28 Juin

Prix Raisin 2017, « and the winner is… » : Jean Saric propriétaire du château Turon La Croix

Petit événement à Vinexpo, la remise du Prix Raisin sur le stand de la « Brasserie des Bordeaux. » C’était il y a pile poil une semaine. Un prix décerné cette année à Jean Saric, viticulteur à Lugasson, en Bordeaux Supérieur.

Jean Saric, Jean-Pierre Xiradakis et Olivier Dauga ©

Jean Saric, Jean-Pierre Xiradakis et Olivier Dauga © Catherine Vivez

A l’origine, le prix raisin récompensait un jeune vigneron. Cette année, cette un jeune retraité. « A la retraite depuis quelques mois, il se consacre entièrement à sa seconde passion, le vin ». 

Le prix raisin 2017 a été décerné, ce mercredi 21 juin sur le stand la «  Brasserie des Bordeaux » , à Jean SARIC, le patron du Château Turon La Croix, propriété familiale en Appellation Bordeaux Supérieur, à Lugasson. Un prix qui on l’espère va attirer de nouveaux consommateurs vis-à-vis de ce château.

Professeur à la faculté de médecine, et chirurgien spécialiste de la greffe du foie , il se définit comme un «  vieux jeune viticulteur »  ,

Durant un an, Jean Saric sera donc accompagné par les parrains et les marraines de cette édition 2017 : Olivier Dauga ( Le Faiseur de Vin , Jean-Pierre Xiradakis ( Restaurant La Tupina ), Jean-Christophe Varron ( Tonnellerie Vinea ) ; Frédéric Jouffreau ( Agence Clictout Dev Site internet  ) , Brinda Bourdhis ( Winevox Formation Export & Traduction ) et Catherine Vivez ( Attachée de Presse / Communication).

Bravo au lauréat.

15 Juin

« LVMH Innovation Award » à Paris : tous derrière OptiWine, Olivier Caste et Michaël Paetzold !

Côté châteaux croise les doigts avec Olivier Caste, Aurélie et Michaël Paetzold, qui passaient aujourd’hui leur examen non pas de philo, mais de « LVMH Innovation Award »  à Paris. Un trophée qui récompense la meilleure innovation d’une start-up française ou internationale, parmi 3000 dossiers en lice.19105981_1818356438479813_8482018527211203074_nC’était un peu le grand oral ou le grand Olivier Caste dans ses oeuvres ! Aujourd’hui, il passait devant le jury LVMH de l’Innovation, avec Michaël Paetzold, pour démontrer l’originalité, l’inventivité et l’utilité d’OptiWine, un concept inventé de « carafe de poche »

OptiWine, c’est cette formidable idée ingénieuse mise au point par Olivier Paetzold avec Olivier Caste de créer une « carafe de poche » aux multiples facettes capable de révéler le vin en 10 minutes. Un procédé de nanoaération du vin lancé l’an dernier et qui cartonne à Bordeaux, que Côté Châteaux vous avait dévoilé il y a quelques semaines.

« On a piché ce matin, on était 16, devant un parterre de 500 personnes autour de toi, cet après-midi il y en a 16 autres. Il y avait 3000 dossiers à la base, 518 ont été sélectionnés et on n’est plus que 32, et je peux de dire que c’est déjà bien d’y être, » me confie Olivier Caste.

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

La Carafe de Poche OptiWine créée par Olivier Caste et Michaêl Paotzold © JPS

On sent Olivier Caste, non seulement tout ému d’avoir promu le made in France en anglais, mais aussi d’avoir croisé Bernard Arnaud le Pdg de LVMH ou encore le Président Emmanuel Macron au détour de ce salon,

cet après-midi. Le résultat des courses est attendu demain matin. On croise les doigts, on y croit, allez les petits !

Retrouvez Olivier Caste dans ce précédent article de Côté Châteaux :

L’Oxygène : ami ou ennemi du Vin ?

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Christophe Varone et Jean-Marc Ceccaldi :

06 Juin

La Cité du Vin dévoile officiellement ses résultats de fréquentation : 425 000 visiteurs en 1 an

Côté châteaux vous l’avait annoncé avant tout le monde, la Cité du Vin a reçu plus de 400000 visiteurs, 425000 exactement, pour ce 1er exercice, ce qui correspond aux chiffes communiqués à la base entre 400000 et 450000. C’est un joli succès dont voici le détail en chiffres, avec 38% de visiteurs de la métropole bordelaise et 27 % d’étrangers. Grâce aux visiteurs et au mécénat, l’équilibre financier est atteint dès la 1ère année.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin, et Philippe Massol, le directeur, au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

LES CHIFFRES CLES DE LA FREQUENTATION DE LA CITE DU VIN

  • 425 000 visiteurs ont fréquenté les espaces payants de La Cité du Vin, auxquels s’ajoutent les visiteurs des espaces en accès libre (la boutique, le salon de lecture, les restaurants, et l’auditorium pour les événements gratuits)
  • 38% des visiteurs habitent en métropole bordelaise, les 62% restants sont des touristes ou excursionnistes.
  • 27% des touristes/excursionnistes sont des étrangers :  Plus de 70 000 visiteurs étrangers représentant 150 nationalités ; 
Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles © JPS

Un plafond avec plusieurs milliers de bouteilles au belvédère immortalisé par Anouk Legendre, l’une des 2 architectes d’XTU qui signe la Cité du Vin  © JPS

