29 Mar

Un gigantesque pied de vigne découpé au laser projette Kirwan dans le XXIe siècle

Vendredi soir, Kirwan se met sur son 31. C’est en effet en ce 31 mars que ce château du XVIIIe va passer dans le XXIe siècle avec l’inauguration de son nouveau chai, confié au cabinet bordelais A3A, avec l’une des façades les plus originales du moment : un pied de vigne démesuré dont les feuilles ont été remplacées par des mots du monde du vin.

L'oeuvre de

L’oeuvre de Anatoly et Kinga Stolnikoff, un gigantesque pied de vigne en inox inoxydable, à l’entrée du nouveau chai de Kirwan © Jean-Pierre Stahl

Cette oeuvre va faire couler beaucoup d’encre dans les semaines, mois et années à venir. C’est bien vu et de bon ton. Un gigantesque pied de vigne en acier inoxydable, découpé par le feu du laser, avec des mots rappelant Kirwan, les propriétaires les Schÿler (depuis 1926 dans la famille), l’appellation Margaux, mais aussi tout le vocabulaire autour du monde du vin et notamment les cépages que l’on retrouve dans ce 3e cru classé en 1855.

Cette imposante façade est signée par Anatoly et Kinga Stolnikoff. Ils réinterprètent ici « l’histoire de Noé, inventeur de la vigne et du premier tastevin. »

37 cuves béton en forme de tulipes © JPS

37 cuves béton en forme de tulipes © JPS

« Vous pouvez voir un très grand pied de vigne, très robuste, très enraciné, qui va symboliser toute la vie de la propriété, le passé, le présent mais surtout le futur puisque c’est une oeuvre très contemporaine réalisée par un artiste russe et son épouse, Anatoly et Kinga Stolnikoff, qui a été faite exprès pour cette façade. C’est un symbole pour moi, le matériau utilisé est de l’inox, un matériau très robuste, puissant, qui correspond tout-à-fait aux caractéristiques des vins de Kirwan et de Margaux. Et en même, temps quand on le regarde de loin, c’est de la dentelle, c’est fin, c’est élégant et c’est tout ce que les vins de Margaux savent nous offrir… » explique Nathalie Schÿler co-propriétaire du château Kirwan.

Sur les ramifications, apparence et saveurs du vin donnent une image de feuillage au loin, mais dès que l’on s’en rapproche, les mots se révèlent tels des senteurs d’un divin nectar.

Philippe Delfaut, directeur de Kirwan, et Nathalie Schÿler, co-propriétaire © JPS

Philippe Delfaut, directeur de Kirwan, et Nathalie Schÿler, co-propriétaire © JPS

Après 24 mois de travaux, Kirwan s’est doté d’un nouvel outil de production. Un nouveau chai imbriqué entre deux vieilles bâtisses. Un défi d’archis, signé Caroline Marly et Guy Troprès du cabinet A3A, aux lignes contemporaines au centre avec une charpente remarquable et une toiture zinguée à facettes.

A l’intérieur, c’est un nouveau festival de lignes épurées dans le nouveau cuvier avec 37 cuves en béton en forme de tulipes fabriquées sur mesure en Italie avec une ingéniosité de technologie incorporée, permettant des vinifications douces.

« On veut faire de plus en plus un travail de précision » commente Philippe Delfaut directeur général de Kirwan ; « et à partir de notre terroir, dont on connaît les potentialités, les qualités, nous sommes capables de vinifier très séparément nos unités parcellaires et unités de sol. Donc 37 hectares, 37 cuves. »

Dans ce nouveau concept, il y a également de nouveaux espaces de réception pour particuliers ou entreprises, avec une salle panoramique de 80 m2 à la double vue, et sur le vignoble, et sur le chai à barriques, sans compter également la salle de l’orangerie de 220 m2 réalisée précédemment. Car Kirwan a été pionnier à Bordeaux dans l’oenotourisme, ce depuis 1995.

