communauté de communes de la vallée d’Aspe qui en est propriétaire est en train de le rénover. 20 000 personnes sont attendues en 2013…A condition encore de pouvoir y accéder car la route n’est pas large et tortueuse.
Plus en plaine, voilà le village de Peyriac de mer. Pays de sel et de vignes. Pays à l’abri des constructions touristiques que l’on trouve sur la côté audoise pas très loin. Les paysages sont magnifiques, balayés par le vent. Viure al país vous emmène dans ce lieu chargé de mémoires, qui postule pour être l’un des plus beaux villages de France.
Et puis 2 personnages. Nadal Rey qui va sur ses 101 ans. Une vie bien remplie comme professeur, défenseur de la langue, sportif, engagé dans la vie associative….c’est impossible de résumer la vie de Nadal Rey. Mais ses livres en donnent la teneur.
Le second est plus jeune mais tout aussi difficile à résumer. De la « leçon de solexitant » en passant par « Gora l’exploratrice », « L’Occitanie en baignoire » et son groupe « talabast » (vacarme), Laurent Labadie est bien loin de la vie de paysan tranquille qu’il imaginait un temps avoir…

VAP du dimanche 28 octobre à 11h30

PATRIMÒNI : Lo fòrt deu Portalet
D’Emilie Laulhé et Denis Hémardinquer

Le fort du Portalet, situé sur la montagne en Vallée d’Aspe attire l’œil de l’automobiliste. Perché en haut d’une montagne, il se confond avec la roche, s’étend sur quelques 700mètres de galeries, 3 niveaux et 100 mètres de dénivelés.
Construit en 1841 pour protéger la route du Somport d’une éventuelle attaque espagnole, il connaîtra dans les années 1940 un moment de gloire puisqu’il servira de prison politique.
Aujourd’hui en pleine rénovation, le fort renferme de nombreux moments de l’histoire contemporaine.

CENTENARI : Nadal Rey
D’Emilie Laulhé et Denis Tanchereau

Il a tout juste 100 ans!
Né en 1911 à Toulouse il voyagea énormément, en France mais aussi à l’étranger… Le Maroc et l’Espagne où il enseigna.
Fervent défenseur de la langue occitane, il donne encore aujourd’hui quelques jours dans la commune de La Ville Dieu du Temple (82).
Rencontre avec ce centenaire qui n’a pas l’air fatigué et qui ne compte pas arrêter là ces occupations.

ISTÒRIA : los estanhs de Peiriac
D’Aimeric Jonard et Jack Levé

Dans le courant des années 70, le projet Racine suit son cours en Languedoc-Roussillon : après le littoral héraultais, c’est la côte audoise qui se couvre de constructions touristiques avec deux grands pôles : Gruissan et Leucate. Laissant passer les projets pharaoniques de « développement », la commune de Peyriac de mer conserve son patrimoine de village salinier et viticole. De nos jours, la municipalité travaille de concert avec le conservatoire du littoral et le parc naturel de la Narbonnaise en méditerranée : la maison des douaniers sera réhabilitée en maison de mémoire des étangs et retracera par une scénographie adaptée le patrimoine du village. Reste à candidater au label « plus beaux villages de France » avec un résultat espéré en 2013.

RETRACH : Laurens Labadia
De Denis Salles et Clément Alet

Aussi à l’aise devant une caméra que derrière un micro, tout autant dans son élément sur une scène de théâtre que dans un studio d’enregistrement…. Laurent Labadie est un artiste surprenant, toujours en activité : doublage, théâtre, vidéo, musique… rien ne l’arrête et l’énergie qu’il met à créer en occitan semble inépuisable. Nous l’avons suivi dans le cadre de trois domaines différents : le doublage de documentaires et dessins animés, la création vidéo avec la série « l’Occitanie en baignoire » et la musique avec son groupe Talabast (vacarme en occitan).

09 Oct

14 octobre : L’édito de Clément Alet

La davalada se sarra,alèra n’aprofitam un darrièr cop per nos passejar al solelh, pel País occitan. De las Pirinèias, al Massiu Central, en passant per las Corbièras : una brava caminada, dins La lenga d’oc.

Lenga de Bigòrra e d’Aragon, lengas d’aqueles paisans que se tòrnan trobar un còp l’an dempuèi 1862, cada 24 de Julhet, per mesclar lors vacas lo temps d’una estivada.

