01 Juil

« Lascars à Lesparre » ou l’histoire de pieds nickelés dans le vignoble bordelais

L’histoire est pour le moins insolite et elle est racontée avec humour sur le compte Facebook de la Gendarmerie de la Gironde. 3 jeunes ont dérobé un bus de transport scolaire pour une petite virée qui s’est mal terminée : dans un mur et avec la destruction de 13 pieds de vigne d’un fameux château.

Le vignoble médocain peut être rempli de surprises parfois © Gendarmerie de la Gironde

Le vignoble médocain peut être rempli de surprises parfois © Gendarmerie de la Gironde

« Leur périple commence le 25 juin vers une heure trente par le vol de deux véhicules à Saint-Estèphe. Nos trois lascars prennent ensuite la route de Lesparre-Médoc en ayant pris au passage deux copines mineures.

A Lesparre, ils dérobent ni plus ni moins qu’un bus de transport scolaire stationné devant le collège Les Lesques et font le trajet retour avec les trois véhicules jusqu’à ce que notre conducteur de bus rencontre un angle de mur après avoir détruit 13 pieds de vigne d’un château médocain très connu.

C’est alors que la solidarité fait son œuvre puisque les deux autres comparses prennent la fuite avec leur véhicule respectif laissant notre conducteur de bus seul s’expliquer avec les gendarmes de Pauillac appelés par un riverain.

L’enquête rondement menée permet d’identifier et d’interpeller les deux autres larrons. Nos pieds nickelés sont placés en garde à vue ; ils voulaient juste s’amuser…

Un amusement de courte durée et d’un certain coût pour les parents avec les réparations du bus, du mur, des pieds de vigne mais également des deux autres véhicules ayant aussi subi quelques dégâts.

Croquignol, Ribouldingue et Filochard, étant mineurs sont mis en examen pour vols, dégradations, conduites sans permis. Ils font l’objet d’une mesure judiciaire d’investigation éducative et d’une mesure de liberté surveillée préjudicielle ».

Et la gendarmerie d’ajouter :

« Oh, mères, écoutez-moi
Ne laissez jamais vos garçons
Seuls la nuit traîner dans les rues
Ils iront tout droit en justice » *

* Nous remercions l’idole des jeunes

22 Juin

Fête de la Fleur : 1500 invités célèbrent les 20 ans de la famille Bonnie à la tête du château Malartic-Lagravière

Organisée par le château Malartic-Lagravière avec la Commanderie du Bontemps, la Fête de la Fleur 2017,  a été tout simplement de toute beauté. Elle a célébré le même soir de nombreux anniversaires et ravi 1500 invités de la planète vin. Un dîner exquis signé Yannick Alléno et la surprise en fin de soirée avec le concert exceptionnel de Yael Naim.

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que prorpriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

La famille Bonnie fête ses 20 ans en tant que propriétaire de Malartic-Lagravière : Jean-Jacques Bonnie, Sébastien Laplane, Alfred-Alexandre et Michèle Bonnie et Séverine Bonnie © JPS

Organiser une Fête de la Fleur est toujours un exploit. Imaginez plutôt chez vous 1500 invités. Pas droit à l’improvisation, pas d’erreur dans l’organisation, et pour faire un joli clin d’oeil à l’ancien patron de l’Eau Ecarlate (Alfred-Alexandre Bonnie), pas de tache possible surtout sur ces jolies robes.

A l'heure de l'apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © jps

A l’heure de l’apéro, les 1500 convives devant Malartic-Lagravière © JPS

Dans cette chaleur étouffante, les 1500 invités avaient pris place sur la pelouse à l’arrière du château Malartic-Lagravière, cherchant quelques rafraîchissements, alors que depuis 19h les Commandeurs de la Commanderie du Bontemps cuisaient sous leur robe durant plus d’une heure, à introniser de grands personnages français et étrangers, comme le PDG d’Air France-KLM, Jean-Marc Janaillac.

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Profitant de quelques brumisateurs, le reste des invités dégustait de grands vins blancs de Bordeaux, en sec ou liquoreux, Gazin Rocquencourt, La Tour de By ou encore Filhot.

