28 Juin

La presse internationale à l’honneur au château Latour à Pauillac

Retour sur l’une des soirées emblématiques à l’occasion de Vinexpo, le dîner de la presse internationale. Cette année la famille Pinault et le Conseil des Grands Crus Classés en 1855 recevaient les représentants de la presse internationale et spécialisée dans le vin à Château La Tour.

La fameuse tour du château éponyme et les chais en fond © Jean-Pierre Stahl

La fameuse tour du château éponyme et les chais en fond © Jean-Pierre Stahl

Après château Margaux il y a 2 ans qui inaugurerait son nouveau chai, cette année le dîner donné en l’honneur de la presse internationale par le Conseil des Grands Crus Classés en 1855 se tenait dans les chais du prestigieux Château Latour, 1er Cru Classé situé à Pauillac.

Le cuvier avec ses cuves inox © JPS

Le cuvier avec ses cuves inox © JPS

Dès 19h30, les convives étaient invités à visiter les nouveaux chais, enterrés de façon magistrale, avec ascenseur et escaliers menant jusqu’à 12 mètres de profondeur. Une réalisation extraordinaire menée par les architecte et décorateur, Bernard Mazières et Bruno Moinart. Sur 9000 m2, les bâtiments d’exploitation vinicole de l’ensemble de la propriété ont été détruits et reconstruits à l’emplacement des existants pour répondre à la modernisation des installations et à la réorganisation des locaux.

Yann Schÿler entouré de deux journalistes du Wine Spectator (à droite Suzane Mustachich) © JPS

Yann Schÿler entouré de deux journalistes du Wine Spectator : à gauche, Dana Nigro senior editor et managing editor du Wine Spectator et à droite Suzanne Mustachich correspondante du Wine Spectator à Bordeaux © JPS

« Le cuvier, composé d’un ensemble de cuves inox posées sur le sol de granit noir, est recouvert d’une charpente en bois de chêne chaulé. Les murs, sols, plafonds et poteaux des chais à barriques ont été réalisés en béton teinté brut de décoffrage. L’ensemble est éclairé par une nappe d’ampoules suspendues.
Les aménagements, tels que la salle de dégustation, sont totalement épurés. »

Les grands flacons de château Latour, pour rêver © JPS

Les grands flacons de château Latour, pour rêver © JPS

Pièce maîtresse de cet ensemble, la cave bibliothèque de grands formats de vins de château Latour renferme les double-magnums, jéroboams et impériales, dans une ambiance sobre, noire, mais de toute beauté.

Pierre Lurton PDG d'Yquem et gérant de Cheval Blanc © JPS

Pierre Lurton PDG d’Yquem et gérant de Cheval Blanc © JPS

Des chais à l’image des « équipes de château Latour qui chaque année essaient de rechercher la perfection, en tenant compte du terroir » soulignait François Pinault, c’est un savoir-faire de passion…

François Pinault © JPS

François-Henri Pinault, président d’Artémis © JPS

Aussi pour « souligner la liberté de la presse comme fondamentale en démocratie » et remercier les contributions des médias, existe cette soirée où de grands noms de l’écriture se côtoient.

Jean-Paul Kauuffmann, Bernard Burtschy et Jacques Glénat des éditions Glénat © JPS

Jean-Paul Kauuffmann, Bernard Burtschy et Jacques Glénat, éditeur de la série de BD Châteaux Bordeaux © JPS

Des journalistes comme Bernard Burtschy journaliste chroniqueur Vin et Spiritueux au Figaro, Jean-Paul Kauffmann journaliste et écrivain, Olivier Poels chroniqueur gastronomique à Europe 1, mais aussi les journalistes anglaise et américaine Jane Anson de Decanter ou Suzanne Mustachich du Wine Spectator.

IMG_6226Ce sont au total 400 personnes dont 200 journalistes de 30 pays au monde qui participaient à cette soirée hors du temps.

IMG_6266Un dîner exceptionnel réalisé par le très grand Michel Guérard des Près d’Eugénie et orchestré par Philippe Castéjà le président du Conseil des Grands Crus Classés en 1855 qui remerciait François et François-Henri Pinault de l’accueil.

IMG_6235Une soirée clôturée par un magnifique feu d’artifice avant que ne reprenne, le lendemain, le rythme effraîné de Vinepo Bordeaux.

25 Juin

Et pour terminer Vinexpo en beauté, les vignerons font déguster à la Vinothèque de Bordeaux

Ce jeudi soir avait lieu une grande soirée de dégustation et de découvertes de pépites à la Vinothèque de Bordeaux. De quoi saluer la fin du salon Vinexpo par une note sympathique et de partage avec les particuliers.

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

Marc Médeville et son frère Jean Médeville, 7e génération de vignerons à Cadillac avec Noémie Lavigne de la Vinothèque © JPS

Vinexpo, c’est pour les pros. Et les simples amateurs, ils étaient en reste ? Non, car Rodolphe Wartel et Terre de Vin ont organisé pour la 2e fois les VinExpériences en proposant de faire déguster au grand public une vingtaine de châteaux inclassables mais avec de la classe, mardi soir sur le toit de la Banque Populaire Aquitaine Centre Atlantique.