28 Mar

Beychevelle inaugure samedi son nouveau chai signé Arnaud Boulain

C’est avant tout un chai à la pointe de la technologie. Un chai aux formes cubiques et aux grands vitrages bercés de vagues pour rappeler la tradition historique où les bateaux affalaient leurs voiles en signe d’allégeance au Duc d’Epernon, premier propriétaire du domaine.

Le nouveau chai, non loin des grilles d'entrée de château Beychevelle © JPS

Le nouveau chai, non loin des grilles d’entrée de château Beychevelle © JPS

Impossible de le louper. Il a accosté sur la route des châteaux juste à côté de la propriété historique de Beychevelle en AOC Saint-Julien.

Ce chai se veut « une invitation au voyage » car ici tout rappelle l’univers des voiles et des flots de l’estuaire de la Gironde au bout de la propriété. Ce chai est opérationnel depuis les vendanges du millésime 2016, et c’est tout naturellement pour lui rendre grâce qu’il va être inauguré ce samedi, pour la grande semaine des primeurs qui va s’ouvrir en suivant.

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18 MOIS DE TRAVAUX

« Les travaux ont été lancés en janvier 2015, afin que le chai soit opérationnel pour la vendange 2016 » explique Philippe Blanc, directeur du château Beychevelle, oenologue et ingénieur agronome. La décision de lancer un tel projet fut prise peu de temps après que le groupe Castel ait rejoint le groupe Suntury pour l’acquisitrion de Grands Millésimes de France, propriétaire de Beychevelle. L’objectif était de donner à cette figure de proue des châteaux de Saint-Julien un outil technique digne d’une volonté de faire un très grand vin.

« L’objectif était de faire un outil d’aujourd’hui mais aussi pour les 30 ans à venir. Donc forcément avec une touche très moderne, utile et agréable à travailler mais en même temps en faisant un bel objet en relation avec le château, un très beau château XVIIIe », selon Philippe Blanc.

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L’univers marin, l’univers de Beychevelle, qui va avec la mer, les voiles, les bateaux, on les retrouve sur les façades suite au travail réalisé par Arnaud Boulain, on retrouve ces pare-soleils qui rythment les façades en faisant une ondulation » Philippe Blanc directeur de Beychevelle.

UN CUVIER PARCELLAIRE

Ce sont 55 cuves tronconiques auxquelles 4 vont bientôt s’ajouter qui garnissent l’immense cuvier à la vue imprenable sur ses remarquables voisins, dont Branaire-Ducru. Des cuves de 73 à 105 et de 120 à 160 hectolitres, tout en inox, avec double épaisseur pour accueillir la production des 90 hectares de vignes. Ce nouveau cuvier permet une réduction des manipulations du vin et un traitement plus délicat. Des cuves correspondant aux parcelles, dégustées et vinifiées différemment, dans un souci de plus en plus prégnant de faire du sur mesure. Le chai à barriques qui peut contenir jusqu’à 1300 bordelaises, enterré permet d’ avoir une température naturelle pour la conservation du vin. A Beychevelle, ce sont 400000 à 430000 bouteilles qui sont produites sur les 3 vins rouges.

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et le maître de chai du château © JPS

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et Benoît Milhé, le maître de chai du château © JPS

ARNAUD BOULAIN ARCHITECTE

Comment permettre de fondre une telle masse avec le paysage environnant, un défi de taille pour un archi. Arnaud Boulain, de l’agence BPM Archiectes, a opté pour un vitrage clair qui laisse la lumière traverser l’espace, tout en ajoutant en façade ces vagues pour casser ces lignes droites, mais aussi rappeler l’histoire du domaine ancré depuis 5 siècles sur cette tradition d’affaler les voiles devant Beychevelle, en signe d’allégeance au premier Duc d’Epernon. Le “bateau du dragon” qui orne son étiquette est ainsi représenté en façade du nouveau chai et continue de provoquer un signe de ralliement auquel le marché chinois n’est pas indifférent et ferait même flamber les prix. Arnaud Boulain a également été à l’origine de projets pour les châteaux Bouscaut, Angélus, Pédesclaux et Ronan by Clinet.

