28 Mai

La Cité du Vin fête son 1er anniversaire : plus de 400 000 visiteurs, pari gagné !

1 an pour la Cité du Vin. 1 an déjà depuis l’inauguration par le président François Hollande le 31 mai 2016 et l’ouverture au public le lendemain, 1er juin. Plus de 400 000 visiteurs, c’est un pari gagné et très prometteur pour les prochaines années, pour ce concept qui a réussi à attirer à lui beaucoup d’étrangers mais aussi pas mal de touristes français et girondins.

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

La Cité du Vin est le nouvel emblème de Bordeaux, « le phare de l’oenotourisme » à l’entrée de la ville depuis la Garonne, comme aimait à l’annoncer Alain Juppé. Un édifice unique et un concept original que l’on doit au tandem XTU-Cassonmann, les architectes parisiens Anouk Lengendre-Nicolas Desmazières et les scénographes londoniens Dinah Casson-Roger Mann.

Et le public ne s’y trompe pas, à l’instar de ce groupe de 14 retraités de l’Aveyron qui est venu la visiter après un périple d’un semaine dans le vignobles:

Un autre group important, l'Université du Temps Libre d'Arcachon © JPS

Un autre group important, l’Université du Temps Libre d’Arcachon © JPS

« Tous les ans, nous on fait un voyage comme cela, et là on a dit on est dans le bordelais cette année, et on s’est dit on va venir à la Cité du Vin parce cela fait partie du patrimoine bordelais », explique Gérard Paquin, fier de m’expliquer avoir la GNAC, nom de son groupe, pour Gastronomie, Nature, Amitié et Culture.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

En un an, la billetterie de la Cité du Vin a enregistré de nombreux groupes -scolaires, associations, comité d’établissements- et individuels -touristes français et étrangers, une découverte pour bon nombre et un réel engouement pour d’autres :

« Certaines personnes du groupe sont déjà venues et ont souhaité revenir avec l’association », explique Monique Didierjean de l’Université du Temps Libre d’Arcachon.

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Déjà, ils ont été plus de 400000 à passer par les caisses, à acheter les billets et à découvrir la Cité du Vin, donc cela a été une magnifique surprise. Le fait que l’on soit à Bordeaux, Bordeaux reçoit des visiteurs du monde entier : ce sont plus de 150 pays qui sont venus visiter la Cité du Vin », Philippe Massol, directeur de la Cité du Vin.

« Et selon les périodes, on a eu plus ou moins de métropolitains, mais les métropolitains représentent 1/4 de notre fréquentation aujourd’hui, donc c’est important pour cette 1ère année », complète ainsi Philippe Massol

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le Parcours Permanent attend le visiteur au 2e étage de la Cité du Vin. Muni d’un compagnon de voyage, il va être projeté dans un monde immersif, interactif, allant par exemple à la rencontre en video de 50 vignerons du monde entier à la « table des terroirs ». « Je ne connais pas ce vigneron, c’est un Géorgien, j’ai de la curiosité pour ces producteurs », commente un visiteur de Madrid, Carlos Alonso.

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

Au final, la Cité du Vin a enregistré de très nombreux Britanniques et Américains, qui figurent en tête du visitorat étranger. Parmi les Européens, on dénombre de nombreux Suisses et Espagnols.

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

Dans cette déambulation à travers la Grande Galerie des Civilisations, le visiteur va voyager depuis les premiers producteurs de vin il y a 6000 ans jusqu’à une ère plus moderne dans les salons du XVIIIe où l’on buvait du champagne. « On pense au vin plaisir, au vin partage, mais il y a aussi le vin médicinal, le vin des religions, donc le vin transporte énormément de choses à l’intérieur de nos sociétés, » Véronique Lemoine responsable scientifique de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

Sur 3000 m2, le public est captivé par ces 19 modules sensoriels et interactifs, où l’on vous raconte par ailleurs l’histoire du commerce du vin avec « A bord ! » et Bordeaux.

L'atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

L’atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

La Cité du Vin a su aussi se diversifier par des expos temporairesle chantier en photos par Isabelle Rozenbaum et le Magazine « la Cité du Vin au Confluent des Civilisations », puis « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso », avant de consacrer en juillet à la Géorgie qui fut l’une des contrées qui a sans nul doute produit avant tout autre du vin. Il y a aussi eu chaque semaine des conférences organisées dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson et des ateliers quotidiens de dégustation sur fond d’accords mets et vins.

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Claire Genestal, présente la plus grande cave du monde Latitude 20 à la Cité du Vin © JPS

Au rez-de-chaussée, l’un des attraits importants de la Cité du Vin, c’est aussi la plus grande cave au monde Latitude 20, avec 13000 bouteilles, 800 références de 70 pays, de quoi donner le tournis : « c’est très impressionnant, parce qu’on fait là le tour du monde sur 360° », explique Guy Fasolato de Saint-Quentin-en-Yvelines. « Le public recherche l’exotisme et a envie de découvrir de nouveaux pays comme la Croatie, le Liban, le Kazakhstan, ou des régions comme Tahiti, »ajoute Claire Genestal de la Cave Latitude Vin.

Un groupe d'Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Un groupe d’Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Cette Cité a une belle vitalité, avec bientôt en face des Halles Gourmandes, et déjà en son sein des brasseries et restaurant Latitude 20 en rez-de-chaussée et le 7-restaurant panoramique à 35 mètres avec une très belle vue sur les quais, la Garonne et le Pont Chaban Delmas.

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

En 11 mois d’exercice, le 7 a attiré 71000 personnes, avec un chiffre d’affaire de 3,5 millions d’euros.

On travaille un peu comme dans un sous-marin ou comme à la Tour Eiffel à Paris, on est assez contraint avec 60 m2 de cuisine, ce qui est très peu mais on s’y est habitué, là on a trouvé de bons réglages et on va encore s’améliorer » Nicolas Lascombes du 7-Restaurant Panoramique

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

La Cité du Vin a aussi ce lien étroit avec le fleuve. Grâce à son ponton de 90 mètres, de nombreux bateaux peuvent accoster et déposer des croisières oenotouristiques. Bordeaux River Cruise a lancé à l’été dernier des croisières au départ de la Cité du Vin, 1h30 de visite des façades du Bordeaux XVIIIe avec en prime des cours de dégustation avec Marie d’Ardier.

