15 Jan

Le Bordeaux Bar de New-York ou la nouvelle histoire d’amour…des vins de Bordeaux

« Welcome to the Bordeaux Bar ! » A peine ouvert et déjà un succès à New-York. Une délégation de 8 Bordelais a inauguré ce mardi soir cette vitrine de Bordeaux dans la cité de la « grosse pomme »

Ouverture du Bordeaux Bar de New-York © CC

Le « Bordeaux Bar » au Carlton à New-York© Christophe Chateau

Ce n’est pas un bo…bard. C’est the « beau bar » or the « Bordeaux Bar » !

Il vient d’ouvrir à New-York, non loin de l’Empire State Building, et a été inauguré hier soir par une délégation de 8 Bordelais, notamment du CIVB, qui ont fait spécialement le déplacement pour « the event » !

Intérieur du bar à vin à New-York. Crédit photo: Will Cadena

L’intérieur du Bordeaux Bar de New-York-Osez Bordeaux©Will Cadena

 Le Conseil Interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB) a signé un partenariat avec le chef Gascon Laurent Manrique pour ouvrir ce bar à vin en plein coeur de Manhattan, dans les locaux de l’hôtel Carlton. Il n’ y a pas de nouvelle histoire d’amour hormis celle des vins de Bordeaux.

Laurent Manrique (Wikipedia)

http://laurentmanrique.com/

Pour Laurent Gapenne, Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, c’est la nouvelle opportunité à ne pas manquer: « on va développer l’image des vins de Bordeaux, dans un lieu magnifique à New-York. On va avoir une présence continue avec ce bar à vins comme on l’a déjà fait ; nos viticulteurs vont pouvoir organiser ici des dégustations tout au long de l’année. C’est un lieu stratégique pour nous exporter et faire découvrir Bordeaux et ses vins de qualité. »

Dans cette « ambassade », seuls des vins de Bordeaux et de Gironde seront proposés. Les professionnels du monde du vin bordelais pourront aussi y recevoir des clients.

Et d’ajouter: « Le marché ici, c’est 25 millions de bouteilles avec une augmentation de 11% en 2012. C’est un marché qui se développe sur le coeur de gamme. Le prix moyen de la bouteille de ce coeur de gamme c’est 15 $. Le marché est en train de se structurer. On est en plein dans le plan Bordeaux Demain en valorisant et en associant viticulteurs et négociants de la place de Bordeaux. »

14 Jan

Drame au château de la Rivière: un Chinois retrouvé

A 99 %, le corps retrouvé samedi à Saint-Vincent-de-Paul dans la Dordogne est celui d’un des deux Chinois selon nos sources proches de l’enquête.

Lam Lok (le nouveau propriétaire du château de la Rivière, disparu dans le crash) et son épouse devant le château qu’ils venaient d’acquérir (Photo AFP)

Confirmation cet après-midi, à 99% c’est l’un des deux Chinois disparus lors du crash en hélicoptère le 20 décembre dernier au dessus de la Dordogne au niveau de la commune de Lugon-et-l’Ile-du-Carnay en Gironde. Lam Kok ou Peng Wang.

L’enquête prend un nouveau tournant, les caractéristiques en tous points semblent désormais correspondre: le temps d’immersion du corps dans l’eau (3 semaines), les habits, et les analyses en cours faites par l’IRCGN, l’Institut de Recherche Criminelle de la Gendarmerie Nationale, abondent dans ce sens. Les caractéristiques dentaires semblent correspondre à celles des personnes asiatiques qui avaient pris place dans l’hélicoptère.

Une histoire triste pour un rêve qui avait bien commencé pour ces amoureux des vins de Bordeaux et des châteaux viticoles de la région. L’autopsie pratiqué hier a permis d’apporter des éléments, mais rien sur les causes de la mort, le corps étant resté trop longtemps dans l’eau. Des analyses ADN sont en cours, elles seront connues en fin de semaine, elles sont réalisées à Rosny-sous-Bois.

