24 Sep

Retour sur le Ban des Vendanges à Saint-Emilion

D’un week-end l’autre, la météo peut passer du sombre à la lumière. Cette année 2017 n’aura pas été clémente tant au niveau du gel que des festivités pour Saint-Emilion. Pour autant les intempéries du week-end dernier n’ont pas entamé la détermination et la bonne humeur des Jurats qui ont célébré et donné le coup d’envoi du Ban des Vendanges.

Les nouveaux Jurats et Hubert de Bouard, de gauche à droite : -Jean-Philippe Saby (Château Rozier, Saint-Emilion Grand Cru), -Ludovic Martin (Château Milens, Saint-Emilion Grand Cru), -Jean-Claude Fayat (Château La Dominique, SaintEmilion Grand Cru), -Hubert de Bouard (Premier Jurat), -Sylvio Denz (Château Faugères, Saint-Emilion Grand Cru), -Emma Thienpont (Crus et Domaines de France, Négoce), -Agnès Coutant (Château La Fagnouse, SaintEmilion Grand Cru) © Jean-Bernard Nadeau -Vins de Saint-Emilion

Les nouveaux Jurats :Jean-Philippe Saby (Château Rozier), Ludovic Martin (Château Milens) , Jean-Claude Fayat (Château La Dominique), Hubert de Bouard (Premier Jurat), Sylvio Denz (Château Faugères), Emma Thienpont (Crus et Domaines de France,Négoce), Agnès Coutant (Château La Fagnouse) © Jean-Bernard Nadeau -Vins de Saint-Emilion

Samedi soir, à l’occasion de la Nuit du Patrimoine, une quarantaine de Jurats a su braver la pluie pour défiler à travers la Cité aux flambeaux dans les ruelles de Saint-Emilion et rejoindre ainsi la Tour du Roy, où se jouait un magnifique spectacle artistique et pyrotechnique. En ce week-end des Journées du Patrimoine, le Conseil des Vins de Saint-Emilion, fêtait son 133e anniversaire, il s’agit du premier syndicat viticole de France créé en 1884.

Dimanche, 600 invités du monde entier étaient reçus par la Jurade à l’occasion du Ban des Vendanges : 6 nouveaux membres ont été accueillis au sein de la Jurade -dont Silvio Denz (château Faugères), Jean-Claude Fayat (château la Dominique) ou encore Jean-Philippe Saby (château Rozier)- et 50 personnalités intronisées -dont le célèbre avocat Eric Dupond-Moretti– en présence d’Alan Brendt, Ambassadeur des Etats-Unis en France.

5 nouveaux ambassadeurs des vins de Saint-Emilion : Patrick Seguin, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Gironde, Philippe Cassard, pianiste, Ludovic Bource, réalisateur de musiques de films, Eric Dupond-Moretti, avocat et comédien, Charles Providence Gomis ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire © Jean-Bernard Nadeau – Vins de Saint-Emilion

5 nouveaux ambassadeurs des vins de Saint-Emilion : Patrick Seguin, président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux Gironde, Philippe Cassard, pianiste, Ludovic Bource, réalisateur de musiques de films, Eric Dupond-Moretti, avocat et comédien, Charles Providence Gomis ambassadeur de la République de Côte d’Ivoire © Jean-Bernard Nadeau – Vins de Saint-Emilion

Ce fut ensuite un défilé en cortège de la Jurade avec à sa tête 40 vignerons suisses de Chamoson de la Confrérie de Johannis et des musiciens « Les Tambours de Sierre », jusqu’à la Salle des Dominicains.

600 convives étaient rassemblés au déjeuner Salle des Dominicains autour d’un repas avec la truffe à l’honneur. Un déjeuner élaboré par Jean-Guy Humbot et accompagné de 9 vins des appellations Lussac Saint-Emilion et Puisseguin Saint-Emilion, Saint-Emilion et Saint-Emilion Grand Cru.

Des festivités qui se sont terminées par la proclamation du Ban des Vendanges depuis la Tour du Roi, avec un lâcher de ballons en forme de grappes de raisins pour symboliser le début des Vendanges, même si aujourd’hui on n’attend plus ce coup d’envoi officiel pour vraiment commencer.

22 Août

« La Géorgie, berceau de la viticulture » : 8000 ans d’histoire à voir à la Cité du Vin

8000 ans d’histoire de la viticulture en Géorgie, à contempler à la Cité du Vin de Bordeaux. Une exposition unique, véritable empreinte des premières traces de la viticulture dans le monde, à voir d’urgence. 125 pièces y sont exposées jusqu’au 5 novembre.

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Vénération de Dionysos, bronze du IIe siècle avant JC © JPS

C’est une histoire plusieurs fois millénaires. Les découvertes archéologiques en Géorgie ont permis de remonter à une histoire viti-vinicole de 8000 ans.

Les deux fragments de fond de jarre remontant au VIe millénaire avant JC © JPS

Les deux fragments de fond de jarre remontant au VIe millénaire avant JC © JPS

Vous démarrez ainsi cette exposition temporaire par des fragments de jarre en céramique du VIe millénaire avant Jésus Christ, trouvés sur le site de Shulaveris Gora. De quoi vous laisser sans voix.

