20 Sep

« Les raisins de la passion » : l’émission en immersion dans le vignoble gelé de Saint-Emilion, depuis le château Trapaud

Béatrice Larribière accueillait ce midi l’émission spéciale vendanges de France 3 Aquitaine. 52 minutes pour décrypter le gel et ses conséquences, mais aussi les vendanges précoces et les changements climatiques, ainsi que les questions de main d’oeuvre, l’avenir du vignoble de Bordeaux et le poids des acheteurs étrangers. Béatrice Larribière est l’invité de Parole d’Expert sur Côté Châteaux.

Hervé Grandeau, Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, Béatrice Larribière, château Trapaud et Michel Rolland, oenologue-consultant © Jean-Pierre Stahl

Hervé Grandeau, Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, Béatrice Larribière, château Trapaud et Michel Rolland, oenologue-consultant © Jean-Pierre Stahl

Jean-Pierre Stahl : « Béatrice, vous voilà installée depuis 1997, vous avez repris un domaine familial (4e génération, depuis 1927), comment avez-vous commencé cette aventure ? »

Béatrice Larribière : « L’installation remonte à 1997, cela a été une bonne année d’expression avec beaucoup de volume, un bon millésime pour se faire la main, mais pas trop qualitatif. »

Béatrice incarne une nouvelle génération de vignerons, une femme à la tête d'un domaine passé en bio en 2009 © JPS

Béatrice incarne une nouvelle génération de vignerons, une femme à la tête d’un domaine passé en bio en 2009 © JPS

JPS : « 1997-2017, ces années en 7… »

Béatrice Larribière : « Ce sont les années en 7, je n’avais pas le recul, mais on m’a dit que ce n’était pas cela. En 2013, on avait grêlé et cette année, on a bien gelé, au minimum à 80%; il y a juste deux parcelles qui ont été protégées, notamment ici devant la salle de dégustation-caveau de vente. »

IMG_9426JPS : « Comment passe-t-on un cap comme celui-là, grâce aux stocks ? »

Béatrice Larribière : « Heureusement c’était la politique de mon père d’avoir du stock, et depuis j’en ai toujours eu. D’ailleurs je conserve les vins jeunes qui ne sont pas tout-à-fait prêts à boire, aussi pour les pros j’essaie d’avoir des millésimes qu’on puisse déboucher, prêts à la dégustation ».

Vincent Dubroca avec ses 3 premiers invités

Vincent Dubroca avec ses 3 premiers invités © JPS

 

« J’ai en stock des 2012, 14,15 et 16; j’ai un peu freiné les ventes, cela va me permettre de lisser cet épisode de gel, notamment pour le négoce dans deux ans.

Une maigre vendange mais la passion demeure

Une maigre vendange mais la passion demeure

Les clients ne s’en rendent encore pas compte, car on vend actuellement les 2012; on avait fait la même chose en 2013. »

Hervé Grandeau, Président de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, Béatrice Larribière, château Trapaud et Michel Rolland, oenologue-consultant © Jean-Pierre Stahl

Quelques cagettes récoltées ce jour pour remplir cette amphore © JPS

JPS : « Quant à la vendange de ce qu’il vous reste sur le 2017 ? »

Béatrice Larribière : « Aujourd’hui, ce matin on vendange quelques cagettes pour l’amphore. Pour ce qui n’a pas gelé, si on peut attendre la fin de la semaine, ou plus si on peut attendre au maximum. On va essayer de pousser en fin de semaine prochaine si ça ne décroche pas. »

Sophie Gaillard-Méral de Bordeaux Tourisme Métropole, Aurélia Souchal viticultrice et Hervé Grandeau intervenants dans l'émission © JPS

Sophie Gaillard-Méral de Bordeaux Tourisme Métropole, Aurélia Souchal viticultrice et Hervé Grandeau intervenants dans l’émission © JPS

JPS : « Maintenant évoquons une chose plus réjouissante que le gel, le bio, pourquoi avoir fait ce choix ? »

Béatrice Larribière : « Je suis passée en bio en 2009, car en fait on est les premiers concernés, on vit sur place et on travaille dans les vignes, c’est le b.a.-ba pour moi ».

Aurélia Souchal a vécu une année terrible : le gel d'avril puis la grêle du 28 août © JPS

Aurélia Souchal, installée depuis 2015 au château Huradin à Cérons, a vécu une année terrible : le gel d’avril puis la grêle du 28 août © JPS

On fait un peu de biodynamie, avec des tisanes, du purin, mais on le fait pour nous, c’es plus ludique, on y va de notre sensibilité. Mon chef de culture s’en sort plutôt bien.