Le ponton de 90 mètres permet d'accueillir de nombreux croisièristes © JPS

Le ponton de 90 mètres permet d’accueillir de nombreux croisièristes © JPS

« Je ne suis pas du tout une experte en vins pourtant je m’appelle Bouteille, je ne connais pas trop, du coup j’en profite pour développer mes connaissances à la source », m’explique avec amusement Maylis Bouteille de Montpellier, accompagnée de Rémi de Sivry de Bordeaux et futur pompier de Paris.

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Le classement UNESCO, l’élection en 2015 comme Best European Destination, puis la consécration par le Huffington Post, le Telegraph et Lonely Planet ont fait de Bordeaux la destination prisée des touristes étrangers.

Souvent, on entend Bordeaux réinventé, Bordeaux reborn comme dans le Wine Spectator, cela a donné cette impression que Bordeaux, qui a des siècles de tradition, a réussi à s’inventer une nouvelle vision patrimoniale et culturelle du vin, grâce à la Cité du Vin », Sylvie Cazes présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations.

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de al Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de la Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Mais l’histoire de la Cité du Vin s’écrit aussi avec cette page insolite : celle d’un anniversaire de mariage… Pour leurs 4 ans de mariage, Zulema Arroyo-Farley a fait une surprise à son époux Nicholas Farley, grand amateur de vins de Bordeaux : un fauteuil à la Cité du Vin qui va porter son nom, le siège n°17 au dos duquel est désormais inscrit Nicholas Farley. Grâce à ces mécènes américains qui ont fait de généreuses donations, l’amphithéâtre Thomas Jefferson a entièrement été financé, une histoire qui plaît d’autant aux USA que leur président Jefferson avait séjourné à Bordeaux en 1787.

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Cette aventure en bord de Garonne va continuer puisque Bordeaux aujourd’hui compte 6 millions de visiteurs à l’année, un visitorat multiplié par 3 en 15 ans, qui promet encore de beaux jours à la Cité du Vin.

Regardez le magazine sur la Cité du Vin fête son 1er anniversaire par Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Célile Lagaüzère et Emmanuel Crémèse :

22 Déc

« La Cité du Vin », l’ouvrage sur ce lieu de cultures à se procurer pour Noël

« La Cité du Vin, un monde de cultures », c’est le livre co-signé par Jean-Paul Vigneaud, Guillaume Bonnaud et Philippe Caumes, qui retrace l’épopée des travaux mais aussi la réussite de ce lieu devenu emblème de Bordeaux. Un joli livre, sélectionné par Côté Châteaux, à offrir pour les fêtes, avec de sublimes photos.

La couverture de "la Cité du Vin, un monde de cultures" aux éditions Sud-Ouest © JPS

La couverture de « la Cité du Vin, un monde de cultures » aux éditions Sud-Ouest © JPS

Depuis l’inauguration du 31 mai dernier par le Président de la République, depuis son ouverture le lendemain au public, la Cité du Vin vit une existence paisible en bord de Garonne, au rythme des oenotouristes du monde entier, de France, de Nouvelle-Aquitaine et de Bordeaux qui viennent la contempler… Et alors que la Cité fêtait son 200000e visiteur le 2 novembre dernier, paraissait ce bel ouvrage qui aujourd’hui va ravir ceux qui l’auront mis au pied du sapin.

Pour tous ceux qui l’ont déjà visité et pour ceux qui ne la connaissent pas encore, Côté Châteaux vous met l’eau à la bouche (en attendant celle des huîtres) et vous dévoile quelques extraits ainsi que l’interview exclusive de ses deux amis photographes…l

Cité du ViN 1759Dans la préface, Alain Juppé revient sur l’idée forte qui a présidé à la genèse de ce projet : « un tel équipement emblématique fit longtemps défaut dans une ville qui doit au vin une grande part de son renom et de sa richesse depuis des siècles. »

« La Cité du Vin, cette Cité Phare, attire par sa forme légère, douce et imposante. Cet édifice, on le doit à l’agence X-TU et ses architectes visionnaires. Pour connaître les secrets de la forme originale Jean-Paul Vigneaud dresse le portrait d’Anouk Legendre et de Nicolas Desmazières et les interviewe pour mieux cerner leur vision tout en « rondeurs et sans couture »

Les auteurs et notamment la beauté des photos retracent toutes les étapes de la construction avec ces 304 pieux nécessaires pour la stabilité de l’édifice et les normes antisismiques, les 9000 m3 de béton coulés, sans oublier cette magistrale charpente digne d’une cathédrale, des images fortes prises de 2013 à l’été 2016, en amont de la pose de la première pierre et bien après l’ouverture de la Cité du Vin.

Cité du ViN 1763Philippe Caumes, photographe d’architecture, l’a abordé véritablement comme « un objet architectural pur et propre », il l’a suivi durant ces trois années sous tous les angles et notamment depuis les airs en hélicoptère à de multiples reprises.

La pose du bois de la charpente a été un moment privilégié  « ce sont des moments, très intéressants que les visiteurs aujourd’hui ne peuvent plus voir » , aujourd’hui « on est dans l’antre d’une baleine », Philippe Caumes.

Pour Guillaume Bonnaud, photographe à Sud-Ouest : « tout d’abord je trouve le livre magnifique surtout par sa maquette rythmée , après pour ma part habitant juste à côté, j’ai pu l’avoir sous toutes les couleurs car depuis ma fenêtre.

Dès que j’apercevais de belles lumières, tant en hiver et qu’en été, du petit matin au coucher du soleil , j’y courais. Tous les jours, elle a une couleur différente, j’ai réussi à capter des couleurs rouges en courant car je savais que ça n’allait pas durer », Guillaume Bonnaud

« Apres j’ai commencé a la shooter du terrain vague a l’inauguration , ce qui fut sympa c’est de suivre les différentes étapes et de voir l’excitation des différents intervenant et notamment des dirigeants … »

Cité du ViN 1761Et Guillaume Bonnaud de compléter: « ce fut un intéressant chantier, d’autant plus avec l’évolution des matières, des couleurs, du rendu, et ce noir quand on rentre à l’intérieur. L’utilisation des différents matériaux, le bois, le métal, tous ces arrondis en font quelque chose de superbe. »

Ces deux regards ont été bénéfiques pour cet ouvrage, « on s’est bien complété » reconnaît Guillaume Bonnaud. Philippe Caumes a lui aussi réalisé plusieurs milliers de clichés et avoue « j’ai pioché un peu dans mon stock d’images » pour la réalisation de ce livre. Ce qui l’a le plus marqué, c’est très certainement la période à l’automne 2015 : « ce qui était particulièrement remarquable, c’est toute la pose de la vêture, notamment en décembre, dans le froid et de nuit, j’ai pas mal apprécié, ça ressemblait beaucoup à mes montagnes pyrénéennes », faisant référence à ce travail mené par des alpinistes du bâtiment de Coveris et d’Adrénaline 33.