Le Guide Hachette des Vins 2017 présente ses bons plans à moins de 15 €

L’édition 2017 du Guide Hachette des Vins avoue avoir dégusté 40000 vins ! Un exploit. 10000 cuvées ont au final été sélectionnées, à l’aveugle, dans toutes les régions viticoles de France, 1700 à moins de 15 €. Elles sont restituées dans ce guide, à acquérir pour de bons tuyaux…

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Ce sont des vins d’un « excellent rapport qualité-prix » d’après le Guide Hachette, l’une des grandes références en France. Le Guide a réalisé sa sélection et propose donc 1700 vins à moins de 15 €, 300 coups de coeur et 120 vins bio.

  • des vins de tous les styles, de toutes les couleurs et de toutes les régions dont le leitmotiv est « régaler les papilles, sans trop délester le porte-monnaie »
  • des vins classés par couleurs, par styles et par fourchette de prix
  • des vins notés et commentés, avec des conseils d’accords mets-vins et des indications sur le temps de garde.

Et comme tout doit être à moins de 15 €, le prix de vente du guide est fixé à 14,95 €. La boucle est ainsi bouclée.

27 Mar

Millésime 2016 : Sauternes dévoile un « millésime gourmand, riche et frais » au Chapon Fin

C’était ce soir un grand moment à Bordeaux avant la folle semaine des primeurs. Une vingtaine de propriétés de Sauternes offraient leur 2016 à la dégustation. Un millésime très agréable qui va faire parler de lui, comme Sauternes en pleine effervescence.

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Vincent Labergère (Rayne-Vigneau), Didier Fréchinet (La Tour Blanche), Pierre Montégut (Suduiraut), Hugo Bernard et Thomas Meilhan (Suau), Laure de Lambert-Compeyrot (Sigalas-Rabaud) © Jean-Pierre Stahl

Il est des moments dans la vie où le temps semble suspendu, où la grandeur du millésime tutoie la beauté de l’endroit. C’est en effet au Chapon Fin, qu’était organisée la première dégustation de liquoreux de Sauternes, à J-7 de la grande semaine des primeurs, dans ce restaurant mythique de Bordeaux où Sarah Bernhardt fait face à Edouard VII, où Jack Lang se retrouve aux côtés de Jacques Chirac, à tout jamais figés.

Guillaume Cottin de la Vinothèque de Bordeaux et de la maison Dubos avec Xavier Planty, de château Guiraud et Président de l"'ODG Barsac-Sauternes © JPS

Guillaume Cottin de la Vinothèque de Bordeaux et de la maison Dubos avec Xavier Planty, de château Guiraud et Président de l »‘ODG Barsac-Sauternes © JPS

Un grand moment dont Xavier Planty a su profiter pour lancer aujourd’hui le prix de vente de son château Guiraud 2016 : « 35,5 € pour le particulier, c’est le même prix que l’année dernière, c’est la première fois de ma vie que je vends à l’export avant la fin mars… On connaissait la bière de mars, on a maintenant le Bordeaux de mars », plaisante Xavier Planty qui a réussi son coup puisque dès aujourd’hui les premières commandes étaient passées.

La grande nouveauté : la demi-bouteille avec la de Reneé Lalique de 1928

La grande nouveauté : la demi-bouteille de Lafaurie-Peyraguey avec la gravure « femme et raisins » de René Lalique de 1928 incorporée dans le verre © JPS

Une belle soirée comme seule Bordeaux sait les organiser, avec une brochette de 1ers crus classés côte à côte : pour Didier Fréchinet du château La Tour Blanche « c’est un millésime gourmand, riche et frais en même temps. »

« Je suis raide dingue de ce terroir depuis que je suis gamine », me confie Laure de Lambert-Compeyrot  du château Sigalas-Rabaud, 14 hectares à Sauternes, « une croupe plein sud » et d’ajouter « j’avais un prof d’oeno à la fac qui disait « Sigalas ça me fait rêver » ».

