22 Juil

Un Saint-Emilion Jazz Festival de très haut niveau

Bravo à Dominique Renard et à l’ensemble des bénévoles du 6e Saint-Emilion Jazz Festival. Un festival encore époustouflant avec de nombreux concerts et surprises. Du très grand art musical, mariant différent styles, en de multiples endroits. Hier le coup d’envoi en a mis déjà plein la vue et les oreilles avec Karmarama, Hugh Coltman et Stacey Kent. Bref the Festival !

Hugh Coltman, un jeu de scène et une voix © JPS

Hugh Coltman, un jeu de scène et une voix © JPS

Un festival de grande tenue. Pour le coup d’envoi de cette 6e édition, le Saint-Emilion Jazz Festival avait repris ses quartiers d’été dans les douves du Palais Cardinal, un endroit digne des premières éditions.

Près de mille personnes dans les douves du Palais Cardinal applaudissant Hugh Coltman © JPS

Près de mille personnes dans les douves du Palais Cardinal applaudissant Hugh Coltman © JPS

C’est Hugh Coltman, l’un des artistes les plus captivants du moment à la voix riche et intense qui a ouvert le bal. Il a ce jeu scénique, cette voix de crooner et ses mimiques qui font qu’il vit particulièrement les textes de ses chansons ou de ses reprises.

IMG_7806C’est particulier comme festival, car c’est une ambiance familiale, il y a beaucoup de producteurs de vin qui participent en tant que bénévoles ou partenaires. Oui, le coin est très chouette », Hugh Coltman

Et l’Anglais d’ajouter : « Mon dernier disque est basé sur la musique de Nat King Cole, mais un peu détourné car j’essaie de faire ressortir les malaises qu’il a pu connaître en étant noir afro-américain aux Etats-Unis à cette époque là, pendant la bataille des droits civiques. Et c’est un petit air de blues aussi, car moi je viens du blues », Hugh Coltman.

L'équipe du bar Ephémère des Vins de Sazint-Emilion et satellites

L’équipe du bar Ephémère des Vins de Sazint-Emilion et satellites

Ce qui fait le succès du Saint-Emilion Jazz Festival, c’est la ville, le village merveilleux de Saint-Emilion » commente Dominique Renard, son fondateur, qui porte à bout de bras ce festival et le gère de mains de maître, depuis 6 ans. Cette 6e édition a repris des couleurs (rose et violet) avec une multiplication des scènes et notamment le retour dans les Douves du Palais Cardinal.

Marc Brenner et son groupe de musiciens de la région de Bordeaux Karmarama © JPS

Marc Brenner et son groupe de musiciens de la région de Bordeaux Karmarama © JPS

Durant 2 éditions, avec un budget plus contraint, et du fait d’une édition qui avait été écourtée à cause d’une tempête, le Saint-Emilion Jazz Festival se tenait au Parc Guadet, avec la Salle des Dominicains et des dégustations musicales dans certains grands châteaux comme Cheval Blanc l’an dernier. Cette année, c’est non seulement fromage mais aussi dessert, avec le Parc Guadet, les Douves, la salle des Doms et la fameuse dégustation musicale ce samedi après-midi à partir de 15h avec Yaron Herman au château Angélus.

Franck Binard du Conseil des Vins de Saint-Emilion et Dominique Renard président du Festival © JPS

Franck Binard du Conseil des Vins de Saint-Emilion et Dominique Renard président du Festival © JPS

Il y a cette convivialité, où tout se fait à pied, on va d’un endroit à un autre écouter de la musique, boire un verre de vin avec modération, dans cette ambiance extraordinaire de Saint-Emilion », Dominique Renard, Président du Festival.

Un groupe de 10 Belges venant depuis 3 éditions © JPS

Un groupe de 10 Belges venant depuis 3 éditions © JPS

On essaie non seulement de faire du jazz, mais nous n’avons pas de frontière, vous écoutez derrière vous de la musique indienne avec Marc Brenner et Karmarama qui est un groupe régional formidable.