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Et puis Guillaume Cottin et la Vinothèque de Bordeaux ont aussi voulu marquer le coup et faire plaisir aux particuliers et à leurs clients, avec une soirée de dégustation d’un bon niveau :

Guillaume Cottin veut toujours faire plaisir à sa clientèle et leur faire partager de véritables petites pépites © JPS

Guillaume Cottin veut toujours faire plaisir à sa clientèle et leur faire partager de véritables petites pépites © JPS

Les Bordelais connaissent parfois les désagréments des embouteillages, mais ont rarement les bons côtés, c’est ainsi une façon de remercier les Bordelais », Guillaume Cottin de la Vinothèque de Bordeaux

Marion Dufouleur avec les vins du Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuit-Saint-Georges © JPS

Marion Dufouleur avec les vins du Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuits-Saint-Georges © JPS

Quoi de plus sympathique que de trouver à l’entrée de la Vinothèque une fille de vigneron, Marion Dufouleur, qui effectue ses études à Kedge en Wine Management, mais profite de sa présence à Bordeaux pour faire découvrir les vins de la propriété familiale, le Domaine Guy et Yvan Dufouleur à Nuits-Saint-Georges, 27 hectares de vignes. Elle faisait ainsi déguster un chardonnay blanc « les Dames Huguettes » en Hautes Côtes de Nuits (20€) ainsi que la réserve de Cyprien en rouge, Hautes Côtes de Nuits, de quoi changer des dégustations de Bordeaux.

Ce sont  ainsi 14 propriétés ou domaines qui étaient proposées à la dégustation, venus de Bourgogne, de Bordeaux, du Sud-Ouest, de Champagne, de Provence, ou encore une maison de Cognac et de Rhum.

Cédric Fernandes négociant, avec Bruno Baylet du château Landereau (au centre) © JPS

Cédric Fernandes négociant, avec Bruno Baylet du château Landereau (au centre) © JPS

Parmi les pépites pas chères du tout, le château de Landereau dans l’Entre-Deu-Mers, 60 hectares de vignes avec un petit blanc sympathique, très minéral (à 6,8€) : « quand j’ai repris la propriété en 1988, il n’y avait que des rouges », me confie Bruno Baylet le propriétaire ; les blancs ça a été quelque part une aventure qui aujourd’hui se traduit par 200000 bouteilles produites, qui a été primé au concours TOP 20, 2e en 2017 et 2016.

Dans l’autre salle de la Vinothèque, les vignobles Jean Médeville de Cadillac, Marc et son frère Jean, proposent aussi une belle trouvaille un Bordeaux Rosé, château Fayau 100% merlot (à 5,5€), en pressurage direct, avec un goût de bonbon anglais, un rosé assez pale, avec une bouche très persistante.

Nicolas Désiré faisant découvrir deux rosés totalement différents © JPS

Nicolas Désiré faisant découvrir deux rosés totalement différents © JPS

Leur voisin est aussi bien connu de la place de Bordeaux, c’est Nicolas Désiré qui lui propose #Lou , un assemblage cinsauly grenache, un rosé de soif (9€), mais aussi un autre rosé de grande gastronomie produit par la Commanderie de Peyrassol dans le Var, racheté par Philippe Austruy.

IMG_6745A l’étage, quelques rosés, mais aussi du champagne avec Jeeper avec un Grand Assemblage 60% chardonnay, 25% pinot noir et 15% pinot meunier, et dont 30% dee vin est vinifié en barriques. Sa voisine, n’est autre que Claire Pefau, responsable oenotouristique au château Brane Cantenac qui fait déguster Margaux de Brane, issu de jeunes vignes et élevé en cuves bois durant 12 mois. Enfin des Rhums Moko également présents pour ceux qui souhaitent terminer sur une note plus exotique. Encore une sacré soirée que Côté Châteaux se devait de vous la faire partager.

24 Juin

Fête de Printemps de la Jurade de Saint-Emilion : Alexandra Lamy et Patrick Timsit en guest-stars

C’était samedi dernier la traditionnelle Fête de Printemps de la Jurade de Saint-Emilion. L’une des 3 soirées majeures  en ouverture de Vinexpo Bordeaux, avec celles de Mouton Rothschild et Carbonnieux. 50 personnalités ont été intronisées dont la comédienne Alexandra Lamy, Patrick Timsit l’avait déjà été par le passé.

La rayonnante Alexandra Lamy intronisée par la Jurade de Saint-Emilion, avec le président du Conseil des Vins Jean-François Galhaud à gauche et le 1er Jurat Hubert de Boüard © Guillaume Bonnaud

La rayonnante Alexandra Lamy intronisée par la Jurade de Saint-Emilion, avec le président du Conseil des Vins Jean-François Galhaud à gauche et le 1er Jurat Hubert de Boüard © Guillaume Bonnaud

A Saint-Emilion, on voit la vie en rouge… Les Jurats avaient revêtu leur grande tenue pour introniser 50 nouvelles personnalités, dans le magnifique cadre des Douves du Palais Cardinal. Parmi les plus connues,  Alexandra Lamy, comédienne, Jamie Bamber, comédien, Luc Jacquet, réalisateur, Eric Lavaine, réalisateur, Laurent Stefanini, ambassadeur délégué pour la France auprès de l’Unesco ( en 2019, on célébrera  des 20 ans du classement Unesco de St Emilion). Avec la présence également de Patrick Timsit, comédien et humoriste. Tous se sont engagés à devenir des Ambassadeurs des Vins de Saint-Emilion.

Patrick Timsit et Alexandra Lamy intronisés par la Jurade le 17 juin © Franck Dupuis

Patrick Timsit et Alexandra Lamy intronisés par la Jurade le 17 juin © Franck Dupuis

Et c’est en cortège, qu’invités et Jurats ont rejoint le Château Clos Fourtet, accueillis par une haie d’honneur. Pour bien démarrer cette soirée, un apéritif attendait les convives dans les jardins du château, animé par un sympathique groupe de jazz.