LE TOP 10 DES NATIONALITES ETRANGERES

  • Royaume-Uni (14%),
  • Etats-Unis (11%),
  • Suisse (9%),
  • Espagne (8%),
  • Belgique (6%),
  • Allemagne (6%),
  • Italie (6%),
  • Canada (4%),
  • Brésil (4%),
  • Chine (4%).
Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour al Culture et les civilisations du vin © JPS

Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les civilisations du vin entourée d’Alain Juppé maire de Bordeaux et de Bernard Farges, du CIVB © JPS

PHYSIONOMIE DE LA CLIENTELE

  • 73% des touristes/excursionnistes sont français, dont 29% résident en région Nouvelle Aquitaine (hors Bordeaux Métropole) et dans le département de la Haute-Garonne ;
  •  91% des visiteurs ont visité le parcours permanent ;
  • 83% de la clientèle est individuelle ; 17% a visité en groupe, dont 5000 sont des scolaires ; •
  • 93% sont des adultes, 7% des jeunes
Anouk Legendre et Nicolas Desmazières aux pieds de la Cité du Vin mercredi dernier © Jean-Pierre Stahl

Anouk Legendre et Nicolas Desmazières, les architectes d’XTU, aux pieds de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

UN PANEL D’EVENEMENTS CULTURELS DIFFERENTS

  • 70 événements culturels ont été organisés par la Fondation CCV au sein de La Cité du Vin, avec plus de 10 000 participants au total ; •
  • Plus de 14 000 personnes ont participé aux ateliers oenoculturels ;
  • 5400 pass (abonnements) annuels ont été commercialisés ;
  • 400 événements privés ont été organisés dans divers espaces de La Cité du Vin pour l’organisation d’événements d’entreprises ou d’institutionnels, accueillant 31 000 participants ;
  • Près de 80 000 couverts ont été servis au restaurant panoramique Le 7, et plus de 50 000 à la brasserie – bar à vins Latitude 20 au rez-de-chaussée ; •
Les scénographes du Parcours Permanent de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

Les scénographes du Parcours Permanent, les Londoniens de CassonMann, Dinah Casson, Gary Shelley et Roger Mann © JPS

UN SUCCES ET UNE BELLE COUVERTURE MEDIAS

  • 1300 journalistes et blogueurs, français et internationaux, ont été reçus depuis l’inauguration de La Cité du Vin, générant plus de 2200 articles de presse dont 110 sur le blog Côté Châteaux.
  • Sur les réseaux sociaux: c’est un succes 40 143 abonnés Facebook, 7 773 abonnés Twitter, et 11 130 abonnés Instagram à fin mai.
  • La Cité du Vin se trouve en 24ème position du classement Instagram « TOP 40 des musées et monuments français ».

Côté châteaux veut féliciter ici les concepteurs en particulier les architectes Anouk Legendre, Nicolas Desmazières ses architectes d’XTU et les scénographes du Parcours Permanent Cassonmann. Bravo également à l’équipe entière de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin qui a porté ce projet avec Alain Juppé, ainsi que les mécènes.

Lire ou relire :

La Cité du Vin fête son 1er anniversaire : plus de 400 000 visiteurs, pari gagné !

Regardez le magazine sur l’anniversaire de la Cité du Vin par Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Cécile Lagaüzère, Emmanuel Crémèse, diffusé le 28 mai dernier au 19/20 sur France 3 Aquitaine :

28 Mai

La Cité du Vin fête son 1er anniversaire : plus de 400 000 visiteurs, pari gagné !

1 an pour la Cité du Vin. 1 an déjà depuis l’inauguration par le président François Hollande le 31 mai 2016 et l’ouverture au public le lendemain, 1er juin. Plus de 400 000 visiteurs, c’est un pari gagné et très prometteur pour les prochaines années, pour ce concept qui a réussi à attirer à lui beaucoup d’étrangers mais aussi pas mal de touristes français et girondins.

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

Un groupe de 14 Aveyronnais venus visiter la Cité du Vin le 17 mai © Jean-Pierre Stahl

La Cité du Vin est le nouvel emblème de Bordeaux, « le phare de l’oenotourisme » à l’entrée de la ville depuis la Garonne, comme aimait à l’annoncer Alain Juppé. Un édifice unique et un concept original que l’on doit au tandem XTU-Cassonmann, les architectes parisiens Anouk Lengendre-Nicolas Desmazières et les scénographes londoniens Dinah Casson-Roger Mann.

Et le public ne s’y trompe pas, à l’instar de ce groupe de 14 retraités de l’Aveyron qui est venu la visiter après un périple d’un semaine dans le vignobles:

Un autre group important, l'Université du Temps Libre d'Arcachon © JPS

Un autre group important, l’Université du Temps Libre d’Arcachon © JPS

« Tous les ans, nous on fait un voyage comme cela, et là on a dit on est dans le bordelais cette année, et on s’est dit on va venir à la Cité du Vin parce cela fait partie du patrimoine bordelais », explique Gérard Paquin, fier de m’expliquer avoir la GNAC, nom de son groupe, pour Gastronomie, Nature, Amitié et Culture.