Carole Destribats,

Carole Destribats, médiatrice oenoculturelle à la Cité du Vin © JPS

On a les plus vieilles traces qui permettent de dire que la Géorgie est le berceau de la viticulture, avec notamment les deux fragments de jarre qui datent de 6000 ans avant Jésus Christ », Carole Destribats médiatrice oenoculturelle.

Et de compléter : « au fond de cette jarre (sur ces deux morceaux), on a trouvé de l’acide tartrique, l’acide le plus présent dans le raisin. »

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Une vague vous interpelle également avec une exposition d’une cinquantaine de contenants de -6000 ans avant JC  jusqu’à aujourd’hui sur une table chronologique de l’évolution des contenants vinaires.

L’actuelle Géorgie a vu se succéder durant la période antique deux importants royaumes : le royaume de Colchide et celui d’Ibérie. Le premier était décrit dans les écrits retrouvés « riche en or », il était réputé pour son orfèvrerie remarquable et prolifique, pays de de la toison d’or, le second très puissant également connu pour son explosion urbanistique.. Le vin, à cette époque, était déjà un produit commercial majeur grâce aux échanges avec d’importants centres du monde antique.

Le Tamada,

Le Tamada, en bronze remontant au VIIe ou VIe siècle avant JC © JPS

Du VIIe ou VIe siècle avant JC, une pièce majeure a traversée les siècle : la statuette du « Tamada » en bronze, haute de 7,5 cm, il s’agit d’un homme assis dans un fauteuil tenant dans sa main droite une corne destinée à boire du vin. Cette statuette témoigne de la civilisation de l’ancienne Colchide et de la tradition du banquet géorgien dont le « Tamada » était le chef de table qui invitait à porter un toast : « le tamada va avoir un rôle essentiel, c’est lui qui va porter les toasts, distribuer la parole, il doit avoir un rôle assez éloquent, un certain charisme, pour pouvoir avoir ce rôle et tenir aussi ses invités dans le débat. »

La vénération de Dionysos est également rappelée au cours de cette déambulation, avec des éléments en bronze retrouvés sur le site de Vani au IIe siècle avant JC. On peut aussi admirer 3 sarments de vigne enveloppés de feuilles d’argent de la seconde moitié du 3e millénaire avant JC témoins d’un rite funéraire.

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La Croix réalisée à partir de sarments de vigne et nouée par les cheveux de Sainte-Nino © JPS

Après l’apparition du christianisme, la viticulture a connu un autre développement avec notamment le rôle des monastères. Une croix est aussi exposée réalisée à partir de sarments de vigne et nouée par les cheveux de Sainte-Nino. Cette relique se trouve dans la cathédrale de Sioni à Tbilissi. Cette sainte avait prêché le nouveau testament et accompli des miracles, elle avait réussi à convertir le roi Mirian au christianisme qui devient au début du IVe siècle religion d’Etat en Géorgie. Par la suite, beaucoup de monastère ont participé à une production du vin un peu plus moderne en Géorgie.

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Car la jarre en terre cuite ou « Qvevri » symbolise véritablement la tradition ancestrale de vinification. On laissait macérer le jus de raisin avec les peaux dans des qvevris lors de la fermentation alcoolique et puis on récupérait après le jus dans une autre qvevri pour une conservation plus ou moins longue.Carole Destribats commente : « dans le quotidien des gens, on trouve beaucoup de familles qui vont vinifier leurs vins dans leurs qvevris, pour leur usage personnel au cours des repas ou des banquets. » On en trouvait de 5 litres et jusqu’à 8000 litres dans les maisons ou plutôt dans le « marani », cellier ou chai géorgien.

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Le Marani, le chai typique géorgien dans lequel était enterrés les qvevris © JPS

Un Marani qui a conservé au long des siècles une importance sacrée et religieuse, c’était aussi un lieu de recueillement  et de banquet pour les grandes fêtes comme des baptêmes ou des noces.

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Ce moment de banquet traditionnel était nommé « le supra » au cours duquel le Tamada portait ce rituel de toasts.

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Le « roumbi », un contenant surprenant réalisé à partir de la peau entière d’un bovin pour le transport du vin…© JPS

Le visiteur voyage ainsi au cours des époques et jusqu’à une période plus moderne où la photographie a pu immortaliser ces us et coutumes restées longtemps dans la tradition en Géorgie. L’étonnement est aussi au détour de cette fabuleuse photo de Géorgiens avec le « roumbi », un contenant surprenant réalisé à partir de la peau entière d’un bovin pour le transport du vin…

Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la Culture à la Cité du Vin © JPS

Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la Culture à la Cité du Vin © JPS

Cette exposition a pu être réalisée grâce aux prêts du Musée National de Géorgie et aux autorisations du gouvernement géorgien, pour permettre ainsi à un public international, qui fréquente la Cité du Vin, de mieux connaître la civilisation ancestrale de la culture du vin en Géorgie.