La Fête de Printemps  © Guillaume Bonnaud

La Fête de Printemps © Guillaume Bonnaud

Le dîner allait se tenir sous une impressionnante structure de cristal, derrière le château. Le menu de haut niveau était préparé à 6 mains pour 900 invités et par 3 stars des fourneaux de Saint-Emilion :   les trois chefs étoilés Alexandre Baumard (chef 1 étoile au Logis de la Cadène), David Charrier, (chef 1 étoile au Restaurant les belles Perdrix de Troplong Mondot) et Ronan Kervarrec (chef 2 étoiles à l’Hostellerie de Plaisance), 11 vins d’exception des appellations Saint-Emilion, Saint-Emilion Grand Cru, Lussac Saint-Emilion et Puisseguin Saint-Emilion accompagnaient les succulents mets imaginés par les chefs.

Une soirée endiablée avec des jeux de lumières et rythmée par un groupe de rock, qui incitait les convives à faire quelques pas de danse sur la piste installée au cœur d’un patio végétalisé.

Avec Vins de Saint-Emilion.

22 Juin

Fête de la Fleur : 1500 invités célèbrent les 20 ans de la famille Bonnie à la tête du château Malartic-Lagravière

Organisée par le château Malartic-Lagravière avec la Commanderie du Bontemps, la Fête de la Fleur 2017,  a été tout simplement de toute beauté. Elle a célébré le même soir de nombreux anniversaires et ravi 1500 invités de la planète vin. Un dîner exquis signé Yannick Alléno et la surprise en fin de soirée avec le concert exceptionnel de Yael Naim.

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que prorpriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que propriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Sébastien Laplane, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

Organiser une Fête de la Fleur est toujours un exploit. Imaginez plutôt chez vous 1500 invités. Pas droit à l’improvisation, pas d’erreur dans l’organisation, et pour faire un joli clin d’oeil à l’ancien patron de l’Eau Ecarlate (Alfred-Alexandre Bonnie), pas de tache possible surtout sur ces jolies robes.

A l'heure de l'apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © jps

A l’heure de l’apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © JPS

Dans cette chaleur étouffante, les 1500 invités avaient pris place sur la pelouse à l’arrière du château Malartic-Lagravière, cherchant quelques rafraîchissements, alors que depuis 19h les Commandeurs de la Commanderie du Bontemps cuisaient sous leur robe durant plus d’une heure, à introniser de grands personnages français et étrangers, comme le PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.

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Profitant de quelques brumisateurs, le reste des invités dégustait de grands vins blancs de Bordeaux, en sec ou liquoreux, Gazin Rocquencourt, La Tour de By ou encore Filhot.

Le Grand Maître donnant sa bénédiction à l'intronisation du patron d'Air FRance : "ça plane pour moi !" © JPS

Le Grand Maître de la Commanderie, Emmanuel Cruse, donnant sa bénédiction à l’intronisation du patron d’Air France : « ça plane pour moi ! » © JPS

Cette 65e Fête de la Fleur avait une saveur particulière cette année, car comme le soulignait Alain Juppé, « c’est la 1ère fois qu’elle est organisée au château Malartic-Lagravière » mais elle a une résonance d’autant plus grande qu’elle correspond à « 3 dates clés : 20 – 30 et 50 ; 20 ans que vous avez acquis le château Malartic-Lagravière, 30 ans depuis la création de l’Appellation Pessac-Léognan et 50 ans puisque c’est l’anniversaire de mariage de Michèle et Alfred-Alexandre Bonnie » commente Alain Juppé le Maire de Bordeaux.

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Grand amateur de vins de Bordeaux, Alfred-Alexandre Bonnie et son épouse, qui venaient de Belgique, recherchaient au milieu des années 90 un grand domaine à Bordeaux ; ils sont tombés amoureux de Malartic-Lagravière et ont fait fructifier ce grand cru classé de Graves.

IMG_6633Hier il a tenu a remercier tous ceux qui les ont aidé, son maître de chai et son chef de culture, mais aussi Messieurs Sanders et Anthony Perrin de l’Union des Grand Crus classés de Graves pour leur accueil.

Alfred-Alexandre Bonnie s’est aussi réjoui que ses enfants le rejoignent en 2002 et 2005 dans la gestion de cette propriété : « comme on dit en Belgique, l’Union fait la force. »

IMG_6662 Et alors qu’une pensée particulière était avancée à l’égard de Paul Pontallier, le directeur de château Margaux, disparu trop tôt, Emmanuel Cruse le Grand Maître soulignait la réussite de ce Vinexpo, la beauté de la ville de Bordeaux « attractive et séduisante », avec une Cité du Vin qui dépasse les 425000 visiteurs et va encore permettre le développement de l’oenotourisme.

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Et le Maire de Bordeaux très en forme avec la langue de Shakespeare soulignait que l’on avait « a new President, a new Governement today », que nous avions aussi un vignoble excellent, un chef excellent, bref « everything is excellent in France » !

Des figures de Bordeaux qu'on ne présente plus... © JPS

Des figures de Bordeaux qu’on ne présente plus… © JPS

Seule fausse note cette année, le gel qui a frappé en avril dernier durement de nombreux viticulteurs, le 2016 essayant de faire oublier cette calamité comme le commentait Emmanuel Cruse. « A part le gel, une année magique », selon Alfred-Alexandre Bonnie, heureux d’offrir à ses convives un repas délicieux préparé par le très grand chef Yannick Alléno, qui a décroché en février 3 étoiles pour son restaurant le « 1947 – Cheval Blanc » à Courchevel (en souvenir avec ce très grand millésime).