13 Jan

Les 6 et 7 février, tous au comptoir !

7ème opération « Blaye au comptoir ». 50 vignerons descendent à Bordeaux dans les bistrots, brasseries et restos parler de leur passion et faire découvrir leurs vins.

 Blaye au Comptoir, c’est devenu le rendez-vous incontournable pour les amateurs de vins, sans chichis, debout au comptoir ou à table à déguster un sympathique Blaye, des Côtes de Bordeaux, ces vins bien charpentés à dominante de merlot.

Pour Olivier Lavigne du Bouchon des Chartrons: « C’est une belle animation : on contribue à faire connaître de bons produits et les clients sont ravis de les découvrir »

Un succès notamment dû aux rencontres avec les vignerons qui descendent à Bordeaux faire goûter leurs vins comme en témoigne Marion Reculet, viticultrice du Château Le Camplat : « C’est la meilleure façon de parler de nos vins. C’est ce contact que recherchent et apprécient les consommateurs. Et pour nous c’est l’occasion de présenter notre millésime, de partager notre passion et notre savoir-faire ».

Comme l’an dernier,  50 vignerons feront le marathon du zinc tout le week-end. Debouts derrière le bar ou en salle, en tablier aux couleurs de l’appellation,  avec ce sourire au bout des lèvres, il proposeront de découvrir gratuitement leur propre vin (pour le premier verre bien sûr !) ou celui de voisins de l’appellation et se tiendront à la disposition des consommateurs pour répondre à toutes leurs questions.

Des nouveautés sont aussi prévues pour cette édition 2014 : des foodtrucks participeront pour la 1ère fois à l’opération. L’occasion d’étendre la manifestation à la street food qui n’en finit pas de faire des adeptes.

 Enfin, cette nouvelle édition sera également numérique. Très présente tout au long de l’année sur les réseaux sociaux, l’appellation multiplie les initiatives digitales lors de Blaye au Comptoir : application mobile, hashtag spécifique (#BACBdx), ou encore page dédiée sur Facebook. Une 7ème édition qui s’annonce très conviviale !

A consommer toutefois avec modération ou prévoir un « Sam » capitaine de soirée !

 

11 Jan

Yquem ou le retour à la pureté originelle

Sauternes a disparu ! Ouf, uniquement sur l’étiquette principale du château d’Yquem. Un signal donné au monde entier. Une marque qui se vend sans l’AOC (qui toutefois demeure sur la contre-étiquette car obligatoire). Pierre Lurton, le PDG d’YQUEM, est l’invité ce mois-ci de parole d’expert…

 

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La nouvelle étiquette pour le millésime 2011 de château d’Yquem

Jean-Pierre Stahl : «Yquem est à nouveau sous les projecteurs, avec une nouvelle étiquette pour le 2011 où l’appellation Sauternes a été retirée sur la première étiquette mais figure bien sûr sur la contre-étiquette comme mention obligatoire, pourquoi cette disparition ?»

Pierre Lurton : « Originellement, il n’y avait pas Sauternes sur l’étiquette.Il y avait marqué « Lur Saluces ». C’est vrai qu’on nous a demandé de retirer ce nom en 2001. Il y avait un grand vide et on a  ajouté Sauternes. Donc si vous voulez, on est revenu à l’origine, ce qui ne veut pas dire qu’on n’adhère pas mais on retrouve Sauternes sur la contre-étiquette comme mention obligatoire. »

JPS : « Aujourd’hui va –t-on vers une plus grande lisibilité sur l’étiquette ou est-ce les grandes marques qui se permettent le luxe de retirer le nom de l’appellation ? »

PL : « Tout le monde aime cette pureté originelle d’Yquem, et puis c’est la grande marque connue dans le monde entier. Quand il y a des vins à 50 euros et qu’on est vendu 450, on se demande ce qu’on fait là. Les acheteurs à l’étranger ne comprennent pas. On ne peut pas être dans le même panier mais au niveau des Romanée-Conti, château Latour et autres Margaux…On ne veut pas être présomptueux, on partage le même écosystème avec des illustres voisins. Tout ce qui tirera Sauternes vers le haut nous ira tout-à-fait. »