« Le cabinet du premier ministre et le ministère de l’agriculture géorgien se sont particulièrement impliqués », explique Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la Culture à la Cité du Vin ; « nous avons eu le soutien précieux du Musée National de Géorgie avec de grands professionnels de l’archéologie qui étaient nos interlocuteurs pour monter ce projet. C’est une exposition fondatrice pour nous, c’est la 1ère exposition vignoble invité, et symboliquement c’est assez fort car la Géorgie aujourd’hui est le premier endroit au monde où l’on peut attester des premières traces de viticulture. »

« Géorgie, le berceau de la viticulture », une exposition à voir à la Cité du Vin jusqu’au 5 novembre.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Christophe Varone, Christian Arliguié : 

A ne pas manquer également :

27 Juil

« La Géorgie, berceau de la viticulture » : la prochaine exposition à voir à la Cité du Vin

Après « Bistrot !, de Beaudelaire à Picasso », voici la nouvelle exposition que vous propose la Cité du Vin : « La Géorgie, berceau de la viticulture », qui nous plonge 8000 ans en arrière avec des pièces exceptionnelles, à découvrir cet été.

@ Musée National de Géorgie

@ Musée National de Géorgie

« LA GEORGIE, BERCEAU DE LA VITICULTURE »

« Géorgie, berceau de la viticulture » *, c’est la première exposition «vignoble invité» à La Cité du Vin, en partenariat avec la Géorgie, petite république située sur les rives de la Mer Noire,  au pied des montagnes du Caucase.  Il s’agit du premier volet d’un cycle d’expositions annuelles consacré aux civilisations de la vigne et du vin à travers le monde.

UNE HISTOIRE MILLENAIRE

Les découvertes archéologiques d’objets viticoles, de la vie quotidienne ou cultuelle témoignent d’une culture vitivinicole ancestrale en Géorgie remontant au VIe millénaire avant J.-C.

Les découvertes effectuées sur le site néolithique de ShulaveriShomutepe (dans la région de Kvemo Kartli, au sud-est de la Géorgie) ont mis au jour des fragments de jarres en céramique âgés de 8000 ans, présentant des résidus attestant la contenance de vin. Cette découverte, confirmée par des recherches interdisciplinaires, confère à ce jour à la république de Géorgie le statut de berceau de la viticulture.

Au fil des siècles, la Géorgie a développé un attachement particulier à la vigne et au vin, considérés comme un véritable patrimoine national, et sources d’une culture brillante. A partir de savoir-faire plurimillénaire et grâce au travail méticuleux des ordres monastiques, puis au renouveau au XIXe par l’adoption de techniques bordelaises, la Géorgie était devenue au début du XXe siècle une grande nation du vin saluée par Alexandre Dumas et célébrée par Offenbach.

SOUS LE REGIME DE L’EX-URSS

Sous le régime soviétique, elle fut la cave de l’ex-URSS, mais la viticulture géorgienne s’orienta alors vers une production intensive qui n’était plus synonyme de qualité. Après le démantèlement de l’empire soviétique en 1991 puis l’embargo sur les vins géorgiens mené par la Russie à partir de 2006, les vignerons géorgiens ont réagi avec un grand volontarisme par l’ouverture au marché international, une politique de modernisation de la viticulture avec l’aide de consultants étrangers et la conversion vers des vins de grande qualité, qui s’appuie sur la très grande diversité de cépages disponibles en Géorgie

 

UNE METHODE DE VINIFICATION EN JARRES UNIQUE AU MONDE

A côté d’un secteur viticole dynamique qui a adopté les méthodes les plus modernes de vinification, la Géorgie reste fidèle à sa méthode séculaire de vinification en Qvevris, grandes jarres enterrées qui donne des vins très particuliers, communément appelés vins « oranges ».

L’UNESCO a inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’humanité cette méthode traditionnelle de vinification unique au monde. Le vin au cœur de la civilisation géorgienne

L’exposition « Géorgie, berceau de la viticulture » s’attachera à montrer les liens et l’amour indéfectibles des géorgiens pour la vigne et le vin, au fil des millénaires. Présent dans ses croyances, sa mythologie, son folklore, son art et au travers des traditions de sa table, le vin est un élément fondamental du patrimoine de la Géorgie. Le visiteur découvrira cette histoire ininterrompue fortement enracinée dans le passé et résolument tournée vers l’avenir.

125 OEUVRES D’ART

L’exposition rassemble environ 125 oeuvres d’art, objets archéologiques et ethnographiques, photographies patrimoniales provenant intégralement des collections du Musée National de Géorgie. L’exposition présente également des films, de la musique, ainsi que des dispositifs multimédias qui complètent la découverte de la culture géorgienne.

Les thèmes de l’exposition :

  • Les racines de la viticulture géorgienne
  • Le vin et les royautés
  • La place du vin dans les croyances religieuses
  • La vie quotidienne

Avec la Cité du Vin  à visiter du 31 juillet au 5 novembre 2017

Les tarifs : 4 Euros pour visiter l’exposition, ou 20 Euros avec la visite de La Cité du Vin (inclus la visite du parcours permanent avec le compagnon de voyage interactif et une dégustation de vin du monde au belvédère.) 