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

Sylvie Cazes et Philippe Massol au Belvédère, au 8e étage où les visiteurs terminent leur visite en dégustant un vin du monde © Jean-Pierre Stahl

En un an, la billetterie de la Cité du Vin a enregistré de nombreux groupes -scolaires, associations, comité d’établissements- et individuels -touristes français et étrangers, une découverte pour bon nombre et un réel engouement pour d’autres :

« Certaines personnes du groupe sont déjà venues et ont souhaité revenir avec l’association », explique Monique Didierjean de l’Université du Temps Libre d’Arcachon.

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Philippe Massol, le directeur général de la Cité du Vin © Jean-Pierre Stahl

Déjà, ils ont été plus de 400000 à passer par les caisses, à acheter les billets et à découvrir la Cité du Vin, donc cela a été une magnifique surprise. Le fait que l’on soit à Bordeaux, Bordeaux reçoit des visiteurs du monde entier : ce sont plus de 150 pays qui sont venus visiter la Cité du Vin », Philippe Massol, directeur de la Cité du Vin.

« Et selon les périodes, on a eu plus ou moins de métropolitains, mais les métropolitains représentent 1/4 de notre fréquentation aujourd’hui, donc c’est important pour cette 1ère année », complète ainsi Philippe Massol

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le survolen hélicoptère des vignobles du monde entier © JPS

Le Parcours Permanent attend le visiteur au 2e étage de la Cité du Vin. Muni d’un compagnon de voyage, il va être projeté dans un monde immersif, interactif, allant par exemple à la rencontre en video de 50 vignerons du monde entier à la « table des terroirs ». « Je ne connais pas ce vigneron, c’est un Géorgien, j’ai de la curiosité pour ces producteurs », commente un visiteur de Madrid, Carlos Alonso.

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

50 vignerons à rencontrer à la Table des Terroirs © JPS

Au final, la Cité du Vin a enregistré de très nombreux Britanniques et Américains, qui figurent en tête du visitorat étranger. Parmi les Européens, on dénombre de nombreux Suisses et Espagnols.

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

La Galerie des Civilisations au sein du Parcours Permanent © JPS

Dans cette déambulation à travers la Grande Galerie des Civilisations, le visiteur va voyager depuis les premiers producteurs de vin il y a 6000 ans jusqu’à une ère plus moderne dans les salons du XVIIIe où l’on buvait du champagne. « On pense au vin plaisir, au vin partage, mais il y a aussi le vin médicinal, le vin des religions, donc le vin transporte énormément de choses à l’intérieur de nos sociétés, » Véronique Lemoine responsable scientifique de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin.

Sur 3000 m2, le public est captivé par ces 19 modules sensoriels et interactifs, où l’on vous raconte par ailleurs l’histoire du commerce du vin avec « A bord ! » et Bordeaux.

L'atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

L’atelier de dégustation tous les jours à 16h30, un tour du monde des saveurs et des vins © JPS

La Cité du Vin a su aussi se diversifier par des expos temporairesle chantier en photos par Isabelle Rozenbaum et le Magazine « la Cité du Vin au Confluent des Civilisations », puis « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso », avant de consacrer en juillet à la Géorgie qui fut l’une des contrées qui a sans nul doute produit avant tout autre du vin. Il y a aussi eu chaque semaine des conférences organisées dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson et des ateliers quotidiens de dégustation sur fond d’accords mets et vins.

BBB

Claire Genestal, présente la plus grande cave du monde Latitude 20 à la Cité du Vin © JPS

Au rez-de-chaussée, l’un des attraits importants de la Cité du Vin, c’est aussi la plus grande cave au monde Latitude 20, avec 13000 bouteilles, 800 références de 70 pays, de quoi donner le tournis : « c’est très impressionnant, parce qu’on fait là le tour du monde sur 360° », explique Guy Fasolato de Saint-Quentin-en-Yvelines. « Le public recherche l’exotisme et a envie de découvrir de nouveaux pays comme la Croatie, le Liban, le Kazakhstan, ou des régions comme Tahiti, »ajoute Claire Genestal de la Cave Latitude Vin.

Un groupe d'Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Un groupe d’Espagnols venus découvrir la Cité du Vin © JPS

Cette Cité a une belle vitalité, avec bientôt en face des Halles Gourmandes, et déjà en son sein des brasseries et restaurant Latitude 20 en rez-de-chaussée et le 7-restaurant panoramique à 35 mètres avec une très belle vue sur les quais, la Garonne et le Pont Chaban Delmas.

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

A 35 mètres, vue sur Bordeaux, depuis le 7 avec 80 places assises © JPS

En 11 mois d’exercice, le 7 a attiré 71000 personnes, avec un chiffre d’affaire de 3,5 millions d’euros.

On travaille un peu comme dans un sous-marin ou comme à la Tour Eiffel à Paris, on est assez contraint avec 60 m2 de cuisine, ce qui est très peu mais on s’y est habitué, là on a trouvé de bons réglages et on va encore s’améliorer » Nicolas Lascombes du 7-Restaurant Panoramique

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

Nicolas Lascombes gérant du 7-restaurant panoramique © JPS

La Cité du Vin a aussi ce lien étroit avec le fleuve. Grâce à son ponton de 90 mètres, de nombreux bateaux peuvent accoster et déposer des croisières oenotouristiques. Bordeaux River Cruise a lancé à l’été dernier des croisières au départ de la Cité du Vin, 1h30 de visite des façades du Bordeaux XVIIIe avec en prime des cours de dégustation avec Marie d’Ardier.