« La Cité du Vin, un monde de cultures » par Jean-Paul Vigneaud, Guillaume Bonnaud et Philippe Caumes aux éditions Sud-Ouest – 24,90 €

Côté Châteaux a suivi également ce chantier durant 3 ans et vous invite à redécouvrir ses reportages et magazines sous la rubrique « La Cité du Vin »

23 Août

L’émission spéciale « La Cité du Vin et la visite inaugurale » sur les 3 podiums des audiences de France 3 en 2015-2016

La Prise d’Antenne Exceptionnelle, le 31 mai dernier, sur l’inauguration de la Cité du Vin arrive 1ère des audiences en Aquitaine pour ce type d’émission spéciale avec 19,6 % de PDA, 2e des audiences du Grand Sud-Ouest et 3e du réseau France 3 en 2015-2016. 

Votre équipe du direct de France 3 Aquitaine

Votre équipe du direct de France 3 Aquitaine

C’était le 31 mai dernier une émission spéciale, que nous appelons dans notre jargon PAE (Prise d’Antenne Exceptionnelle), consacrée à la Cité du Vin. Près de 2 heures d’émission à partir de 9h45 depuis le site de la Cité du Vin avec un plateau surplombant l’édifice. Ce jour-là la Cité du Vin était inaugurée par le président François Hollande et le maire de Bordeaux Alain Juppé.

Marie-Luce Rigout et Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, sur le plateau depuis la terrasse de CDiscount © France 3 Aquitaine

Une émission présentée par Marie-Luce Rigout, avec en direct Jean-Pierre Stahl et Karim Jbali, deux journalistes de la rédaction de France 3 Aquitaine qui sont intervenus et ont interviewé de nombreux acteurs ayant participé à la construction de la Cité du Vin et ont suivi ce chantier. Avec notamment les architectes concepteurs Anouk Legendre et Nicolas Desmazières de l’agence XTU, Alain Juppé qui a initié ce projet ou encore les responsables de CassonMann les scénographes de la Cité du Vin (Laure Cheung, Gary Shelley, Dinah Casson et Roger Mann présents pour l’occasion).

Nicolas Desmazières (architecte de la Cité du Vin XTU), Sylvie Cazes et Philippe Massol (Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin) et Anouk Legendre (architecte -XTU de la Cité du Vin)

Nicolas Desmazières (architecte de la Cité du Vin XTU), Sylvie Cazes et Philippe Massol (Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin) et Anouk Legendre (architecte -XTU de la Cité du Vin)

Cette émission sur la Cité du Vin est arrivée 1ère des PAE en Aquitaine, 2ème du top 10 sur le Grand Sud-Ouest après le tragique accident de Puisseguin (21 de Pda en Poitou-Charentes), et 3 e du top 20 du réseau de France 3.

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Les scénographes du Parcours Permanent de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

Les scénographes du Parcours Permanent de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann à la santé de la Cité du Vin © JPS

Merci à vous cher public de votre suivi et fidélité.

Si vous souhaitez revoir cette émission réalisée par Gilles Cousin, présentée par Marie-Luce Rigout et proposée par Claire Combes Déléguée Régionale de France 3 Aquitaine, et préparée par Franck Omer et Jean-Pierre Stahl avec Karim Jbali, rien de plus simple: 

09 Juin

Philippe Caumes, auteur du time-lapse sur La Cité du Vin : « chaque boîtier faisait une image toutes les 15 minutes pendant 2 ans et demi »

Philippe Caumes, c’est ce photographe d’architecture qui a suivi l’évolution du chantier pour le compte du groupe Vinci. Il a réalisé notamment un time-lapse sur la base de 200 000 clichés assemblés et s’apprête à sortir un ouvrage prochainement avec son travail sur La Cité du Vin.

Philippe Caumes, avec son boîtier sur rail, devant la Cité du Vin © JPS

Philippe Caumes, avec son boîtier sur rail, devant la Cité du Vin © JPS

Philippe Caumes, c’est ce photographe d’architecture,  qui depuis 15 ans immortalise  les plus grands projets d’urbanisme et d’architecture.

Il a suivi le chantier de la cité du vin depuis le début et jusqu’à sa livraison, disposant de nombreux boîtiers photos  et un autre appareil sur rail pour réaliser un time-lapse pour le compte groupe Vinci qui a effectué les travaux.

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Il a pris plus de 500000 photos au total, pour n’en garder j’allais dire que 200000 afin de réaliser un time-lapse impressionnant de plus de 2 minutes de l’édifice qui se monte. Time-lapse diffusé la semaine dernière sur France 3 Aquitaine à l’occasion de l’inauguration de la Cité du Vin.

Chaque boîtier faisait une image toutes les 15 minutes pendant 2 ans et demi », Philippe Caumes photographe d’architecture.

Un des derniers clichés de la Cité du Vin en décembre dernier par © Philippe Caumes – à La Cité du Vin.

Un des clichés de la Cité du Vin pris en décembre dernier par © Philippe Caumes en hélicoptère.

Et d’ajouter : j’avais 500000 à 600000 images, après le tri des images avec de la pluie, il doit rester 200 000 images à peu près. Ensuite j’ai assemblé tout cela, à raison de 24 images/seconde et ça a fait un film… »

 

cite du vin 513

Philippe Caumes a réalisé durant ces 3 années de chantier de nombreux clichés en hélicoptère de jour comme de nuit avec notamment Manuel le pilote d’Air + Hélicoptères.