*L’exposition « Géorgie, berceau de la viticulture » est co-organisée et financée par le ministère géorgien de l’Agriculture, par l’intermédiaire de Levan Davitashvili, ministre de l’Agriculture, et de Ecaterine Siradze-Delaunay, ambassadeur de Géorgie en France. Le projet est soutenu par la National Wine Agency, la Georgian Wine Association, le National Intellectual Property Center of Georgia (« Sakpatenti »). L’exposition est conçue par David Llordkipanidze, directeur général du Musée National de Géorgie, qui dirige par ailleurs le projet « Research and Popularization of Georgian Grape and Wine Culture » initié en 2014 par la National Wine Agency.

 

22 Jan

Waterloo à Mérignac : Emilio Multari fait partager sa passion de Napoléon

Emilio Multari avait fait les choses en grand ce vendredi soir au Ciné Mérignac pour la projection pour la première fois en France de Waterloo, le film d’Hugues Lanneau, réalisateur belge de la RTBF. De nombreux grenadiers et autres marins en uniformes napoléoniens ont fait en prime le spectacle.

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Les tambours Christian Calligaro et Rolland Peyré dans le hall du Cine Mérignac © JPS

Ils sont avant tout des passionnés,  des reconstitueurs de ces grandes pages de l’histoire. Emilio Multari est l’un d’eux, et comme eux, il avait participé à la grande reconstitution de la bataille de Waterloo en 2015 avec 6000 participants.

Emilio Multari vous avait déjà été présenté par Côté Châteaux en 2014 lorsqu’il avait rejoué l’avarie de gouvernail qu’avait subi Napoléon en 1808 en revenant en bateau d’Espagne. Il avait dû accoster au château de Portets qui porte toujours une trace de ce passage et raconte l’histoire pour les oenotouristes qui viennent visiter cette propriété viticole des Graves.

Napoleon 024Parmi la centaine de spectateurs, de nombreux férus d’histoire mais aussi de Napoléon. Certains sont aussi venus par amitié avec Emilio, comme Patrick Urtizverea, qui tient le bistrot « le Napoléon III » une institution, juste en face du CIVB, et des allées de Tourny. Il se souvient de cette belle soirée où il avait reçu dans son établissement l’Empereur (Franck Sanson) et l’Impératrice, avec d’autres reconstitueurs en juillet 2014; Emilio Multari et ses amis avaient bivouaqué place des Quinconces et animé ainsi Bordeaux tout un week-end…

Nadiejda et Liliane Grigorieff avec Jean-Marc Bellier en tenue de grenadier de la garde impériale. © JPS

Nadiejda et Liliane Grigorieff avec Jean-Marc Bellier en tenue de grenadier de la garde impériale. © JPS

Certains n’ont pas hésité à traverser la France, comme Rolland Peyré (de l’association les Tambours de l’Odyssée), venu de Ollioules près de Toulon, pour jouer spécialement du tambour avec Christian Calligaro de Bordeaux; « Emilio nous appelle et on arrive, c’est un fidèle parmi les fidèles », me confie Rolland Peyré. « Le réertoire Empire est un passage obligé pour la formation tambour ». Et un peu plus tard, sur scène, ce passionné d’expliquer « les tambours donnaient le pas et la direction. Deux roulements à droite, un roulement à gauche. » Il y avait 3 types de roulement dont le plus rapide était le pas de charge avec 120 pas à la minute.

Hugues Lanneau(à droite)

Emilio Multari, l’organisateur (au centre), avec Hugues Lanneau, le réalisateur (à droite) © JPS

Passé le verre de l’amitié offert par Emilio Multari et son association le Relais de l’Empire, ces reconstitueurs ont dévoilé et commenté les tenues qu’ils portaient à l’époque depuis la grande tenue de grenadier de la garde impériale avec ses gu^tres blanches et le bonnet en poils d’ours, celles d’ouvriers de marine de la 44e flotille distinguée à Wagram pour ses construction de ponts…une tenue de maréchal d’Empire et un colonel Marbot sabre au clair plus vrai que nature.

« Waterloo, l’ultime bataille », est donc ce film à mi chemin entre une fiction et un documentaire qui retrace la fin de Napoléon, sa dernière tentative de tenir tête à une Europe entièrement coalisée contre lui.

Emilio Multari sur scène avec une douzaine de reconstitueurs en uniformes napoléniens © JPS

Emilio Multari sur scène avec une douzaine de reconstitueurs en uniformes napoléniens © JPS

Le producteur Willy Perelsztein a eu l’idée de réaliser ce film en 2009, il en a parlé à Hugues Lanneau, réalisateur à la RTBF. « Il n’y avait pas vraiment eu de film consacré à la bataille de Waterloo et mon souci a été de raconter l’histoire en se basant sur des témoignages de soldats de l’époque,  affamés, la peur au ventre, la plupart d’entre eux ne sont pas revenus. Je voulais dépasser le vernis et montrer ces soldats les pieds dans la boue (certains ayant même perdu leurs chaussures), le sang avec des scènes assez dures. Mais ce film n’aurait pas pu être réalisé sans le concours des reconstitueurs : ils ont une expertise dans la gestuelle, ils savent très bien comment utiliser une arme, comment marcher au pas. »

Et Emilio Multari de confier : « j’ai moi-même tourné dans ce film, c’est assez impressionnant. Cela a été une expérience fascinante. » 