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On est certifié en bio depuis 2012, il n’y en a pas beaucoup en Saint-Emilion Grand Cru, mais comme il y a de la demande… Auparavant les négociants boudaient le bio, maintenant ils se sont assouplis. C’est dommage d’être catalogué, alors que cela se faisait ainsi avant. On est aussi dans la démarche SME avec les Vins de Bordeaux.

IMG_0022JPS : « Et comment cela se passe-t-il avec les particuliers ? »

Béatrice Larribière : « Avec les particuliers, il y a un engouement. Il y a aussi des vagues. Je fais les salons des Vignerons Indépendants de Lille, Paris et Strasbourg, ainsi que le Luxembourg. Mais pas encore celui de Bordeaux, je suis sur liste d’attente.

Cela fonctionne bien avec l’accueil à la propriété, sur internet mais aussi pas mal avec le « bouche à oreille ». On fait des visites et dégustations, je travaille aussi depuis peu avec Christine Glémain de Vino Passeport. Notre meilleure publicité reste surtout le bouche à oreille et sur internet.

Jacques-Olivier Pesme de Kedge Business School et Sophie Gaillard-Méral de Bordeaux Tourisme Métropole © JPS

Jacques-Olivier Pesme de Kedge Business School et Sophie Gaillard-Méral de Bordeaux Tourisme Métropole © JPS

Notre production habituelle, quand tout va bien, 45 hectos à l’hectare pour un bio c’est bien, cela représente environ 80000 bouteilles vendus sous château Trapaud, mais aussi avec Reflets de France-Carrefour avec la Cuvée La Chapelle. »

Béatrice Larribière fière de son millésime 2016, dans son chai à barriques © JPS

Béatrice Larribière fière de son millésime 2016, dans son chai à barriques © JPS

Un grand merci à Béatrice Larribière d’avoir reçu tout notre barnum pour cette émission spéciale « les Raisins de la Passion », proposée par Xavier Riboulet rédacteur en chef, préparée par Franck Omer et Jean-Pierre Stahl, présentée avec brio par Vincent Dubroca. Réalisation Fabien Roy.

Côté châteaux et Béatrice Larribière devant le château Trapaud

Côté châteaux et Béatrice Larribière devant le château Trapaud

A voir sur le site Facebook de France 3 Aquitaine, et demain à 8h50 sur l’ensemble de nos 3 antennes de France 3 Nouvelle Aquitaine et demain sur Côté Châteaux.

06 Sep

Krystel Lepresle remplace Audrey Bourolleau comme déléguée générale de Vin & Société

Le remplacement de la nouvelle conseillère du Président Macron était attendu. Krystel Lepresle devient la déléguée générale de Vin & Société, en remplacement d’Audrey Bourollo appelée comme conseillère agriculture à l’Elysée. Krystel Lepresle est bien connue du milieu viticole : elle a dirigé l’Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco entre 2008 et 2016.

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Krystel Lepresle, nouvelle déléguée générale de © Vin & Société

Originaire de la Nièvre, elle n’a que 39 ans, l’âge du Président Macron… Krystel Lepresle est bien connue du milieu viticole ; en effet, c’est elle qui a dirigé l’Association pour l’inscription des climats du vignoble de Bourgogne au Patrimoine mondial de l’Unesco entre 2008 et 2016, inscription obtenue avec succès le 4 juillet 2015. Krystel Lepresle vient donc de rejoindre Vin & Société en tant que déléguée générale, ce qui fait dire à son président :

Cette sensibilité aux questions de patrimoine constitue un atout majeur pour la mise en œuvre des actions sociétales et politiques de la filière viticole »Joël Forgeau, Président de Vin & Société,

Juriste de formation, Krystel Lepresle est titulaire d’un DESS Droits de l’homme et droit humanitaire (Paris II Panthéon – Assas) et d’un DEA des Droits de la personne et protection de l’humanité, mention Science Politique. Elle est spécialiste de la protection du patrimoine culturel en cas de conflit armé, mission qu’elle a remplie au sein de l’Unesco entre 2003 et 2008.

« Comprendre la dimension culturelle du vin nous permet de remettre au cœur des enjeux sociétaux deux notions indissociables : celles de liberté et de responsabilité. La liberté d’éprouver du plaisir à boire du vin. La liberté de valoriser de façon responsable un produit bimillénaire » explique la nouvelle déléguée générale.

07 Août

Disparition de Christian Millau, l’un des 2 fondateurs du fameux guide Gault et Millau

Le journaliste et critique gastronomique Christian Millau, cofondateur du Gault et Millau et qui avait révolutionné la gastronomie française avec la Nouvelle cuisine, est mort samedi à l’âge de 88 ans; il rejoint ainsi son confrère Henri Gault, disparu 17 ans plus tôt. Jacques Dupont, le « Monsieur Vin » du guide, qui collabora plus de 12 ans avec lui, rend hommage à Christian Millau pour Côté Châteaux.