Des dames du cru enchantées par le mixte de musique indienne et jazzie © JPS

Des dames du cru enchantées par le mixte de musique indienne et jazzie © JPS

On a toutes les variantes du jazz, pour la programmation, on s’y prend de bonne heure et ce soir on a Stacey Kent qui est une grande chanteuse américaine. Mais on fait une dernière journée le dimanche, beaucoup plus soul, avec des rythmes cubains, donc on n’est pas dans une fermeture d’esprit dans ce festival. »

Hubert et Emmanuelle de Boüard partenaires du Saint-Emilion Jazz Festival © JPS

Hubert et Emmanuelle de Boüard partenaires du Saint-Emilion Jazz Festival; château Angélus accueille cette année la dégustation musicale © JPS

Stacey Kent, était à Saint-Emilion pour la dernière date de sa tournée, très longue commencée le 3 avril. La chanteuse américaine, l’une des chanteuses de jazz du moment les plus demandées au monde, avoue que ce concert va être du coup pour elle un « moment magique » où elle joue son dernier album « I know I dream the Orchestral Sessions ».

Stacey Kent © JPS

Stacey Kent © JPS

C’est délicieux d’être ici pour la 1ère fois. J’avais hâte de venir à Saint-Emilion, car on parle souvent de votre région, il y a pas mal de dates qu’on avait faites pas loin, mais jamais ici même », Stacey Kent.

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Des artistes qui aiment se produire à Saint-Emilion non seulement pour le jazz mais aussi pour l’endroit millénaire, avec ses vieilles pierres, et son vin connu du monde entier : « Le Vin, oui c’est magnifique, mais je ne veux pas prétendre beaucoup de choses parce que je ne sais pas. Mais mon mari Jim, sur scène avec moi, producteur et saxophiniste, aime beaucoup vos vins. C’est lui qui m’oriente à table et me dit, Stacey, ça il faut goûter…il me dirige, j’adore cela, c’est notre petit jeu entre nous. »

« La chose que j’aime c’est l’intimité, mais j’aime aussi le dialogue entre nous, non seulement moi et mon groupe mais aussi le public », ajoute la chanteuse de jazz.

C’est vraiment un bel échange entre nous. On est des étrangers mais on partage l’humanité, la sensibilité, mais la chose centrale reste l’intimité », Stacey Kent.

IMG_7848Un superbe programme avec ce soir Cyrille Aimée et Ponty-Lagrène-Eastwood Trio dans les Douves, et dimanche Toni Green & Malted Milk, sans oublier Richard Bona & Mandekan Cubano comme formations principales.

Tout le Programme du Saint-Emilion Jazz Festival

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Anthony Capra, Eric Delwarde, Françoise Dupuis et Isabelle Rougeot :

Plus de 35.000 euros pour une rare bouteille de rouge du prestigieux vignoble australien Penfolds

Une très rare bouteille du prestigieux vignoble australien Penfolds a été vendue du prestigieux vignoble australien Penfolds a été vendue pour 51.750 dollars australiens (35.158 euros), a annoncé une maison d’enchère australienne, ce qui pourrait constituer un record.

De légendaires bouteilles australiennes © Penfolds

De légendaires bouteilles australiennes © Penfolds

Il s’agit d’un Penfolds Grange 1951, premier millésime de ce vin rouge de collection majoritairement à base de syrah, dont il resterait moins d’une vingtaine de bouteilles.

Il est très rare d’atteindre ce genre de somme, mais cette bouteille fait partie de l’histoire du vin australien », Nick Stamford, propriétaire de MW Wines.

Celui-ci a organisé la vente à Melbourne mercredi dernier.  « Nous pensons que c’est un des vins les plus chers vendus en Australie », a-t-il ajouté sans dévoiler le nom de l’acquéreur.

Penfolds, qui produit du vin depuis 1844, est particulièrement connu pour son Grange qui avait été créé en 1951 par le viticulteur Max Schubert qui avait auparavant étudié comment s’élevaient les Bordeaux. Le premier millésime commercialisé avait été le 1952, le 1951 ayant été donné aux amis et membres de la famille des propriétaires du groupe.

Depuis le Penfolds Grange a été plusieurs fois distingué.  Le millésime 1990 avait été élu en 1995 « vin de l’année » par la revue « Wine Spectator » qui, pour la première fois, n’attribuait pas ce titre à un nectar français ou californien.

Le 2008 avait pour sa part reçu de l’influent critique de vin, Robert Parker, la note parfaite de 100.

AFP.

21 Juil

Franchement, Sauternes mériterait bien un petit classement, UNESCO !