« Nous avons récolté 22 hectolitres à l’hectare à Suduiraut, c’est une belle année », explique Pierre Montégut, « au niveau production, ce fut une belle récolte et de plus de qualité. C’est frais, gourmand, les fruits, arômes ressortent bien. On est à Sauternes, on a la complexité recherchée avec le botrytis. »

Jean-Sébastien Charles (château de Malle), Philippe Guignard (Lamothe-Guignard), David Bolzan et Eric Larramona (Lafaurie-Peyraguey), Gabriel de Vauzelles (château Filhot) © JPS

Jean-Sébastien Charles (château de Malle), Philippe Guignard (Lamothe-Guignard), David Bolzan et Eric Larramona (Lafaurie-Peyraguey), Gabriel de Vaucelles (château Filhot) © JPS

Gabriel de Vaucelles du château Filhot : « nous avons de la fraîcheur et de la structure ». Depuis 2012 Sauternes a plutôt bien réussi ses millésimes avec un grand 2013, mais aussi un 2015 très intéressant. Sauternes a toujours su trouver des ressources dans son terroir, dans ses hommes qui ne manquent pas d’idées.

David Bolzan, directeur général de Lafaurie-Peyraguey (propriété de Sylvio Denz président de Lalique), est fier de dévoiler ce soir la sortie de sa demi-bouteille avec la gravure réalisée par René Lalique en 1928. Et ce n’est pas tout, il annonce le lancement de travaux le mois prochain à Lafaurie-Peyraguey où un hôtel-restaurant va s’ouvrir au printemps 2018, juste avant Bordeaux Fête le Vin. Sauternes forever !

25 Mar

Un pas de plus vers la diversité : la Cité du Vin a reçu le label Tourisme et Handicap

La Cité du Vin a reçu cette semaine la plaque Tourisme et Handicap. Un label décerné aux établissements de tourisme, ouverts au public et particulièrement aux personnes handicapées pour lesquelles le meilleur accueil et l’accessibilité sont garantis.

Tous les acteurs de © La Cité du Vin souhaitent la bienvenue à tous les publics

Tous les acteurs de © La Cité du Vin souhaitent la bienvenue à tous les publics

Ce mercredi 22 mars, la Cité du Vin a écrit une nouvelle page de son histoire, celle de l’égalité de toutes les personnes souhaitant visiter l’édifice, le parcours permanent ou encore les expositions, personnes valides physiquement ou atteinte d’un handicap.

C’est ainsi que le label Tourisme et Handicap vient d’être attribué à la Cité du Vin de Bordeaux, avec la garantie d’un accueil efficace et adapté aux besoins indispensables des personnes handicapées. Un label remis en présence d’Alain Juppé le maire de Bordeaux, d’Annette Masson présidente nationale de l’Association Tourisme et Handicap et de Sylvie Cazes présidente de la Fondation pour la culture et les civilisations.

L’équipement est labellisé pour les quatre déficiences : auditive, mentale, motrice et visuelle. La marque d’État Tourisme et Handicap est une réponse à la demande des personnes en situation de handicap qui veulent pouvoir choisir leurs vacances et leurs loisirs en toute liberté.

24 Mar

Château Guiraud va dévoiler son prix de vente avant la grande semaine des primeurs à Bordeaux

A partir du week-end prochain, et surtout du 3 au 6 avril la place de Bordeaux va s’agiter autour de dizaines de spots de dégustations et de centaines de crus à juger. Un moment où bon nombre de propriétaires retiennent leur souffle en attendant les critiques. A Guiraud, Xavier Planty met en avant l’authenticité et des relations sincères avec ses clients pour se démarquer et annoncer avant tout le monde un prix normal.