« J’ai eu la chance de vivre l’objet de A à Z, et d’avoir pu observer toute cette architecture finalement qu’on ne voit plus, toute cette membrure, ce squelette de base ».

Je trouve que c’est un objet à la fois gracile, très fluide, qui a plein de facettes différentes, en fonction de l’endroit où l’on est, en fonction de la luminosité, de la météo, il ne s’exprime pas de la même manière.

Photo à la tombée de la nuit en mai par © Philippe Caumes

Photo à la tombée de la nuit en mai par © Philippe Caumes

Philippe a exposé son travail à l’occasion du FIFAC, le festival du film d’architecture et va publier prochainement un ouvrage sur l’histoire du chantier. Et de conclure : « c’est vraiment une des figures emblématiques de l’architecture bordelaise ».

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Christèle Arfel, Francis Lassus-Lalanne et Cécile Lagaüzère:

03 Juin

Carte blanche à Isabelle Rozenbaum: la première exposition temporaire à la Cité du Vin

La photographe Isabelle Rozenbaum a suivi le chantier de la Cité du Vin depuis le début. Elle présente cette épopée en 80 clichés au 1er étage de la Cité du Vin jusqu’au 8 janvier 2017. Un hommage aux femmes et aux hommes qui ont édifié ce nouvel emblème de Bordeaux. 

Isabelle Rosenbaum au 1er étage des expos temporaires © JPS

Isabelle Rosenbaum au 1er étage des expos temporaires © JPS

La Cité du Vin a donné carte blanche à l’artiste photographe Isabelle Rozenbaum qui a suivi le chantier depuis son démarrage. Celle-ci présente en 80 tirages photographiques, le regard qu’elle a posé sur l’aventure de la construction.

© Isabelle Rozenbaum

© Isabelle Rozenbaum

Ses clichés saisissants, œuvres d’une grande beauté plastique, rendent hommage aux hommes et aux femmes qui ont bâti ce lieu et révèlent la force et la dureté au fil de ces 36 mois de chantier ».

Une exposition à vous captiver © JPS

Une exposition à vous captiver © JPS

En vidéo, l’expo d’Isabelle Rozenbaum par Guillaume Decaix : 

« Du terrain nu aux premiers forages, des plans de bureau à leur exécution sur site, Isabelle Rozenbaum a su capter avec sensibilité chaque étape du travail minutieux des hommes ayant œuvré à la réalisation du bâtiment. Son objectif sans concession a su saisir ces instants fugaces où la matière se transforme sous l’action conjuguée des machines et des hommes ».

© Isabelle Rozenbaum

© Isabelle Rozenbaum

Ses clichés gardent traces des moments éphémères et oubliés où le bâtiment prend naissance, dans une contorsion de béton, de bois et d’acier.

Panoramique de l'amphithéâtre Thomas Jefferson en construction © Isabelle Rozenbaum

Panoramique de l’amphithéâtre Thomas Jefferson en construction © Isabelle Rozenbaum

A l’opposé des images lisses et parfois complaisantes à la gloire de l’architecture, le travail d’Isabelle Rozenbaum révèle un univers de sueur, de vertige, de bruit et de fureur qui ne laisse pas indifférent ».

Isabelle Rozenbaum, à travers la coupe de la maquette ité du Vin © JPS

Isabelle Rozenbaum, à travers la coupe de la maquette de la Cité du Vin © JPS

Isabelle Rozenbaum a publié deux ouvrages « La Cité du Vin » et « Tentative d’épuisement d’un lieu bordelais » à trouver dans toutes les bonnes librairies et à la boutique de la Cité du Vin – L’accès à l’exposition est comprise avec le billet d’entrée du parcours permanent.

Avec la Cité du Vin

Retrouvez l’interview d’Isabelle Rozenbaum réalisée par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delawarde et Cécile Lagaüzère :

01 Juin

La Cité du Vin : un Parcours Permanent fait d’ingéniosité signée CassonMann

Bienvenue au public ! C’est son jour, enfin. Aujourd’hui 1er juin, la Cité du Vin lui ouvre ses bras. Cette Cité signée XTU-CassonMann va lui dévoiler son Parcours Permanent, 19 modules à sillonner avec un compagnon de visite. Voici la scénographie que vous allez y trouver.

Le survol des vignobles du monde © jps

Le survol des vignobles du monde © JPS

Le Parcours Permanent, c’est vraiment l’ADN de la Cité du Vin. D’ailleurs, vous ne vous tromperez pas en achetant un billet d’entrée car c’est essentiellement pour cette visite atypique et ce plongeon dans l’univers de la culture et des civilisations du vin.

Le Parcours Permanent s’étend sur 3000 m2 au 2e étage , ce sont 19 modules interactifs et sensoriels qui vont se dévoiler au grand public. Car ce parcours a été pensé pour s’adresser au plus grand nombre, pour qu’il soit suffisamment éducatif, historique, intéressant et marquant.

Bienvenue "à bord", l'un des 19 modules du Parcours Permanent © JPS

Bienvenue « à bord », l’un des 19 modules du Parcours Permanent © JPS

On commence par exemple avec le module « à bord », à l’intérieur d’un immense navire avec 50 places pour suivre l’histoire du commerce maritime du vin à travers les âges par une grosse tempête, un parcours qui mène jusqu’à la grande saga de Bordeaux, avec également ce temps fort dans la galerie des civilisations.

Le banquet des hommes illustres © La Cité du Vin les Films d'Ici

Le banquet des hommes illustres © La Cité du Vin les Films d’Ici

« Cette galerie va inviter les visiteurs à voyager à travers les différentes époques où ils vont découvrir en fait l’importance du vin dès les premiers âges, » explique Laure Cheung project manager chez CassonMann.

A la Table des terroirs, muni du compagnon de visite, rencontrez les vignerons du monde © JPS

A la Table des terroirs, muni du compagnon de visite, rencontrez les vignerons du monde © JPS

Muni d’un compagnon de visite (en 8 langues), le public pourra rencontrer 50 vignerons de 10 régions viticoles au monde, l’interactivité et l’aspect sensoriel est partout avec notamment le buffet des 5 sens pour une découverte des goûtes et des arômes que l’on peut retrouver dans le vin. Un module que le Groupe Castel a voulu financer à travers le mécénat.