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Pierre Lurton (© Gerard Uferas Ch‰âteau d’Yquem)

 JPS :  « Si Yquem a fait l’impasse sur le 2012, (l’annonce avait été faite à l’occasion du premier Bordeaux Tasting), faut-il s’attendre au contraire à un millésime 2013 exceptionnel ? »

PL : « 2012, on ne l’a pas fait car d’une part, on n’avait qu’une trop faible quantité, et d’autre part on n’ a pas eu de ramassages satisfaisants au niveau des concentrations. L’assemblage à Yquem ne se fait pas que sur la sucrosité mais surtout sur la fraîcheur, c’est ce qui fait les grands vins. Régulièrement, on a fait l’impasse: en 1964, 1974 et 1992. Cela rassure la marque et les fidèles d’Yquem. »

« 2013 montre que la nature peut être généreuse. Dans un millésime qui n’est pas le plus recherché en rouge, le botritis a fait au contraire le plaisir de Sauternes et d’Yquem, ce sur un temps relativement long. On a fait un choix, une selection. Yquem sera, je le pense, comme le 2011 avec cette fraîcheur et d’une grande complexité qui fait les grands Sauternes. »

JPS : « Cheval Blanc, que vous dirigez également, vient de battre un nouveau record chez Christie’s avec 12 bouteilles du prestigieux millésime 1947 vendues plus de 130 000 euros, est-ce à dire que ces flacons doivent être considérés comme quasiment des œuvres d’art ? Est-ce bien raisonnable ? »

 PL : « L’oeuvre d’art, je n’ai rien contre, mais ça peut se démoder ! 47 de Cheval Blanc, c’est un vin d’exception ! Chaque fois qu’on ouvre une bouteille, on est subjugué, c’est vraiment génial ! On est rarement déçu d’un 47…C’est vraiment une des deux ou trois bouteilles à retenir sur le siècle (XXème) à Bordeaux ! Cela ne m’étonne pas qu’on puisse mettre des sommes pareilles, la rareté fait le prix. »

PL : « A Yquem, on a révélé l’histoire. On est resté dans l’esprit de Françoise Joséphine de Sauvage d’Yquem (qui avait épousé Amédée de Lur Saluces) qui l’avait dessiné. On n’a fait que révéler et redonner le lustre à ce qui existait. A Cheval, il fallait se lancer dans le contemporain et dans une grande histoire architecturale. Le nouveau chai a été primé. Christian de Portzamparc a recu « l’award du grand dessin d’architecture ». Le chai est superbe, élégant et s’inscrit comme aux XVIIIème et XIXème dans ces œuvres intemporelles musicales qu’on écoute et réécoute. Deux démarches certes différentes mais toujours pour magnifier ! »

http://www.yquem.fr/

JPS « Comment vous organisez-vous entre Yquem, Cheval Blanc, Quinault l’Enclos, Cheval des Andes, votre propre château, Marjosse dans l’Entre-Deux-Mers, et toutes ces sollicitations à Paris et partout dans le monde ? »

PL : « J´ai une énergie naturelle ! Mais je me suis entouré également de collaborateurs de qualité. Je sais que derrière le travail est bien fait et en plus je suis aidé par les terroirs ! A Quinault, c’est surtout Pierre-Olivier Clouet qui est a la barre. Pour Cheval des Andes, j’ai toujours un regard au moment stratégique des assemblages au mois de mars. »

JPS :  » Vous qui bouillonnez d’idées, quelle nouvelle trouvaille allez-vous nous faire partager prochainement ? « 

PL : « Est-ce que j’ai toujours le feu sacré ? Qu’est ce que je mijote? On a encore des pages a écrire ! Terminer la restauration d’Yquem: si tel chateau est fini, il y a encore le jardin et des petites cours a revoir. On va continuer a aller de l’avant sur les grandes marques, on peut les moderniser encore plus. Yquem un peu plus frais en vin jeune est un apéritif merveilleux! Au niveau du Fooding avec de nouveaux chefs, on va essayer d’être avant gardistes.