Xavier Planty présentant le carnet de voyage 2016 de l'équipe de château Guiraud © JPS

Xavier Planty présentant le carnet de voyage 2016 de l’équipe de château Guiraud en février dernier au Point Rouge © JPS

Il est comme ça Xavier Planty, un garçon entier qui n’a pas envie de voir se dicter une certaine conduite, à attendre que certains sortent leurs prix pour donner le sien. Tout ça « commence à énerver… ». Il est normal que les gens qui viennent faire leur marché aient un prix en face d’eux. » Guiraud va donc annoncer le prix de son millésime 2016 lundi 27 mars, avant tout le monde. « Tout le reste, c’est comme sortir les pompom girls pour 15 grandes marques. »

« Tout ce que je dis, je le fais, j’ai des relations directes et franches avec les gens. Tout va à une telle vitesse, on sort de ProWein, pour passer aux primeurs de Bordeaux et avant VinItaly…A un moment donné, on risque d’être noyé au milieu de tous ces rendez-vous et d’être inaudible. Il ne faut pas que ce soit les prescripteurs qui prennent le dessus. Oui, c’est un petit coup de gueule. Je suis pour la vérité des choses. Si mon vin était spéculatif, je n’agirais peut-être pas comme cela mais ce n’est pas le cas. J’ai 34 ans de mise sur marché et c’est toujours compliqué. »

Xavier Planty a donc fait le choix de parler de son savoir-faire, et de sa philosophie à la tête de ce vignoble : « j’ai toujours pensé que la viticulture devait être liée à la nature, dans le but d’accompagner la vigne afin de retrouver l’harmonie dans le verre ».

Le dialogue de château Guiraud avec la nature noue une relation sincère avec les hommes » Xavier Planty

Guiraud 112« Château Guiraud est animé d’une liberté de pensée dans le but d’une recherche écologique globale.(…) La sélection massale, la plantation de haies, l’agriculture biologique sont autant d’actes qui démontrent que château Guiraud est pionnier dans bien des domaines. »

Et de cultiver son authenticité : « bien sûr on est dans l’authenticité, il n’y a rien à cacher à Guiraud ! » poursuit Xavier Planty. « La relation entre les hommes qui produisent le vin et ceux qui le consomment doit être sincère. »

« Toute l’histoire de château Guiraud est fondée sur l’amitié, c’est ce qui fait sa force ». Force est de constater que le Guiraud se goûte remarquablement bien à chaque millésime, un 1er grand cru classé 1855 de Sauternes au caractère bien trempé qui attend ces professionnels des 4 coins du monde pour des « rencontres spontanées et bienveillantes ».

23 Mar

« 1 Minute, 1 Vignoble », un programme oenotouristique court sur les régions viticoles bientôt diffusé sur France Télévisions

A compter du 27 mars, France Télévisions lance un programme oenotouristique court baptisé « 1 Minute, 1 Vignoble » sur les régions viticoles de Bordeaux, de Bourgogne, de Champagne, Languedoc, Provence et Côtes du Rhône. Un programme axé sur la culture et le patrimoine diffusé sur France 2 et France 5.

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En voilà une bonne idée, qui répond à un thème porteur et qui consacre nos régions viticoles françaises comme un véritable patrimoine de la France. Ces programmes courts seront diffusés sur France 2 du lundi au jeudi (du 27 mars au 4 mai) et sur France 5 du vendredi au dimanche (du 28 avril au 18 juin) vers 20h35.

Ces programmes courts inédits, 100% culture et patrimoine, sont au nombre de 18 films d’une minute chacun : au menu une promenade oenotouristique qui conduira le téléspectateur à la découverte des terroirs et mettra en lumière un paysage, une histoire, un lieu ou un savoir-faire spécifique. Chaque épisode va révéler un nouveau visage de Bordeaux ou des autres régions, illustré par le témoignage d’un homme ou d’une femme.

Pour Allan Sichel, président du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux : « C’est une belle occasion d’inviter à découvrir notre vignoble sur un média aussi puissant que la télévision à une heure de grande écoute. Je suis fier également que notre filière se soit fédérée autour d’un tel projet ».

« 1 Minute 1 Vignoble » a fédéré 6 régions viticoles sur la base du volontariat des interprofessions participantes. Il a été conçu par le Studio Kabo et parrainé par Vin & Société.