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Dans un festival de saveurs, un balai de sommeliers et maîtres de chais faisaient virevolter les bouteilles les plus prestigieuses de Bordeaux…

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Avec pelle-mêle en blanc Malartic 2007 et en rouge Pichon Comtesse Lalande 2004, Malartic-Lagravière 2000 ou Margaux 1996, sans oublier Yquem 2005…

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Une soirée où l’on pouvait croiser les Americans Friends Of la Cité du Vin, ces généreux donateurs et mécènes américains emmenés par Georges Sape, qui ont entièrement financé l’Auditorium Thomas Jefferson de la Cité du Vin.

Un concert magique avec Yaêl Naïm © JPS

Un concert magique avec Yael Naim et avec Séverine Bonnie, très fan © JPS

Un dîner exquis avec une surprise à la fin qu’avait réservé la famille Bonnie : un concert de Yael Naim, devant le château, très apprécié des convives, par cette douce soirée d’été : a « new soul » for Malartic…

A Vinexpo, des vignerons prônent l’unité pour lutter contre le réchauffement climatique

Tailler la vigne, encourager la biodiversité, développer les cépages résistants… des vignerons, réunis à Vinexpo Bordeaux, font assaut d’imagination pour sauver leur vin et appellent à une mobilisation générale du monde viticole pour faire face aux inondations, à la sécheresses et autres catastrophes liées au réchauffement climatique.

IMG_6500« Que pouvons-nous faire? Nous pourrions créer un groupe au niveau mondial regroupant les domaines viticoles afin d’agir sur la réduction des gaz à effet de serre (…) et mener un changement qui serait suivi par d’autres entreprises. Nous avons besoin de grands changements », a annoncé Miguel Torres, président de Bodegas Torres en Espagne.

Pour répondre à l’accord de Paris qui prévoit de réduire les émissions de gaz à effet de serre, des viticulteurs ont montré qu’ils pouvaient agir individuellement et ont appelé à s’unir pour notamment faire pression sur les décideurs, telle est la conclusion de la conférence au salon mondial des vins et spiritueux Vinexpo, intitulée « le secteur du vin face aux défis et enjeux du changement climatique ».

La profession possède un argument de poids, note John Holdren, président de la Faculté sciences de l’environnement à l’Université américaine d’Harvard: « Presque tout le monde comprend quelque chose au vin et beaucoup en boivent. De nombreux dirigeants influents dégustent des grands crus. Si nous pouvons leur faire comprendre que leurs grands vins sont en danger, nous aurons une forte influence dans cette discussion ! », sourit-il.

L’HEURE EST GRAVE

L‘heure est grave: la sécheresse, les incendies comme en Australie ou au Chili, la grêle, les gelées tardives qui ont en particulier frappé en France fin avril, les inondations, etc., détruisent les vignes. Ces aléas climatiques devraient s’accentuer, prédit John Holdren, expliquant que la canicule de 2003 sera un été normal en 2040 et un été frais en 2060.

Même une faible hausse des températures affecte grandement le vignoble: « Les vignes sont des plantes très sensibles, elles sont comme un thermomètre », souligne Gaia Gaja, copropriétaire de Gaja Winery en Italie, l’un des grands noms du vin.

Tous les domaines dans le monde sont ainsi concernés par ce changement climatique qui peut rendre les vins plus puissants et moins complexes arômatiquement avec des taux d’alcool plus élevés, pouvant facilement atteindre 16 à 17 degrés, ainsi qu’un manque d’acidité.

POUR DES VIGNES RESILIENTES

Les viticulteurs ont tôt fait de s’adapter avec des initiatives individuelles, parfois collectives comme dans la Napa Valley en Californie, mais cela a un coût.

La Maison Torres, qui a investi 12 millions d’euros dans la recherche, tente de transformer le CO2 de différentes manières — des algues au méthane — à recycler l’eau et à baisser de 25% sa consommation énergétique.
Des cépages, plus précoces ou tardifs, reviennent aussi au goût du jour comme le petit verdot à Bordeaux qui arrivait auparavant difficilement à maturité. Au Liban, le château Kefraya, présent à Vinexpo, replante des cépages plus tardifs avec davantage d’acidité comme le cinsaut pour faire face à une augmentation des
températures de deux degrés en 10 ans.

La sélection génétique de cépages plus résistants à la sécheresse est expérimentée, mais la qualité n’est pas encore au rendez-vous pour faire de grands vins, selon plusieurs professionnels.
Autre conséquence du changement climatique: la géographie des vignobles. Certaines régions viticoles pourraient disparaître et d’autres faire leur apparition. Déjà, les domaines s’organisent: la Maison Torres, présente au Chili, a acheté des terres dans le sud du pays, près des lacs, tandis que le champagne Taittinger a investi en Angleterre pour y produire dans quelques années du vin effervescent.

Dans la vigne davantage que dans les chais, des vignerons changent complètement leurs méthodes de travail, parfois aidés des scientifiques, pour faire pousser des « vignes résilientes », comme les qualifie Gaia Gaja. Dans ses trois domaines italiens, aucun produit chimique n’est dorénavant utilisé, l’herbe, les féveroles ou encore l’orge sont cultivés entre les rangs de vignes pour contenir l’humidité ou favoriser la biodiversité…
Une vraie révolution que la jeune femme résume ainsi: « Notre travail ces 15 dernières années n’est plus de prendre soin des vignobles mais de prendre soin de la vie ».

AFP

21 Juin

Conférence sur le Brexit à Vinexpo : après le séisme de l’an dernier, le monde du vin peut-il être rassuré ou au contraire très inquiet ?

Le Brexit était cette semaine au coeur des préoccupations, à Vinexpo qui a consacré à ce sujet un plateau d’experts de haut niveau, avec un débat de plus d’une heure trente animé par ma consoeur Jane Anson, journaliste pour Decanter.