Le ponton de 90 mètres permet d'accueillir de nombreux croisièristes © JPS

Le ponton de 90 mètres permet d’accueillir de nombreux croisièristes © JPS

« Je ne suis pas du tout une experte en vins pourtant je m’appelle Bouteille, je ne connais pas trop, du coup j’en profite pour développer mes connaissances à la source », m’explique avec amusement Maylis Bouteille de Montpellier, accompagnée de Rémi de Sivry de Bordeaux et futur pompier de Paris.

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Visite du Bordeaux XVIII © JPS

Le classement UNESCO, l’élection en 2015 comme Best European Destination, puis la consécration par le Huffington Post, le Telegraph et Lonely Planet ont fait de Bordeaux la destination prisée des touristes étrangers.

Souvent, on entend Bordeaux réinventé, Bordeaux reborn comme dans le Wine Spectator, cela a donné cette impression que Bordeaux, qui a des siècles de tradition, a réussi à s’inventer une nouvelle vision patrimoniale et culturelle du vin, grâce à la Cité du Vin », Sylvie Cazes présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations.

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de al Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de la Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Mais l’histoire de la Cité du Vin s’écrit aussi avec cette page insolite : celle d’un anniversaire de mariage… Pour leurs 4 ans de mariage, Zulema Arroyo-Farley a fait une surprise à son époux Nicholas Farley, grand amateur de vins de Bordeaux : un fauteuil à la Cité du Vin qui va porter son nom, le siège n°17 au dos duquel est désormais inscrit Nicholas Farley. Grâce à ces mécènes américains qui ont fait de généreuses donations, l’amphithéâtre Thomas Jefferson a entièrement été financé, une histoire qui plaît d’autant aux USA que leur président Jefferson avait séjourné à Bordeaux en 1787.

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Rémi de Sivry et Maylis Bouteille avec la Cité en toile de fond © JPS

Cette aventure en bord de Garonne va continuer puisque Bordeaux aujourd’hui compte 6 millions de visiteurs à l’année, un visitorat multiplié par 3 en 15 ans, qui promet encore de beaux jours à la Cité du Vin.

Regardez le magazine sur la Cité du Vin fête son 1er anniversaire par Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Célile Lagaüzère et Emmanuel Crémèse :

14 Mai

Découvrez le palmarès de la 41ème édition du Challenge International du Vin

Le challenge international du vin s’est tenu les 21 et 22 avril dernier au Palais des Congrès de Bordeaux. 740 dégustateurs ont pu juger plus de 4000 vins, décernant de nombreux prix.

Jacques Legros (avenuedesvins.fr, partenaire du concours), Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’Association des Sommeliers du Maroc), Philippe Faure-Brac (Président d’Honneur), Liane Foly (Invitée surprise), Laurent Séramour (Président du concours), Bernard Montiel (Invité d’honneur). Deuxième rang, de gauche à droite : Abdelghani Maarfi (propriétaire Château La Mariotte, Saint-Emilion), Zakaria Wahby (1er meilleur sommelier du Maroc 2017), Josselin Desprez de Gesincourt (Sommelier, membre de l’ASMA, Directeur export du groupe EBERTEC)

Jacques Legros (avenuedesvins.fr, partenaire du concours), Michèle Aström-Chantôme (Présidente de l’Association des Sommeliers
du Maroc), Philippe Faure-Brac (Président d’Honneur), Liane Foly (Invitée surprise), Laurent Séramour (Président du concours), Bernard Montiel (Invité d’honneur). Derrière: Abdelghani Maarfi (propriétaire Château La Mariotte, Saint-Emilion), Zakaria Wahby (1er meilleur sommelier du Maroc 2017),
Josselin Desprez de Gesincourt (Sommelier, membre de l’Asma, Directeur export du groupe Ebertec)

Durant 2 jours, les 740 dégustateurs n’ont pas levé le nez ou presque, ils ont eu 4376 vins à déguster, en provenance de 38 pays. Au total, 1388 vins ont été récompensés, avec de nombreuses médailles d’or, d’argent et de bronze,  11 prix spéciaux ont été décernés, dont le Prix Spécial Maroc, pays à l’honneur cette année. Le prix moyen d’une bouteille durant ce concours était de 8,83€ HT. 

LE PALMARES

En 2017, sur les 1 388 vins récompensés :

  • 707 ont reçu une médaille d’Or,
  • 462 une médaille d’Argent et
  • 219 une médaille de Bronze. Les producteurs médaillés pourront habiller leurs bouteilles des macarons adhésifs officiels qui sont reconnus dans le monde entier.

LE GAGNANT DU PRIX SPECIAL MAROC

Le Maroc était cette année invité d’honneur 2017. Un pays qui a une diversité de terroirs et d’appellations dont la qualité se précise. Sur les 44 vins marocains, le domaine des Ouleb Thaleb, pour son Tandem, en Millésime 2015 100% Syrah remporte le premier prix. Un vin rouge exceptionnel souligné par Philippe Faure-Brac, aux côtés «  épicé » et « tanins très frais, très nets » :  il est « cohérent dans son âge, dans sa couleur, dans sa profondeur, dans sa typicité sans exagération ». Il a également apprécié « son côté épicé » et ses « tanins très frais, très nets ».