Pour Joël Forgeau, Président de Vin & Société : « Ce programme inédit a pour objectif de raconter aux téléspectateurs un peu de l’histoire du patrimoine viticole français et de leur donner l’envie de partir à la découverte des vignobles comme 10 millions de touristes l’ont déjà fait en 2016 ».

Les 8 films Bordelais à découvrir : (le 1er sur France 2 à 20h35)

  1. Le vignoble de Bordeaux : unique, pluriel et authentique mercredi 29 mars et dimanche 30 avril à 20h35
  2. Escale dans l’appellation Bordeaux Rosé mercredi 19 avril et dimanche 28 mai à 20h35
  3.  Le sauvignon blanc, un cépage emblématique à Bordeaux jeudi 4 mai et vendredi 16 juin à 20h35
  4. Le microclimat unique de la région de Sauternes lundi 24 avril et samedi 3 juin à 20h35
  5. L’élevage des vins à Bordeaux, entre tradition et innovation lundi 10 avril et dimanche 14 mai  à 20h35
  6. L’assemblage des vins, un savoir-faire historique à Bordeaux mercredi 5 avril et samedi 13 juin à 20h35
  7. Pour un terroir durable à Bordeaux jeudi 27 avril et samedi 10 juin à 20h35
  8. Le négoce, le cœur battant de Bordeaux mercredi 12 avril et samedi 20 mai  à 20h35

Avec CIVB et V&S

21 Mar

A l’aube des primeurs de Bordeaux, Calon Ségur ouvre le bal des nouveaux chais remarquables

C’était hier une visite de propriété en bonne et du forme, sous la houlette de Laurent Dufau le gérant du domaine. Depuis son rachat en 2012, Calon Ségur, 3e grand cru classé 1855, s’est offert une cure de jouvence. Des travaux titanesques engagés tant au château que pour la partie technique. Calon Ségur a levé le voile hier sur ces transformations remarquables.

Laurent Dufau, dans ce nouveau cuvier aux 70 cuves © Jean-Pierre Stahl

Laurent Dufau, dans ce nouveau cuvier aux 70 cuves © Jean-Pierre Stahl

Le nouveau cuvier est déjà opérationnel depuis les vendanges 2016. Ce sont 2 ans de travaux qui ont été nécessaires pour en faire un formidable outil technique avec un nombre de cuves inox qui a doublé pour répondre à la sélection parcellaire.

Même si le volume total n’a pas augmenté, ce nouvel espace sur deux niveaux selon le principe du gravitaire offre un superbe outil de production à l’emplacement même de l’ancien chai « nous sommes aujourd’hui sur le site de l’ancien cuvier de vinification, nous savions que nous avions à disposition un espace carré, d’environ 1000 m2″explique Laurent Dufau

Cette cuverie répond aujourd’hui au besoin technique important qui est celui de la sélection parcellaire, pour cela il fallait de nombreuses cuves, 70 en agencement de demi-cercle concentrique » Laurent Dufau gérant de Calon Ségur

Chais du Médoc 043« On a une dizaine de tailles de cuves différentes qui permettent cette sélection parcellaire et même intra-parcellaire, de 25 à 120 hectolitres, en passant par du 35, 45, 55…. Nous sommes sur un terrain qui naturellement est en pente douce jusqu’au marais de Calon situé derrière la propriété , donc finalement on s’est installé en lieu et place de l’ancien cuvier, qui lui bénéficiait déjà d’un décaissement donc on a assez peu modifié la structure du sol à Calon. »

Les vieux millésimes seront conservés dans ces cellules tel un trésor © JPS

Les vieux millésimes seront conservés dans ces cellules tel un trésor © JPS

Mais il n’y a pas que cette cuverie qui est remarquable, un long tunnel de 35 mètres, véritable sanctuaire aux multiples cellules (non ce n’est pas Guantanamo !) s’apprête à recevoir les plus vieux flacons de la propriété. Le plafond ce cet endroit a été réalisé en vieux bois qui ont vécu et contenu du vin, une déambulation qui mène dans une autre grande salle et un escalier contenu dans un vieux foudre pour arriver au gigantesque chai à barriques.