Le Grand Maître donnant sa bénédiction à l'intronisation du patron d'Air FRance : "ça plane pour moi !" © JPS

Le Grand Maître de la Commanderie, Emmanuel Cruse, donnant sa bénédiction à l’intronisation du patron d’Air France : « ça plane pour moi ! » © JPS

Cette 65e Fête de la Fleur avait une saveur particulière cette année, car comme le soulignait Alain Juppé, « c’est la 1ère fois qu’elle est organisée au château Malartic-Lagravière » mais elle a une résonance d’autant plus grande qu’elle correspond à « 3 dates clés : 20 – 30 et 50 ; 20 ans que vous avez acquis le château Malartic-Lagravière, 30 ans depuis la création de l’Appellation Pessac-Léognan et 50 ans puisque c’est l’anniversaire de mariage de Michèle et Alfred-Alexandre Bonnie » commente Alain Juppé le Maire de Bordeaux.

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Hubert et Emmanuelle de Boüard avec Alfred-Alexandre Bonnie © JPS

Grand amateur de vins de Bordeaux, Alfred-Alexandre Bonnie et son épouse, qui venaient de Belgique, recherchaient au milieu des années 90 un grand domaine à Bordeaux ; ils sont tombés amoureux de Malartic-Lagravière et ont fait fructifier ce grand cru classé de Graves.

IMG_6633Hier il a tenu a remercier tous ceux qui les ont aidé, son maître de chai et son chef de culture, mais aussi Messieurs Sanders et Anthony Perrin de l’Union des Grand Crus classés de Graves pour leur accueil.

Alfred-Alexandre Bonnie s’est aussi réjoui que ses enfants le rejoignent en 2002 et 2005 dans la gestion de cette propriété : « comme on dit en Belgique, l’Union fait la force. »

IMG_6662 Et alors qu’une pensée particulière était avancée à l’égard de Paul Pontallier, le directeur de château Margaux, disparu trop tôt, Emmanuel Cruse le Grand Maître soulignait la réussite de ce Vinexpo, la beauté de la ville de Bordeaux « attractive et séduisante », avec une Cité du Vin qui dépasse les 425000 visiteurs et va encore permettre le développement de l’oenotourisme.

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Aude Cazeneuve, Thierry Martin et Armelle Cruse du château du Taillan © JPS

Et le Maire de Bordeaux très en forme avec la langue de Shakespeare soulignait que l’on avait « a new President, a new Governement today », que nous avions aussi un vignoble excellent, un chef excellent, bref « everything is excellent in France » !

Des figures de Bordeaux qu'on ne présente plus... © JPS

Des figures de Bordeaux qu’on ne présente plus… © JPS

Seule fausse note cette année, le gel qui a frappé en avril dernier durement de nombreux viticulteurs, le 2016 essayant de faire oublier cette calamité comme le commentait Emmanuel Cruse. « A part le gel, une année magique », selon Alfred-Alexandre Bonnie, heureux d’offrir à ses convives un repas délicieux préparé par le très grand chef Yannick Alléno, qui a décroché en février 3 étoiles pour son restaurant le « 1947 – Cheval Blanc » à Courchevel (en souvenir avec ce très grand millésime).

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Une armée de sommeliers et de flacons de légende à immortaliser © JPS

Dans un festival de saveurs, un balai de sommeliers et maîtres de chais faisaient virevolter les bouteilles les plus prestigieuses de Bordeaux…

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Avec pelle-mêle en blanc Malartic 2007 et en rouge Pichon Comtesse Lalande 2004, Malartic-Lagravière 2000 ou Margaux 1996, sans oublier Yquem 2005…

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Les Mécènes américains de la Cité du Vin de Bordeaux © JPS

Une soirée où l’on pouvait croiser les Americans Friends Of la Cité du Vin, ces généreux donateurs et mécènes américains emmenés par Georges Sape, qui ont entièrement financé l’Auditorium Thomas Jefferson de la Cité du Vin.

Un concert magique avec Yaêl Naïm © JPS

Un concert magique avec Yael Naim et avec Séverine Bonnie, très fan © JPS

Un dîner exquis avec une surprise à la fin qu’avait réservé la famille Bonnie : un concert de Yael Naim, devant le château, très apprécié des convives, par cette douce soirée d’été : a « new soul » for Malartic…

20 Juin

A l’occasion de Vinexpo, Carbonnieux célèbre les 30 ans de l’appellation Pessac-Léognan

C’était samedi soir l’une des soirées d’ouverture de Vinexpo, comme Bordeaux les aime. 16 ans après avoir organisé la Fête de la Fleur, le château des moines bénédictins de l’Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux a donné le coup d’envoi de Vinexpo et fêté les 30 ans de l’appellation.

Guillaume Deglise, le directeiur de Vinexpo, Eric Perrin co-propriétaire du château Carbonnieux et Matthieu Vanhalst directeur marketing de Vinexpo © JPS

Guillaume Deglise, le directeur de Vinexpo, Eric Perrin co-propriétaire du château Carbonnieux et Matthieu Vanhalst directeur commercial de Vinexpo © JPS

Une soirée où il faisait chaud, mais au final pas autant que ces deux dernières et celle qui se profile pour la gigantesque Fête de la Fleur mercredi soir en clôture du salon mondial du vin et des spiritueux.