Acquerir de nouveaux terrains ? Non, on va continuer de magnifier tout cela.

Je reste enthousiaste… Il faudrait que Bernard Arnault s’achète « un bout de terre en Bourgogne », et nos équipes iraient alors apporter notre savoir faire… »

10 Jan

Vin boisé ou vin fruité: de l’influence de la barrique et du chêne sur le vin…

Un savoir-faire bien français envié par le monde entier…Les tonnelleries de Gironde fournissent les barriques des propriétés du Bordelais et s’exportent de plus en plus. L’influence subtile du chêne français et l’art de chauffe sont recherchés pour obtenir des arômes bien précis sur le vin.

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Le travail de chauffe des barriques (photo JPS)

 Des barriques 100% « made in France » ! Du chêne sur pied à la barrique cerclée, chez Boutes depuis 1880 à Beychac-et-Caillau en Gironde, on réalise des barriques dites « bordelaises » de 225 litres (300 bouteilles) avec une minutie digne des maison de couture…

Les bois sont choisis et achetés sur pied dans le centre de la France et dans l’Allier plus précisément. L’entreprise cumule les activités de merrandier et de tonnelier.

Après une longue maturation de 24 à 36 mois dans l’Allier puis en Gironde, les planches de merrain sont transformées en douelles, ces lames vont êtres assemblées par les tonneliers girondins puis cerclées à coups de masse. « Il y a une véritable sélection , car sur 5m3 de chêne merrain, on ne va obtenir qu’1 m3 de douelles, soit entre 10 et 12 barriques », selon Julien Ségura le directeur commercial de Boutes.

L’opération de chauffe est ensuite la plus visuelle et des plus importantes. Dans une atmosphère digne de l’enfer, les tonneliers montent la température intérieure des barriques à 150°, 50° à l’extérieur, tout en aspergeant le tour pour éviter que le bois ne se fende ou casse.

Les défauts du bois sont repris manuellement, les fonds des barriques assemblés façon parquet sans aucune colle, à la rigueur une pâte à base de farine pour l’étanchéité. Les barriques sont d’ailleurs testées avec sous la pression de l’eau, avant d’être poncées et cerclée avec des aciers inoxydables, puis gravées au laser et emballées d’un film à bulles.

Depuis 2000 ans, le savoir faire de tonnelier s’est transmis de génération en génération. Aujourd’hui, on compte une centaine de tonnelleries en France, plus de 525 000 fûts ont été produits en 2012 pour un chiffre d’affaire d’environ 330 millions d’euros, selon la Fédération des Tonneliers de France.

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Michel Litvine suivi de l’analyse de Frédéric Lot.

La tonnellerie Boutes et la tonnellerie Garonnaise, rachetée en 2008 (qui réalise de plus gros contenants, cuves et foudres au delà de 600 litres), exportent 80 à 85 % vers 42 pays du monde: les Etats-Unis, l’Australie, l’Argentine, l’Afrique du Sud;, la Chine mais aussi le Liban ou Israël.

Seuls les grands châteaux peuvent se permettre de renouveler assez souvent, tous les 2 ou 3 ans, leur parc de barriques. Au château Latour Martillac en AOC Pessac Léognan, Valérie Vialard oenologue et responsable des chais confirme: « sur nos 950 barriques, on en achète 300 chaque année en rouge et en blanc, c’est un renouvellement par tiers. »

« Une barrique neuve va donner de la douceur, des arômes d’épices, on peut noter des notes d’amendes grillées, des notes de fumé fines, mais tout celà à condition que le vin soit à la base très fruité, très stucturé… »

Quant à la standardisation et à la parkerisation, on semble revenir à l’expression du terroir et l’influence de la barrique et du chêne se veut plus subtile:

Loïc Kressmann, propriétaire de château Latour-Martillac confirme: « Il y a eu effectivement un effet standardisation sur ces 20 dernières années mais aujourd’hui, on revient à la typicité du terroir ».