Lenga de la montanha cantalona. Sus un Massiu ont los caçaires son a l’espera del camóç, bèstia sauvatja que tòrna poblar aquel territòri desempuèi la fin de las annadas 70. Enfin, Lenga de las Corbièras, pel « tornar » del Vira-Lenga. Sul cadièiral rotge, un Joan Loís Escudier claufit de contes e reprovèrbis del sèu canton, a l’entorn de Montserret, dins Aude.

L’automne approche, alors profitons-en, une dernière fois pour prendre les chemins ensoleillés du Pays Occitan. Des Pyrénées au Massif-Central, en passant par les Corbières : un joli tour dans la langue d’oc.

Langue de Bigorre et d’Aragon, langues de ces agriculteurs qui se trouvent une fois par an depuis 1862, le 24 juillet, pour mêler leur vaches le temps d’une estive.

Langue de la montagne du Cantal, sur un massif où les chasseurs sont à l’affut du chamois. Bête sauvage réintroduite et qui repeuple ce territoire depuis la fin des années 70.

Enfin, langue des Corbières pour LE retour du « Vira-lenga ». Dans le grand fauteuil rouge, un Joan Louis Escudier tout imprégné de contes et proverbes de son coin à lui, autour de Montserret, dans l’Aude.

14 octobre : Viure al paìs

MONDE PAISAN : « Amontanhatge en Bigòrra  »
D’Aymeric Jonard et Hugo Chapelon

Suivant les termes du traité de Bayonne, les éleveurs d’Aragon ont l’autorisation de faire paître leurs troupeaux en haute Bigorre qui bénéficie d’un climat plus tempéré. Chaque 24 juillet, entre 700 et 1500 bovins traversent le col de la Bernatoire pour passer deux mois dans les estives bigourdanes. Les anciennes rivalités entre français et espagnols ont disparu depuis la diminution du cheptel des deux côtés de la frontière. De nos jours, l’enjeu est plutôt la conservation du pastoralisme de montagne qui se maintient difficilement des deux côtés de la frontière.

BESTIAS : « Lo camós de Cantal »
D’Aymeric Jonard et Marc Raturat

Après les introductions de chevreuils et de cerfs des années 60, la fédération de chasse décide d’implanter le chamois dans les monts du Cantal. A partir d’une poignée d’individus capturés dans les Vosges et introduits en 1978, la population actuelle atteint dorénavant le nombre impressionnant de 600. Un plan de chasse rigoureux selon les classes d’âge a permis cette augmentation. A partir de son site de lâcher du Cantal, le chamois a atteint le massif du Sancy, dans le Puy de Dôme ainsi que les départements de la Corrèze, de la Lozère et de l’Aveyron. A terme, il est fort possible qu’une jonction se fasse entre la population alpine et celle du Massif Central via les monts d’Ardèche et les Préalpes drômoises, le Rhône n’étant pas un obstacle infranchissable pour la faune sauvage.

VIRA LENGA : Joan Loís Escudier
De Myriam François et Laurence Boffet

Le fauteuil rouge est parti en villégiature dans les basses Corbières  à la rencontre de Jean-Louis Escudier natif de Monserét, canton de Lézignan-Corbières. Un père élevé par une grand-mère qui ne parlait qu’occitan, une mère d’origine espagnole, les deux parfaitement bilingues. Il n’y eut cependant qu’une langue commune : le français. Ce n’est qu’en 6ème qu’il découvre l’occitan au collège et qu’il réalise combien il avait été tenu éloigné de cette langue qu’il connaissait parfaitement.  C’est avec Marie Rouanet qu’il obtient un 18 en occitan au baccalauréat, il en est très fier ! Il convainc son père de faire un effort de mémoire en rassemblant toutes les histoires et les proverbes qui se disaient à Montseret. C’est ainsi qu’il nous offre quelques perles de ce collectage.

CRONICA : « Bardaqui »

D’Aimat Bress et Amic Bedel

Chronique musicale préparée et présentée par Aimat Brees à propos du disque du Trio Bardaqui intitulé « bouche à oreille ».  Formation musicale dont le répertoire est formé de chansons aux influences niçoises et italiennes, interprétées et accompagnées par Richard Cairaschi, Jan Nouvé Mabelly et Primo Francoia.

