27 Nov

La plus fabuleuse collection de menus aux Musée des Arts et du Design de Bordeaux: « la trace de l’histoire diplomatique et gastronomique »

Jean-Maurice Sacré est un passionné d’histoire. Il est libellocénophile. Il a ainsi constitué une collection unique avec 2000 menus qui ont orné les tables les plus prestigieuses au monde. Une histoire diplomatique et gastronomique, relatée à travers ces dîners, à retrouver jusqu’en février 2017 au Musée des Arts et du Design de Bordeaux.

Jean-Maurice Sacré a rassemblé plus de 2000 menus historiques © Jean-Pierre Stahl

Jean-Maurice Sacré a rassemblé plus de 2000 menus historiques © Jean-Pierre Stahl

C’est une sacrée collection que l’on doit à Jean-Maurice Sacré. Il est d’autant plus intéressant de jouer sur les mots, car cette collection est réalisée avec de nombreux menus en l’honneur de têtes couronnées, de grands de ce monde et des présidents de la Ve République, qui n’en sont pas moins devenus aussi des monarques républicains…

Plan de table et menu du 1er juin 1961 pour le dîner offert par le Général de Gaulle en l'honneur du Président JF Kennedy et de son épouse au château de Versailles © JPS

Plan de table et menu du 1er juin 1961 pour le dîner offert par le Général de Gaulle en l’honneur du Président JF Kennedy et de son épouse au château de Versailles © JPS

« J’ai commencé ma collection, il y a quasiment 30 ans ». Tout démarre avec « un menu que j’ai trouvé dans une brocante, c’était en l’hommage du roi Alphonse XIII d’Espagne, qui datait de 1905. »

Reconstitution d'une table d'apparat et projection des actualités Pathé sur ces visites présidentielles et de monarques en France © JPS

Reconstitution d’une table d’apparat et projection des actualités Pathé sur ces visites présidentielles et de monarques en France © JPS

C’est un peu un coup de foudre. J’ai eu envie de reconstituer le puzzle des relations diplomatiques à travers les menus qui sont les témoins muets de l’histoire gastronomique », Jean-Maurice Sacré.

Le dîner de l'Hôtel de Ville de Paris aux Officiers de l'Escadre Russe le 19 octobre 1893 © JPS

Le dîner de l’Hôtel de Ville de Paris aux Officiers de l’Escadre Russe le 19 octobre 1893 : y furent servis notamment Yquem 1877, château Margaux 1877 et un Clos Vougeot 1878 © JPS

Ce parisien a réussi à rassembler durant toutes ses années de passion plus de 2000 menus : « ils ont tous une âme ». Au même titre que les lettres d’époque et des récits laissés par des anonymes ou des personnages publics, ces menus constituent une trace importante de l’Histoire. Ainsi peu après la guerre de 1871, un menu établi par la Commune de Paris, à une époque de disette, servait à un repas étonnant, du rat, du chat et du chien, à une époque où il n’y avait plus rien à manger, « on servait cela comme si on était dans un grand banquet » explique la guide du Musée des Arts et du Design de Bordeaux.

Les menus de la Grande Guerre avec de jolis dessins © JPS

Les menus de la Grande Guerre avec de jolis dessins © JPS

Jean-Maurice Sacré a aussi retrouvé de nombreux menus de la guerre de 1914-1918 : « tous ces menus de l’instantané racontent l’état d’esprit des soldats de la 1ère Guerre Mondiale. » Voici en exemple un menu, servi il y a plus d’un siècle, à Arras le 17 février 1916 : « soupe au fromage, hors d’oeuvre, oeufs brouillés, roti de porc aux choux, entrecôtes grillées, pommes sautées, salade de légumes, desserts. » Il y a juste à côté un autre menu où les Anglais fêtent « Christmas, somewhere in Artois ». Un peu de gaieté dans un monde d’horreurs.

Un dîner offert par

Un dîner offert en l’honneur de l’Empereur de Perse le 20 juin 1873 à Londres © JPS

Il y a aussi ce menu, établi bien des années plus tard avec le sauveur de la France lors de la 2e Guerre, devenu Président de la République : « j’ai récupéré le 1er menu du Général de Gaulle où il n’y avait que 10 personnes à table, j’ai eu envie de le partager, j’ai un devoir de partager cette collection. » Une collection unique de menus avec aussi les plans de tables des dîners donnés par le Général De Gaulle à l’Elysée, le 31 mai 1961 et le lendemain à Versailles, en l’honneur du Président américain John-Fitzgerald Kennedy et de son épouse.

C’est une chance extraordinaire, une collection que je partage, c’est la plus belle des richesses »

Cette fabuleuse collection est à admirer au Musée des Arts Décoratifs et du Design, jusqu’au 25 février 2017. Ce sont 170 menus qui y sont exposés depuis une semaine, depuis Bordeaux SO Good.

La concomitance des deux événements était bien vue et montre une fois de plus que Bordeaux peut aussi avoir ce rayonnement culturel.

Allison Busacca et Dan Belmont au banquet "l'Histoire se met à table" © JPS

Allison Busacca et Dan Belmont au banquet « l’Histoire se met à table » © JPS

Alisson Busacca et Dan Belmont, des Américains nouvellement installés à Londres, sont venus une semaine en France et spécialement pour Bordeaux SO Good. Dan avait un « cheese shop » à New-York et était importateur de vins, il est depuis 6 semaines installé à Londres pour Bedales Wines (Borough Market-London). Véritablement emballés par cette visite et par ce menu servi dans l’ancienne prison de la rue Boulan par Nicolas Masse.

Le chef Nicolas Masse et son équipe © Jean-Pierre Stahl

Le chef Nicolas Masse et son équipe © Jean-Pierre Stahl

Le chef de la Grand’Vigne des Sources de Caudalie, Nicolas Masse **, avait préparé un menu inspiré par ces anciens banquets historiques, intitiulé « l’histoire se met à table », avec notamment le plat qu’il avait réalisé en 2015 pour les chefs d’Etats et de Gouvernement à l’occasion de la COP 21 (« poularde des Landes, confit de céléri farci, crème d’épinards persillés »). Qui sait ces plats ont peut-être influencé l’adoption finale de la COP 21.

Bernard Vaussion, la maison de Cognac Hennessy et Jean-Bernard Sacré © JPS

Bernard Vaussion, la maison de Cognac Hennessy (Clotilde Gielen-Taton) et Jean-Bernard Sacré © JPS

La vie est décidément faite de rencontres, et c’est en toute simplicité et en toute convivialité que Jean-Maurice Sacré a pu échanger avec Bernard Vaussion, qui a exercé plus de 40 ans dans les cuisines de l’Elysée, a connu 6 présidents de la République et fût le chef de l’Elysée, de 2005 à 2013. Un échange fructueux avec également Nicolas Masse auquel Bernard Vaussion a fait ce compliment : « c’est nickel, c’est propre et bon. »

Vive la République, vive la France, sa gastronomie, son « Sacré collectionneur » et tous ces gens passionnés.