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La famille Perrin avait bien fait les choses, sortant les vieilles voitures centenaires ou quasi de la collection de Mr Anthony Perrin (disparu en 2008) pour véhiculer certains invités jusqu’au parc derrière le château où était prévu l’apéritif.

Fabrice Bernard (Millésima), Yann Jestin ()? Robert Wilmers (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas et Madame (Haut-Brion) et Oliviier Bernard (Domaine de Chevalier)

Fabrice Bernard (Millésima), Yann Jestin (Oenomedia), Robert Wilmers (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas et Madame (Haut-Brion) et Oliviier Bernard (Domaine de Chevalier)

C’était une « douce soirée d’été » où 420 invités de la planète vin venaient célébrer les 30 ans de l’appellation Pessac-Léognan et l’ouverture de Vinexpo, en dégustant en apéritif les vins de quelques fameux crus classés. Une soirée co-organisée avec les Crus Classés de Graves.

L'ensemble de la famille Perrin, avec le chef Alain Dutournier © JPS

L’ensemble de la famille Perrin, avec le chef Alain Dutournier  et Jean-Jacques Bonnie président de L’Union des Crus Classés de Graves © JPS

Philibert Perrin, entouré de son frère Eric et de sa soeur Christine, accueillaient les invités alors que leur mère tenait à saluer chacun d’entre eux avant de passer à table.

Maximilien Riedel, 9e génération de verrier autrichien, fournisseur officiel des verres lors de Vinexpo © JPS

Maximilien Riedel (à gauche), 11e génération de verrier autrichien (plus de 300 ans d’existence), fournisseur officiel des verres lors de Vinexpo © JPS

En tant que nouveau Président du Syndicat des Pessac-Léognan, Philibert Perrin prononça le premier discours de bienvenue : « sur cette croupe de Graves, Carbonnieux traverse les siècles, aujourd’hui ce sont huit siècles d’histoire qui nous contemplent » depuis ces fameux moines bénédictins qui créèrent ce vignoble au XIIIe siècle, jusqu’au futur Président des Etats-Unis d’Amérique Thomas Jefferson qui était amateur des vins du château et planta d’ailleurs un arbre en souvenir en 1787, qui fièrement se dresse derrière le château, et comme le rappelait Philibert Perrin, Carbonnieux « peut s’enorgueillir d’avoir reçu un autre futur Président, Emmanuel Macron, alors qu’il était Ministre des Finances ».

Jean-Jacques Bonnie, Philibert et Eric Perrin © JPS

Jean-Jacques Bonnie, Philibert et Eric Perrin © JPS

« C’est notre grand-père Marc en 1956 et notre père Anthony qui ont acquis ce château » et l’ont fait rayonné… »aujourd’hui, notre génération, sous la haute autorité de notre mère, nous poursuivons cette aventure viticole. » Et Eric Perrin, son frère aîné et globe-trotter de Carbonnieux, de souhaiter à son tour en anglais à ses invités une belle soirée.

Le Prince Robert du Luxembourg, propriétaire du château Haut-Brion, entouré des propriétaires de Pessac-Léognan © JPS

Le Prince Robert du Luxembourg, propriétaire du château Haut-Brion, entouré des propriétaires de Pessac-Léognan © JPS

Et le Président de Vinexpo, Christophe Navarre de souligner l’importance de ce salon Vinexpo unique au monde : « il y a tellement de pays qui viennent à Vinexpo (plus de 150 cette année), ce qui arrive est phénoménal. Vinexpo est un événement fabuleux et Guillaume (Deglise, son directeur) donne la bonne direction. Quand j’ai accepté de devenir Président, je savais qu’il y avait beaucoup de challenges. On doit continuer à être ouvert au monde et à ouvrir nos vignoble partout en France. »

L'équipe d'artificiers d'Aquarêve

L’équipe d’artificiers d’Aquarêve

Une soirée exquise s’annonçait concoctée par le grand chef Alain Dutournier, du Carré des Feuillants **, aidé du Traiteur Montblanc, pour faire partager aux convives des accords mets et vins, avec bien sûr ceux de l’appellation Pessac-Léognan.

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Un dîner clôturé en apothéose par un sublime feu d’artifice tiré par Aquarêve, avec 450 séquences de tir et quelques 5000 projectiles, dix minutes d’un pur bonheur.