10155451Après une carrière de journaliste qui l’avait vu travailler dans divers quotidiens, Christian Millau avait lancé en 1969 le premier guide Gault et Millau, avec son confrère Henri Gault, mort en 2000.

Il avait été l’un des pères de la Nouvelle cuisine au début des années 1970, un mouvement qui a bouleversé les codes culinaires. Il a co-fondé le Gault et Millau devenu le deuxième guide gastronomique français après le Michelin, et qui est distribué aujourd’hui dans 12 pays.

Il a révolutionné le monde de la gastronomie en s’appuyant sur quelques chefs qu’il avait découverts, comme Michel Guérard et Joël Robuchon, et en lien étroit avec Paul Bocuse, en lançant en 1973 la Nouvelle cuisine, un manifeste qui a eu un retentissement mondial », Côme de Chérisey directeur général du Gault et Millau.

Les préceptes de la Nouvelle cuisine, en dix points (« Tu ne cuisineras pas trop », « Tu utiliseras des produits frais et de qualité », « Tu allégeras ta carte »…) ont eu un effet considérable sur la pratique culinaire et donné naissance à la cuisine contemporaine.

« Ces commandements de la Nouvelle cuisine ont apporté un big bang dans l’univers de la gastronomie de l’époque. C’était alors une cuisine où les chefs n’étaient pas encore mis à l’honneur, très traditionnelle, avec des viandes plutôt faisandées, des sauces lourdes, de la crème du beurre… », a affirmé Côme de Chérisey.

L’HOMMAGE DE JACQUES DUPONT

Jacques Dupont et Olivier Bompas, les journalistes du Point ont dégusté durant 4 semaines à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Jacques Dupont et Olivier Bompas, les journalistes et spécialistes du vin au Point en mai dernier à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Jacques Dupont était journaliste depuis longtemps quand il a commencé à travailler pour lui vers 1986-1987, néanmoins il me précise :

  J’ai commencé à écrire sur le vin avec Christian Millau, dans le Gault et Millau. » Jacques Dupont

Jacques Dupont est devenu en France l’une des plus grandes références journalistiques et critiques de vin. Il travaille depuis avec Le Point et sort de nombreux guides, à l’occasion des primeurs ou pour les Foires aux Vin, le prochain est prévu le 7 septembre.

Sa collaboration s’est faite par un concours de circonstances, Jacques Dupont réfléchissait à un quotidien sur le modèle de USA Today pour le groupe Hachette, qui finalement ne s’est pas fait, en revanche vu qu’il parlait souvent de vin à la radio, la proposition lui a été faite par un ami de venir travailler au Gault-et-Millau. « J’ai commencé par la petite porte, par m’amuser…Mon copain n’est pas resté, par contre Christian Millau m’a convoqué dans son bureau pour me dire que j’allais faire le guide des vins de Gault et Millau. » A l’époque, Jacques Dupont n’était pas l’expert qu’il est devenu aujourd’hui, il avait toutefois en lui le métier de journaliste mais aussi  la passion du vin, « ce n’est pas grave lui avait dit Christian Millau, vous apprendrez ! »

Et c’est ainsi que pendant plus d’un an, « on s’est payé quelques coups avec Pierre Cristol…on a eu carte blanche pendant un an et demi et on a pu déguster comme des malades. C’est aussi à cette époque que s’est nouée mon amitié avec Denis Dubourdieu (et sa macération pelliculaire). »

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Christian Millau a véritablement marqué Jacques Dupont, devenu aujourd’hui ce grand journaliste en vin: « c’était un homme de récit, il adorait raconter les histoires », comme Jacques Dupont d’ailleurs. C’est dans la fibre humaine que passe souvent le coeur, l’émotion et l’humanité. L’intérêt, il est là, c’est ce qui nous lie tous nous autres journalistes, le rapport aux autres, et l’idée de faire ressortir une ambiance, un vécu en plus du fond.

« J’avais beaucoup d’admiration pour lui, on est resté en très bons termes, même après la fin de ma collaboration en 1998, je l’avais revu 2 ou 3 fois. C’était un très grand journaliste, qui a écrit de nombreux ouvrages très drôles. Christian Millau avait un peu cette pensée subversive du cabaret du Chat Noir ». 

Christian Millau avait été journaliste politique, puis judiciaire avant de se consacrer à la gastronomie et au vin.

Regardez l’une des dernières interviews de Christian Millau réalisées par Gault-et-Millau :

 

08 Juil

Stéphane Derenoncourt parrain du « Palmarès Castillon »

C’était le 28 juin dernier  une dégustation exceptionnelle à Paris, organisée par l’appellation Castillon Côtes de Bordeaux, avec l’aide de Stéphane Derenoncourt. Une dégustation à l’aveugle avec l’établissement d’un palmarès pour mieux traduire le renouveau de l’appellation.