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies ici © Jean-Pierre stahl

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies ici © Jean-Pierre stahl

Mille cent, c’est le nombre de barriques que peut accueillir le nouveau chai de première année, deux fois et demi plus grand que le précédent ! Un chai remarquable par l’alignement de ces bordelaises de 225 litres (300 bouteilles), par la précision et la justesse du choix des matériaux, reflétant l’élégance et la simplicité dans l’efficacité.

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Et d’offrir à la dégustation en primeur le millésime 2016 des châteaux Capbern, Marquis de Calon Ségur et Calon Ségur. Après un hiver et un printemps plutôt humides, les conditions ont été optimales durant tout l’été pour le mûrissement des baies, avec des matinées fraîches et clémentes, sans parler des 30 mm de pluies bien venues en septembre… Les merlots ont pu être ramassés du 29 septembre au 4 octobre, les cabernets sauvignon et cabernet franc du 5 au 15 octobre, quant au petit verdot ce fut le 15 octobre. Pour Laurent Dufau et Vincent Millet, c’est véritablement l’un des grands millésimes de garde de ces dernières années.

La Chartreuse de Calon Ségur en plein travaux © JPS

La Chartreuse de Calon Ségur en plein travaux © JPS

Calon Ségur s’est engagé dans une restructuration globale de la propriété depuis son rachat 170 millions d’euros en 2012 à la famille Gasqueton (durant 120 ans dans la même famille)  par la Société Suravenir, filiale de Crédit Mutul Arkéa, associée au groupe Videlot présidé par Jean-François Moueix (5% des parts).

Chais du Médoc 026

Après ces transformations dans les chais, c’est au tour de la chartreuse du XVIIIe de subir une cure de jouvence, avec Alain de La Ville, architecte de Calon Ségur depuis 32 ans : son objectif est de « coller au lieu, sans faire d’esbroufe ni de clinquant. L’objet, c’est de comprendre l’esprit du lieu pour s’inscrire dans cette logique, s’inscrire dans cette trajectoire et permettre une évolution qui se fasse dans la continuité, non pas dans la rupture ». Pour l’heure, l’édifice a été entièrement déshabillé, les charpentes en partie refaites, des oeils de boeuf ont été restitués, tout devrait être terminé pour l’automne ou l’hiver prochain.

20 Mar

Ventes de champagne : 4,71 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2016, encore une très grande année

Les expéditions de champagne ont représenté un chiffre d’affaires global de 4,71 milliards d’euros en 2016, portées par « de nouveaux relais de croissance » sur le
marché mondial, a annoncé dimanche l’interprofession champenoise.

Plus les bulles sont fines, meilleur est le champagne © JPS

2016, 2e année record après celle de 2015 © JPS

« Le chiffre d’affaires 2016 constitue la seconde année record (4,71 milliards d’euros) après celui réalisé en 2015 (4,74 milliards d’euros), a déclaré le Comité Champagne, l’organe institutionnel de l’interprofession, dans un communiqué.

En valeur, « de nombreux pays confirment leur statut de relais de croissance, sur plusieurs continents: Amérique (+9,4% au Canada, +12% au Mexique), Afrique (+15,1% en Afrique du Sud), Océanie (+25,4% en Nouvelle-Zélande) ou Asie (+14,2% en Corée du Sud) », a-t-il détaillé.

L’année dernière, environ 306 millions de bouteilles de ce vin festif ont été expédiées dans le monde, soit une légère baisse en volume de 2,1% par rapport à 2015, selon cette même source. Plus de la moitié (près de 158 millions) des expéditions a concerné la France.

« Les consommateurs se tournent vers des cuvées toujours plus rares et plus prestigieuses », a indiqué le Comité Champagne pour expliquer que « le modèle de croissance » du champagne s’appuie sur la valorisation de cet effervescent inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco.