Exposition à voir au Musée des Arts Décoratifs et du Design à Bordeaux jusqu’au 25 février.

10 Nov

Vérone en Italie intègre le Réseau des Capitales de Grands Vignobles

C’est officiel ! Vérone vient de rejoindre le Réseau des Capitales de Grands Vignobles. Après Adélaïde, l’officialisation s’est faite le 6 novembre dernier à Porto au Portugal.

 vvv

Le réseau des Great Wine Capitals en juin dernier lors de Bordeaux Fête le Vin © Jean-Pierre Stahl

C’est un réseau créé en 1999 par la CCI de Bordeaux. Il rassemble les métropoles ayant comme atout commun une région viticole mondialement reconnue et a pour objectif de développer les coopérations et de favoriser les échanges économiques entre les membres, en particulier en matière d’œnotourisme.
Vérone devient donc le 10membre. Un secret de polichinelle, dans le monde du vin, aujourd’hui officialisé, lors de la 17ème Assemblée Générale -le 6 novembre 2016 à Porto. Vérone rejoint ainsi Adélaïde (South Australia), Bilbao/Rioja (Espagne), Bordeaux (France), Cape Town/Cape Winelands (Afrique du Sud), Mainz/Rheinhessen (Allemagne), Mendoza (Argentine), Porto (Portugal), San Francisco/Napa Valley (USA), Valparaiso/Casablanca Valley (Chili).

VÉRONE, 2ème ville intronisée en 2016
Vérone est la 2e ville à intégrer cette année le Réseau des Capitales de Grands Vignobles. En mars dernier, c’est Adélaïde qui avait été intronisée.
La province de Vérone, qui compte quelque 900 000 habitants, est située au nord-est de l’Italie, dans la région de Vénétie.

Vérone a toute sa place au sein du Réseau des Capitales de Grands Vignobles. Notre province est en effet leader en matière d’exportations de vins italiens. Et l’œnotourisme fait partie des axes de développement de la ville qui figure au 4ème rang des destinations touristiques d’Italie après Venise, Rome et Florence », Nicola Baldo, membre de la CCI de Vérone en charge du tourisme.

VÉRONE, une ville aux 2 amants et une province aux 19 AOC
Si VÉRONE est mondialement connue pour être la ville de Roméo et Juliette, la province du même nom comporte pas moins de 19 appellations d’origine contrôlées, dont 5 « contrôlées et garanties ». Les plus prestigieuses sont Amarone della Valpolicella, Bardolino Superiore, Recioto della Valpolicella, Recioto di Soave ou encore Soave Superiore.

Rouge à l’ouest et blanc à l’est
La culture de la vigne à Vérone est caractérisée par son découpage géographique : du rouge à l’ouest et du blanc à l’est. Cette région viticole se divise en 3 zones principales offrant chacune des vins aux spécificités bien distinctes : Lac de Garde à l’ouest, la Valpolicella autour de Vérone et la Vallée de Soave à l’est.
A noter par ailleurs que l’Université de Vérone est l’un des plus importants centres d’enseignement supérieur italiens avec ses 23.000 étudiants et 1500 professeurs et employés. Elle propose plusieurs programmes de premier cycle et de troisième cycle en sciences du vin et de l’éducation au vin.

Des candidats italiens aux Best Of Wine Tourism 2018
Vérone s’impliquera dès janvier prochain dans le programme d’actions du Réseau, et plus particulièrement dans l’organisation du Best Of Wine Tourism 2018, concours international annuel qui récompense les meilleurs sites oenotouristiques de la planète. Depuis sa création en 2003, les Best Of Wine Tourism ont rassemblé pas moins de 4 100 propriétés candidates dans le monde pour 565 labels attribués.

Avec CCI de Bordeaux

Relire : Les 10 villes invités d’honneur de Bordeaux Fête le Vin

19 Oct

Et voici les « winners » de la 14e édition Best Of Wine Tourism 2017

La 14ème Nuit des Best Of Wine Tourism a permis de récompenser les meilleures destinations œnotouristiques de la région pour 2017. Pas moins de 22 trophées ont été attribués, dont 7 en Or. La cérémonie a eu lieu hier soir au Palais de la Bourse, dans les locaux de la CCI. Prochain défi pour ces 7 lauréats d’un Best Of d’Or bordelais : remporter un « super » Best Of International, le 10 novembre prochain à Porto.

Le château d'Agassac Best Of d'Or pour Restauration à la Propriété avec Jean-Luc Zell et Giovanni. © JPS

Le château d’Agassac Best Of d’Or pour Restauration à la Propriété avec Jean-Luc Zell et Giovanni. © JPS

Ce fut une cérémonie haute en couleurs avec des écrans géants retraçant la formidable aventure de ces propriétés bordelaises qui se professionnalisent de plus en plus en matière oenotouristique, même si pour certains les visites sont purement familiales comme pour ce Best Of Coup de Coeur attribué au château Cantenac.

Le best of "Coup de Coeur" attribué à château Cantenac © JPS

Le best of « Coup de Coeur » attribué à château Cantenac © JPS

Chez nous ce qui est mis en avant, c’est la propriété familiale où tout le monde s’est investi dans l’oenotourisme car tout le monde y a cru »,  Nicole Roskam-Brunot la propriétaire château Cantenac

« Ca ne pouvait bien marcher qu’à condition de se professionnaliser. On a d’ailleurs obtenu un certificat d’excellence de Trip Advisor ! » Et d’ajouter fièrement : « toutes mes belles-filles sont oenologues… », tout en présentant l’une d’entre elles Adrienne-Jennifer Roskam.

best of wine 081

Il est loin le temps où les touristes étaient accueillis timidement à Bordeaux, une place où on ne savait pas trop faire, il y a encore 15 ans de cela. Aujourd’hui, tous sont fiers de ce qu’ils proposent, c’est d’une grande qualité à l’instar du château d’Agassac qui offre depuis juin 2015 une restauration à la propriété. C’est Jean-Luc Zell, le directeur général qui a souhaité vivre cette nouvelle expérience qui vient compléter l’offre de visite des chais, du pigeonnier et du château.

château Sieurac (best of et best of d'or © JPS

Château Sieurac (best of « hébergement à la propriété) et château de Ferrand (best of d’or « architecture et paysages ») © JPS

Pour se faire, il a su dénicher la pépite rare en la personne de Giovanni Curcio, sommelier et restaurateur, qui a eu une expérience à la Dame de Pic et chez Arpège, en plus de nombreuses autres en Italie.

Ca fait plaisir, c’est une validation, ça récompense le travail des équipes. La première année, on a fait 15000 couverts », Jean-Luc Zell château d’Agassac.