Stéphane Derenoncourt

Stéphane Derenoncourt à Lavinia © Castillon Côtes de Bordeaux – Brian Reynaud

Stéphane Derenoncourt, on ne le présente plus, il est consultant pour plus d’une centaine de domaines viticoles en France et dans le monde, mais aussi attaché à la terre de Castillon, en tant que propriétaire du Domaine de l’A. Le but était donc d’ établir un palmarès annuel. Celui-ci va mettre en avant la qualité et la diversité des vins de l’appellation grâce une dégustation effectuée par une sélection de journalistes au travers de plusieurs catégories.

J’ai rencontré l’équipe de Castillon Côtes de Bordeaux et séduit par leur nouvelle dynamique et leur volonté de faire parler de l’appellation, j’ai proposé de les aider en réalisant une classification des vins. C’est comme cela qu’est née l’idée du Palmarès ! » Stéphane Derenoncourt

Un travail d’équipe puisque Stéphane Derenoncourt et le syndicat viticole de Castillon ont dégusté à l’aveugle une centaine d’échantillons du millésime 2014. Ils ont ensuite établi une pré-sélection de 30 références, c’est celle-ci qui a été dégustée le 28 juin par une quinzaine de journalistes chez Lavinia. 

« Grille de dégustation, mais aussi évaluation de l’expression du terroir, adjectifs pour qualifier l’identité du vin, nous avons tout passé au crible pour définir un palmarès juste et représentatif, qui pourra être valorisé auprès des professionnels et du grand public tout au long de l’année. Castillon Côtes de Bordeaux est une appellation pleine d’avenir, mais encore méconnue. Ce palmarès est une étape supplémentaire pour la faire revenir sur le devant de la scène »

LES RÉSULTATS

10 lauréats sur 4 catégories, tel est le verdict rendu par le jury de dégustateurs ! Sur le millésime 2014, ont donc été récompensés :

  • Frais et convivial:

Château Grand Tuillac ; Château Lagrange Monbadon ; Domaine du Plantey

  • Gourmand et séducteur:

Château la Brande ; Château Roc de Maugras ; Fleur de Scène  

  • Puissant et étonnant :

Château Cap de Faugères « La Mouleyre » ; Page ; Valmy Dubourdieu Lange

  • Atypique:

Château Claud Bellevue « Cuvée la folie d’Ana 100% cabernet sauvignon »

15 Juin

Hubert de Boüard lance un Chardonnay et un Sauvignon à son nom

Voilà une signature qui risque encore de faire vendre. Hubert de Boüard, co-propriétaire d’Angélus à Saint-Emilion et oenologue consultant lance un Chardonnay et un Sauvignon, « made in Bordeaux ».

© Hubert de Boüard

© Hubert de Boüard

En avant les vins de cépage ! Il faut dire qu’à l’étranger, peu de consommateurs comprennent les « us et coutumes » bien françaises de l’assemblage. Ce n’est pas une nouveauté toutefois, mais aux USA « Chardonnay » ça sonne bien et nos amis ricains comprennent vite puisqu’ils en produisent. Sauvignon, ce n’est pas trop long non plus, pas de sémillion ou de muscadelle à ajouter. Le Sauvignon, c’est bon, seul aussi.

Fort de ce constat, Hubert de Boüard, le célèbre co-propriétaire de Château Angelus, Premier Grand Cru Classé A de Saint-Emilion, et Œnologue consultant, signe aujourd’hui un Chardonnay et un Sauvignon, made in Bordeaux.

C’est la nouveauté lancée à la veille de Vinexpo, des vins de cépage au nom d’Hubert de Boüard, qui viennent à s’ajouter aux vins des propriétés familiales, La Fleur de Boüard à Lalande de Pomerol et Clos de Boüard à Montagne Saint-Emilion, qui déjà font un joli parcours dans l’univers du vin à Bordeaux et dans le monde.

Château Angélus, 1er cru classé A de Saint-Emilion, co-propriété d'Hubert de Boüard © Jean-Pierre Stahl

Château Angélus, 1er cru classé A de Saint-Emilion, co-propriété d’Hubert de Boüard © Jean-Pierre Stahl

« C’est un vrai travail de vigneron démarré il y a trois ans pour réussir des cuvées originales de cépages bordelais ou non. Les raisins proviennent de nos propres parcelles ou de parcelles sélectionnées soigneusement pour l’excellence de leurs terroirs liée à l’adaptation de la taille de la vigne », commente Hubert de Boüard.  « Chaque parcelle est travaillée au fil des saisons dans le respect d’une agriculture privilégiant les écosystèmes jusqu’à la décision minutieuse du ramassage des raisins en fonction de la meilleure maturité possible. C’est un travail passionnant qui nous anime, pour produire chaque cuvée, en quantité limitée afin d’en garantir l’authenticité » 

Une initiative quine s’arrêtera pas là puisque prochainement une Syrah, un Semillon, un Merlot et un Cabernet Sauvignon seront aussi lancé par HDB.