18 Juin

#Vinexpo : « Bordeaux, c’est Bordeaux quoi ! » ou comment marier business et bon temps

Vinexpo constitue un rendez-vous incontournable de la planète vin. Un salon où les Aquitains et les Bordelais ne vont pas chômer pour se partager une bonne part du gâteau surfant sur un salon d’un haut niveau et avec des soirées uniques dans le monde du vin.

Les Américains New-Yorkais fans de vins de Bordeaux © JPS

Les Américains New-Yorkais fans de vins de Bordeaux © JPS

Les Américains sont de retour en force comme ces 5 New-Yorkais de la société Frederick Wildman and Sons sur la 53e rue. Ce sont aujourd’hui les 1ers consommateurs de vins au monde (341,5 millions de caisses de 12 bouteilles). Ils ont importé en 2016 près de 82 millions de caisses de 12 bouteilles et suscite la convoitise des Maisons de Bordeaux.

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La France, c’est le berceau des grands vins, on est heureux d’être là », Martin Sinkoff vice-président de Frederick Wildman and Sons (New-York)

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Avec 45000 à 50000 visiteurs attendus, les enjeux économiques sont phénoménaux, plus de 100 millions d’euros de retombées directes. Les petits producteurs les Vignerons de Tutiac comme le grand groupe Castel jouent à fond la carte du charme de la France. Les Bordeaux et Bordeaux Supérieurs ne sont pas en reste et reçoivent sur leur restaurant. Quant aux maisons de négoce, elles se réjouissent de la nouvelle orientation business du salon.

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« A l’époque, c’était le seul rendez-vous aujourd’hui à l’image de la mondialisation et du monde qui s’ouvre vous avez des manifestations dans d’autres pays et defaçon régulière », confie Philippe Tapie PDG de Haut-Médoc Sélection ; « aujourd’hui, je pense que le dynamisme de la nouvelle équipe Vinexpo de Guillaume Deglise et de son nouveau président Christophe Navarre, qui est une machine de guerre, va recréer un deuxième souffle ».

« Quand je voyage dans le monde entier, les vins français et les vins de Bordeaux ont une position privilégiée », complète le meilleur sommelier du monde 2013 Paolo Basso…« mais il faut faire attention, ce n’est aps en faisant rien que cette position va rester, il faut travailler, il faut bouger, il faut l’alimenter… »

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Aujourd’hui le Suisse Sylvio Denz incarne la nouvelle génération qui entreprend tous azimuts à Bordeaux. Le Président de Lalique a réédité une collection de bouteilles avec gravures en verre signée René Lalique de 1928, pour son château Lafaurie Peyraguey, 1er cru classé de Sauternes : « Lalique est connu mondialement, nos vins aussi sont connus depuis 12-15 ans, et je pense que de faire cette symbiose, cette synergie, ça nous aide, pas seulement avec les amateurs de vin mais aussi avec les collectionneurs de Lalique. »

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Dernière innovation en date, le Sweet’Z, du Sauternes on the rocks avec un zeste d’orange lancé par Lafaurie-Peyraguey, de quoi dépoussiérer l’image des liquoreux de Bordeaux qui a toujours autant de jus.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Michel Litvine : 

C’est parti pour un Vinexpo de folie !

La chaleur est bien présente, mais à l’intérieur du salon Vinexpo règne une fraîcheur comme le bon vin propice aux affaires; Un salon qui démarre sur les chapeaux de roues avec déjà énormément de monde.

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9 heures, la foule des grands jours du côté Palais des Congrès pour emprunter la fameuse passerelle sur le lac. Cette année des mesures drastiques de sécurité sont en vigueur à chaque entrée du salon avec notamment ouverture des sacs et valises, ainsi que des palpations de tous les visiteurs.

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Au beau milieu de la passerelle, on sent les importateurs chinois impatients de réaliser de bonnes affaires :

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Je viens de Hong-Kong, je suis ici pour rencontrer mers amis négociants et pour acheter beaucoup de vin pour le marché hongkongais », Samuel Miu pour bordeaux-tradition.com

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Alors qu’à l’intérieur, ce sont les dernières consignes qui sont données sur le stand du groupe Taillan qui a loué un gigantesque espace aux terrasses du lac. Laurent Dupin de la Maison Ginestet explique : « nous avons une grosse attente, nous avons beaucoup de rendez-vous qui sont pris sur les 4 jours, ça va être un salon très intense »

D’un côté les maisons de négoce traditionnelles de Bordeaux, comme Johane ou Sichel :

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Tous les 2 ans,c’est une grosse étape, tout le monde le prépare au mieux avec beaucoup d’attente », Allan Sichel de la Maison Sichel

De l’autre côté, des stands qui fourmillent d’ingéniosité et d’idées accrocheuses pour attirer à eux les importateurs chinois ou américains, qui sont les marchés les lus porteurs aujourd’hui, comme Castel qui n’a pas hésité à joué la touche frenchie avec hôtesses en marinière et une vieille 2 chevaux Citroën sur son stand:

IMG_6128ou comme les Vignerons de Tutiac qui ont fait rentrer leur vieux tub Citroën.