Ce Parcours, ce sont aussi les arts de la table et de la gastronomie avec Hélène Darroze, Franck Ferrand et Ariane Massenet, et juste à côté le banquet des hommes illustres avec Pierre Arditi, flanqué de personnages historiques qui tous partagent le même amour pour le vin.

Véronique Lemoine, responsable

Véronique Lemoine, responsable scientifique de la Fondation pour la culture et les civilisations du vin.

En amont, un énorme travail de documentation a été réalisé avec un comité d’orientation scientifique et culturel, sur la base d’un millier d’ouvrages, qui tous sont mis à disposition du public au salon de lecture du 1er étage.

"Bacchus et Vénus", histoire de rêver, en levant les yeux au ciel, dans un canapé confortable © JPS

« Bacchus et Vénus », histoire de rêver, en levant les yeux au ciel, dans un canapé confortable © JPS

« Dans la grande galerie des civilisations nous allons aborder des thématiques qui sont l’usage du vin à travers les siècles, on va pouvoir se projeter dans des banquets grecs ou des conviviums romains. On va trouver dans ce parcours permanent énormément de visuels, ça va être une grande fête pour les yeux, une sorte de cinéma permanent à travers la planète à travers les âges » me confie Véronique Lemoine, responsable scientifique de la Fondation pour la culture et les civilisations du vin.

Un parcours ludique à faire en 2 heures environ, à son rythme, selon sa passion et son intérêt. Un Parcours élaboré par les anglais de CassonMann qui ont fait un ticket commun avec les architectes de la Cité du Vin XTU.

Rencontre avec Casson Mann : les scénographes londoniens de la Cité du Vin

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Cécile Lagaüzère:

29 Mai

Rencontre avec Casson Mann : les scénographes londoniens de la Cité du Vin

Ils sont britanniques et faisaient un tandem avec les archistectes d’XTU. Les designers Casson Mann signent la scénographie du Parcours Permanent au 2e étage de la Cité du Vin. Ce sont des experts dans le design et la scénographie de musées dans le monde.

Gary Shelley, devant le Parcours Permanent de la Cité du Vin, conçu par Casson Mann © JPS

Gary Shelley, devant le Parcours Permanent de la Cité du Vin, conçu par Casson Mann © JPS

C’est à l’Est de Londres qu’il faut chercher les designers de la Cité du Vin, dans le quartier des architectes. Casson Mann Limited, c’est cette société, créée en 1984 par Dinah Casson et Roger Mann (d’où le nom), spécialisée dans le design et l’agencement intérieur. Depuis 15 ans, ils sont devenus LA référence dans les scénographies de Musées à Londres, mais aussi aux Etats-Unis et désormais en France.

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C’est Gary Shelley, l’un des responsables du projet de la Cité du Vin, qui nous accueille dans les bureaux de Casson Mann en cette fin mars : « Bonjour, bienvenue chez Casson Mann… Voici nos bureaux à l’est de Londres et comme vous pouvez le voir nous avons deux salles de réunions d’ailleurs avec des gens qui travaillent actuellement sur un projet à Nottingham, au centre il y a un grand espace et après ce passage vous allez découvrir notre 2e espace de travail… »

L 'open space chez Casson Mann© JPS

L ‘open space chez Casson Mann© JPS

C’est alors un open space qui s’ouvre à nous avec près de 20 collaborateurs, tous logés à la même enseigne, les bureaux de Dinah Casson et Roger Mann, y sont même intégrés. Tous planchent également sur les plus grands musées du monde. Ils ont déjà à leur actif le Churchill Museum à Londres, le Benjamin Franklin Museum à Philadelphie, ou encore la Cité du Vin dont ils ont élaboré le Parcours Permanent.

« Voici le projet dans son intégralité qui montre les différents modules. C’est l’un des premiers lieux où l’on peut vivre une expérience immersive avec des vues aériennes d’hélicoptères sur des vignobles du monde entier, «  explique Gary Shelley.

Le marché de la Cité du Vin représente un marché de 12 millions d’euros, un marché décroché en 2011, grâce au ticket gagnant formé avec les architectes parisiens d’XTU.

On ne s’attendait pas à gagner, parce qu’on est Anglais, et  d’autant plus pour parler de vin en France. L’explication, elle se trouve sûrement dans notre savoir-faire, c’est ce qui nous a fait gagner » Gary Shelley.

L'Impérial War Museum pour lequel Casson Mann a réalisé la scénographie de la 1ère guerre mondiale et est candidat pour la 2e © Jean-Pierre Stahl

L’Imperial War Museum pour lequel Casson Mann a réalisé la scénographie de la 1ère guerre mondiale et est candidat pour la 2e © Jean-Pierre Stahl

L’Impérial War Museum est très certainement l’une des plus grandes réalisation de Roger Mann. Un musée qui le touche d’autant que son grand-père fut l’une des « gueules cassées » de la grande guerre. Un musée pour lequel il a fait preuve d’une grande imagination et eu recours à de nouveaux procédés pour mettre en valeur des objets et documents historiques.

Des films d'époque, d'avant 1914, projetés sur des vitres © JPS

Des films d’époque, d’avant 1914, projetés sur des vitres © JPS

Ce petit-fils de Tommy raconte ainsi l’ambiance d’avant guerre qui reignait en Grande-Bretagne juste avant 1914 avec des projections de films d’époque projetés sur des vitres (formant un U) : « la Grande-Bretagne était une nation très optimiste, les gens étaient heureux, ils entamaient un nouveau siècle. Ce film montre vraiment les britanniques dans leur vie quotidienne, lorsqu’ils se rendaient à l’usine ou travaillaient sur des navires marchands ou de croisière. Au début du XXe siècle, personne ne s’attendait à ce qui allait arriver et à une guerre aussi rapide », explique Roger Mann.