22 Mai

Audrey Bourolleau, ancienne déléguée générale de « Vin & Société » devient conseillère auprès du Président Emmanuel Macron

Audrey Bourolleau, déléguée générale de Vin & Société depuis novembre 2012, a quitté le 2 mai dernier ses fonctions. Elle devient « conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural » à l’Elysée, auprès du Président Macron. Elle avait par ailleurs occupé le poste de directrice des Côtes de Bordeaux de 2010 à 2012.

Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux © JPS

Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux lors de Vinexpo 2015 © JPS

C’est un visage bien connu de la place de Bordeaux puisqu‘il y a moins de 7 ans, Audrey Bourolleau était encore directrice de l’Union des Côtes de Bordeaux, succédant à Christophe Château, aujourd’hui directeur communication au Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux.

Audrey Bourolleau, avait rejoint Vin & Société en tant que Déléguée Générale, afin de mettre en oeuvre les actions sociétales et politiques de la filière viticole, une filière forte de plus de 500000 emplois en France.

Aujourd’hui Vin et Société rend hommage au travail qu’elle a accompli par la voix de Joël Fargeau, Président de Vin & Société : « Audrey Bourolleau a conçu et mis en oeuvre le volet consommation responsable, éducation et oenotourisme de Vin & Société. Elle a en particulier lancé le portail de la prévention en ligne, piloté la 1ère campagne d’information sur les repères de consommation en décembre 2015 et impulsé le programme 1 Minute, 1 Vignoble. »

Et de poursuivre : « A mes côtés Audrey Bourolleau a oeuvré avec talent, faisant de Vin & Société un véritable acteur de référence au service des 500000 acteurs de la vigne et du vin. Je lui souhaite plein de succès pour sa nouvelle mission. »

Durant la campagne présidentielle, Audrey Bourolleau était aux côtés d’Emmanuel Macron pour tous ses déplacements sur le thème de l’agriculture, elle était devenue la référente agricole pour le mouvement En Marche, un instant il se murmurait qu’elle aurait pu occuper le poste de Ministre de l’Agriculture. Le programme agricole a été élaboré par le président élu avec sa conseillère mais aussi « construit avec 3000 agriculteurs, en prise avec les réalités du terrain. Les deux sujets principaux de nos agriculteurs sont le prix et les normes, le changement de méthode est de co-construire avec les gens de terrain » précisait-elle à l’aube de la victoire d’Emmanuel Macron.

Côté châteaux lui souhaite bonne chance pour ce poste qui ne sera pas de tout repos avec un monde agricole toujours en crise. Toutefois le savoir-faire français avec ses IGP, AOC ou AOP et autres labels rouges reste l’un des meilleurs au monde. Nul doute que le monde de la viticulture très éprouvé ces dernières semaines à cause du gel sera au coeur de ses préoccupations et de celles du Président de la République : « il faudra qu’on travaille sur les mesures d’accompagnement de crise sur les aléas climatiques et d’avoir la capacité à se projeter : la négociation d’une assurance climatique devient essentielle et urgente » confiait-elle à AgriTV à l’aube de l’élection d’Emmanuel Macron et après le terrible épisode de gel fin avril pour lequel elle avait adressé un « message de solidarité » avec les agriculteurs et viticulteurs frappés par le gel.

05 Mai

Elan de solidarité : la maison de négoce Jean-Pierre Moueix annonce une hausse de 100 € du tonneau pour soutenir les petits vignerons

Christian Moueix, Edouard Moueix et Laurent Navarre, négociants à Libourne, ont envoyé une lettre à leurs fournisseurs leur annonçant une bonne surprise : une hausse de 100 € des prix du vin en vrac de la récolte 2016, pour les accompagner dans l’épreuve difficile du gel, qui vient de les toucher de plein fouet. Interview de Christian Moueix, consacré « vigneron du mois » par Côté Châteaux.

A gauche une branche fructifère pas impactée, à droite un peu touchée par le gel © JPS

A gauche une branche fructifère pas impactée, à droite une autre touchée par le gel, qui va dépérir © JPS à Saint-Emilion

Quand la nature s’arrête, l’être humain s’arrête aussi…Le vigneron se prend la tête entre ses mains, comme pour se dire, ce n’est pas possible…un genou à terre…à regarder le désastre.