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La France, c’est le berceau des grands vins, on est heureux d’être là », Martin Sinkoff vice-président den frederick Wildman and Sons (New-York)

IMG_6119Un salon définitivement orienté sur le business avec des services ad hoc comme les « One to Wine Meetings », un salon mondial avec 2300 exposants de 40 pays.

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On a vraiment toutes les origines, l’Argentine, le Chili, l’Italie, l’Espagne et bien sûr la France, il y a un dynamisme, une énergie et ce que j’espère c’est attirer encore plus de monde à l’avenir », Christophe Navarre, Président de Vinexpo.

Plus de 150 pays sont attendus ici à Bordeaux au Parc des Expositions, durant ces 4 jours.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Jean-Michel Litvine :

09 Juin

Champagne ! Nouvelle édition de la fête du Champagne les 9 et 10 juin

C’est la 2e édition de la Champenoise, ce vendredi 9 et samedi 10 juin, à Reims. Une célébration d’envergure pour le plus festif des vins. La Champenoise, manifestation pétillante va réunir amateurs de champagne, touristes et professionnels du vin.

champenoise2017UNE FETE POUR LES AMOUREUX DU CHAMPAGNE

La Champenoise est née de la volonté de réunir en un même lieu les divers acteurs du monde du champagne : Grandes Maisons, Vignerons et Coopératives de la vallée de la Marne, d’Epernay, de la Montagne de Reims en passant par la Côte des Blancs et jusqu’à l’Aube !
Cet événement s’inscrit comme une fête populaire autour du Champagne et ses amoureux. Il aura lieu dans le quartier du Boulingrin, le coeur historique de Reims, dans une ambiance festive et conviviale.
Ses créateurs ont l’ambition d’en faire la plus grande célébration du champagne en Champagne, et de contribuer ainsi au rayonnement de leur région.

UN EVENEMENT INTERNATIONAL

  • Pour son cadre, ses participants et son concept, la Champenoise est un rendez-vous à ne pas manquer :
    L’événement se tient dans un lieu d’exception, les mythiques Halles du Marché du Boulingrin, célèbres pour leur ancrage architectural et historique.
  •  65 producteurs de Champagne seront présents : Négociants, Vignerons et Coopératives
  •  La manifestation est ouverte au public comme aux professionnels, et vise à faire se rencontrer producteurs et amateurs. La période est propice au tourisme dans la région, les visiteurs étrangers seront également nombreux.
  • Un programme en 3 temps : deux demi-journées de dégustation précèdent une fête le samedi soir en musique avec du jazz et de l’electro swing.
  • Pendant toute la manifestation, le Champagne est vendu sur place à prix propriété.
  • Des stands de restauration seront orchestrés par les commerçants du quartier du Boulingrin
© la champenoise

Les halles du marché de Boulingrin où se tient © la Champenoise

TROIS TEMPS FORTS

La Champenoise est composée de trois temps forts : deux demi-journées dégustation, et une nocturne « fête du champagne », qui seront autant d’occasions de faire des rencontres uniques et de belles découvertes.

Vendredi 9 juin et samedi 10 juin : Journées dégustations
Les Halles du Boulingrin ouvrent leurs portes au public le vendredi de 16 à 22 heures. Les visiteurs sont invités à arpenter les étals du marché Bio avant de rejoindre la Champenoise à l’étage et déguster gratuitement des cuvées d’exception de 65 producteurs de Champagne. Des groupes de musique locaux se relaieront dans une ambiance jazz-guinguette conviviale.
Le samedi, la dégustation aura lieu de 10 à 14 heures sur le même format.
• Vendredi 9 juin de 16h à 22h : 8€ en prévente, et 10€ sur place • Samedi 10 juin, 10h à 14h : 8€ en prévente, et 10€ sur place
Les billets journées donnent accès à la dégustation gratuite des producteurs présents. Le Champagne à emporter sera disponible au prix de la propriété.