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Une technologie et une interactivité au service du savoir avec des reproductions de journaux d’époque : « là il y a une caméra qui suit le geste de ma main, comme si je feuilletais un journal. »

Ce scénographe a eu recours à des acteurs pour reconstituer les troupes massacrées sur les champs de bataille français, et notamment ces moments où ils étaient fauchés par la mitraille…

Gary Shelley et Roger Mann devant une projection de scènes relatant les gaz avec un gant d'une victime © JPS

Gary Shelley et Roger Mann devant une projection de scènes relatant les gaz avec un gant d’une victime © JPS

« On se devait de recréer l’atmosphère du début du conflit et l’état d’esprit des soldats arrivant sur le champ de bataille. C’était une guerre très très violente et on amène le spectateur à imaginer ce qu’ils ont pu ressentir et combien cette guerre était brutale », Roger Mann à l’Imperial War Museum

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Dans ce musée relifté pour le centenaire de la Grande Guerre (il a été livré en 2014 par Casson Mann), 2000 armes et objets ont été mis en scène dont ce gant réduit attaqué par les gaz utilisés… la violence et l’atmosphère de cette vie dans les tranchées sont ici projetés, reconstitués avec un environnement oppressant.

« Ici nous sommes dans une reconstitution, une évocation de ce que pouvait être une tranchée », continue Roger Mann, « les gens passaient des mois, des années, sous le niveau de la terre avec des tanks et des avions sous le niveau de leur tête ».

Devant le musée d'histoire naturelle © JPS

Devant le musée d’histoire naturelle © JPS

Avec ce savoir-faire, cette mise en valeur et surtout cette facilité d’approche et d’explication, Casson Mann a acquis une expertise depuis plus de 15 ans, c’est devenu LA référence à Londres. Ainsi le Muséum d’Histoire Naturelle a aussi eu recours à leur service :« actuellement nous sommes en train de repenser le hall central du musée », explique Gary Shelley. « C’est l’un des intérieurs les plus appréciés de Londres, l’une des plus belles oeuvres architecturales également. On a même le privilège d’être retenus pour présenter les objets les plus spectaculaires dans cet espace réaménagé. »

Casson Mann va livrer Lascaux 4 en Dordogne en décembre © JPS

Casson Mann va livrer Lascaux 4 en Dordogne en décembre © JPS

Dernier projet en date, Lascaux 4. Dinah Casson et son équipe réalise la mise en valeur et la vulgarisation de l’art pariétal à partir des représentations peintes dans la grotte de Montignac il ya plusieurs milliers d’année en Dordogne. Lascaux 4 va ouvrir en décembre prochain :

« on s’attend à avoir 4000 visiteurs par jour en pleine saison, ça fait beaucoup de monde non ? C’est l’occasion de revivre des moments intense dans la grotte. Avec votre compagnon de visite (comme à la Cité du Vin), vous pourrez rechercher une information de manière interactive, et comprendre pourquoi ces peintures sont si particulières. Lascaux est unique par son explosion polychromatique, c’est incroyablement sophistiqué, le public sera vraiment étonné, même si c’est un fac-similé ».

Un tank et un avion ont été mis en scène avec plus de 2000 objets © JPS

Un tank et un avion ont été mis en scène avec plus de 2000 objets © JPS

Sur leurs étagères s’empilent les récompenses, Dinah Casson et Roger Mann ont été élus Royal Designers pour l’Industry. Un exemple de réussite, mais aussi d’innovation, de recherche et de travail en équipe.

Et c’est l’équipe entière qui fait un accueil chaleureux à l’une de leur dernière recrue, organisant ce soir-là un pot d’arrivée et d’anniversaire,  et porte un toast par la même occasion à la Cité du Vin.

Regardez ce reportage sur Casson Mann réalisé à Londres de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, et Christophe Varone.

28 Mai

La Cité du Vin : le fruit de l’imagination d’Anouk Legendre et Nicolas Desmazières

Venez faire connaissance avec les Architectes d’XTU, Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, qui signent ce concept. Cette Cité du Vin, ils l’ont voulue très fluide,  « une rondeur sans couture » comme aime à le rappeler Anouk Legendre. Elle symbolise le mouvement du vin dans un verre mais aussi les courbes de la Garonne.

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, de XTU, les deux architectes de la Cité du Vin

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, de XTU, les deux architectes de la Cité du Vin

Il y a presque 6 ans ses premiers traits figuraient sur un papier. Aujourd’hui, la Cité du Vin est bien réelle. Un projet à 4 mains, signé Anouk Legendre (qui a fréquenté l’Ecole d’Architecture de Bordeaux) et Nicolas Desmazières, les deux architectes fondateurs et associés de l’agence parisienne XTU.

Archis Cité 081C’est en 2010 qu’ils ont planché sur ce projet. Ils étaient 115 sur la ligne de départ. Et finalement 5 retenus dans la dernière ligne droite. Leur projet devait comporter une partie horizontale susceptible d’accueillir ce qui devriendra le parcours permanent et une autre verticale pour permettre d’avoir un belvédère et permettre au visiteur d’avoir une vue imprenable sur Bordeaux.

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« Cette enveloppe vient réunifier une tour verticale qui est la tour du belvédère » commente Nicolas Desmazières qui nous dévoile les premières ébauches de la fin 2010 avant de montrer une autre esquisse qui déjà montre une petite évolution :« on se retrouve là dans une hypothèse un peu différente où l’enveloppe devient un petit peu la robe pour reprendre un vocabulaire du vin… »

Les architectes d’XTU devaient monter un dossier en faisant équipe avec des scénographes d’intérieur. Ils ont choisi Casson Mann, des experts dans l’aménagement de musée en Grande-Bretagne qui bénéficiaient déjà à l’époque d’une belle notoriété

Début 2011, ils font donc partie de la « short list » des architectes et designers qui sont retenus pour finalement rendre un projet qui a une histoire totalement inspirée du vin. 

http://france3-regions.blog.francetvinfo.fr/cote-chateaux/2016/05/28/la-cite-du-vin-le-fruit-de-limagination-danouk-legendre-et-nicolas-desmazieres.html

Le musée de la préhistoire en Corée du Sud signé par les architectes d’XTU © JPS

En effet, ils ont vécu deux moments forts qui ont eu une influence sur leur dessin final : « tout d’abord on est allé s’immerger dans le vignoble bordelais, à la rencontre des vignerons, » explique Nicolas Desmazières, ainsi que des paysages de vignes. Et puis il y a eu également ce chantier en Corée du Sud, non loin de Séoul, pour lequel il leur avait été demandé de dessiner le musée de la préhistoire (livré avant la Cité du Vin)