Et de poursuivre : « on est dans nos objectifs, c’est bien. Et puis, avec les longues soirées d’hiver, on va relancer les Wine Diners: des thémathiques comme on en avait faites 4 l’an dernier avec L’Hermitage La Chapelle avec Caroline Frey, puis avec Axa Millésime, les Grands Bourgognes et puis Porto. » Mais le directeur tenait ce soir là à mettre surtout en avant le talent d’accueil et de choix très précis dans les accords mets et vins de son sommelier-maître d’hôtel Giovanni. Avanti !

Le Best Of d'Or Coup de Coeur pour Cantenac © JPS

Le Best Of Coup de Coeur pour Cantenac © JPS

Cette 14e soirée a été formidablement animée par Benjamin mais surtout Armelle, l’actrice humoriste, avec de sympathiques répliques, un jeu de scène et quelques dialogues croustillants sur les « sulfites » dont on ne parlera pas ou « le jeu du flacon » en faisant participer la salle.

Benjamin et la divine Armelle © JPS

Benjamin et la divine Armelle © JPS

Au détour un petit clin d’oeil à l’Alsace avec une fiche balancée par Benjamin sur cette belle région, qui au demeurant a su faire bien avant Bordeaux de l’Oenotourisme, avec des ouvertures de propriétés 7 jours sur 7 et le lancement d’une route des vins il y a plus de 60 ans ! Et toc !

La photo de famille de l'ensemble des Best Of Wine Tourrism © JPS

La photo de famille de l’ensemble des Best Of Wine Tourrism © JPS

Bon, il faut reconnaître, Bordeaux depuis a refait son retard et ne cesse de collectionner les idées originales pour attirer à elles les touristes, comme au château Siran à Labarde, Best Of D’or « Art et Culture », « une évidence » pour le jury mystère . Cette ancienne propriété des Toulouse Lautrec est une invitation au voyage avec plus de 300 objets autour du vin et des amphores grecques et gallo-romaines…

Un best of pour château Paveil de Luze © JPS

Un best of pour château Paveil de Luze © JPS

PALMARÈS BEST OF WINE TOURISM 2017 BORDEAUX :

ARCHITECTURE ET PAYSAGES
Château de Ferrand (or)
Château de la Rivière
Château Paveil de Luze
Château de Portets

ART ET CULTURE
Château Siran (or)
Château d’Arsac
Château Bélingard

Best of d'or pour Marquis de Terme © JPS

Best of d’or pour Marquis de Terme « découverte et innovation » © JPS

DECOUVERTE & INNOVATION
Château Marquis de Terme (or)
Château de Cérons

HEBERGEMENT A LA PROPRIETE
Château Feely (or)
Château du Payre
Château Siaurac

RESTAURATION A LA PROPRIETE
Château d’Agassac (or)
Château La Dominique
Château de Léognan

VALORISATION OENOTOURISTIQUE DES PRATIQUES ENVIRONNEMENTALES
Château Fourcas Hosten (or)
Château Guiraud
Château Dauzac

SERVICES OENOTOURISTIQUES
Château Soutard (or)
Château Fombrauge
Maison des vins des Côtes de Bourg

COUP DE CŒUR DU JURY
Château Cantenac

18 Oct

Ce soir, la 14ème Nuit des Best Of Wine Tourism va consacrer les meilleurs sites oenotouristiques

C’est désormais un rendez-vous très attendu à Bordeaux. Plus qu’une marque de reconnaissance, c’est devenu un véritable label qui attire l’oenotouriste. Un label « bancable » comme on dit, du point de vue touristique. 22 récompenses, dont 7 Best Of d’or, vont ainsi être décernés.

L'ensemble des lauréats Best Of et Best Of d'Or réunis en fin de cérémonie pour la photo de famille © Jean-Pierre Stahl

L’ensemble des lauréats Best Of et Best Of d’Or réunis en fin de cérémonie pour la photo de famille © Jean-Pierre Stahl

Pour cette 14e Nuit des Best Of Wine Tourism, pas moins de 22 récompenses, dont 7 Best Of d’or, vont être attribués.

Chaque année, les Best Of Wine Tourism récompensent les sites les plus remarquables et originaux en matière d’oenotourisme. Ce concours a déjà été éprouvé et montré qu’il était âprement disputé et on le comprend car ce trophée attire du monde à la propriété. Créé en 2002 par la CCI de Bordeaux, ce concours dont parle la planète entière (ou presque) est décliné à l’international, dans les 9 villes membres du Réseau des Capitales des Grands Vignobles.

COMME LES DEGUSTATIONS A L’AVEUGLE, DES VISITES MYSTERES 

Le principe, c’est de dénicher les meilleurs. Parmi les 85 candidats en lice pour ces trophées 2017 (dont un tiers de nouveaux), la sélection s’est voulue encore plus difficile, encore plus pro ! Pour que le concours reste équitable, des visites mystères ont été réalisées durant l’été.

7 CATEGORIES IDENTIFIEES

  • « Architecture & Paysages »,
  • « Art & Culture »,
  • « Découverte & Innovation »,
  • « Hébergement à la propriété»,
  • « Restauration à la propriété »,
  • « Valorisation œnotouristique des pratiques environnementales»
  • « Services œnotouristiques ».

UN LABEL INTERNATIONAL

Les 22 lauréats de 2017 vont bénéficier d’une visibilité à l’international et d’un service après-vente de l’ensemble des acteurs qui portent depuis 2002 cette reconnaissance. Bref les lauréats pourront chanter ou presque « sous les sunlights des tropiques… »

A leur disposition, site internet, guide oenotouristique, opération de promotion, relations presse vont leur permettre à leur château de mieux être vu et reconnu. C’est un club très « sélect » le Club des Best Of qui s’ouvre aux lauréats, avec un site bestofwinetourism.fr, une page facebook et un compte Twitter durant un an. Pas mal, non ?

EN COMPETITION POUR LE TROPHEE DES TROPHEES

Les 7 titulaires d’un Best Of d’Or vont continuer l’aventure, ils seront automatiquement en lice pour un super Best Of International. Le deuxième étage de la fusée qui va les propulser d’abord à Porto le 10 novembre, lors de la grande soirée du Réseau des Capitales de Grands Vignobles. Avant d’être mis sur l’orbite de la reconnaissance planétaire. Houston, y a plus de problème, ça plane pour eux !

QUELQUES CHIFFRES

Depuis 2002, 4100 candidats pour 565 labels attribués au niveau mondial. 1185 dossiers présentés à Bordeaux pour 305 Best Of dont 89 d’Or. Et pour ce concours 2017 : 396 candidatures aux Best Of Wine Tourism au niveau international dont 85 à Bordeaux.

04 Août

Ronan Kervarrec, le nouveau chef de l’Hostellerie de Plaisance : « la bonne cuisine passe par de bons produits, c’est aussi simple que cela »

Entretien exclusif avec Ronan Kervarrec, le tout nouveau chef qui, à 47 ans, vient de reprendre les rênes de Plaisance à Saint-Emilion. Dirigeant précédemment les cuisines du Château de la Chèvre d’Or à Eze Village (06), il y avait décroché 2 étoiles au guide Michelin. Ce Breton au caractère bien trempé, propose une « cuisine facile à lire et à identifier », axée notamment sur « l’océan ». Un chef à la « cuisine franche et honnête » qui se livre dans Parole d’Expert pour Côté Châteaux.