Samedi 10 juin : Soirée « Fête du champagne »
La nocturne, qui aura lieu de 19 heures à 2 heures du matin, sera le point culminant de la seconde édition.
Lors de cette soirée effervescente, les 65 producteurs occuperont toutes les Halles, et les bulles crépiteront sur les étals du Boulingrin. Les visiteurs auront la possibilité de se restaurer sur place grâce aux stands gastronomiques aux accents du terroir champenois. L’ambiance musicale sera elle aussi pétillante, avec le Duo de DJ Bart and Baker, qui remet le swing des années 50 au goût du jour en lui apportant une touche d’électro très contemporaine. Ils seront accompagnés d’un DJ local surprise…
• Samedi 10 juin, 19h à 2h : 12€ en prévente, et 15€ sur place
Le billet soirée donne accès à un verre offert puis à l’accès aux Champagnes sur place au prix de la propriété.

Informations pratiques
Il est possible de réserver dès aujourd’hui des billets pour la Champenoise, sur le site internet de l’évènement. Les tarifs sont les suivants :
 Vendredi 9 juin de 16h à 21h : 8€ en prévente, et 10€ sur place (dégustation offerte)
 Samedi 10 juin, 10h à 14h : 8€ en prévente, et 10€ sur place (dégustation offerte)
 Samedi 10 juin, 19h à 2h : 12€ en prévente, et 15€ sur place (une coupe offerte)

Pour en savoir plus
Site internet : http://www.fetechampenoise.com/
Facebook : la champenoise

Avec la Champenoise.

07 Juin

Marie-Lys Bibeyran devant la Cour d’Appel de Bordeaux pour faire reconnaître la maladie professionnelle de son frère, une maladie liée « aux produits de la vigne »

C’est le combat de sa vie, un combat du pot de terre contre le pot de fer. Pourtant elle ne lache rien. Depuis le décès de son frère Denis, ouvrier viticole, Marie-Lys Bibeyran se bat pour faire reconnaître que le cancer qui l’a emporté était du aux traitements récurrents dans la vigne, des traitements avec des pesticides.

Marie-Lys Bibeyran annonce que son frère aurait eu 55 ans aujourd'hui © JPS

Marie-Lys Bibeyran annonce que son frère aurait eu 55 ans aujourd’hui © JPS

Ce matin, dès 8 heures, ils étaient une vingtaine de personnes à venir soutenir Marie-Lys Bibeyran devant la Cour d’Appel de Bordeaux. Son frère, Denis Bibeyran a déclaré un cancer des voies biliaires intra hépatiques (cholangiocarcinome) en novembre 2008. Il travaillait dans les vignes depuis plus de 30 ans, et y effectuait des traitements de pesticides depuis plus de 20 ans.

Il décéda finalement en octobre 2009, sans avoir eu de réponse à sa question de savoir si sa maladie était liée aux « produits de la vigne ». Sa sœur Marie-Lys Bibeyran, a repris le combat et engagea en juin 2011 une procédure en reconnaissance post mortem de maladie professionnelle.

Mon frère est né le 7 juin 1962, on est le 7 juin 2017, il aurait eu 55 ans aujourd’hui, le fait que cette audience se tienne le 7 juin, ce n’est pas un hasard, aujourd’hui mon frère a rendez-vous avec son statut et cette reconnaissance de victime, ainsi que l’ensemble des victimes des pesticides », Marie-Lys Bibeyran.

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Autour de Marie-Lys Bibeyran, des responsables d’Europe Ecologie les Verts, dont Pierre Hurmic célèbre avocat bordelais, mais également d’autres militants de Générations Futures, ou d’Alerte aux Toxiques comme Valérie Murat, qui a perdu son père également atteint d’un cancer à cause de l’utilisation de pesticides :

Il faudrait une obligation légale déjà et bannir les pesticides les plus dangereux, ça ce n’est même plus moi qui le dit aujourd’hui c’est le rapport de l’ONU, qui est sorti e début d’année, et qui est un rapport accablant sur l’agro-industrie et l’utilisation des pesticides, qui est solution qui ne peut pas être viable à long terme », Valérie Murat parole de l’association Alerte aux toxiques.

Après la confirmation par le Tribunal des Affaires de Sécurité Sociale des décisions de rejet des deux Comités Régionaux de Reconnaissance de Maladie Professionnelle, Marie-Ly Bibeyran a poursuivi son combat devant Cour d’Appel de Bordeaux. Celle-ci  a ordonné par une décision du 16 avril 2015, une expertise sur pièces. Une expertise qui va être examinée scrupuleusement par la Chambre Sociale de la Cour d’Appel de Bordeaux.