Un film qui n’a malheureusement été diffusé que sur Arte, mais qui a pourtant un intérêt historique important par ces témoignages de soldats. Une fin tragique commentée ensuite par le professeur Laurent Coste de l »université de Bordeaux : « Napoléon aurait pu gagner cette bataille de Waterloo, mais les alliés auraient rassemblé leurs forces et cela n’aurait fait que reculer l’échéance. Waterloo, c’est la fin tragique de cette aventure. » 

Pour la petite histoire, Napoléon était amateur de Gevrey-Chambertin. Son aide de camp le conservait précieusement , et notamment contre sa poitrine durant la campagne de Russie, ainsi il pouvait lui servir chambré. Mais à Waterloo son aide de camp n’avait pas pu le rejoindre.Il se dit que c’est faute d’avoir bu son verre de Chambertin le jour de la bataille de Waterloo que Napoléon connut la défaite.

Waterloo a fait 11000 morts et plus de 35000 blessés.

18 Déc

Emilio Multari vous convie à une grande soirée historique sur Napoléon et la bataille de Waterloo

Le 20 janvier prochain, son association « le Relais de l’Empire » organise une projection du film « Waterloo » d’Hugues Lanneau au Ciné Mérignac. Une projection avec des passionnés en uniformes, qui ont joué dans le film, et un débat avec le professeur Coste de l’Université de Bordeaux. Le Relais de l’Empire s’était déjà illustré il y a deux ans avec une reconstitution au château de Portets où l’Empereur avait accosté, après une avarie sur son bateau.

Emilio Multari, une passion incroyable pour Napoléon © Jean-Pierre Stahl

Emilio Multari, une passion incroyable pour Napoléon © Jean-Pierre Stahl

Ce Girondin est un passionné de Napoléon. A tel point qu’il a créé une association « le Relais de l’Empire ». Avec d’autres passionnés, ils font vivre le souvenir de l’Empereur des Français, à travers des reconstitutions historiques, en uniformes, sur les champs de bataille, ou lors d’autres événements comme un retour d’Espagne en 1808 à Bordeaux.

Napoléon, obligé d'accoster en 1808 de retour d'Espagne, au château de Portets © JPS

Napoléon, obligé d’accoster en 1808 de retour d’Espagne, au château de Portets © JPS

Sa passion lui est chevillée au corps. Emilio Multari se souvient, comme bon nombre d’entre nous, qu’il aimait « jouer aux petits soldats », mais lui l’est devenu, engagé très jeune dans l’armée italienne. Il était dans l’aéronavale, mécanicien superviseur dans la Marine Italienne où il a terminé comme adjudant. Aujourd’hui retraité de l’armée, il poursuit une carrière comme brancardier au Tripode à Bordeaux et de grand voyageur.

Toutefois cet amour pour l’Empereur est plus récent : « il y a 10 ans, j’étais devant une boutique où il y avait un échiquier avec des hussards de Napoléon ». Ce fut l’élément qui a déclenché chez lui cette passion débordante. Par la suite, il a rejoint une association « les Grenadiers d’Ile de France », en plein bicentenaire du sacre… » Et puis, il a créé à Bordeaux sa propre association « le Relais de l’Empereur ».

Napoleon au chateau de Portets en juillet 2014 © JPS

Napoleon au chateau de Portets en juillet 2014 © JPS

Emilio Multari a réussi en juillet 2014 à faire revivre à Bordeaux et à Portets durant tout un week-end une page de l’histoire napoléonienne. En 1808, l’Empereur de retour d’Espagne a eu une avarie avec le gouvernail de son bateau qui ne répondait plus. Il fut obligé d’accoster au château de Portets, le temps de reprendre des forces et de déguster le vin de la propriété.

Le défilé des troupes napoléoniennes place Peu Berland en juillet 2014 © JPS

Le défilé des troupes napoléoniennes place Peu Berland en juillet 2014 © JPS

Une scène rejouée par Emilio Multari et ces autres passionnés, dont Franck Samson, le sosie de Napoléon. Au cours de ce week-end, il avait suscité l’enthousiasme des Bordelais qui avaient pu voir parader l’Empereur et ses soldats, tant sur le pont de pierre (dont la construction fut ordonnée par Napoléon), que place Pey-Berland et dans la cour d’honneur du Palais Rohan.

© Emilio Multari

© Emilio Multari

En ce 20 janvier 2017, il fixe à nouveau rendez-vous à tous ceux qui aiment l’Histoire et Napoléon au Ciné Mérignac à 20h. Y sera projeté le film « Waterloo » d’Hugues Lanneau. Un film réalisé sur le champ de bataille, avec la vision qu’en avaient deux soldats, l’un britannique, l’autre français. « Le réalisateur viendra exprès de Belgique pour parlé de son film avec de vraies scènes de guerre, avec ces boulets qui arrachaient les membres. C’est un docu fiction. Il y aura un débat à l’issu avec le Professeur Coste de l’Université de Bordeaux et Mr Block du Musée d’Aquitaine. »

Emilio Multari présentant son prochain rendez-vous à l'Universté de Bordeaux ce 15 décembre