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Depuis 1 an, le vin n’a jamais été aussi cher au Royaume-Uni où les prix ont augmenté de +3% au premier trimestre 2017. Le prix moyen d’une bouteille de vin en Grande-Bretagne vient d’atteindre 5,56 livres soit 6,4 euros. La conséquence est que les Britanniques ont commencé par vendre leurs stocks, juste après l’adoption du Brexit.

L’effet immédiat était de vendre beaucoup de stocks avec la dépréciation de la livre sterling, mais dans le long terme ça va beaucoup compliquer l’acte d’achat », Jane Anson Journaliste Anglaise.

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« Dans moins de 2 ans, on va quitter l’Europe, ce que j’espère beaucoup c’est qu’on va avoir quelques années pour faire les réglages avant de partir sinon le business du vin va être sûrement difficile », complète Miles Beale chef executif chez WSTA (Wine and Spirit Trade Association).

Si le marché s’est arrêté quelques semaines après l’adoption du Brexit, il est reparti depuis; Millésima, à Bordeaux, a en effet réalisé une belle campagne sur les primeurs 2016 :

 « Il n’ y a pas de crainte », explique Fabrice Bernard Pdg de Millésima. « Pour vous donner des chiffres et être concret »:  

Sur les primeurs 2015 l’Angleterre représentait 4,5% de notre chiffre d’affaire. Sur les primeurs 2016, l’Angleterre représente 16 à 17% de notre chiffre d’affaire, l’Angleterre est devenu le 3e pays sur lequel nous vendons le plus de primeurs 2016, Fabrice Bernard Pdg de Millésima

Fabrice Bernard, le Pdg de Millésima © JPS

Fabrice Bernard, le Pdg de Millésima © JPS

Le Royaume-Uni importe du vin depuis plus de 70 pays, c’est le 2e pays importateur en valeur et en volume…avec près de 120 millions de caisses de 12 bouteilles.

Bertrand Michat et Caroline Frey du château La Lagune © JPS

Bertrand Michat et Caroline Frey du château La Lagune © JPS

Les acheteurs Britanniques sur le salon se sont confiés aux châteaux: « ils pensent quand même que le gouvernement britannique ne voudra pas rajouter des taxes notamment pour les vins français car il y a quand même une très longue tradition, un très long partenariat avec l’Aquitaine et Bordeaux depuis le Moyen-Age. », explique Bertrand Michat, responsable commercial au château La Lagune. Pour info, le gouvernement conservateur a décidé une hausse des taxes sur l’alcool de près de +4 %. Ces taxes représentent en moyenne 56 % du prix d’une bouteille, contre 21 % en France et en Espagne, et 19 % en Allemagne.

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C’est en effet une question cruciale car le Royaume-Uni représente à lui seul 15 % des importations de vin mondiales. L’Angleterre est  le 1er marché importateur de Champagne et le 1er pour les vins italiens. Les ventes en Grande-Bretagne ont reculé de -8,7% selon le CIVC (Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne). Les acteurs européens de la filière viticole envisagent aujourd’hui la négociation d’un accord de libre-échange pour faciliter l’importation de vin vers le Royaume-Uni et maintenir les accords commerciaux pré-Brexit.

Guillaume Deglise présente le bilan de Vinexpo 2017 : un salon orienté business avec plus de 150 nationalités

Au dernier jour de Vinexpo, le directeur général présentait ce matin le bilan du 19e Vinexpo organisé cette année à Bordeaux. Un salon résolument orienté sur le business avec de nouveaux outils. Un salon unique avec 5 formules déclinées partout dans le monde. Le prochain Vinexpo Bordeaux se tiendra en 2019 mais sera avancé.

Guilaume Deglise, directeur général de Vinexpo © Jean-Pierre Stahl

Guilaume Deglise, directeur général de Vinexpo © Jean-Pierre Stahl

9h45, au service de presse de Vinexpo. Guillaume Deglise commence à l’heure son topo sur l’édition 2017. D’emblée, il souligne le virage business entamé depuis 2015 et qui va s’amplifier encore dans les années à venir :

Nous avons organisé plus de 2000 rendez-vous « One to Wine Meetings » et ce n’est que le début, nous allons continuer à proposer des services supplémentaires, nous avons un rôle dans cette filière, celui d’aider les exploitations à trouver de nouveaux marchés.

Si les chiffres de la fréquentation seront dévoilés plus tard, après fermeture des portes, Guillaume Deglise annonce que le record de 150 pays fréquentant le salon a été battu , avec la Chine 1er pays étranger devant les USA en 2e position. « Le grand export nous tient à coeur, nous avons beaucoup donné cette année en Asie, aux USA et au Nord de l’Europe. Nous sommes allés à la rencontre de ces acheteurs et la réponse sur le salon a plutôt été favorable. Alors que le maché américain est toujours en progression, avec la Chine, « les pays européens continuent leur déclin. »

Vinexpo 2017 a aussi répondu à de nouvelles tendances avec dans le hall 3 WOW (pour World of Organic Wines) :

WOW a été un vrai succès, cela a dépassé nos attentes, on s’est adapté à la demande »

« Il y a aussi eu cette vraie tendance de Vinexpo de s’orienter vers de plus petites structures ». Les conférences également ont connu un réel succès

  • avec d’abord la conférence sur le réchauffement et les changements climatiques avec le Wine Spectator
  • la conférence sur le riesling
  • la conférence sur le brexit
  • l’accord de Vinexpo avec Alibaba, c’est un vrai événement, qui va donner davantage de notoriété en Chine

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« Vinexpo, ce n’est pas un salon comme les autres, Vinexpo est un acteur de la filière vins et spiritueux, ce ne sont pas que des mètres carrés à vendre, c’est aussi apporter du contenu ».