Le négociant, lui est aussi touché, car au fil des années, il est l’accompagnateur, le revendeur de ce produit de la terre, et il sait, oui il sait combien cela risque d’être une mauvaise passe pour le vigneron. Alors, lui aussi s’arrête, et dans cette lueur d’intelligence, il se dit que pourrais-je faire pour aider mon compagnon vigneron, sans qui je ne serais finalement pas là ?

Cette homme qui a eu cette vision d’aider, d’augmenter quelque peu le prix du tonneau, c’est Christian Moueix, négociant à Libourne, mais avant tout vigneron lui-même. « J’ai fait un grand tour de la région durant le wek-end du 1er mai et cela m’a révélé un désastre ».

« Je suis vigneron dans l’âme, avant d’être négociant, et je peux vous dire que

C’était triste à pleurer de voir ces vignes dévastées et en particulier dans la plaine de Saint-Emilion », Christian Moueix

Christian Moueix et son fils Edouard Moueix © château La Fleur Pétrus

Christian Moueix et son fils Edouard Moueix © château La Fleur Pétrus

« Vous savez, mon père est arrivé à Saint-Emilion, il y a 80 ans, et depuis on achète beaucoup de vins de Saint-Emilion, notre maison s’appelait d’ailleurs la maison de négoce des vins de Saint-Emilion, et cette région est sinistrée… On n’est pas insensible à leur malheur… »

Aussi Laurent Navarre, Edouard Moueix et Christian Moueix, respectivement directeur général,  directeur général délégué et président des Etablissements Jean-Pierre Moueix ont co-signé une lettre, datée du 2 mai, et qui s’assimile à un bel élan de solidarité, un geste du coeur, un geste humain, dont voici la teneur :

« Vous êtes tous plus ou moins sévèrement touchés, et la perte financière se double de sentiments de désespoir et d’injustice. »

« En tant que négociants en vins, nous avons eu le privilège d’acheter en vrac tout ou partie de votre bonne récolte 2016, aux prix du début de cette campagne.

« La seule conséquence positive de ce gel sinistre sera un raffermissement des cours, dont vous ne pourrez pas même bénéficier. En conséquence, il nous semble juste de rectifier les bordereaux vrac des vins de la récolte 2016 -enlevés ou non enlevés – en ajustant le prix initial pour tenir compte de cette hausse accidentelle. Nous souhaitons donc -en accord avec  votre courtier et quelque soit l’appellation concernée- majorer de 100 € le prix de chaque tonneau déjà acheté »  

Une lettre relayée dès le lendemain sur les réseaux sociaux et notamment par  le château Grand Tuilliac Elegance qui commente : « Je ne reviendrais pas sur les situations plus ou moins dramatiques que nous allons devoir affronter, mais plutôt sur l’attitude HUMAINE, RESPECTUEUSE, PROFESSIONNELLE et GENEREUSE, d’un de nos Négociant local: Les Etablissements JEAN PIERRE MOUEIX ».

Et Christian Moueix de continuer à m’expliquer : « quand on a acheté du 2016, il était au prix de l’époque, on ne savais pas qu’il n’y aurait pas de récolte pour certains en 2017 et peut-être moins en 2018,

Je trouve normal d’avoir eu ce geste symbolique, ce geste de solidarité », Christian Moueix.

« Depuis les prix du 2016 ont commencé à augmenter quelque peu de 10 à 20 %. Et de continuer à dépeindre le vignoble de Saint-Emilion, aujourd’hui, une semaine après le gel : « le plateau de Saint-Emilion est particulièrement indemne, et quand on regarde en bas de Saint-Emilion, c’est morne plaine, c’est dur de voir ce coup du sort sélectif. On n’est pas du tout insensible à ce qui s’est passé. »

Bravo pour cette belle initiative que Côté Châteaux se devait aussi de souligner.

18 Avr

Du nouveau dans le monde du négoce à Bordeaux : The Wine Merchant change de mains

Le célèbre négociant bordelais The Wine Merchant, créé par Christophe Reboul Salze, devient propriété de trois investisseurs privés suisses, Dona Bertarelli, Yann Guichard et Yann Borgstedt. Christophe Reboul Salze en reste le dirigeant.

Pour Chrstophe Reboul-Salzes de the Wine merchant © JPS

ChrIstophe Reboul-Salzes créateur à Bordeaux de the Wine merchant © Jean-Pierre Stahl

UN PEU D’HISTOIRE

Basé à Artigues-près-Bordeaux, The Wine Merchant est aujourd’hui l’un des acteurs principaux du négoce des Grands Crus Classés de Bordeaux. Cette maison de négoce, a été créée en 1998 par Christophe Reboul Salze. Celui-ci a réussi a en faire l’une des 20 plus grosses maisons de négoce de la place de Bordeaux qui en compte environ 300, grâce à la confiance des principaux châteaux et de la fidélité des principaux opérateurs en France et à l’étranger.