Emilio Multari présentant son prochain rendez-vous à l’Universté de Bordeaux ce 15 décembre

Mais le spectacle sera aussi assuré par une douzaine de passionnés qui auront revêtu leurs tenus de « hussards, lanciers polonais, marins ou grenadiers…il y aura 5 tambours t un fifre, des dames en tenue de cour… »

Bref un voyage dans l’Histoire à ne pas louper. Napoléon aura marqué, à tout jamais, de son empreinte l’organisation de la France qui remonte à son époque, ainsi que le droit français avec les codes napoléoniens, et notamment  code civil de 1804. Qui plus est, l’Empereur appréciait le vin, il avait cette « petite préférence pur le Chambertin. »

Pour communiquer avec emiliomultari@laposte.net

« Warterloo », un film de Hugues Lanneau, sur une idée originale de Willy Perelsztein, le 20 janvier 2017 à 20h au CinéMérignac – Entrée 10€

Revoyez « Napoléon au château de Portets », diffusé le 4 juillet 2014, un reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix et Karine Durandet 

30 Oct

Lumières d’automne en Bordelais

Côté châteaux n’a pas résisté à l’idée de vous faire partager ces belles lumières de couchers de soleil sur quelques châteaux, vignobles et parcs de propriétés viticoles autour de Bordeaux. C’est ainsi le passage à l’heure d’hiver avec ces belles couleurs de l’automne : un festival de jaune, orange, rouge et marron.

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Vous aurez bien sûr reconnu les châteaux Pape-Clément, Smith-Haut-Lafitte, La Louvière, Les Carmes Haut Brion (chai signé Philippe Starck-Luc Arsène Henry) et Couhins-Lurton. (Photos © Jean-Pierre Stahl)

23 Oct

Le Shtandart, le premier navire de guerre russe fait escale à Bordeaux ou quand la vodka accoste au pays du vin

Il vaut le détour, aussi beau que le Belem, l’Hermione et autres vieux navires et répliques. Celle-ci a été contruite à l’identique du navire de guerre de la flotte Baltique édifié en 1703 d’après les plans de Pierre 1er le Grand. A visiter et à admirer dans Capitale Mondiale du Vin encore aujourd’hui.

Le S © Bordeaux Tourisme

Le Shtandart et un fabuleux coucher de soleil © Bordeaux Tourisme

Construit en 1703 d’après les plans de Pierre le Grand,  la frégate « Shtandart » portant 28 canons, était le premier navire de guerre et le vaisseau amiral de la nouvelle flotte Baltique. Neuf navires ont été construits en suivant, servant à la défense de Saint-Pétersbourg.

UNE REPLIQUE TRES REUSSIE

Ce 3 mâts est une réplique exacte de l’ancien navire le Shtandart : les mâts et mâts de flèche, les œuvres dormantes et courantes, le cabestan, les canons, les sculptures de décoration, la barre à roue et l’appareil à gouverner, les échelles, les passerelles, les écoutilles et les lucarnes sont reconstitués comme à l’époque de Pierre 1er.

On peut compter des différences surtout à l’intérieur : à l’époque c’etait  a cale, où on gardait des tonneaux d’eau, des câbles de mouillage, des provisions, des boulets et de la poudre, aujourd’hui on y  trouve deux moteurs diesel, une génératrice, des pompes de cale, des citernes ainsi que le carré, la cambuse et les postes d’équipage.

Le S en pleine mer © Bordeaux Tourisme

Le Shtandart en pleine mer © Bordeaux Tourisme

LES ETAPES D’UNE RENAISSANCE

Le chantier du Shtandart fut réalisée en 5 ans, de 1994 à 1999, par le Centre d’éducation maritime de Saint-Petersbourg. Le bois nécessaire à la construction est venu de la forêt de Lindulovskaya à côté de Reschino.Un chantier formidable, financé par les gouvernements russe, britannique et de généreux donateurs, sur l’emplacement d’un ancien chantier naval sur les rives de la Neva et dans le cadre du « Shtandart Project » (un projet qui forme de jeunes russes à la construction navale en bois et à la navigation traditionnelle à la voile). Comme le Belem, le Shtandart est devenu un navire école grâce à une association russe.

Regardez évoluer ce fabuleux 3 mâts en pleine mer © Shtandart :

LES CARACTERISTIQUES DU NAVIRE

Année de construction : 1999 – Tonnage : 220 t. – Drapeau : Russie – Gréement : trois-mâts carré – Port d’attache : Saint-Pétersbourg – Voilure : 660 m² (14 voiles) – Longueur : 34,5 m – Tirant d’eau : 3,3 m – Hauteur des mâts : 33 m – Motorisation : 2 Volvo Penta TAMD 122P 560 ch (240 kW) – Capitaine : Vladimir MARTUS.

Escale à Bordeaux jusqu’au 25 octobre : entrée à 11h00 le 20/10 et sortie à 03h30 le 25/10, au Ponton d’Honneur – quai Richelieu.