UN PRIX COUP DE COEUR

Le Prix Coup de cœur a été décerné à la cuvée « Les Trois Domaines Rosé », un Guerrouane Rosé millésime 2016 produit par Les Celliers de Meknès.

LES PRIX SPECIAUX :

  • Prix Spécial Bio : Domaine Fernand Engel – AOP Alsace Pinot Noir Rouge 2015
  • Prix Spécial Bourg : Château de la Grave Nectar – AOP Blaye Côtes de Bourg Rouge 2015
  • Prix Spécial Blaye : Château Haut-Canteloup – AOP Blaye Côtes de Bordeaux Rouge 2015

Découvrez la suite des Prix Spéciaux (Rouge, Blanc Sec, Blanc moelleux, liquoreux, rosé, effervescent, VDN / VDL, et Eau-de-Vie) sur challengeduvin.com (rubrique Prix Spéciaux 2017).

12 Mai

Raimonds Tomsons, un Letton de 36 ans, sacré meilleur sommelier d’Europe

Un Letton de 36 ans, Raimonds Tomsons, a été sacré jeudi soir meilleur sommelier d’Europe au terme d’une compétition, à Vienne, où une trentaine de candidats ont rivalisé de connaissances sur les accords mets/vins, les grands crus et nectars confidentiels, la gestion d’une cave.

© bartending.lv

© bartending.lv

Le vainqueur, qui officie depuis plusieurs années dans un grand restaurant de Riga, « Vincents », l’a emporté à l’issue d’une finale à quatre où les épreuves se sont enchaînées sans répit pendant plusieurs heures.
Après avoir dû répartir en temps limité un magnum de champagne dans 18 verres en quantité égale du premier coup, les finalistes ont dû expliquer leur choix d’un saké d’apéritif puis s’imaginer dans la peau d’un sommelier choisissant des grands crus pour fêter les six années d’une présidence.

Lors de l’épreuve de la dégustation à l’aveugle, les candidats ont dû reconnaître un vin italien avant d’identifier en trois minutes toutes les caractéristiques d’un calva. Les finalistes ont terminé à une heure avancée de la soirée devant des photos de domaines et de vignerons à nommer avec précision. A ces jeux de palais et de nerfs, le candidat letton s’est montré « rapide et charmeur »,
a estimé Gérard Basset, président de la Commission du concours, interrogé par l’AFPTV.

« On a envie d’être servi par lui! J’avais l’impression que c’était un patineur, on voyait du patin à glace. C’était sans effort, c’était d’une beauté! », a-t-il ajouté saluant « les connaissances, la très belle personnalité, le charme » du vainqueur.

Pour Raimonds Tomsons, un bon sommelier « met ses connaissances théoriques et son charisme au service du client, fait en sorte qu’il se sente humble, élégant et à l’aise, tout en respectant les vins et les vignerons », a-t-il expliqué à l’AFPTV.

Il l’a emporté sur 37 candidats éliminés au fil de la semaine de compétition organisée par l’association de la Sommellerie internationale. Il était resté en lice pour la finale de jeudi avec deux candidats polonais et français ainsi qu’une candidate roumaine.

Le dernier titre de meilleur sommelier européen avait été décerné à un Suédois en 2013. Le concours de meilleur sommelier du monde se déroulera en 2019 à Anvers, en Belgique.

AFP

01 Mar

Les médailles du salon de l’agriculture valent de l’or pour les propriétés viticoles

Ces médailles d’or, d’argent ou de bronze au concours de Paris sont très prisées des vignerons, car celles-ci sont souvent synonymes de gros marchés auprès de la grande distribution, des restaurants et même auprès des particuliers qui cherchent à se raccrocher à une distinction pour choisir leurs vins. Exemple au château Lauduc à Tresses en Gironde.

Hervé Grandeau, 2 médailles d'or en 2017 © Pascal Lécuyer

Hervé Grandeau, 2 médailles d’or en 2017 © Pascal Lécuyer

Les médailles sont tombées au Concours Agricole de Paris, elles récompenses les meilleurs vins des appellations dans toutes les couleurs, blanc, rouge, rosé…

Les frères Grandeau à Tresses se réjouissent d’avoir pu obtenir la médaille d’or pour leur château Lauduc blanc.

Cette année, c’est un grand plaisir d’avoir obtenu cette médaille d’or. Outre le fait que cela va motiver nos équipes, cela va rassurer également nos clients sur la qualité de nos vins », Hervé Grandeau du château Lauduc.

Et d’ajouter : « Pour une partie qui va être vendue en grande distribution, là l’impact de la médaille sera beaucoup plus important. Quand on est devant son rayon en grande distribution, parfois on n’a que ce genre de repère pour aider à la décision d’achat ».

C’est un coup double, car le clairet du château Lauduc s’est aussi vu décerner une  médaille d’or : « je pense qu’il correspond aussi au goût du consommateur », renchérit Christian Sourdes oenologue, « puisque c’est un clairet très fruité, peu acide, car le consommateur lambda n’aime pas trop l’agressivité… Il préfère de la rondeur, de la souplesse, qui plus est avec un fruit au nez et en bouche bien présent. »

Château Lauduc avait déjà obtenu des récompenses pour ses rouges, celles-ci, décrochées dimanche dernier, viennent conforter cette image d’un vin de terroir, bien fait, et donne du baume au coeur à toute l’équipe.