03 Oct

7 octobre – Une émission spéciale « Garonne »

Une émission thématique enregistrée sur le Plan de Beret, à Vielha et à Lès en Val d’Aran (Espagne)

L’édito de Clément Alet

Val d’Aran, Cap de Garona…

Viure al País s’encamina en defòra dels estudiòs tornamai aquesta sason. E per ligar los novels telespectators Aquitans a los que nos fintavan duscas ara, res de melhor que de seguir las aigas d’un flume qu’atraversa los territòris e las regions, lo flume Occitan : Garona.
Emission especiala de la Val d’Aran, fins al Far de Cordoan.
Garona naissenta en terra d’Aran, Garona poderosa e capriciosa que debala las Pirinèias abans de tocar Tolosa, Garona suava, majestuosa quand arriba en Aquitani e que s’en va cap a l’estuari, e la Mar Grana.
Coma per cada emission especiala tematica, enregistrèrem  VAP endefòra. E aital, causiguèrem de tornar montar a la sorga per pausar los nostres platèus e pausar questions. Mas mèfi… sorga Aranesa : es a dire sul Plan de Beret. Encastre unenc, entre qualques raises de solelh e de nivolasses montanhòlas, tornarem trobar dos covidats araneses per parlar de Garona…
Vos convidam doncas a seguir lo fial de l’aiga, ambe nosautres.

Val d’Aran, cap de Garona..

Viure al País reprend les chemins en dehors des studios cette saison encore. Pour relier les nouveaux téléspectateurs Aquitains à ceux qui nous regardaient déjà jusque là, rien de mieux que de suivre les eaux d’un fleuve qui traverses les territoires et les régions, le fleuve Occitan : la Garonne.
Emission spéciale, de la Val d’Aran jusqu’au phare de Cordouan. Garonne naissante en terre Aranaise, Garonne puissante et capricieuse qui descend des Pyrénées avant de toucher Toulouse, Garonne tranquille et majestueuse qui entre en Aquitaine et qui file vers son estuaire, vers l’océan.
Comme pour chaque émission spéciale thématique, nous enregistrons VAP en extérieur. Ainsi nous avons décidé de remonter à la source pour poser nos plateaux et poser des questions. Mais attention… source Aranaise, c’est-à-dire sur le Plan de Beret. Cadre unique, entre quelques rayons de soleils et d’épais nuages de montagne, nous retrouverons deux invités Aranais pour parler de Garonne.
Nous vous invitons à suivre le fil de l’eau avec nous…

Le programme :

GARONA : « Del Hauga a Tolosa  »
De Sirine Tijani et Denis Hémardinquer

En Midi-Pyrénées voici une balade le long de la Garonne, entre la petite ville de Cazères et Toulouse.Sur cette cinquantaine de kilomètres, on peut percevoir quelques-une des différentes facettes de Garonne, à la fois multiple et singulière, apprivoisée mais sauvage, nourricière mais dangereuse. Une balade ponctuée de rencontres enrichissantes et instructives… José Souvielle, le passeur du bac du Fauga nous fait traverser d’une rive à l’autre en compagnie de promeneurs et écoliers. Robert Foch, Cazérien d’origine, revient avec nous sur l’histoire du port de Cazères. L’abbé Passerat, se rappelle des terribles inondations qui ont touché Toulouse. Eric Fraj, professeur de philosophie et artiste, nous explique pourquoi Garonne l’inspire tant.

GARONA : « De Coturas a Còrdouan »
De Denis Salles et Didier Bonnet

Lorsqu’elle arrive en Aquitaine, la Garonne ne ressemble plus beaucoup à ce qu’elle était en Val d’Aran : la dame est large et calme, elle semble vous inviter à voyager avec elle jusqu’à l’océan…Première étape, le Lot-et-Garonne. Autrefois, les « mioles », des bateaux de commerce en bois, partaient de Couthures pour aller approvisionner Bordeaux. Seconde étape, l’estuaire de la Gironde et ses carrelets, des espèces de petites cabanes en bois surplombant l’eau qui servent à pêcher au filet. Troisième et dernière étape Cordouan, le phare le plus emblématique de toute la Gascogne… Avec la participation de Pierre Mitteau, Yann Leaunard, Eric Roulet et l’association de sauvegarde du Phare de Cordouan.

CONVIDATS : Jèp de Montoya e  Parra / Jusèp Luis Sans Socasau
Au village de Lès, nous irons à la rencontre de Jèp de Montoya y Parra, président de l’Institut des Etudes Aranaises, employé de la société espagnole d’électricité Endesa. C’est à Vielha que nous retrouverons Jusèp Loís Sans Socasau du Conseil Général d’Aran.
IIs nous raconteront les mystères et magie de la source, nous parleront de la gestion de l’eau et nous relateront enfin l’aspect linguistique et culturel du fleuve.