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre explique quel a été leur déclic : « Au moment, où l’on est parti en Corée voir le chantier, on était dans une phase du projet de Bordeaux où on était sur un mouvement tournant, une forme en spirale qui se finissait en tour…et on est arrivé en Corée, on n’avait pas encore vu le projet en vrai (…), on est arrivé sur le site et c’était tellement scotchant de voir le bâtiment dans le site avec ses formes arrondies, douces, en harmonie dans le paysage et fluides, qu’on s’est dit bien sûr c’est cela qu’il faut faire pour Bordeaux, parce que c’est ce qui va faire le lien avec le fleuve avec la fluidité, avec l’élément liquide et finalement cela donnait un sens à l’ensemble. Et quelque part le projet de Bordeaux c’est un peu le mariage, la rencontre entre la Corée, le fleuve, et l’élément liquide et la rencontre avec les vignerons. »

Au 8e étage, le belvédère avec une vue à 360° © JPS

Au 8e étage, le belvédère avec une vue à 360° © JPS

 « Quand on a aussi rencontré les vignerons, on a goûté un vin, et ce vigneron a posé le vin, l’un des 10 meilleurs qu’il avait goûté dans sa vie, et il a dit une « rondeur sans couture » et quand on a repensé à ce qu’on allait faire là à Bordeaux, la rondeur sans couture nous a habités car le vin qu’on avait goûté nous avait touché aussi. »

Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles © JPS

Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles © JPS

Le projet une fois redessiné va traduire cette fluidité avec une tour qui atteindra 55 mètres de hauteur, plus haut que l’Arc de Triomphe à Paris avec ses 50 mètres.

C’est tout de même un exploit avec une ossature en bois digne du cathédrale. Ce sont 574 arches en bois lamellé-collé qui vont constituer son squelettre et ces formes si particulières, avec des bois qui semblent tels les ceps de vigne prendre racines dans le sol  : « toutes ces charpentes font un univers à l’intérieur du parcours permanent en créant des paysages qui sont tout le temps changeants;  et on va vraiment immerger le spectateur dans un paysage qui a une évocation des vignes et de l’univers du vin. » explique Nicolas Desmazières.

Anouk Legendre, Nicolas Desmazières et Florence Maffrand à al santé de la Cité du Vin © JPS

Anouk Legendre, Nicolas Desmazières et Florence Maffrand à al santé de la Cité du Vin © JPS

« Tous les arcs en bois sont tous différents. Il y a des grandes portées, c’était quand même un challenge à relever. Tous ces arcs sont repris avec des fixations très très fines, ce qui fait que quand vous vous promenez ils sont juste posés sur le béton, on n’a pas des grosses charnières ou des grosses fixations. »

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières devant la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières devant la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

L’autre exploit réside encore dans la vêture mixte avec ces 2500 panneaux d’aluminium et 918 de verres blancs, noirs et transparents sérigraphiés tous différemment. Une vêture constamment changeante au niveau de ses réflets:

Anouk Legendre conclue « on avait cherché à exprimer un élément liquide, quelque chose un peu dansant qui danse au bord de l’eau et qui répond au fleuve, qui reprend aussi les couleurs du fleuve : des fois c’est plus doré, des fois c’est plus gris et le fleuve est comme cela aussi un peu changeant, et le vin aussi c’est changeant, jamais toujours pareil. »

Regardez le reportage  de Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwaerde, Chrsitophe Varone :

26 Mai

La Cité du Vin au confluent des civilisations : le magazine qui retrace toute l’épopée

« La Cité du Vin au confluent des civilisations » est un magazine d’un peu plus de  26′ qui retrace la genèse et la construction de ce chantier hors normes qui a duré 3 ans. Un magazine signé Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Xavier Granger et Véronique Lamartinère pour France 3 Aquitaine.
J-7 avant l'ouverture au public © Jean-Pierre Stahl

J-7 avant l’ouverture au public © Jean-Pierre Stahl

Puisque les architectes ont joué avec les courbes fluides et ont puisé dans le vin élément liquide leur inspiration, l’écriture toute en fluidité accompagne le spectateur dans un voyage qui démarre en bord de Garonne « le fleuve   a  cette force d’insuffler à l’homme l’idée d’accoster… »

Une histoire dont le commencement se perd dans un épais brouillard et ces matinées hivernales où le bruit des pelleteuses couvrent à peine le pas décidé des géniteurs de la future Cité du Vin qui annoncent sur le site des forges à Bacalan cette future cité des civilisations.
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Les architectes Anouk Legendre et Nicolas Desmazières en plein travail, avec les maquettes de la Cité, dans leur cabinet XTU à Paris © JPS

Une histoire racontée depuis 2009 avec l’annonce d’un centre culturel et touristique du vin depuis le Clos des Dominicains à Saint-Emilion, avec ce moment intense où la maquette est dévoilée lors de Vinexpo 2013 pour la pose de la première pierre, puis des travaux titanesques passant du gros oeuvre fin 2013 à la couverture de verre et d’aluminium en 2015,  par un aspect cathédrale avec sa charpente faite de 574 arches en lamellé-collés.

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Cette épopée est rythmée par de nombreuses réactions des initiateurs de la Cité au premier rang desquels figurent Alain Juppé, Sylvie Cazes, Bernard Farges, mais aussi les mécènes français et américains de la Cité du Vin. L’histoire de Thomas Jefferson sera également évoquée puisque le 3e président, l’un des pères fondateurs des Etats-Unis d’Amérique, va donner son nom à l’auditorium de la Cité, financé à 100% par un mécénat américain.
Sur les traces des scénographes du Parcours Permanent "Casson Mann" à Londres

Sur les traces des scénographes du Parcours Permanent « Casson Mann » à Londres

Un voyage qui nous mène de la Garonne vers la Tamise à Londres, en passant par les bords de Seine à Paris, car les concepteurs de la Cité du Vin sont Anouk Legendre et Nicolas Desmazières du cabinet parisien d’architectes  XTU associés aux scénographes de  CassonMann,  les designers anglais du Parcours Permanent.

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Un tandem qui a concouru en 2010 et a décroché le projet en 2011 parmi 115 dossiers . Vous y apprendrez comment la Cité du Vin a trouvé sa forme « une rondeur sans couture », vous découvrirez le savoir-faire des  scénographes dans les plus grands musées londoniens.