Frédéric Lot @lotfred) (twitter)

 

Retrouvez les dossiers thématiques réalisés par Jean-Pierre Stahl un fois par mois sur France 3 Aquitaine le jeudi dans le 12-13 présenté par Sandrine Papin ou Marie-Pierre d’Abrigeon, suivi de l’analyse de Frédéric Lot, expert en vins.

08 Jan

C’est plus drone vu du ciel !

 « Vers l’Excellence »…C’est le leitmotiv qui guide l’homme aux 4 grands crus classés du Bordelais, le seul au monde à posséder 40 châteaux.C’est aussi le nom du drone chargé d’améliorer, de bichonner ses 4 grands vignobles. Rien n’est trop beau pour Bernard Magrez qui s’est toujours intéressé aux nouvelles technologies.

 

« Vers l’Excellence »: le drone au dessus du château Pape Clément à Pessac

 Voici les tâches des drones de mars à août pour les grands crus classés de Bernard Magrez:

– Caractérisation et répartition des maladies et carences : outil d’aide à l’identification des zones concernées et à un travail de traitement ou de fertilisation.

– Caractérisation et répartition des adventices : outil d’aide à l’entretien des sols et à la définition d’un programme de gestion de l’enherbement..

– Évaluation du stress hydrique : outil d’aide à l’identification des zones concernées et de prise de décision de travail des sols et d’intensification des travaux en verts.

– Création de cartes d’activité chlorophillienne ou NDVI (Normalized Difference Vegetation Index) : l’indice NDVI est corrolé à la vigueur de la plante. Les applications sont multiples dans la gestion: de la fertilisation, de l’entretien des sols, des travaux en vert, de la taille, et de la récolte (zonage des parcelles) .

– Infra rouge pour mesurer la maturité du raisin :

Vendanger par zonage parcellaire ; chaque segment de parcelle à maturité optimale, constituer des cuves plus homogènes, mieux adapter les itinéraires de vinifications à la qualité de la récolte.

Bernard Magrez cultive l’excellence. (photo AFP)

De novembre à mars:

– Mesure des pentes d’écoulements : aide à la décision pour le drainage des parcelles et l’entretien des sols.

– Rapport des pieds de vigne défaillants : aide au comptage et à la prise de décision de complantation ou de renouvellement des parcelles.

– Mesure de surfaces complexes : aide aux relevés parcellaires de zones accidentées ou très découpées.

A voir à l’oeuvre prochainement dans le ciel pessacais (château Pape Clément, grand cru classé de Graves), dans les airs de Saint-Emilion (château Fombrauge, grand cru classé), dans les cieux de Sauternes (château Lafaurie Peyraguey, 1er grand cru classé) et du Médoc (château La Tour Carnet, grand cru classé 1855 en Haut-Médoc).

 

 

 

07 Jan

Du code de l’étiquette…

L’étiquette ou pas…Il était de bon usage d’apposer l’image du château, d’utiliser le gothique et ces lettres de noblesse « mis en bouteille au château » en travers de la bouteille. Mais ça, c’était avant…Aujourd’hui, l’étiquette se modernise, utilise des impressions en relief d’or et d’argent ou des procédés holographiques. Parfois même, elle disparaît…c’est désormais la contre-étiquette qui porte la culotte. « Tout fout le camp, ma bonne dame ! »

© france 3 aquitaine

Image Jean-Michel Litvine, conception graphique « Exceptio »