CHRISTOPHE REBOUL-SALZE RESTE PDG

Christophe Reboul Salze reste dirigeant de la maison de négoce.

Christophe Reboul Salze est l’un des plus grands experts du vin en France, je suis extrêmement heureuse de son maintien au sein de la société comme CEO, alors que nous ouvrons un nouveau chapitre de son histoire, » Dona Bertarelli

Yann Borgstedt, autre actionnaire, commmente : « étant moi-même entrepreneur, j’ai beaucoup d’admiration pour ce que Christophe Reboul Salze a réussi à faire depuis plus de vingt ans de The Wine Merchant. Je suis serein dans l’avenir de la maison de négoce et je me réjouis de travailler aux côtés d’un tel professionnel tout en investissant conjointement auprès de mes amis, il s’agit d’une magnifique opportunité de prolonger l’histoire. »

Le créateur de The Wine Merchant, Christophe Reboul-Salse me confie : « c’est vendu à des gens très sympas, de grands sportifs, le négoce se structure à Bordeaux, financièrement, ça fait plaisir, et en plus ce sont nos amis suisses. Ils sont très contents et s’impliquent. »

DE NOUVELLES AMBITIONS

Pour Dona Bertarelli « cette acquisition s’inscrit dans une stratégie de croissance d’actifs dans l’industrie du luxe, qui se complète mutuellement avec mes ambitions dans le secteur hôtelier. » Avec son mari, Yann Guichard, ils sont les fondateurs et skippers de l’écurie de voile professionnelle Spindrift racing, basée à La Trinité-sur-Mer. L’acquisition de The Wine Merchant « s’est avéré être une belle opportunité alliant notre passion pour le vin et la gestion d’une société saine a grand potentiel. L’appréciation des bons crus ne cesse de croître, et nous voyons l’opportunité de gagner de nouvelles parts de marché de par le monde » selon Yann Guichard.

08 Mar

Portrait croisé de viticultrices à l’occasion de la journée internationale de la femme

Léa Rodrigues-Lalande est jeune mais gère déjà à 25 ans le château de Castres. Stella Puel est une femme plus mature mais elle s’est aussi retrouvée très tôt obligée de prendre les rênes du château Bardins, une propriété en Pessac-Léognan qu’elle dirige depuis 20 ans.

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A 25 ans, Léa Rodrigues-Lalande est très certainement l’une des plus jeunes gérante de domaine dans les Graves. Co-gérante du château de Castres en Gironde, elle travaille aux côté de son père José Rodrigues-Lalande et s’occupe de toute la partie internationale.

C’est un challenge, oui et non. Parfois on entend beaucoup de choses sur les femmes mais dans mon milieu il y a beaucoup de femmes qui travaillent, des oenologues femmes très brillantes, comme des oenologues hommes également, donc il n’y a pas vraiment ce côté homme-femme, on travaille tous ensemble au quotidien. » Léa Rodriges-Lalande

Stella Puel avec sa responsable oenotourisme à Bardins, Pascale Larroche © JPS

Stella Puel avec sa responsable oenotourisme à Bardins, Pascale Larroche © JPS

Stella Puel est aujourd’hui l’une des ambassadrices de Pessac-Léognan. Elle est arrivé à la tête de la propriété familiale le château de Bardins par le fait des circonstances. Ce château appartenait à son père, qui le détenait de ses grands-parents : Camille de Sigoyer né en 1870 à la Réunion était venu s’installer à Bordeaux où il épousa Marie Vincent , une femme déjà, propriétaire du château Bardins.

Stella Puel dans son salon du château Bardins © JPS

Stella Puel dans son salon du château Bardins © JPS

Le père de Stella Yves de Sigoyer a malheureusement eu un accident sur sa propriété, c’est ainsi que Stella s’est retrouvée en responsabilité : « Fin 1990, mon papa est tombé du haut d’une cuve et s’est fait un grave traumatisme crânien, il a passé un mois dans le coma…et la question s’est très vite posée de savoir ce que l’on allait faire de Bardins, comment on allait continuer. On s’est vite rendu compte que sans personne à la tête c’était très compliqué et qu’il fallait que quelqu’un s’occupe de toutes les choses à faire, du vignoble et du vin. Moi, j’étais jeune maman, j’avais 3 enfants en bas-âge, je me suis dit que je voulais que mes enfants grandissent ici. On s’est dit que vite on allait faire un 4e enfant car je voulais une grande famille et qu’après j’allais m’occuper de Bardins. »

fevrier-mars 2017 247Toutes deux ont entrepris des études dans la viticulture et l’oenologie, Léa à l’Institut Supérieur de la Vigne et du Vin de Villenave d’Ornon après un BTS de comptabilité, Stella au Lycée Viticole de Blanquefort, après des études de lettres classiques. Stella Puel est depuis 1997 à la tête de Bardins, un château qu’elle a réussi à faire évoluer et qui est devenu au fil des années une valeur sûre de Pessac-Léognan : « il fallait qu’on fasse avancer la propriété, qu’on se mette à jour et notamment qu’on prenne le train de Pessac-Léognan en route. »