Retrouvez toutes les médailles d’or, d’argent ou de bronze du 126ème CGA en cliquant ici

09 Fév

Saint-Emilion, la tête dans les étoiles : une 1ère étoile pour le Logis de la Cadène et 2 étoiles pour l’Hostellerie de Plaisance décernées par le Guide Michelin

Alexandre Baumard et Ronan Kervarrec sont les deux chefs distingués aujourd’hui par le guide Michelin à Saint-Emilion. Une première étoile pour Le Logis de le Cadène et deux étoiles pour l’Hostellerie de Plaisance, qui ne les avaient plus depuis le départ de Philippe Etchebest. Le restaurant les Belles Perdrix au château Troplong Mondot conserve son étoile avec David Charrier.

Ronan Kervarrec : "j'ai mon propre style, ma propre cuisine" © Jean-Pierre Stahl

Ronan Kervarrec : « j’ai mon propre style, ma propre cuisine » © Jean-Pierre Stahl

Côté Châteaux l’avait pressenti dès cet été, dès l’arrivée de ce chef surdoué qu’est Ronan Kervarrec à l’Hostellerie de Plaisance. Il avait accordé alors une interview qui campait le personnage et sa cuisine, accompagné d’un reportage en septembre où il affichait clairement la couleur et ses ambitions. Sa première réaction, il l’a réservée à Côté Châteaux :

« C’est un grand grand moment de bonheur. C’est juste sensationnel. J’avais une grosse pression dans l’attente du guide. Ce n’est que du bonheur », Ronan Kervarrec

Et Ronan Kervarrec de continuer : « Je l’ai appris hier après midi. C’est Madame Perse (la propriétaire de l’Hiostellerie de Plaisance) qui m’a appelé pour m’annoncer la nouvelle. On a filé sur Paris pour être ce matin au Palais Brogniart. C’est un soulagement… J’étais dans un état. C’est top parce qu’en plus on va refaire la salle de restaurant. »

Artichaut du pays : gnocchis farcis aux artichauts et truffe d'été de Bourgogne © JPS

Artichaut du pays : gnocchis farcis aux artichauts et truffe d’été de Bourgogne à la table de l’Hostellerie de Plaisance© JPS

Ronan Kervarrec, c’est avant tout un chef qui respecte la nature et ses différentes saveurs, pour lui la tomate doit être fraîche, tout droit venue de chez le producteur, à maturité optimale et c’est ainsi qu’on l’observe religieusement préparer l’une de ses entrées fétiches : « tomate de plein champ de Luc Alberti, à la vanille de Madagascar, glace à l’huile d’olive des Baux-de-Provence, fleur de sel « vent d’Est de Batz » : « ça, c’est vraiment des tomates de pleine maturité, on est en agriculture raisonnée, et chez lui la tomate a un vrai goût de tomate tout simplement, après la tomate elle aime bien les olives, l’huile d’olives, le parmesan, les petites fleurs et les notes de fruits car la tomate c’est aussi un fruit. » 

En terrasse de Plaisance avec vue imprenable sur le village de Saint-Emilion © JPS

En terrasse de Plaisance avec vue imprenable sur le village de Saint-Emilion © JPS

Chez les Kervarrec, on a le goût de l’authentique ses parents tenaient une auberge en Bretagne et c’est là qu’il a eu la culture des vrais produits de la mer : « Chez moi, je n’ai vu que des produits de grandes qualité: des homards bretons, les langoustes, il y avait la campagne de thons au mois de juin à Port Louis, les thoniers arrivaient, mon papa allait choisir ses thons, …c’est vraiment culturel chez moi ».

Dès septembre, il me confiait : « L’objectif, de toute façon, est de récupérer la 2e étoile Michelin qu’on avait dans le Sud Est de la France et c’est pour cela que la famille Perse m’a fait venir ». Toutefois il tenait à préciser sa philosophie : « c’est d’abord de cuisiner pour les autres, de faire plaisir , c’est un moment de partage qui doit arriver jusqu’à nos convives ; c’est créer de l’émotion, des souvenirs d’enfance, faire plaisir, voilà si j’ai vraiment un mot à dire la cuisine, c’est faire plaisir ». Ronan Kervarrec a ainsi réussi l’exploit de décrocher 2 étoiles pour Plaisance après aoir déjà obtenu 2 étoiles à la Chèvre d’Or où il officiait précédemment.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl et Sylvie Tuscq-Mounet sur Ronan Kervarrec et l’Hostellerie de Plaisance :

© Alexandre Baumard, ce matin récompensé au Palais Brogniart

© Alexandre Baumard, ce matin récompensé au Palais Brogniart

LE LOGIS DE LA CADENE A SON ETOILE

A seulement 29 ans, Alexandre Baumard a été formé auprès de maîtres de la gastronomie hexagonale tels que Paul Bocuse à l’Auberge du Pont de Collonges (***), Benoit Vidal à l’Atelier d’Edmond (**), Christophe Bacquié à l’Hôtel du Castellet (**), ou encore Laurent Saudeau au Manoir de la Boulaie (**). Des rencontres déterminantes qui l’ont façonné et lui ont permis de développer, dans un style qui lui est propre, une cuisine précise, créative et gourmande.

Au Logis de la Cadène, ce chef passionné et exigeant aime dénicher de beaux produits auprès de producteurs locaux et les travailler en déclinant textures et cuissons.