 Au château de Pressac en AOC Saint-Emilion, on est fier d’avoir conservé l’image du château sur l’étiquette principale. Une étiquette traditionnelle mais toutefois revisitée. La couleur or et le tour de l’étiquette rappellent tous les grands crus classés du bordelais. Pressac, a été justement distingué cru classé de Saint-Emilion lors du dernier classement. L’étiquette a toutefois été remise au goût du jour, ce à quatre reprises, comme le souligne Jean-François Quenin:

« En Asie, aux Etats-Unis, des châteaux comme celui-là, ça n’existe pas ! C’est quelque chose qui est unique et qui est la signature de Bordeaux… Les lettres gothiques, c’est d’abord un symbole de Saint-Emilion, ville médiévale, et c’était la signature et le logo du château de Pressac, donc on a gardé la même écriture sur toutes les étiquettes » en ajoutant dans un premier temps des majuscules rouges pour le nom du château et bleues pour l’appellation.

Avant de revoir le dessin du château en contre-plongée en 2004 puis aujourd’hui de face depuis la cour intérieure qui a vécue de grands moments de l’histoire ( c’est à Pressac qu’a été signée la réddition des Anglais après la Bataille de Castillon en 1453).

Pour redonner un coup de jeune à toutes ces étiquettes, les soeurs Javel (Stéphanie, concepteur graphique, et Sophie, responsable du rédactionnel) redessinent, à Gradignan pour leur entreprise « Exceptio », les châteaux selon la gravure originelle.

Mais elles créent de nouvelles étiquettes bien plus alléchantes…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et jean-Michel Litvine suivi de l’analyse de Frédéric Lot, exprt en vins.

Accident au château de la Rivière: toujours introuvables…

Les 3 corps des disparus du crash en hélicoptère du 20 décembre dernier dans la Dordogne demeurent introuvables.Le dispositif de recherches a été allègé. Toutefois les gendarmes continuent les analyses.

Recherches des plongeurs de la gendarmerie le 23 décembre 2013 dans la Dordogne, à Lugon-et-l’Ile-du-Carnay (photo AFP)

Il n’y a désormais plus de recherche subaquatique, ni de sonar, pour inspecter la Dordogne. Les hommes grenouilles de la gendarmerie ont pourtant exploré la rivière durant deux semaines sur plusieurs dizaines de kilomètres avec 3 sonars, venus d’Arcachon, de Strasbourg et Nantes. Mais aucune trace des corps de Lam Kok, James Grégoire ou Peng Wang. La gendarmerie continue à analyser image par image les clichés obtenus des sonars. Ils ont ainsi pu remonter encore une pièce de l’aéronef. Il se pourrait qu’une ombre les interpelle, auquel cas les plongeurs seraient à nouveau envoyés sur zone. Seul le fils de Lam Kok avait été retrouvé le soir du drame, dans l’épave de l’hélicoptère. L’hélicoptère avait été remonté à la surface le 23 décembre.

Les recherches ne sont pourtant pas abandonnées: tous les deux jours, l’hélicoptère de la gendarmerie continue de survoler la rivière à marée basse. Par ailleurs, 16 gendarmes patrouillent deux fois par semaine le long des berges pour voir si la Dordogne restitue les corps.

L’enquête confiée au BEA (bureau d’enquêtes et d’analyses de l’aviation civile) sur les causes de l’accident est toujours en cours, elle se précise mais pas de communication tant que les éléments ne sont pas tout à fait probants.

JPS

02 Jan

2013: « annus horribilis »…

2013, une année à oublier très vite ! La pire des récoltes depuis le gel de 1991, des vignerons menacés de survie qui ont subi des orages de grêles, et pourtant le millésime, si faible soit-il, n’est pas à enterrer de suite…certains se mobilisent « contre le 2013 Bordeaux bashing » !

Paul Cardoso en Côtes de Castillon n'aura quasiment pas eu de récolte en 2013 © France 3 Aquitaine

Paul Cardoso en Côtes de Castillon n’aura quasiment pas eu de récolte en 2013 © France 3 Aquitaine

A la cave coopérative de Rauzan, 35% de baisse, la production s’établit à 110 000 hectolitres au lieu de 165 000. Pour amortir les charges, on n’a fait que 17 jours de vendanges au lieu de 30 habituellement, et on a reporté certains investissements. « Avec – 40% en rouge, la coopérative va devoir dire non à certains clients et privilégier les partenariats historiques ».