Et de souligner la difficulté de l’exercice : »c’est vraiment la gestion d’une ville, avec 30000 personnes par jour. Guillaume Deglise a tenu a remercier particulièrement les gardiens et forces de l’ordre qui ont assuré la sécurité du salon durant ces 4 jours, en amont et aussi lors des soirées en ville, dans un contexte d’état d’urgence.

« Tout n’a pas été parfait, rien n’est jamais parfait. Sur le plan visitorat, nous aurons les chiffres dans quelques jours, mais nous avons aussi connu des conditions extrêmes cette année (avec la chaleur), la climatisation a tenu quand même mais ça n’a pas été facile. »

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Ce qui pose cette année plus encore que les autres années la question de la date :

Nous allons changer de date, et réfléchir à un nouveau format pour permettre de mieux travailler ».

« J’ai parfois l’impression que ce travail a été balayé par ces températures. Il y a eu aussi des rames de tramway insuffisantes », des questions qui vont être revues et améliorées pour 2019.

Toutefois « Vinexpo est devenu une marque qui s’exprime en Asie où nous allons fêter les 20 ans de Vinexpo Asia, à Tokyo les 15 et 16/10/2016, à New-York les 3 et 4 mars 2018 (les USA étant en train de changer, étant le 1er marché consommateur au monde), il y a aussi Vinexpo Explorer, ce n’est pas un salon mais une convention avec une centaine d’acheteurs et pour découvrir également un vignoble. »

Bref Vinexpo autrefois, c’était 2 salons désormais ce sont 5 formules, pour toujours plus de business.

Regardez l’interview de Guillaume Deglise par Jean-Pierre Stahl et Pascal Lécuyer :

20 Juin

Waouh, ces WOW ! En avant les World Organic Wines et le bio à Vinexpo

WOW est l’un des grands rendez-WOW de Vinexpo. Cette année, ce sont 150 vignerons qui présentent des vins biologiques ou biodynamiques, avec des tables de dégustation dans le Hall 3. Un secteur en plein boom avec une forte demande mondiale.

A l'entrée du hall 3, WOW vous prend dans ses filets © JPS

A l’entrée du hall 3, WOW vous prend dans ses filets © JPS

C’est une première pour Vinexpo, le salon mondial des vins et spiritueux, ouvert aux professionnels. Pour la première fois, un espace est entièrement dédié aux vins biologiques et biodynamiques, et il s’appelle tout simplement « WOW! », pour  “WORLD OF ORGANIC WINES”

Thierry Valette

Thierry Valette, de Clos Puy Arnaud à Belvès de Castillon © JPS

Thierry Valette qui était co-propriétaire de château Pavie produit l’un des meilleurs vins bio de la région  avec Clos Puy Arnaud à Belvès de Castillon :

Moi, j’ai le bio au coeur car dans les années 70 dans un cru comme château Pavie on faisait du bio sans le savoir et donc on avait des vins à Saint-Emilion qui étaient sur la fraîcheur, sur l’élégance », Thierry Valette de Clos Puy Arnaud

« Et c’est vrai qu’avec la bio et biodynamie, on peut réinventer ces vins de la rive droite avec un fruit beaucoup plus moderne, beaucoup plus percutant…On fait des vins qui sont dans une nouvelle tendance et qui sont évidemment plus sains, pour les consommateurs et les gens qui travaillent sur les propriétés ».

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Il y a là 150 producteurs de la région de Bordeaux comme la famille Lateyron, d’Aquitaine, mais aussi de toute la France comme l’Alsace avec le Domaine Marcel Deiss, mais aussi des étrangers d’Argentine et d’Italie :  » là, ça commence vraiment à monter la demande de bio, pas que du vin, mais tous les produits de l’agriculture bio,  mais aussi les produits de l’agriculture bio, c’est vraiment une grosse demande » confirme ce producteur italien Francesco Scalettaris d’Aquila Del Torre (Udine en Italie).

Les Lateyron fils et père © JPS

Les Lateyron fils et père © JPS

Cette nouvelle entité baptisée WOW ! (World of Organic Wines!) séduira les professionnels à la recherche de vins élaborés dans le respect de l’environnement. Encadrés par une réglementation européenne rigoureuse, les vins biologiques répondent à des critères de production qui garantissent la confiance et le plaisir des consommateurs : utilisation de produits naturels à la vigne ; interventions limitées au chai. Les vins biologiques sont donc élaborés au plus près de leur terroir

Gwenaëlle Le Guillou, directrice du syndicat des Vignerons Bio d'Aquitaine © JPS

Gwenaëlle Le Guillou, directrice du syndicat des Vignerons Bio d’Aquitaine © JPS

Aujourd’hui la viticulture bio en France, c’est 9 % des surfaces, presque 71000 hectares et presque 5000 vignerons qui cultivent  leurs vins en bio et vinifient leur vin en bio », Gwénaëlle Le Guillou directrice du Syndicat des Vins Bio d(‘Aquitaine

Présents à WOW, Karine et Pierrick Lavau du château Bernateau sont certifiés bio depuis 2012. Ils ont énormément investi dans cette filière et réalisé un cuvier high tech :

Karine Lavau devant le château Bernateau © JPS

Karine Lavau devant le château Bernateau © JPS

En améliorant et modernisant notre outil de production, on va toujours plus loin dans la qualité du vin »,  Karine Lavau du château Bernateau

Dans le nouveau cuvier du château Lavau avec le maître de chai © JPS

Dans le nouveau cuvier du château Lavau avec le maître de chai © JPS

Aujourd’hui les époux Lavau prduisent entre 80000 et 100000 bouteilles de vin bio et misent énormément sur l’oenotourisme qui se développe aussi très rapidement notamment sur leur proprété de Saint-Etienne-de-Lisse en Gironde. Toutefois, en Aquitaine, le bio ne représente encore que 8 % des surfaces exploitées.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine, Eric Delwarde, Charles Rabréaud et Christian Arliguié :

A l’occasion de Vinexpo, Carbonnieux célèbre les 30 ans de l’appellation Pessac-Léognan

C’était samedi soir l’une des soirées d’ouverture de Vinexpo, comme Bordeaux les aime. 16 ans après avoir organisé la Fête de la Fleur, le château des moines bénédictins de l’Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux a donné le coup d’envoi de Vinexpo et fêté les 30 ans de l’appellation.