Alexandre Baumard est accompagné du chef-pâtissier, Damien Amilien, lui aussi formé auprès de grands Chefs tels que Patrick Henriroux à la Pyramide (**) et Bruno Oger à la Villa Archange (**).

Au-delà de ces deux chefs, c’est le travail et l’engagement de toute une équipe qui sont reconnus et récompensés. C’est aussi une étape importante qui est franchie par le Logis de la Cadène, cet établissement historique de Saint-Emilion qui, depuis sa reprise et une rénovation en profondeur, se place résolument sur le devant de la scène gastronomique régionale.

Et la liste ne serait pas complète pour Saint-Emilion, si on oubliait les Belles Perdrix : les cuisines de David Charrier et le restaurant du château Troplong Mondot ont conservé leur étoile obtenue en 2016 !

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot et Eric Delwarde à la Grande Maison avec Pierre Gagnaire, Jean-Denis Le Bras et Bernard Magrez:

Voici la liste des restaurants étoilés en Gironde :

Deux étoiles :

Une étoile :

03 Fév

Michel Chasseuil veut créer un Musée du Vin, non loin de sa cave mythique : « là, nous entrons au Sanctuaire… »

Le temps semble s’être arrêté, face à ce que d’aucuns appelleraient la caverne d’Ali Baba. Pour Michel Chasseuil, c’est son sanctuaire. Depuis plus de 50 ans, il s’est constitué la plus belle collection de vins au monde, plus de 40 000 bouteilles qu’il souhaite sacraliser en un futur musée, ouvert au public. Rencontre avec le plus passionné et le plus grand collectionneur de vins au monde. Celui-ci veut créer un « Louvre du Vin »  entre le Puy du Fou et le Futuroscope.

Michel Chasseuil a la plus belle cave au monde © Jean-Pierre Stahl

Michel Chasseuil a la plus belle cave au monde © Jean-Pierre Stahl

BIENVENUE AU SANCTUAIRE

Quelque part dans les Deux-Sèvres vit le plus grand collectionneur de vin au monde. Tel un ermite, Michel Jack Chasseuil s’est construit de ses propres mains son petit paradis.

A quelques pieds sous terre, derrière plusieurs portes blindées et grilles qui se respectent, Michel Chasseuil cache sa collection. Au terme d’un long tunnel et d’une déambulation de quelques minutes, « là nous entrons dans le Sanctuaire »

Lily Lacoste au milieu des caisses de Pétrus achetées par Michel Chasseuil © JPS

Lily Lacoste au milieu des caisses de Pétrus achetées par Michel Chasseuil © JPS

Une cave de 25 mètres de long qu’il a construite de ses propres mains en 1999 qui renferme les caisses les plus prestigieuses de Bourgogne, de Bordeaux ou d’ailleurs, qu’il nous dévoile : « là, nous avons tous les grands crus en magnums : Mouton-Rothschild, Latour, Margaux, Lafite-Rothschild, Haut-Brion, Ausone… Et puis en caisses de 6 : Lafleur, Pétrus, tous les Pétrus 80 millésimes différents » en vitrine avec non loin le portrait de Lily Lacoste, l’ancienne propriétaire de Pétrus, qu’il a bien connue, et lui a offert deux aiguières pour servir ce nectar.

Yquem 1847, 1821 et 1811 © JPS

Yquem 1847, 1821 et 1811 © JPS

Depuis 50 ans, qu’il est collectionneur, Michel Chasseuil connaît tous les propriétaires, tous les domaines, tous les 1ers crus classés il les a dans sa cave dont une belle série d’Yquem  :  près de 120 ans d’Yquem sont exposés dans une vitrine qui fait face à celle remplie de Pétrus…

« De 1900 à nos jours (les millésimes où il n’y a pas eu de production ont été remplacés par des bouteilles vides) et des millésimes très anciens d’Yquem : « 1811, 1821 et 1847 »

A terre, à ses pieds, quelques gros flacons comme cet « impériale, 6 litres de Mouton-Rothschild 1982, dans quelques décennies, cela aura une valeur historique. »

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DEUX CARRIERES EN PARALLELE : DANS LES AIRS ET SOUS TERRE

Pendant près 30  ans, de 1963 à 1990, Michel Chasseuil travaillait chez Dassault Aviation, comme chaudronnier à la base, puis comme dessinateur industriel. Sa collection, il a commencé à la constituer en parallèle et la continue aujourd’hui. Une passion de plus de 50 ans.

« Ca me permet de garder une certaine vivacité, de l’énergie et une occupation, au lieu de me morfondre dans ma chaise en disant  j’ai soixante-quinze berges. » Michel Chasseuil a réussi à être allocataire : il est sur les tablettes des plus grands domaines pour acheter chaque année ces vins fins :  »

J’ai commencé en 1976 à la Romanée Conti, à l’époque on me vendait dix caisses, aujourd’hui je suis obligé de pleurer pour en avoir une caisse

J'ai commencé en 1976 à la Romanée Conti, à l'époque on me vendait dix caisses, aujourd'hui je suis obligé de pleurer pour en avoir une caisse"

Et de poursuivre : « Ils éliminent petit à petit les particuliers pour être remplacé par des Chinois, le Brésil, le Mexique, maintenant il y a des milliardaires partout. »

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Avec ses amis collectionneurs et dégustateurs, ils se sont permis d’ouvrir il y a quelques années déjà quelques bouteilles mythiques…dans les séries 1928, 1959 ou encore 1982 :