Renan Kervarrec : "j'ai mon propre style, ma propre cuisine" © Jean-Pierre Stahl

Ronan Kervarrec : « j’ai mon propre style, ma propre cuisine » © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Stahl : « Ronan Kervarrec, vous êtes arrivé il y a plus d’un mois, comment trouvez-vous, tout d’abord, Saint-Emilion et Plaisance ? »

Ronan Kervarrec : « Magnifique ! Saint-Emilion, ça ne me change par trop d’Eze-Village car c’est médiéval comme ici. Plaisance est un établissement avec du goût, raffiné, et aussi avec une situation exceptionnelle.

A déguster une petite soupe de laitue avec crème au piment d'Espelette...

A déguster : une petite soupe de laitue avec crème au piment d’Espelette…© JPS

JPS : « C’est pour vous un nouveau challenge ? »

Ronan Kervarrec : « Oui, je quitte un 2 étoiles et je reviens dans  un restaurant qui avait 1 étoile au Michelin avec Cédric Béchade. Oui, l’objectif, c’est de récupérer les 2 étoiles Michelin. »

La salle de restaurant de l'Hostellerie de Plaisance © JPS

La salle de restaurant de l’Hostellerie de Plaisance © JPS

JPS : « Est-ce difficile de succéder à Cédric Béchade et, encore avant, à Philippe Etchebest ? »

Ronan Korvarrec : « J’ai mon propre style, ma propre cuisine. J’ai aussi succédé à Philippe Labbé, espoir 3 étoiles, deux années de suite… Ils ont fait ce qu’ils avaient à faire et je vais faire ce  que j’ai à faire. Je ne me calque pas sur les autres chefs de cuisine. »

Petite tartelette de betterave acidulée et boule de pastèque, sablé crème de livech et cône tartare d'algue crémeux au citron vert © JPS

Petite tartelette de betterave acidulée et boule de pastèque, sablé crème de livech et cône tartare d’algue crémeux au citron vert © JPS

JPS : « Alors Ronan Kervarrec, quel type de cuisine allez-vous proposer ici à Plaisance ? »

Ronan Kervarrec : « Je suis plutôt océan, tourné côté océan avec ses coquillages, fruits de mer, crustacés, poissons, j’aime les algues, j’aime l’iode, l’agrume, le fumé, le grillé et l’amertume. Ca, c’est ce que j’aime vraiment dans la cuisine. Je fais une cuisine très simple, facile à lire et à identifier. 

Je ne recherche que les beaux et bons produits, j’essaie d’aller directement à la source, d’aller les chercher directement chez les producteurs. »

« C’est une cuisine qui est franche et honnête, j’aime que l’on reconnaisse ce que l’on mange, une lecture de l’assiette simple mais faite pour déguster avec du goût. »

Renan Kervarrec, avec les propriétaires de Plaisance et de château Pavie Chantal et Gérard Perse : "c'est un Breton, il a du caractère, une fierté, il a du talent, il sait ce qu'il veut et c'est tranché, c'est carré..." © JPS

Ronan Kervarrec, avec les propriétaires de Plaisance et de château Pavie Chantal et Gérard Perse : « c’est un Breton, il a du caractère, une fierté, il a du talent, il sait ce qu’il veut et c’est tranché, c’est carré… » © JPS

JPS : « J’imagine que mis à part l’océan, vous avez d’autres spécialités… »

Ronan Kervarrec : « Oui, j’aime aussi les abats comme le ris de veau, les fois, les coeurs, les fraises de veau, j’aime le boeuf mais pas le filet, les palerons, des viandes qui ont du goût, de la mâche. J’aime aussi la volaille, le pigeon, le gibier, les champignons, les noisettes, les châtaignes, des produits qui ont du goût, caractéristiques de la puissance et de la finesse. En fait j’aime beaucoup de choses. »

En cuisine, la préparation des assiettes © JPS

En cuisine, la préparation des assiettes © JPS

JPS : « Est ce que vous êtes plus cuisine moléculaire ou plus cuisine traditionnelle ? »

Ronan Kervarrec : « Oui les modes se démodent, ce qui ne se démodera jamais c’est la tradition et le savoir-faire ».

Cuisiner une cuisine traditionnelle, ce n’est pas « has been », au contraire, aujourd’hui on recherche de vraies valeurs »

« Les feux d’artifice, les poudres, c’est du passage, alors que la transmission, c’est un temps qui dure. Ce sont des expériences différentes, tout dépend de ce que l’on recherche comme expériences. »

Un véritable tableau et un festival de couleurs dans l'assiette © JPS

Un véritable tableau et un festival de couleurs dans l’assiette © JPS

JPS : « Quelle approche avez-vous avec votre clientèle ? »

Ronan Kervarrec : « Il faut de la chaleur humaine, de l’accueil, il faut être détendu et professionnel et que la clientèle se laisse aller à ma cuisine. Il faut de la sensibilité et énormément d’attention vis-à-vis du client, une attitude de respect et de politesse aussi.

Il faut aimer les autres pour faire ce métier et vouloir faire plaisir, c’est l’essence même de notre métier.

Le chef sommelier Benoît Gelin depuis 14 ans à Plaisance, il a connu Chrsitophe Canati, Philippe Etchebest, Cédric Béchade et désormais Renan Kervarrec © JPS

Le chef sommelier Benoît Gelin depuis 14 ans à Plaisance, il a connu de nombreux chefs : Chrisophe Canati, Philippe Etchebest, Cédric Béchade et désormais Ronan Kervarrec ; « à sa carte plus de 80 vins de Saint-Emilion et Montagne avec 3 millésimes différents, voire plus pour certains » © JPS

JPS : « J’imagine que vous portez de l’intérêt aux accords mets et vins ? »

Ronan Kervarrec : « Un plat peut être bon mais devenir très mauvais ; le travail du chef sommelier, Benoît Gelin, est primordial pour passer un moment de bonheur. Présenter une assiette avec un vin qui ne correspond pas, c’est annuler la notion de plaisir.Il faut écouter ce qu’a à dire le sommelier pour adapter son plat à un vin. »

Dans le cave de service, de nombreux Sauternes, et le miel produit au château Pavie avec Bernard Simian apiculteur © JPS

Dans la cave de service, de nombreux Sauternes, et le miel produit au château Pavie avec Bernard Simian apiculteur © JPS

JPS : Justement par rapport aux vins de Saint-Emilion, qu’est ce que vous aller proposer ? »

Ronan Kervarrec : « Il faut une cuisine de caractère car ce sont des vins bien charpentés. C’est un terroir qui a du caractère, il vaut une cuisine avec un côté « vif », car le côté terre est important avec ces vins qui ont du caractère, de la puissance, avec un côté boisé, un parfum de sous-bois, un côté fumé.