Guillaume Deglise, le directeiur de Vinexpo, Eric Perrin co-propriétaire du château Carbonnieux et Matthieu Vanhalst directeur marketing de Vinexpo © JPS

Guillaume Deglise, le directeur de Vinexpo, Eric Perrin co-propriétaire du château Carbonnieux et Matthieu Vanhalst directeur commercial de Vinexpo © JPS

Une soirée où il faisait chaud, mais au final pas autant que ces deux dernières et celle qui se profile pour la gigantesque Fête de la Fleur mercredi soir en clôture du salon mondial du vin et des spiritueux.

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La famille Perrin avait bien fait les choses, sortant les vieilles voitures centenaires ou quasi de la collection de Mr Anthony Perrin (disparu en 2008) pour véhiculer certains invités jusqu’au parc derrière le château où était prévu l’apéritif.

Fabrice Bernard (Millésima), Yann Jestin ()? Robert Wilmers (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas et Madame (Haut-Brion) et Oliviier Bernard (Domaine de Chevalier)

Fabrice Bernard (Millésima), Yann Jestin (Oenomedia), Robert Wilmers (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas et Madame (Haut-Brion) et Oliviier Bernard (Domaine de Chevalier)

C’était une « douce soirée d’été » où 420 invités de la planète vin venaient célébrer les 30 ans de l’appellation Pessac-Léognan et l’ouverture de Vinexpo, en dégustant en apéritif les vins de quelques fameux crus classés. Une soirée co-organisée avec les Crus Classés de Graves.

L'ensemble de la famille Perrin, avec le chef Alain Dutournier © JPS

L’ensemble de la famille Perrin, avec le chef Alain Dutournier  et Jean-Jacques Bonnie président de L’Union des Crus Classés de Graves © JPS

Philibert Perrin, entouré de son frère Eric et de sa soeur Christine, accueillaient les invités alors que leur mère tenait à saluer chacun d’entre eux avant de passer à table.

Maximilien Riedel, 9e génération de verrier autrichien, fournisseur officiel des verres lors de Vinexpo © JPS

Maximilien Riedel (à gauche), 11e génération de verrier autrichien (plus de 300 ans d’existence), fournisseur officiel des verres lors de Vinexpo © JPS

En tant que nouveau Président du Syndicat des Pessac-Léognan, Philibert Perrin prononça le premier discours de bienvenue : « sur cette croupe de Graves, Carbonnieux traverse les siècles, aujourd’hui ce sont huit siècles d’histoire qui nous contemplent » depuis ces fameux moines bénédictins qui créèrent ce vignoble au XIIIe siècle, jusqu’au futur Président des Etats-Unis d’Amérique Thomas Jefferson qui était amateur des vins du château et planta d’ailleurs un arbre en souvenir en 1787, qui fièrement se dresse derrière le château, et comme le rappelait Philibert Perrin, Carbonnieux « peut s’enorgueillir d’avoir reçu un autre futur Président, Emmanuel Macron, alors qu’il était Ministre des Finances ».

Jean-Jacques Bonnie, Philibert et Eric Perrin © JPS

Jean-Jacques Bonnie, Philibert et Eric Perrin © JPS

« C’est notre grand-père Marc en 1956 et notre père Anthony qui ont acquis ce château » et l’ont fait rayonné… »aujourd’hui, notre génération, sous la haute autorité de notre mère, nous poursuivons cette aventure viticole. » Et Eric Perrin, son frère aîné et globe-trotter de Carbonnieux, de souhaiter à son tour en anglais à ses invités une belle soirée.

Le Prince Robert du Luxembourg, propriétaire du château Haut-Brion, entouré des propriétaires de Pessac-Léognan © JPS

Le Prince Robert du Luxembourg, propriétaire du château Haut-Brion, entouré des propriétaires de Pessac-Léognan © JPS

Et le Président de Vinexpo, Christophe Navarre de souligner l’importance de ce salon Vinexpo unique au monde : « il y a tellement de pays qui viennent à Vinexpo (plus de 150 cette année), ce qui arrive est phénoménal. Vinexpo est un événement fabuleux et Guillaume (Deglise, son directeur) donne la bonne direction. Quand j’ai accepté de devenir Président, je savais qu’il y avait beaucoup de challenges. On doit continuer à être ouvert au monde et à ouvrir nos vignoble partout en France. »

L'équipe d'artificiers d'Aquarêve

L’équipe d’artificiers d’Aquarêve

Une soirée exquise s’annonçait concoctée par le grand chef Alain Dutournier, du Carré des Feuillants **, aidé du Traiteur Montblanc, pour faire partager aux convives des accords mets et vins, avec bien sûr ceux de l’appellation Pessac-Léognan.

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Un dîner clôturé en apothéose par un sublime feu d’artifice tiré par Aquarêve, avec 450 séquences de tir et quelques 5000 projectiles, dix minutes d’un pur bonheur.