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L’audience qui s’est tenue en fin de matinée en environ une demie-heure n’a pas permis de dire quelle sera la position de la Cour, chacun des avocats a évoqué leur axe d’attaque et de défense, mais la Cour va répondre au fond à chaque argumentaire des conclusions déposées fin mai par les deux parties.

Me François Lafforgue, pour la famille Bibeyran, a regretté que la maladie ne figure pas parmi la liste des maladies déjà reconnues, tout en soutenant que son cancer soit de la même famille que l’un de ceux visés par le tableau. Son argumentaire vise dès lors à prouver « un lien de causalité direct et essentiel » :

  • « un lien essentiel », en prouvant d’abord que « Denis Bibeyran, n’était pas exposé à un facteur de risque extra-professionnel, ne fumant pas, et n’étant pas alcoolique, devenant malade à seulement 46 ans alors que ce type de pathologie apparaît d’habitude à 60 ou 70 ans. »
  • « un lien direct » : « oDenis Bibeyran était-il exposé aux pesticides, oui assurément ! L’étude lancée par Générations Futures révèle une enquête accablante : les salariés viticulteurs étaient particulièrement exposés aux pesticides, 11 fois plus que les riverains », selon les analyses qui ont été faites de traces dans leurs cheveux et « + de 45%d ces pesticides trouvés dans les  cheveux sont cancérogènes. »
Me François Lafforgue, l'avocat de la famille Bibeyran © JPS

Me François Lafforgue, l’avocat de la famille Bibeyran © JPS

Me Lafforgue a regretté que l’une des propriétés où Denis Bibeyran n’ait pas donné la liste des produits qu’il avait utilisé avant les années 2000, toutefois il a précisé que l’activité de traitement dans le bordelais était entre 11 et 15 traitements par an, donc bien évidemment il a utilisé des pesticides. Il n’était pas non plus dans une cabine fermée, il a travaillé dans des « bobards » en diffusant ces pesticides. »

L’avocate de la Mutualité Sociale Agricole, Me Françoise Pillet, n’a pas souhaité répondre à nos questions. A l’audience, elle a rappelé que : « la maladie de Mr Bibeyran ne figurait pas au tableau des maladies professionnelles, par deux fois les Comités Régionaux de Reconnaissance des maladies Professionnelles ont statué pour dire que cela n’était pas reconnu comme maladie professionnelle ». « Par ailleurs, les analyses des calendriers de traitements de 2000 à 2008 ne mettent pas en évidence qu’il était soumis aux pesticides organo-chlorés. » L’avocate a demandé la confirmation du jugement du TASS.

Si  la reconnaissance à titre post mortem du statut de victime à Denis Bibeyran, intervenait, il s’agirait d’une décision qui pourrait faire jurisprudence. La Cour d’Appel rendra son arrêt le 21 septembre prochain.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Sylvie Tuscq-Mounet, montage Christophe Varone :

04 Juin

Vous l’attendiez ? Voici le Palmarès des Oscars des Bordeaux Rouge 2017

Histoire de ne pas être en reste cet été, et pour animer vos soirées, vous pourrez toujours vous référer aux petits Bordeaux qui ont été récompensés aux Oscars des Bordeaux Rouge 2017. Voici le palmarès des 6 cuvées du millésime 2015 primés parmi 33 finalistes.

Les vainqueurs des Oscars des Bordeaux Rouge de

Les vainqueurs des Oscars des Bordeaux Rouge de l’été © Muriel Meynard

62 dégustateurs pour un jury, composé de  conseillers en vins d’une enseigne de Grande Distribution Belge, d’œnologues et de professionnels de la région de Bordeaux. 

La finale des « Oscars des Bordeaux Rouge 2017 » a eu lieu mardi dernier, le 30 mai à Bordeaux.

Ce sont 6 cuvées du millésime 2015 en AOC Bordeaux Rouge qui ont sélectionné à l’aveugle parmi 33 finalistes, et les 6 s’affichent à moins de 10 €.

And the winners are :

  • Château Lamothe-Vincent « Intense » – 6,90 €
  • Merlot du Château Sainte Barbe – 6,50 €
  • Château Le Bonalguet – 7 €
  • Château Motte Maucourt « Elevé en Fût » – 6,50 €
  • Cheval Quancard Réserve – 7,50€
  • L’Envolée de Lionne – 7,80€

(L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération)

29 Mai

Clap de fin au Mouton Cadet Wine Bar avec les membres du jury du 70e Festival de Cannes

C’était hier soir la dernière séance au Mouton Cadet Wine Bar. Un clap de fin pour cet endroit aussi mythique qui aura vu défiler de nombreuses stars et notamment le jury du 70e Festival de Cannes présidé par Pedro Almodovar.