L'équipe de Casson Mann portant un toast à la Cité du Vin © JPS

L’équipe de Casson Mann portant un toast à la Cité du Vin © JPS

La Cité du Vin en a inspiré plus d’un: entre des petits films teasers d’avant ouverture (notamment par My Destination – le Vestiaire- 18-55) ou un travail de photographie et un time-lapse étonnant réalisé par Philippe Caumes, photographe d’architecture.

La Cité a été largement commentée par des amateurs de vin lors de Bordeaux Tasting, des acteurs du monde du vin et son parrain-ambassadeur Pierre Arditi, le célèbre acteur notamment du Sang de la Vigne sur France 3.

 Ce magazine évoque également les retombées économiques et laisse entrevoir les perspectives avec le développement des routes du vin et des croisières oenotouristiques au départ de l’édifice ou faisant une escale au Ponton Cité du Vin.

Un magazine en 18 chapitres raconté et réalisé par Jean-Pierre Stahl, avec Guillaume Decaix, Eric Delwarde, Xavier Granger, Francis Lassus-Lalanne et Véronique Lamartinière pour France 3 Aquitaine.  En exclusivité découvrez le magazine ci-dessous :

23 Mai

Pierre Arditi, l’ambassadeur de la Cité du Vin : « le vin va parler d’histoire, d’humanité, … au fond le vin dit le monde… »

Entretien avec Pierre Arditi, l’acteur de nombreux films et du « Sang de la Vigne » sur France 3. Il revient sur la Cité du Vin dont il a accepté d’être le parrain et l’ambassadeur. Côté Châteaux et France 3 Aquitaine l’ont interviewé sur la Cité et sa passion pour le Vin. Il est l’invité ce mois-ci de Parole d’Expert.

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Côté Châteaux avec Pierre Arditi © Guillaume Decaix

Jean-Pierre Stahl : « La Cité du Vin, que vous inspire-t-elle ? »

Pierre Arditi : « On voit bien que c’est une carafe à décanter, une immense, gigantesque carafe à décanter, mais en même temps ça m’inspire un vaisseau spatial du type  Guerre des Etoiles. »

JPS  : « Que va-t-on trouver à l’intérieur de cette Cité du Vin ? »

Pierre Arditi : « On va aborder tout ce que les hommes, depuis la nuit des temps ou presque, ont fait de ce breuvage.

Quand on boit un verre de vin, on boit d’abord l’âme de celui ou de celle qui l’a fait. On boit l’humanité quand on boit du vin », Pierre Arditi.

« Le vin va parler d’histoire, de géographie, d’humanité, de philosophie, de savoir-faire, d’artisanat, d’humanisme, d’humanité, donc le vin, au fond d’une certaine manière, dit le monde ! C’est ça que cette Cité va raconter. »

Le Banquet des Hommes Illustres © La Cité du Vin - les Films d'Ici

Le Banquet des Hommes Illustres © La Cité du Vin – les Films d’Ici

JPS : « Au sein de la Cité, dans le parcours permanent, on vous retrouve dans un banquet des hommes illustres, style noces de Cana, qu’est-ce que ce banquet ? »

Pierre Arditi : « Il y aura effectivement tout un tableau vivant où l’on voit des gens qui n’auraient pas du se retrouver car ils ne font pas partie de la même époque. Mais ils sont tous liés par leur goût du vin, par leur science du vin parfois même. On découvrira par exemple Churchill, Hitchcock, Napoléon,…, qui diront ce que le vin a ou a été pour eux, ainsi que l’usage qu’ils en ont fait… »

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JPS : « Comment avez-vous découvert, fait connaissance avec le vin ? »

Pierre Arditi : « Mon père et ma mère buvaient du vin très mauvais, j’ai un souvenir de vinaigre…alors on n’avait pas beaucoup d’argent à la maison, mais enfin il semble me souvenir quand même qu’à cette époque là, avec peu d’argent, on pouvait boire du vin qui était moins mauvais que cela mais ils ne le savaient pas. Et donc chaque fois qu’on a essayé de m’en faire boire un peu, j’ai rejeté cela parce que je trouvais cela vraiment épouvantablement mauvais, c’était aigre. Et puis ensuite ma vie m’a emmené à Lyon…

A Lyon, où j’ai fait mes débuts d’acteur et là, j’ai bu des vins simples, des Côte-du-Rhône ou des Beaujolais qui étaient absolument délicieux et qui ne coûtaient pas un rond, et cela, c’est resté gravé dans ma mémoire. »

JPS : « Vous avez l’une des caves les plus importantes de Paris, qu’en est-il, combien de flacons possédez-vous? »

Pierre Arditi : « Je ne sais pas… On va dire entre 12000 et 15000… Le vin pour moi, c’est comme les livres, si vous voulez. Vous voyez derrière, il y a une bibliothèque, c’est l’un des bibliothèques de la maison. Ce n’est pas parce qu’elle est pleine que je n’achète plus de livres. Cela n’a pas de sens. Le vin, encore une fois, ce que je vous ai dit, ce qui est bien c’est de le partager, de le faire goûter aux autres, à ceux qu’on aime, à ceux qui aiment cela, parce que si on fait goûter cela à des gens qui s’en foutent cela n’a pas d’intérêt évidemment. Eh bien, c’est la même chose, je ne boirai pas tout ce qu’il y a dans ma cave, certains de ces vins m’enterreront. »

Pierre Arditi, une passion en bouteilles... © JPS

Pierre Arditi, une passion en bouteilles… © JPS

Pierre Arditi : « Une dégustation magnifique au Domaine de la Romanée-Conti, avec Aubert de Villaine. D’abord parce que la personnalité d’Aubert de Villaine donnait au vin quelque chose que lui enjolivait par sa seule présence et sa manière d’en parler. Donc j’ai goûté les 2014, de l’ensemble de la gamme dans l’après-midi : magnifique, absolument magnifique dans un lieu mythique.

Ce que l’on déguste c’est du vin sans doute, mais c’est la vie, et ça (la vie) c’est un breuvage qu’il faut boire sans aucune modération. C’est pour cela que j’aime cela. »

Entretien avec Pierre Arditi réalisé par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde, montage Rémi Grillot, mixage Emmanuel Crémèse à regarder et écouter, c’est encore plus intense :