Quand on allait à Taillevent, on se disait qu’est-ce qu’on va boire, eh bien on va boire tous les 28, on était un club de 10, on apportait chacun deux bouteilles de notre cave »

Et en tant qu’amateur de vin, il a aussi toutes les formes de verres à Bourgogne, à Champagne, à Bordeaux et des verres à liqueurs : « vous êtes là avec votre verre, et ahh, on communie avec le vin. »

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Dans son antre, dont la clé est dans un coffre à la banque, plus de 40000 bouteilles dorment. La température y est idéale, entre 10 et 15°C, l’hygrométrie aussi avec 80%. Une cave qu’il a construite de ses propres mains en 1999 : « mon père était maçon, alors je me suis dit je vais faire 5 mètres par jour, après tout en un mois je vais faire le tour de la cave, c’est pas la mer à boire, j’ai pris mon short et allez hop j’ai commandé 5000 parpaings. »

Un écrin pour des flacons rares, avec certaines pièces uniques. Voici d’ailleurs la bouteille de 75 cl la plus chère actuellement sur le marché, vendue 15000 dollars en 2015 :

La fameuse relique, le Jayer, Richebourg 1978, à l’époque je en ai bue avec Mr Jayer, et puis j’en ai acheté 2 bouteilles, j’aurais du prendre la caisse, ça valait 30 euros. »

UN TRAVAIL DE BENEDICTIN

Une collection constituée grâce à ce travail de bénédictin, où Michel Chasseuil écumait les salles des ventes mais aussi les caves de propriétés pour acheter ici, récupérer là cette série de grands millésimes de Bordeaux : Margaux 1900, Mouton 1945 (avec le fameux V de la victoire), Cheval Blanc 1947, Lafitte 1959, Lafleur et La Mission Haut-Brion 1961 : « en bouteille, avoir du Cheval Blanc 47, du Mouton 45, Margaux 1900, c’est déjà bien, mais avoir un magnum, c’est exceptionnel, et avoir des 7 magnums des 1ers grands crus classés 1855, ça c’est introuvable. »

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En magnum, les plus grands Bordeaux dont Mouton 45, Cheval Blanc 47, Lafite 59 ou Margaux 1900 © JPS

« PARMI LES 7 MERVEILLES DU MONDE »

Aujourd’hui, Michel est devenu quasiment un personnage public. Sa passion, il la partage avec un grand de ce monde : le Prince Albert II de Monaco qui est venu visiter sa cave en 2012, en y passant une après-midi entière.

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Le Prince de Monaco, quand il est arrivé, m’a dit : Monsieur c’est avec beaucoup de fierté que nous venons visiter votre Muséum, j dois vous dire j’ai fait 2 fois le tor du monde, j’ai vu 2 fois les 7 merveilles du monde, et vous êtes parmi elles »

Sa notoriété lui a valu aussi des déboires : en 2014, il a été braqué et séquestré dans une partie de sa cave par des malfrats. Ceux-ci voulaient la clé du sanctuaire pour le voler. Heureusement elle était à la banque…

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UNE FONDATION ET UN MUSEE

Aujourd’hui, Michel Chasseuil a décidé de créer une fondation à qui il lègue sa collection. Une fondation qui va lui permettre d’ouvrir sur sa propriété prochainement un musée ouvert au public. Il a pensé ainsi à faire partager l’oeuvre de toute une vie avec d’autres passionnés et les jeunes générations.

J’ai l’idée, la cave, le terrain et les plans, ce musée va se situer entre ici et le grand chêne que vous voyez là-bas au fond. »

Et de nous montrer encore « là c’est le reliquaire Napoléon, des vins de Constantia, ça c’est ce que buvait Napoléon à Saint-Hélène ! »

Michel Chasseuil, devant sa série de magnums de 1er grands crus classé de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Michel Chasseuil, devant sa série de magnums de 1er grands crus classé de Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

C’est en fait le patrimoine de la France et du monde viticole planétaire dans son ensemble qu’il souhaite exposer à travers ces vieux flacons dont le plus vieux est un Bas-Armagnac de 1732. Son rêve intime serait de voir classée sa collection au patrimoine immatériel de l’humanité. Une belle histoire que celle de ce passionné.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Thierry Julien, Eric Delwarde, Boris Chague et Véronique Lamartinière 

29 Jan

#Allezlesbleus ! Tutiac sort l’artillerie lourde pour la finale du Mondial de Handball

Des crêpes tricolores contre l’omelette norvégienne… Qui va manger l’autre ? Les Vignerons de Tutiac n’en démordent pas, ce sont les Français la « perle » du handball mondial, et la sélection façon Tutiac va s’imposer ! 33 comme la Gironde à 26 !

Quelques forces pour soutenir les Français © Vignerons de Tutiac

Quelques forces pour soutenir les Français © Vignerons de Tutiac

A l’heure de la finale de Mondial de Handball, pas question de se laisser aller. Les Vignerons de Tutiac ont une fois de plus décidé de soutenir les Experts devant la grande équipe de Norvège.

On croise les doigts pour les bleus et pour une sixième étoile de champions du monde !

Et les Experts, menés au début du match, ont su se ressaisir et imposer leur jeu, ils l’ont emporté avec 7 points d’avance : 33à 26 !