Comme pour les vins de Saint-Emilion, il faut de la puissance et de la finesse, il faut que ce soit équilibré »

Au centre Renan Kervarrec le chef exécutif avec Christophe Meynard des Pépites Noires et l'ensemble de l'équipe en cuisine de l'Hostellerie de Plaisance © Jean-Pierre Stahl

Au centre Ronan Kervarrec le chef exécutif, juste derrière le second Anthony David, avec Christophe Meynard des Pépites Noires, et l’ensemble de l’équipe en cuisine de l’Hostellerie de Plaisance © Jean-Pierre Stahl

JPS : « Vous développez une cuisine avec des produits essentiellement locaux ? »

Ronan Kervarrec : « Oui avec Christophe Meynard, c’est l’enfant du pays, il m’aide beaucoup. C’est ça la cuisine, c’est une histoire humaine, de copains et d’amitié. 

« Christophe lui est sur la truffe ( gérant des Pépites Noires, spécialiste des truffes de Gironde et développant une gamme de produits comme le beurre bio au sel truffé et les glaces à la truffe). Mais il fait aussi 2 heures de route pour aller me chercher de la viande de Bazas chez un boucher qui découpe, abat et vend ses boeufs. Il y a Yann avec sa cabane à huîtres, c’est un truc de dingue, avec de la passion et du savoir-faire. Et puis Luc Alberti en agriculture raisonnée, sans pesticide, il fait des produits frais qui ont du goût, il fait des tomates de folie. Christophe me trouve aussi les écrevisses, la farine bio, de la marjolaine…il m’en ramène une tonne ! On  a aussi une jeune fille qui fait du safran qui est top. Celui qui veut se donner la peine peut sortir des sentiers battus ».

« On va développer notre collaboration pour aller encore un peu plus loin, on recherche un chef jardinier, on a un grand terrain sur Monbousquet , on va y faire nos légumes et nos fleurs. La bonne cuisine passe par de bons produits, c’est aussi simple que cela. »

Interview du chef et reportage menés par Jean-Pierre Stahl.

01 Août

Le château Pape-Clément sur un air bucolique, entre visite du jardinier, visite des 5 sens et pique-nique « garden-party »

C’est l’été au château Pape-Clément, dans ce joyau d’architecture néo-gothique et ce cru classé viticole, proche de Bordeaux. Pour agrémenter le séjour des touristes, le château Pape-Clément fait preuve d’imagination et propose tout un panel d’offres et de découvertes, selon le budget de chacun.

La visite du jardinier © Bernard Magrez Luxury Wine Experience

La visite du jardinier, découvrez le potager et le poulailler du château Pape-Clément © Bernard Magrez Luxury Wine Experience

LA VISITE DU JARDINIER

Aux portes de Bordeaux, le Château Pape Clément, Grand Cru Classé de Graves à Pessac, véritable havre de paix, voit s’épanouir 60 hectares de vignes qui rayonnent autour de son architecture néogothique. Dans ses jardins, les oliviers millénaires veillent en silence sur le Château. Le parc et les jardins accueillent plusieurs espaces où se développent des plantes rares utilisées en biodynamie, des plantes de senteurs et d’aromates.

Dissimulé par le majestueux cèdre du Liban faisant face au Château, entouré de vignes, découvrez le potager du Château Pape Clément. Le jardinier y cultive une multitude de variétés de fruits et légumes de saison ainsi que des aromates et les apporte directement dans les cuisines du restaurant gastronomique de La Grande Maison de Bernard Magrez.

Au détour d’un carré de potager observez cet hôtel à insecte, élément essentiel de la biodiversité de la propriété. Continuez cette promenade à la rencontre de charmantes poules et observez Clémence et Clémentine qui fournissent en œufs les petits déjeuners du Château. La visite du jardinier au Château Pape Clément vous réserve de nombreuses découvertes. Laissez-vous guider à travers un magnifique jardin de senteurs, paysagé par Louis Benech, réputé pour sa rénovation du Bosquet du Théâtre d’Eau du Château de Versailles. Puis découvrez une sublime palmeraie, ainsi que l’exceptionnelle collection d’agrumes. Cette visite sera couronnée par une dégustation dans le potager et par une surprise…

Tarif : 12€ par personne, tous les jeudis à 10h sur réservation

La Visite des 5 sens © Bernard Magrez

La Visite des 5 sens © Bernard Magrez Luxury Wine Experience

LA VISITE DES 5 SENS

Véritable innovation oenotouristique, cette visite unique et ludique met tous vos sens en émoi : toucher, odorat, ouïe, vue et bien sûr goût !
Pendant 2 heures, vous irez de surprises en surprises, pour découvrir le vin autrement, et comme nulle part ailleurs !

De sensations délicates en tourbillons d’émotions, laissez-vous guider au cours d’un voyage sensoriel des 5 sens. Pour commencer cette aventure, c’est le toucher qui sera mis en exergue, grâce à la découverte tactile des terroirs et des vignes. Par la suite, vos qualités olfactives permettront d’apprécier les arômes de chêne et les millésimes en création. Durant cette promenade sensorielle vous serez suspendu entre passé et présent…

Puis vous visionnerez le Château Pape Clément et son évolution depuis 1250 sous toutes ses coutures néogothiques.

Vous perdrez ensuite vos repères dans l’un des salons du Château lors d’une dégustation à l’aveugle afin de mieux saisir la complexité des vins de Bernard Magrez. Et c’est enfin l’ouïe qui sera sollicitée, sans doute la partie la plus surprenante de cette visite !

Disponible 7 jours/7 sur réservation. 49 € par personne.

Et une petite garden-party, ça vous dit ? au © château Pape-Clément

Et une petite garden-party, ça vous dit ? au © château Pape-Clément

LES PIQUE-NIQUES D’INSPIRATION « GARDEN-PARTY »

Venez flâner au crépuscule et partager un moment gourmand et convivial. Cette fois-ci vous aurez droit à  une visite-dégustation, une animation sur un thème différent à chaque date, le panier pique-nique et les vins.

Jusqu’au 17 août – 40 € par personne.

874_160322_pc_131

Pour tout renseignement : Château Pape Clément 216 avenue du Dr Nancel Pénard – Ouvert 7jours/7, toute l’année +33 (0)5 57 26 38 34 – visite@pape-clement.com

22 Juin

A chacun son trip, eux c’est le Saint-Emilion Wine Trip

C’est une mini-révolution au monde du vin. Les châteaux vont vers le consommateur pour apprendre l’art de la dégustation aux néophytes et aux amateurs. Les Vins de Saint-Emilion ont ainsi lancé le Saint-Emilion Wine Trip, façon food truck, avec un tub Citroën rouge, qui est en passe de devenir aussi célèbre que la Cité Millénéaire. Embarquez à bord du Saint-Emilion Wine Trip avec son sommelier Frédérick Breysse.