Les membres du Jury du 70e Festival de Cannes emeés par © Mouton Cadet Wine Bar

Les membres du Jury du 70e Festival de Cannes emmenés par Pedro Almodovar © Mouton Cadet Wine Bar

Ce 70e Festival de Cannes a une fois de plus été à la hauteur de l’événement avec un prix d’interprétation féminine méritée pour Diane Kruger, pour son rôle dans « In The Fade ». La comédienne a rendu un émouvant hommage aux victimes des attentats du monde entier. L’autre prix d’interprétation masculine revient à Joaquin Phoenix pour « You Were Never Really Here » , quant à la Palme d’Or, elle est revenue à Ruben Östlund pour son film « The Square »

Les membres du jury de ce 70ème Festival de Cannes se sont retrouvés comme le veut la tradition au Mouton Cadet Wine Bar en guise de clôture, avec en terrasse la photo de famille. rendez-vous à l’année prochaine.

25 Mai

Côté Châteaux dépasse 1 million 500 000 pages lues

C’est un nouveau cap. Créé il y a un peu plus de 3 ans, le blog Côté Châteaux continue de vous informer, au jour le jour, sur l’actualité de la vigne et du vin. Un nouveau succès, une belle fréquentation qui témoigne de votre intérêt pour ses posts. En direction désormais des 2 millions, Côté Châteaux vous dit « un grand merci ».

Guy Charneau et Jean-Pierre Stahl (Côté Châteaux) © JS

Guy Charneau et Jean-Pierre Stahl (Côté Châteaux) © JS

1 million, c’était l’an dernier, lors de la Fête du Vin à Bordeaux. 1 million 500000, c’est à l’aube de Vinexpo Bordeaux. Bordeaux, toujours Bordeaux, continue de faire rêver, avec les Parisiens qui vont déferler encore plus nombreux dans la Capitale du Vin à partir du 2 juillet, avec Bordeaux à 2 heures de Paris en TGV.

Le blog se veut le reflet des terroirs et de l’actualité, bonne ou mauvaise, comme le très difficile épisode de gel, pour lequel Côté Châteaux a été le premier à vous informer et à consacrer 16 billets dans sa nouvelle rubrique « Vin…tempéries » et reportages sur le terrain. D’où une pointe avec 86846 visiteurs au mois d’avril. C’est aussi de nouvelles tendances sur le bio à Margaux, de l’insolite avec cette Américaine qui réserve une énorme surprise à son mari à la Cité du Vin, des informations exclusives ou de première main que vous partage le blog du vin.

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CaptureCôté Châteaux accompagne et relate tous les grands événements de Bordeaux comme Vinexpo du 18 au 21 juin à venir ou encore le Week-End des Grands Crus, ce samedi 20 et dimanche 21 mai. Il y a croisé notamment le célèbre photographe et ami Guy Charneau, auteur du fabuleux livre « 1855 Bordeaux les Grands Crus Classés » qui a gentiment donné ses impressions sur le blog :

Côté Châteaux, je le suis tous les jours. Ce blog est une mine d’informations aussi bien pour les amateurs que pour les professionnels du vin », Guy Charneau journaliste reporter-photographe.

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Stéfaan Ooms, Karla Torres et Côté Châteaux © Guy Charneau

Et ce grand reporter photos d’ajouter : « Grâce à Jean-Pierre, et après ces 1,5 millions de pages lues, nous allons encore avoir plein de choses à découvrir et à goûter. Il y a des choses que l’on fait ensemble (je précise des reportages), d’autres que je fais moi et toi tu en couvres d’autres. Par exemple, je pars pour les 40 ans des Côtes du Roussillon Village avec un dîner à 4 mains avec Franck Seguret et Michel Portos, je suis fan de ces vins… »

Autre fidèle lectrice depuis la création du blog fin décembre 2013, Karla Torres, une Mexicaine installée à Bordeaux depuis 2009, bien connue à l’IPC Vins, croisée aussi lors du Week-End des Grands Crus : « j’aime bien ce blog, il écrit super sur le vin, on peut faire un voyage grâce à lui dans le vignoble. »

Bon, après tout cela, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin, Côté Châteaux va continuer de vous informer, car il a cela dans les tripes, et vous donne rendez-vous pour voir un joli magazine, dimanche 28 mai à 19h sur France 3 Aquitaine, et sur le blog d’ici là : « la Cité du Vin fête son 1er anniversaire: 400 000 visiteurs, pari gagné ! »