Vinexpo à l’heure des bodegas : « E Viva Espana »

L’Espagne est cette année le pays invité d’honneur de ce 19e Vinexpo. L’occasion de faire le point sur l’Espagne, toujours parmi les 3 pays plus gros producteurs de vin, qui a nettement amélioré la qualité de ses produits. L’occasion aussi de faire la fête au Palais de la Bourse où 110 bodegas faisaient déguster leurs vins avec des tapas. Invité également la star des fourneaux en Espagne Ferran Adrià, qui a quasiment provoqué une émeute.

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L’ESPAGNE EN FORCE SUR LES STANDS DE VINEXPO : QUE CALOR

En ce lundi 19 juin, la température semblait remonter de Séville ou presque, avec près de 39° à l’ombre .Dans les travées du hall 1 où se trouvaient l’Espagne, des dégustations fort heureusement étaient rafraîchies par la climatisation au top le matin, mais en fin d’après-midi, on ne pouvait cacher sous le tapis cette chaleur qui au final commençait à rentrer dans le salon, avec à l’extérieur un soleil de plomb. Bref une ambiance sévillane.

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L’Espagne, avec  la France, mais aussi avec l’Italie, figure depuis des décennies parmi les pays les plus gros producteurs de vins au monde et cela se voit à travers les stands, avec 2000 m2 de surface occupée, soit le 3e pays par le nombre d’exposants après la France et l’Italie. Un gigantisme avec des vins à déguster au verre avec un « tasting flight » qui réunit 112 vins mais aussi sur les stands.

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La famille Duprat, entreprise grossiste en boissons sur Biarritz, vient à chaque Vinexpo rencontrer ses fournisseurs et notamment ces Espagnols qui au fil des années ont amélioré la qualité de leurs vins : « on les distribue chez nous au Pays-Basque depuis une trentaine d’années, ce sont des vins qui se sont améliorés au fil des années, qui sont devenus très très souples, et pour lesquels il y a un vrai rapport qualité-prix » explique Lionel Duprat de PGLS Boissons.

Et ce représentant de bodega de confirmer : « les vins de la Rioja , ce sont les vins les meilleurs et les plus connus de l’Espagne, et ce sont des vins très compétitifs. »

Pour mieux comprendre ces parts de marchés que l’Espagne grapille au fil des ans :« On a aussi travaillé sur les vignes, les vignes au sud de l’Espagne sont aujourd’hui mieux entretenues et cela a amélioré la qualité », complète Javier Martinez de Salinas de Grupo Bodegas Olarra.

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GROS SUCCES POUR A TASTE OF SPAIN PLACE DE LA BOURSE

Comme la température avait du mal à baisser, c’est qu’il devait y avoir une fiesta dans l’air ambiant, du côté de la place de la bourse. Bingo ! Pas moins de 110 bodegas enflammaient le Palais de la Bourse en faisant déguster les plus grands vins espanols parmi lesquels on pouvait trouver Tempos Vega Sicilia ou encore Pingus…les stars montantes espagnoles.

IMG_6440   La folie espagnole était aussi dans la fréquentation, près de 1200 personnes, professionnels du vin du monde entier, étaient venus déguster ces vins mais aussi des tapas pour accorder avec ceux-ci.

Parmi les chefs, des stars des fourneaux :  les chefs Ferran Adrià et José Andrés qui ont bien voulu répondre présent pour « A Taste of Spain », l’une des plus grandes expériences gastronomiques espagnoles jamais organisées en dehors de l’Espagne. La présence exceptionnelle de ces chefs à Bordeaux était à elle-seule The Event of the soirée.

IMG_6427Il fallait voir comment ça se bousculait autour de Ferran Adrià, le chef triplement étoilé, tant pour des interviews des télés espagnoles et françaises que pour des selfies et autres photos pour lequel le chef voulait bien se plier toutes les trente secondes.  Ferran Adrià est considéré comme l’un des plus grands chefs au monde grâce notamment à ses créations pour son restaurant elBulli classé meilleur restaurant du Monde par le Magazine Restaurant en 2002, 2006, 2007, 2008 et 2009.

C’est jour de fête  où il y a ensemble des cuisiniers et tout le monde du vin, on est très content d’être à Bordeaux, la capitale mondiale du vin »Ferran Adrià, chef étoilé espagnol.

IMG_6453« Chaque bouteille de vin raconte une histoire, et la meilleure d’entre-elles offrira un véritable voyage aux plus chanceux – vers le terroir, le vignoble, la cave d’où il provient. Ce sont ces histoires que j’ai hâte de raconter à Vinexpo Bordeaux », explique  José Andrés.

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Pour Vinexpo, ces deux personnalités de la cuisine ibérique ont sélectionné et guidé 12 chefs, chacun originaire d’une région viticole espagnole, pour représenter leur terroir en cuisinant un plat en direct. Ont été choisis : Ignacio Echapresto, Diego Gallegos, Andreu Genestra, Pablo Loureiro, Miguel Angel Mayor, Aurelio Morales, Marcos Morán, Javier Olleros, Juan Carlos Padrón, Albert Raurich, Rubén Sánchez Camacho et Ignacio Solana Pérez.

IMG_6465 Ces 12 chefs ont cuisiné des mets inédits qui ont accompagné la dégustation de 110 vins exceptionnels, sélectionnés par le célèbre magazine américain Wine Spectator, partenaire officiel de Vinexpo. Une soirée chaude et haute en couleurs, celles de l’Espagne bien sûr, le rouge et le jaune !

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine, Eric Delwarde, Charles Rabréaud et Christian Arliguié :