Le Saint-Emilion Wine Trip avec un vieux tub Citroën de 1976 © Jean-Pierre Stahl

Le Saint-Emilion Wine Trip avec un vieux tub Citroën de 1976 © Jean-Pierre Stahl

L’idée des plus originales est venue du brillant directeur des vins de Saint-Emilion, Franck Binard. Certes, il a un peu « pompé » sur les food-trucks, mais justement c’est ça l’insolite, l’originalité, c’est de l’adapter au vin et en particulier d’en faire un « Cheval de Troie » dans 17 villes traversées cette année. Le concept très simple était d’en faire un bar à vin ambulant à destination des néophytes et des amateurs, d’y associer un sommelier en la personne de Frédérick Breysse, ainsi qu’un viticulteur sur chaque opération, sans oublier les cavistes dans les régions traversées.

saint-emilion wine trip 030

« Ce HY a été transformé en mode bar à vins pour faire la promotion des vins de Saint-Emilion. Ce truck date de 1976, il a 40 ans cette année, il a été entièrement restauré aux couleurs de Saint-Emilion, aux couleurs de l’appellation. Nous allons parcourir 17 étapes sur toute la France avec des viticulteurs qui m’accompagnent. Des viticulteurs de Saint-Emilion, Lussac Saint-Emilion et Puisseguibn Saint-Emilion », précise Frédérick Breysse.

L’avantage de ce Wine Trip, c’est que l’on va au devant de nos consommateurs, qui sont nos ambassadeurs, au devant du public, pour écouter leurs attentes, répondre à leurs questions et les former aux vins de Saint-Emilion, sur les différents terroirs les différents AOC » Yohan Aubert, château la Couspaude, Saint Emilion Grand Cru Classé.

Des touristes japonaises dégustant un verre de château la Couspaude avec Yohan Aubert © JPS

Des touristes japonaises dégustant un verre de château la Couspaude avec Yohan Aubert © JPS

Ce Wine Trip a « une gueule » incroyable, un camion rouge qui attire l’oeil, avec un son de moteur d’antan, une boîte 3 vitesses et un brin de nostalgie qui plaît tant aux français qu’aux étrangers en vacances: « Je viens de Vancouver, et je peux vous dire qu’on a beaucoup de food trucks, qui servent énormément de sandwichs et de salades, mais il n’y en a aucun qui sert du vin, c’est génial », assure un touriste Canadien.

saint-emilion wine trip 047

Le Saint-Emilion Wine Trip va faire 17 escales partout en France, ayant déjà obtenu un chaleureux accueil comme à Guebwiller en Alsace:

Frédérick Breysse, le sommelier qui apprend aux néophytes à déguster © JPS

Frédérick Breysse, le sommelier qui apprend aux néophytes à déguster © JPS

L’accueil est très positif, tant sur des festivals musicaux comme ODP Talence ou à Vannes pour le Festival de jazz, également sur des marchés aux vins car nous étions également invités d’honneur au marché de Guebwiller en Alsace, les gens sont vraiment ravis que les vins de Saint-Emilion se déplacent, aille à leur rencontre », Frédérick Breysse sommelier du Saint-Emilion Wine Trip.

saint-emilion wine trip 048

Et d’ajouter : « C’est pour répondre à des questions, également les initier aussi à la dégustation en leur donnant quelques clés : c’est les aider à mettre des mots sur leurs sensations, c’est souvent le plus dur, c’est très subjectif, mais voilà d’une manière ludique, conviviale il faut désacraliser l’univers des vins. Finalement, les gens se font un monde de ces dégustations, mais c’est finalement quelque chose d’assez simple, il faut que ça reste une notion de plaisir avant tout. »

Prochaines escales du Saint-Emilion Wine Trip à la Fête de la Confluence à Libourne les 1-2-3 juillet et durant une semaine au Festival de Jazz de Vannes en Bretagne la dernière semaine de juillet. Un Saint-Emilion Wine Trip qui va aussi avoir un bel accueil à l’étranger puisqu’il se rendra à Bruxelles et à New-York prochainement.

Un reportage de Jean-Pierre Stahl

20 Juin

Embarquez sur les 6 routes du vin de Bordeaux

Décidément, ils sont choyés ces oenotouristes. Grâce à Gironde Tourisme, ils sont orientés et conseillés pour découvrir les châteaux ainsi que les animations et hébergements proposés. 6 routes du vin de Bordeaux s’offrent à ces touristes, avec des sites internet, des cartes d’orientation, des panneaux de signalisation, et le sourire en prime !

Des Coréens se prenant en photo devant le château d'Agassac © JPS

Des Coréens se prenant en photo devant le château d’Agassac © JPS

Depuis le lancement officiel par Gironde Tourisme des 6 routes des vins, en fin d’année 2015 un nouveau label a vu le jour: « Vignobles & Découvertes ».

Depuis ce 14 décembre 2015, tous les acteurs se sont mis en ordre de bataille pour affronter les quelques 4,3 millions de visiteurs dans le vignoble girondin, leader incontestable de la fréquentation oenotouristique française.

Pour les accueillir, comme il se doit, des prestations de qualité ont été mise en place, accessibles à tous : c’est tout l’objectif du label « Vignobles & Découvertes ».

30000 barriques fabriquées sur le site de Nadalié à Ludon-Médoc © JPS

30000 barriques fabriquées sur le site de Nadalié à Ludon-Médoc © JPS

« Nous privilégions : qualité et facilité des déplacements, réservation et diffusion de l’information, développement du e-tourisme, amplitude plus large des horaires d’ouverture, formations du personnel d’accueil aux langues étrangères. Pour atteindre l’ensemble de ces objectifs, Gironde Tourisme soutient les initiatives des porteurs de projets, et coordonne avec l’aide de ses partenaires offices de tourisme sur le terrain une offre variée et hautement qualifiée, en mesure d’offrir à chaque profil de touriste un moment inoubliable en Gironde », explique Pascale Got président de Gironde Tourisme.

La salle de dégustation du château Lamothe-Bergeron © JPS

La salle de dégustation du château Lamothe-Bergeron © JPS

Nous avons des pépites, sachons mieux les organiser, avec un peu plus de 4 millions de visiteurs nous pourrons amener un rayonnement culturel, touristique et économique plus grand grâce à ces routes des vins », Pascale Got Présidente de Gironde Tourisme.

Il n’ y a qu’à se rendre au château d’Agassac à Ludon-Médoc pour y trouver un autocar rempli de Coréens tous enchantés de leur visite et de leur séjour dans le bordelais : « ce château est vraiment  célèbre et on est venus tous le visiter ; on a entendu parler du château d’Agassac en Corée, c’est pourquoi nous avons choisi de le visiter. », explique une guide coréenne.