Sur la place de Bordeaux, il va manquer plus d’1 millions 500 000 hectolitres de vin avec seulement une production de 3,9 millions d’hectolitres alors qu’on commercialise 5,5 millions d’hectolitres.

Les rendements sont en fortes baisse. Paul Cardoso en appellation Castillon, Côtes de Bordeaux, « n’a récolté que 2 à 3 hectolitres par hectare sur ses parcelles victimes de la grêle du 2 août dernier ». Alain Moueix, à la tête du château Mazeyres à Pomerol, n’a obtenu « que 20 hecto à l’hectare ». Pour François Despagne, propriétaire du château Grand Corbin Despagne à Saint-Emilion, même constat « environ une demi-récolte par rapport à une année normale ».

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Thierry Julien. (intervenants: Paul Cardoso, vigneron des Côtes de Bordeaux, Alain Moueix propriétaire du château Mazeyres et François Despagne propriétaire du château grand Corbin Despagne)

Les orages et la grêle ont été désastreux pour le vignoble. Trois épisodes marquants: dans la nuit du 26 au 27 juillet 2013 ainsi que le 2 août (de nombreuses propriété touchées en Gironde) et le 28 septembre (dans le bergeracois et notamment à Monestier (Aoc Bergerac et Saussignac)).

Reportage Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer (intervenants: Pascal Cuisset du chateau des Eyssards et Richard Doughty du château Richard).

Toutefois à Sauternes, le millésime 2013 sera bon voire excellent car le botrytis, la pourriture grise ou noble pour les liquoreux , c’est l’or de Sauternes ! « 2013 est à rapprocher de 2011 » selon Pierre Lurton, le PDG d’Yquem.

Reportage de Jean-Pierre Stahl et Didier Bonnet (intervenants: Vincent Labergere, directeur technique adjoint CA Grands Crus, Francis Mayeur directeur technique château d’Yquem, Xavier Perromat, propriétaire du château de Cérons).

Ce n’est pas parce que la récolte est minime, que le millésime ne sera pas bon. Des spécialistes, comme Guillaume Jourdan, (VitaBellaWine), se mobilisent pour dire « stop au 2013 Bordeaux bashing » pour « arrêter les conneries »:on ne peut pas décemment enterrer un millésime qui n’a même pas été assemblé ou goûté…(Lire ci-dessous)

http://www.vitabella.fr/guillaume-jourdan/other/stop-au-2013-bordeaux-bashing/

 

25 Déc

Cérémonie de purification et de bénédiction au Château de la Rivière

L’épouse de Lam Kok, le milliardaire disparu et propriétaire du Château de la Rivière en AOC Fronsac, a voulu bénir et purifier les lieux ce 24 décembre avec 20 vénérables bouddhistes.

Regardez le Reportage de Marie Neuville et Didier Bonnet.

Elle l’avait annoncé dimanche. Madame Kok a voulu purifier et bénir le château acheté la semaine dernière. C’est un rituel dans la religion bouddhiste à chaque entrée dans une nouvelle habitation. Cette cérémonie revet un caractère particulier car elle s’inscrit juste après le drame de vendredi soir où 4 personnes ont péri dans le crash d’hélicoptère de l’ancien propriétaire James Grégoire, avec à son bord Lam Kok, son fils de 11 ans et demi et Peng Wang conseiller financier du groupe de l’homme d’affaire.

Cette cérémonie « selon la culture traditionnelle chinoise, apporte harmonie et prospérité au château de La Rivière et sa région« , a précisé un communiqué du groupe Brilliant. Groupe qui, par ailleurs, a annoncé qu’il « inscrit durablement son action dans la destinée du château« .

© France 3 Aquitaine

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