Horaires de visites du 24 octobre : de 10h à 20h / Tarifs : 3€/adulte – 1.50 €/enfant – 9€/famille jusqu’à 5 enfants. Vente directe sur place au ponton d’Honneur

Regardez le reportage de Catherine Bouvet et Michel Vouzelaud :

18 Sep

#Patrimoine : le château Castera fête 400 ans de commercialisation de ses vins

A Saint-Germain d’Esteuil, le château Castera célèbre la première vente notariée de ses vins en 1516; une histoire peu banale dans le Médoc où les châteaux remontent pour la plupart au XVIII ou XIXe siècles.

Dieter Tondera et le père de Thomas Press ont acheté Castera en 1986 © Jean-Pierre Stahl

Dieter Tondera et le père de Thomas Press ont acheté Castera en 1986 © Jean-Pierre Stahl

C’est un château peu connu, chargé d’histoire, mais tellement incroyable. Juché au fin fond du Médoc, ce  château remonte au XIIe siècle : »il existe des traces de ce château qui remontent à 1121 à la Tour de Londres, où ce château est décrit comme une forteresse », précise d’emblée et fièrement Jean-Pierre Darmuzey le directeur du château Castera. Une histoire qui se poursuit avec le Prince Noir dont la légende veut qu’il serait venu piller le château.

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En 1409, Henri IV d’Angleterre confisque le château à la famille Darsac. Mais l’histoire du commerce du vin commence réellement à l’époque de Montaigne. Le frère du célèbre écrivain qui séjourna à Castéra, avait épousé une héritière du château Antoinette, Dame Darsac et de Castera

Reproduction de l'acte notarié qui se trouve aux archives départementales : 380 livres tournois pour l'ensemble des récoltes de 1516 © JPS

Reproduction de l’acte notarié qui se trouve aux archives départementales : 380 livres tournois pour l’ensemble des récoltes de 1516 © JPS

Thomas Press l’actuel propriétaire commente : « Aujourd’hui on célèbre l’acte de vente au château du 21 janvier 1616, qui prouve qu’à Castera on a vendu du blé, des fruits et plus important du vin déjà il y a 400 ans ! On a reçu 380 livres tournoi, ce qui correspond à peu près à 12000 euros aujourd’hui, et on pense que c’était pour payer l’intégralité de la récolte de blés, de fruits et de vins à cette époque. »

Reconstitution de l'acte notarié de 1516 avec le Quatuor Vocal Le Plisson © JPS

Reconstitution de l’acte notarié de 1516 avec le Quatuor Vocal Le Plisson © JPS

Dieter Tondera et le père de Thomas Press, Carl Press, ont acquis le château Castera en 1986, 30 ans déjà. A l’époque, il avaient fait fortune notamment dans l’immobilier à Paris et avaient un goût prononcé pour les vins de Bordeaux, c’est ainsi qu’ils se sont mis en quête d’un château, se faisait conseiller au passage par un autre Allemand le Baron Stéphan Von Neipperg.

Les plus vieilles bouteilles du château dont une de 1868 en vitrine dans la Tour © JPS

Les plus vieilles bouteilles du château dont une de 1868 en vitrine dans la Tour © JPS

Voici d’ailleurs une bouteille du château du Castera de 1868 qui les a fort impressionné. C’est la plus vieille du château que l’on retrouve au 2e étade de la Tour…à l’époque c’était le Marquis de Vertamont qui en était le propriétaire. Dieter nous explique comment avec le père de Thomas ils sont tombés amoureux de ce château : « d’abord on avait une idée du vin de Bordeaux et puis on trouvait intéressant de s’engager dans une affaire historique et que c’était quelque chose d’important dans la vie. C’était un coup de coeur mais quand même réfléchi, on s’est renseigné avant, on a visité d’autres châteaux et puis on est tombé sur le château Castera, parce qu’il nous plaisait, notamment son histoire et on pensait qu’on pouvait faire quelque chose de bien de cela. »

CASTERA 085A l’époque du Marquis de Vertamont, le château du Castera, c’est ainsi qu’il l’appelait en ce temps-là, était l’un des plus gros domaines du Médoc. Il s’étendait quasiment jusqu’aux portes de Bordeaux. Aujourd’hui, ce sont 75 ha de vignes dont 65 en production sur « des sols relativement légers, ce ne sont pas des sols lourds ou puissants » commente Jean-Pierre Darmuzey. 300 000 bouteilles sont produites en moyenne chaque année dont plus de 200 000 de 1er vin, des bouteilles commercialisées pour 60 % à l’export dans 21 pays du monde.

Jean-Pierre Darmuzey, le directeur, faisait déguster le 2015 dans une atmosphère très chaleureuse © JPS

Jean-Pierre Darmuzey, le directeur, faisait déguster le 2015 dans une atmosphère très chaleureuse © JPS

Dans le chai à barrique construit au XVIIe, où seules de petites bougies de photophores illuminent l’endroit, Jean-Pierre Darmuzey commente la visite : « nous utilisons 35 % de bois neufs, nous avons 5 tonneliers, ça a été un travail assez long pour arriver à trouver les bons tonneliers. Le travail des tonneliers a évolué énormément et on voit que ce sont des gens qui sont très près du vin, ils sont à l’écouter pour nous trouver les meilleures essences de bois. C’est essentiellement Sylvain et Vicart qui fabriquent la majorité des barriques ici ».