Le château Lamothe-Bergeron restauré depuis un an à Cussac-Fort-Médoc © JPS

Le château Lamothe-Bergeron restauré depuis un an à Cussac-Fort-Médoc © JPS

Sur la Route du Médoc, le château Lamothe-Bergeron a misé à fond sur l’onotourisme. Entièrement restauré, ce château, propriété d’une maison de Cognac, est ouvert 7 jours sur 7 (d’’avril à octobre : du lundi au dimanche (week-end & jours fériés) et de novembre à mars : du lundi au vendredi). On vous propose tout d’abord un plongeon dans l’histoire du château, avec Mr Jacques de Bergeron conseiller au Parlement de Bordeaux jusqu’à sa dissolution en 1790, avant de découvrir la cave et salle de dégustation sous le château, mais aussi et surtout les fabuleux chais savamment mis en lumière avec une projection étonnante vous expliquant la magie de l’assemblage :

« la 1ère fois que nous l’avons passé, tout le monde a applaudi, et là je me suis dit on a réussi à faire quelque chose de poignant, qui touche les gens », explique Laurent Méry directeur général du château Lamothe-Bergeron

Labrousse devant le Café Lavinal © JPS

Céline de Labrousse, directrice générale de Lynch-Bages & Cie devant le Café Lavinal © JPS

Certains ont été précurseurs dans l’accueil des touristes comme ici au village de Bages, restauré en 2003 par la famille Cazes. En effet, au début des années 2000, Jean-Michel Cazes a envisagé une extension de Château Lynch-Bages, il a alors eu un déclic et saisi l’occasion de sauver le hameau de son enfance, emprunt d’histoire liée à la vigne et au vin. Il va y réaliser un endroit où il fait bon faire étape avec le Café Lavinal, une boulangerie traditionnelle le Comptoire d’Andrea, une boucherie, une boutique et un atelier vélo…en plus du myhthique relais et châteaux Cordeillan-Bages.

La chauffe de barrique chez Nadalié © JPS

La chauffe de barrique chez Nadalié © JPS

Des parcours insolites attendent aussi les visiteurs comme la tonnellerie Nadalié qui se visite. Un savoir faire et une expertise reconnus partout dans le monde. 30 000 barriques y sont fabriquées à l’année.

Les Graves et Sauternes ne sont pas en reste. Ce sont les 1ers dans le Bordelais à avoir lancer la 1ère route du vin avec notamment Dominique Guignard, Président des Vins de Graves. Il lui ont donné une véritable identité avec 60 panneaux de signalisation, mais aussi une carte qui répertorie plus d’une centaine de partenaire sur cette route ainsi qu’un site internet très efficace, simple et ludique.

Dominique Guignard, président des vins de Graves © JPS

Dominique Guignard, président des vins de Graves © JPS

On a une certaine fierté à avoir lancé ce concept, même si d’autres régions ont des vertus touristiques, la notre a été la 1ère à se constituer, ce qui nous a apporté une très grande visibilité et une reconnaissance », Dominique Guignard, Président des Vins de Graves

Un site simple d'utilisation © JPS

Un site simple d’utilisation © JPS

EN GRAVES ET SAUTERNES

Au sud, cap sur le berceau du vignoble bordelais et ses Pessac-Léognan, Graves, Sauternes, Barsac… Sur la rive gauche de la Garonne, la région des Graves et Sauternes rassemble des crus produisant trois couleurs : rouge, blanc et « or ». Incontournable : le Spa Vinothérapie des sources de Caudalie à Martillac, pour une pause relaxante au paradis.

EN MÉDOC

On la surnomme la Route des Châteaux : de Saint-Vivien de Médoc à Eysines, la D2 girondine traverse le vignoble médocain. Margaux, Pauillac, Saint-Julien, Saint-Estèphe… les grands noms de Bordeaux, aux architectures variées, s’égrènent sur 80km. Au cœur du vignoble de Pauillac, l’ancien village viticole restauré de Bages offre une halte enchantée avec son bistro chic le Café Lavinal, sa boulangerie épicerie fine et ses boutiques.

Des bus entiers vont déferler sur les route du vin de Bordeaux © JPS

Des bus entiers vont déferler sur les route du vin de Bordeaux © JPS

À BLAYE ET BOURG

Juste en face, sur la rive droite de l’estuaire, place aux propriétés familiales des côtes de Blaye et de Bourg. Vue imprenable sur l’estuaire, églises romanes, site archéologique gallo-romain et petits ports nostalgiques en prime ! À Prignac-et-Marcamps, Pair-non-Pair, l’une des plus anciennes grottes ornées du monde (-30 000 ans), dévoile son bestiaire exceptionnel.

EN SAINT ÉMILION-POMEROL-FRONSAC ET EN LIBOURNAIS

Sur la rive droite de la Dordogne, Saint-Emilion, surnommée la colline aux 1 000 châteaux, est célèbre pour ses vins fins et élégants, mais aussi pour sa cité médiévale, son vignoble classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, son macaron et son église monolithe creusée dans la roche (la plus vaste d’Europe). À la Maison du vin, plus de 250 châteaux sont représentés et vendus au prix de la propriété.

EN ENTRE-DEUX-MERS

Plus vaste région viticole du Bordelais, la « Toscane bordelaise » produit une multitude de vins, rouges, rosés et clairets et une grande variété de vins blancs. Avec ses bastides typiques et ses abbayes, la région invite à un voyage historique.
Nouveau : à Saint-Sulpice-et-Cameyrac, le château Leroy-Beauval innove et propose avec Libre’et sens de découvrir ses vignes en segway. (libretsens.fr)

BORDEAUX PORTE DU VIGNOBLE

Les vignes à portée de ville ! Plus de 20 châteaux sont concentrés sur Bordeaux Métropole. En saison, l’Office du Tourisme est le point de départ nombreux circuits (une soixantaine en saison !) : initiation à la dégustation, découverte des châteaux, ateliers vendanges, soirées vigneronnes…

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Cécile Lagaüzère (intervenants : une guide coréenne, Pascale Got Présidente de Gironde Tourisme, Laurent Méry directeur général du château Lamothe-Bergeron, et Dominique Guignard, président des vins de Graves) :

06 Juin

La Cité du Vin se pare de ses habits de lumière

Jusqu’au 22 juin, chaque soir de 22h30 à minuit, La Cité du Vin est illuminée. Une scénographie et une conception lumière réalisées par Eric Le Collen et Jeff Brard. A admirer chaque soir et c’est gratuit.

Cité du Vin et week-end des grands crus 2016 030
La Cité du Vin a décidé de marquer le coup. Depuis son inauguration, elle est illuminée chaque soir à partir de 22h30 et jusqu’au 22 juin.