José et sa fille Léa Rodrigues-Lalande devant le chateau de Castres © JPS

José et sa fille Léa Rodrigues-Lalande devant le chateau de Castres © JPS

Aujourd’hui Léa s’occupe de la comptabilité des 4 domaines familiaux Castres, Beau-Site dans les Graves, Roche-Lalande t Pont-Saint-Martin en Pessac Léognan. Une sacré responsabilité à laquelle s’ajoute celle de s’occuper de toute la partie export et de participer à des salons en France et à l’International. « Je pars souvent au Japon, en Chine, aux Etats-Unis, je fais le lien aussi avec nos instances comme le CIVB, on fait beaucoup d’événements. La semaine dernière, j’étais à Paris ».

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Ce sont 400000 bouteilles qui sont produites par les 4 domaines co-gérés par Léa Rodrigues-Lalande, 60% commercialisées à l’étranger avec notamment un joli contrat signé avec Japan Airlines début 2016 (de 38000 bouteilles du château Beau-Site en capsules à vis) et 40% en France avec des cavistes, des restaurants et 10000 clients particuliers.

Quand les gens l’ont au téléphone, sa voix ne laisse pas transparaître sa jeunesse, une fois à la propriété, les clients cherchent parfois le responsable au château de Castres, mais c’est elle. Une tête bien faite et bien pleine qui de plus s’occupe du suivi du vignoble et de la partie assemblage en accord avec son père.

Château Bardins est de plus en plus tourné vers l'oenotourisme avec des ateliers de dégustation et des balades à vélo © JPS

Château Bardins est de plus en plus tourné vers l’oenotourisme avec des ateliers de dégustation et des balades à vélo © JPS

De son côté Stella Puel est en pleine préparation d’une commande qui doit partir à la Réunion, la terre de son ancêtre, où son frère Christol s’est installé et y commercialise notamment le vin de Bardins. La production du château Bardins est aujourd’hui de 450 hectolitres de vin rouge et 14 hectolitres de vin blanc. Sur le domaine ce sont 3 femmes et un homme qui y travaillent.

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Quand à savoir s’il y a une empreinte féminine ? Stella Puel répond : »Ce qui est sûr c’est que je fais à ma manière, mais je n’ai pas l’impression de faire quelque chose de particulier. Et peut-être que c’est une chance aussi de se dire qu’en 2017 quand on est une femme on peut s’occuper d’un vignoble à Bordeaux, alors que toutes les femmes d’autres pays, d’autres régions ou d’autre univers n’ont pas forcément cette liberté-là ».

Et le mot de la fin reviendra aussi à Stella :« mon rôle de femme à la tête d’une entreprise comme celle-là, c’est de montrer que c’est possible, ça n’a rien d’extraordinaire et que ce que je fais un homme peut très bien le faire ! »

Pour en savoir plus : retrouvez ces propriétés sur la Route des Vins de Bordeaux en Graves et Sauternes

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Sarah Paulin et Xavier Mansion

28 Fév

Jean-Louis Piton, un vigneron à la tête du conseil permanent de l’INAO

Jean-Louis Piton, vigneron à Apt dans le Vaucluse, devint le nouveau président du Conseil permanent de l’Institut national des Appellations d’origine (INAO) pour les cinq ans à venir. Il remplace Jean-Charles Arnaud, affineur de Comté à Poligny dans le Jura.

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Jean-Louis Piton est le nouveau président du Conseil permanent de l’Institut national des Appellations d’origine (INAO) : c’est l’organisme qui attribue et gère les appellations d’origine et de qualité en France. Jean-Louis Piton est vigneron dans les AOC (Appellation d’origine contrôlée) Lubéron et Ventoux et de vin IGP (Indication géographique protégée) Vins de Méditerranée. Il est également arboriculteur et producteur de cerises.

Il a aussi dirigé des caves coopératives et représenté la coopération viticole française au sein du syndicat agricole européen COPA-COGEPA à Bruxelles, tout en siégeant pendant plus de 15 ans au conseil spécialisé vins de FranceAgriMer, l’organisme qui gère les subventions publiques.