Le champagne a continué sa croissance aux Etats-Unis (+6,3% en volume, +4,9% en valeur), première destination avec plus de 21,8 millions de cols expédiés. Dans l’Union européenne une croissance dynamique des ventes s’est confirmée: en Allemagne avec une hausse de 4,9%, en Italie (+4,3%), ou encore un rebond en Espagne (+2,2%).
A l’inverse, les expéditions ont dévissé au Brésil avec une chute de 21,9% en un an. Recul aussi au Portugal (-16,5%) et au Royaume-Uni(-8,7%), deuxième pays pour l’export de champagne, particulièrement scruté par le monde viticole champenois depuis l’annonce du Brexit.

AFP

19 Mar

Soirée décontractée pour le lancement et la dégustation du château Petit Val

C’était un presauque un grand bal, une valse du monde du vin, ce jeudi soir, pour la dégustation organisée par le château Petit Val, chez Jane de Boy en plein coeur de Bordeaux. De nombreux oenologues, des négociants, courtiers et représentants de la presse spécialisée ont pu découvrir et déguster le château Petit Val et Muse, dans les millésimes 2014, 2015 et 2016. Un château acquis par Jean-Louis Alloin, ancien dirigeant de l’entreprise de transport.

Olivia Alloin, Stéphane Derenoncourt, David Liorit et Jean-Louis Alloin lors de la soirée de dégustation du château Petit Val © JPS

Olivia Alloin, Stéphane Derenoncourt, David Liorit et Jean-Louis Alloin lors de la soirée de dégustation du château Petit Val © JPS

C’était l’événement de ce jeudi à Bordeaux, un lancement osé car en concurrence frontale avec la soirée d’inauguration de l’expo Bistrot à la Cité du Vin. Olivia et Jean-Louis Alloin avaient décidé de dévoiler leur château Petit Val au monde du vin, une opération longuement mûrie puisque l’achat de la propriété remonte à 2014.

J’ai été séduit par cette propriété d’un seul tenant, avec un sol propre à faire du bon vin, un chai bien entretenu et pas de travaux pour démarrer » Jean-Louis Alloin, propriétaire du château Petit Val.

Mars 2017 134Jean-Louis Alloin, c’est cet ancien chef d’entreprise à la tête d’une grosse boîte de transport éponyme : « on est passé de 3200 personnes à 5 personnes » plaisante-t-il. Il a en effet revendu son entreprise qu’il a dirigé pendant 40 ans pour assouvir son rêve avec son épouse de s’offrir un château de 12 hectares en Saint-Emilion Grand Cru.

Pour concrétiser leur rêve,  les Alloin ont su trouver en David Liorit (consultant et vigneron) un magicien qui allait tirer vers le haut cette propriété : « cette propriété est plantée à 70% de merlot, 25% de cabernet franc et 5% de petit verdot que nous allons bientôt remplacer par 5% de malbec. Ce sont 12 hectares sur de sols sablo-argileux et argilo-calcaires parfaitement équilibrés. nous faisons aussi du riesling sur 30 ares. »

Mars 2017 157Près de 130 invités sont présents dans cet appartement-boutique atypique Jane de Boy, pour cette soirée de découverte des vins de la propriété : de nombreux professionnels du monde du vin (courtiers, négociants, sommeliers, cavistes…) mais aussi des journalistes, blogeurs, ainsi que quelques grands sportifs -des joeurs de UBB ou encore des tennismen comme Michaël Liodra, grand amateur de vin .

C’est donc l’occasion de déguster le rosé Rose du Val, un rosé pale comme ces rosés de Provence, mais aussi le Château Petit Val et  Muse du Val (la cuvée prestige) dans les millésimes 2014, 2015 et 2016. Que du bon ou du très bon, avec de beaux arômes de fruits, pour un château qui risque de faire parler de lui dans les années à venir.

Des dégustations avec Olivier Caste d’OptiWine, qui était venu avec son concept de carafes de poches : des bouchons spéciaux qui permettent d’aérer le vin en quelques gestes et remplacent incroyablement les traditionnelles carafes.