Cité du Vin et week-end des grands crus 2016 033

Dommage qu’elle ne poursuive pas au delà pour les visiteurs de Bordeaux Fête le Vin et même les touristes attendus cet été…
Cité du Vin et week-end des grands crus 2016 032

En tant que phare…de l’oenotourisme, la Cité du Vin est ainsi mise en lumière avec un éclairage évolutif et mouvant, avec des couleurs, formes, mouvements différents. Après les reflets du soleil la journée, elle continue même la nuit la mise en valeur de son architecture.

Cité du Vin et week-end des grands crus 2016 035

Pour contempler cette mise en lumière, il n’est pas nécessaire d’être au pied de La Cité du Vin. On peut l’admirer depuis un bateau, comme celui affrêté lors de la soirée de France 3 pour le lancement du film « Voyage au coeur du vignoble bordelais, des grands crus entre tradition et modernité » de Romain Dussaulx et Claudine Matt (co-prduction France 3 et Grand Angle) à voir  le 13 juin après le Soir

Cité du Vin et week-end des grands crus 2016 053

Les meilleurs points de vue sont aussi à plusieurs centaines de mètres du bâtiment : prenez du recul depuis la rive droite, le pont Chaban Delmas ou encore l’entrée des bassins à flots. Un sympathique petit spectacle, toutefois, un joli feu d’artifice pourrait aussi rehausser l’édifice…

(Photos Jean-Pierre Stahl)

La scénographie et la conception lumière sont réalisées par Eric Le Collen et Jeff Brard. La Cité du Vin est un concept des architectes d’XTU. 

04 Juin

Week-end des Grands Crus de Bordeaux : l’engouement avec de plus en plus de jeunes

Chaque année, de nombreux étudiants français et étrangers mais aussi des jeunes actifs viennent à la rencontre des propriétaires et des salariés des grands crus présents au Hangar 14 à Bordeaux. La fréquentation était au rendez-vous, ce malgré les grèves dans les trains.

Simon, Antoine, Léo, Mathieu, et Valentin des étudiants de Dordogne © JPS

Simon, Antoine, Léo, Mathieu, et Valentin des étudiants de Dordogne © JPS

Pour cette nouvelle édition du Week-End des Grands Crus de Bordeaux, de nombreux néophytes sont présents comme Antoine, venu avec une bande de 4 autres étudiants de Dordogne : « pour moi, c’est la 1ère fois que je viens ; à l’exception de Simon, qui lui fait partie d’un club oenologique, c’est pour nous une première. Cela permet de goûter des crus que l’on n’aurait jamais goûté, on est plutôt content, c’est réussi », précise Antoine amateur de vin de Dordogne

Olivier Bernard (Président de l'UGCB), Christine Perrin (château Carbonnieux), Guillaume Pouthier (château Les Carmes Haut-Brion avec son tout nouveau chai signé Philippe Starck inauguré le 24 juin) et Hugo Bernard (Domaine de Chevalier) © JPS

Olivier Bernard (Président de l’UGCB), Christine Perrin (château Carbonnieux), Guillaume Pouthier (château Les Carmes Haut-Brion avec son tout nouveau chai signé Philippe Starck inauguré le 24 juin) et Hugo Bernard (Domaine de Chevalier) © JPS

Il y a les jeunes visiteurs mais aussi de jeunes responsables de châteaux comme Hugo Bernard, le fils d’Olivier Bernard, du Domaine de Chevalier en Pessac-Léognan qui annonce la tendance : « à l’ouverture il y avait déjà beaucoup de monde, pas loin de 500 personnes. Ca se passe bien, les domaines avaient peur qu’il y ait moins de monde, à cause de la grève, mais ça a l’air de marcher. Ici en rouge on fait déguster le 2013 et le 2006. »

Eric et Jérôme de Paris, 6 et 5e fois © JPS

Eric et Jérôme de Paris, 6 et 5e fois © JPS

Justement, parmi le public Côté Châteaux retrouve Eric, Jérôme et Régis, la même bande de Paris croisée l’an passé, de grands amateurs et connaisseurs : « il en manque un qui habite dans les Vosges, à cause de la grève, il n’a pas pu venir. C’est vrai que pour venir, il n’y avait pas de train, on a du monter à l’arrache dans un train », m’explique Jérôme. Un Jérôme pour qui c’est la 5e édition et qui a visité la Cité du Vin « c’est beau, il y a un côté ludique, interactif,intéressant. » Pour Eric en revanche « moi, je préfère aller dans les châteaux, la Cité s’adresse plus à des touristes ou des néophytes, mais je reconnais qu’il y a un beau point de vue, c’est ludique et au niveau multimédia c’est bien. » Dans le groupe, il y a Régis, le plus assidu au week-end des Grands Crus qui fait cette analyse « les 13 sont compliqués, il y a quelques belles choses en Saint-Emilion, chez les Pessac-Léognan c’est Pape-Clément qui trouve grâce à mes yeux. »

Philippe Blanc du château Beychevelle © JPS

Philippe Blanc du château Beychevelle, à gauche © JPS

Sur le stand de Beychevelle, le directeur Philippe Blanc fait déguster son 2013 et son 2007  :« c’est plutôt bien, depuis octobre j’avais les jambes qui tremblaient à faire goûter le 2013, finalement on a un vin élégant, équilibré, fruité, pas très solide mais c’est pas mal. On avait 60% de surfaces de vin de moins que d’habitude. »

Magalie Pourquié, de Léoville-Barton avec Juan (Espagne) et Alexandre (Russie) © JPS

Magalie Pourquié, de Léoville-Barton avec Juan (Espagne) et Alexandre (Russie) © JPS

Non loin, Magali Pourquié du château Léoville-Barton traduit l’ambiance qui, cette année, est encore fort sympathique : « les gens sont détendus, ils prennent le temps de déguster, c’est sympathique », c’est d’ailleurs « le but de discuter et d’échanger » ajoute Lilian Barton, la propriétaire de château Léoville-Barton 2e cru classé de Saint-Julien.

De nombreuses nationalités sont représentées, on y croise pas mal de Chinois, mais aussi des Européens. C’est le 1er week-end des Grands-Crus pour Juan qui vient  d’Espagne, alors que c’est déjà la 2e fois pour Alexandre de Russie : « je suis venu un peu par hasard l’an dernier, j’ai bien aimé et je suis revenu. Et ce soir on va dîner au château Kirwan. »

A la pause déjeûner, un moment de détente sur la terrasse du H14, profitant du soleil et de la vue sur Bordeaux © JPS

A la pause déjeûner, un moment de détente sur la terrasse du H14, profitant du soleil et de la vue sur Bordeaux © JPS

A midi, ce sont déjà 900 personnes qui avaient franchi les portes du Hangar 14 sur les quais de Bordeaux. Pour Olivier Bernard le Président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux : « c’est un très joli moment qu’offrent les membres de l’Union aux particuliers, les gens en ont pour leur argent, ce n’est rien par rapport au coût pour les propriétés. On a envie de recevoir le mieux possible. On est content d’accueillir un public de plus en plus jeune, venu en grande partie grâce aux réseaux sociaux, c’est vraiment sympa. »