A la dégustation, le château Castera 2009, Castera 1995 et les Essais 2010 © JPS

A la dégustation, le château Castera 2009, Castera 1995 et les Essais 2010 © JPS

Jean-Pierre Darmuzey est fier de présenter à son assistance de négociants, journalistes spécialisés, revues culinaires et autres blogeurs son millésime 2015, avec sur la table des dizaines de bougies qui affichent un joli « 400 » pour souligner cet anniversaire que peu de châteaux peuvent avoir le privilège de fêter.

CASTERA 124Quant au goût du vin a-t-il  nettement changé ? « Déjà en 1616 on avait un vin qui ressemble un petit peu à celui d’aujourd’hui, mais qui n’était pas stable et qui devait être consommé très vite, auparavant au Moyen Age on ajoutait des épices qui donnaient beaucoup de goût au vin et il faut savoir qu’à cette époque la le vin était une boisson saine car l’eau était très polluée et provoquait beaucoup de maladies », explique Jean-Pierre Darmuzey. 

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« C’est le moment où l’on a commencé à faire des macérations pelliculaires ou on s’est aperçu que la couleur était dans la peau, ça devait malgré tout être assez acide et assez puissant. Le claret avait un grand succès en Angleterre où il était assez connu car les Bordelais avaient des privilèges qui leur permettaient de vendre leurs vins avant ceux du haut pays, ceux du comté toulousain, du narbonnais, du vin de Cahors, ces vins là étaient bloqués tout l’hiver à Bordeaux, jusqu’à ce que tous les vins de Bordeaux soient consommés, et lorsqu’ils partaient en Angleterre, ils étaient piqués donc les vins de Bordeaux étaient meilleurs et beaucoup plus puissants. »

CASTERA 141Classé depuis 1932 parmi les Crus Bourgeois du Médoc, le château Castera a terminé d’écrire une nouvelle page de son histoire avec la fin des travaux de restauration en 2011; un château tourné désormais vers l’oenotourisme et qui a d’ailleurs reçu une récompense, un Best Of Wine Tourism. Un château qui n’a pas manqué de célébrer comme il se doit ce 400e anniversaire avec un repas inspiré du Moyen-Age avec deux cochons de lait à la broche, des chants d’époque (« Margot labourez les vignes ») interprétés par le célèbre Quatuor Vocal Le Plisson, le tout agrémenté de fabuleuses bouteilles de Castera 2009, 1995 et Les Essais 2010, en clin d’oeil bien sûr à Michel de Montaigne.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot, Alain Guinchard et Christian Arligué :

17 Sep

Journées du patrimoine : les balades se poursuivent en Cadillac

Ce samedi et demain dimanche, quelques châteaux de l’AOC Cadillac ouvrent leurs portes aux amateurs d’histoire, de patrimoine et de vins.

© Château Lamothe à Haux en Grionde

© Château Lamothe à Haux en Grionde

Des portes de Bordeaux à celle de Langon, la région des Cadillac et des Premières Côtes de Bordeaux révèle des paysages vallonnés façonnés par les vignobles et riches d’un patrimoine exceptionnel ; châteaux historiques, sites gallo-romains, villages fortifiés, somptueuses bâtisses attachées à la mémoire de personnages célèbres.

Les journées du patrimoine sont l’occasion unique d’entrer dans les châteaux viticoles des Cadillac et des Premières Côtes de Bordeaux pour y découvrir un univers riche et captivant qui fait l’identité de notre territoire.

4 châteaux de l’appellation ouvrent leurs portes aux visiteurs. Une opportunité pour les amateurs de pénétrer dans des sites chargés d’histoire mais aussi partager des moments d’échange avec les vignerons de Cadillac Côtes de Bordeaux.

Château Lamothe (Haux) : toutes les heures fixes, de 10h à 18h (le dimanche 18 uniquement) 05 57 34 53 00

Château Peneau (Haux) : 10h-11h30 et 15h-17h30 (le samedi 17 septembre uniquement) 05 56 23 05 10

Château Le Sens (Saint Caprais de Bordeaux): 10h-12h et 14-18h (les 2 jours) 05 56 21 06 43

Villa Gallo-Romaine (Loupiac) : 10h – 18h (les 2 jours) 06 48 21 91 25

Journées du Patrimoine : le Vicomte Loïc de Roquefeuil vous attend au château de Castelneau

Plongez dans l’Histoire avec le château de Castelneau et le Vicomte Loïc de Roquefeuil, 8e génération, qui vous fera découvrir ce joyau de l’Entre-Deux-Mers et son histoire. Rendez-vous à Saint-Léon en Gironde.

oenotourisme et grele 1 an après 178

Pour les visites guidées, rendez-vous devant la grille du château aux heures suivantes :

Samedi 17 septembre : 10h, 15h et 17h
Dimanche 18 septembre : 15h et 17h
(pas de visites le dimanche matin).

oenotourisme et grele 1 an après 189

La visite guidée/dégustation à 5€ au lieu de 15€ – Château de Castelneau 8, route du Breuil 33670 Saint-Léon 05 56 23 47 01