Après Saint-Emilion, les climats de Bourgogne, les Coteaux, Maisons et Caves de Champagne, le vignoble de Sauternes, ses châteaux et son micro-climat pourraient espérer un classement au Patrimoine Mondial de l’Humanité. Un nouvel élan se fait jour et pourrait s’amplifier dès la rentrée de septembre avec des réunions mêlant pouvoirs publics, ODG et viticulteurs.

David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz, directeur du château Lafaurie-Peyraguey © Jean-Pierre Stahl

David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz, directeur du château Lafaurie-Peyraguey © Jean-Pierre Stahl

Yquem, Rayne-Vigneau, Suduiraut, la Tour Blanche, Clos-Haut-Peyraguey ou Lafaurie-Peyraguey, une concentration de 1er crus classés en 1855 et de paysages époustouflants. Fort de ce constat, David Bolzan, directeur des Vignobles Silvio Denz, a écrit à l’UNESCO pour s’informer des démarches à suivre pour relancer l’idée du classement de Sauternes au Patrimoine Mondial de l’Humanité.

Rayne-Vigneau et Lafaurie-Peyragey se font face © JPS

Rayne-Vigneau et Lafaurie-Peyragey se font face © JPS

« Sur les 17 grands crus classés 1855 à Bordeaux, 12 l’ont été à sauternes, c’est dire si le terroir de Sauternes est éligible pour les grands vins », explique David Bolzan. « La deuxième chose, c’est que :

Le paysage, l’architecture viti-vinicole et le micro-climat de Sauternes confèrent une légitimité à cette région pour revendiquer un classement UNESCO, » David Bolzan directeur de Lafaurie-Peyraguey

Vincent Labergère, directeur du château Rayne-Vigneau © JPS

Vincent Labergère, directeur du château Rayne-Vigneau © JPS

Sauternes, ce sont 2000 hectares de vignes et 170 viticulteurs aujourd’hui, dont certains sont totalement emballés par le projet à l’instar de Vincent Labergère directeur général du château Rayne-Vigneau :

C’est une excellente idée, on a une vraie identité aujourd’hui à Sauternes, avec le micro-climat qui est une spécificité unique au monde, c’est ce qui permet de développer la pourriture noble grâce au botrytis », Vincent Labergère directeur Rayne-Vigneau.

IMG_7778« Cela nous permet d’élaborer les vins liquoreux si merveilleux, si complexes, c’est une alternance de brouillards et de soleil, liés à divers facteurs existants dont le Ciron«  explique Vincent Labergère.

Château Yquem, le mythique 1er cru classé supérieur en 1855 © JPS

Château Yquem, le mythique 1er cru classé supérieur en 1855 © JPS

A la tête de l’ODG (organisme de défense et de gestion) Barsac et Sauternes, Xavier Planty avoue avoir aussi lancé l’idée en 2016. Bien qu’il précise qu’aujourd’hui, il faut une concertation, il reconnaît bien volontiers que le dossier a des chances de passer.

Au château Guiraud, le premier des Premiers Grand crus classés bordelais conduit en bio © JPS

Le château Guiraud, le premier des Premiers Grand crus classés bordelais conduit en bio © JPS

« Aujourd’hui, il n’y a rien de concret, si ce n’est qu’il y a des travaux d’approche, pour des réunions et que cette idée puisse coller à travers la région l’appellation et l’ensemble du territoire ».

Sauternes, c’est la plus belle région de Bordeaux, c’est l’architecture la plus préservée, avec des paysages vallonnés et une viticulture orientée vers la biodiersité et l’agriculture biologique, ce sont des vins magiques dans le processus de ramassage. C’est le must de la viticulture bordelaise avec le classement 1855 et le seul château 1er cru classé 1855 supérieur Yquem.«  Xavier Planty.

Xavier Planty,le président de l'ODG Barsac et Sauternes © Jean-Pierre Stahl

Xavier Planty,le président de l’ODG Barsac et Sauternes © Jean-Pierre Stahl

« Ce qui est magique c’est cette science qu’ont eu  nos anciens de comprendre qu’on pouvait faire des grands vins issus de pourriture noble ici, elle est due au fonctionnement écologique de la vallée du Ciron, à cette incroyable machine bio-climatique de la vallée du Ciron en association avec la Garonne et ça c’est unique au monde ! Et ça fait 500 ans que ça dure !

Le Conseil Départemental de la Gironde de la Gironde, avec notamment son président Jean-Luc Gleyze, et la mairie de Sauternes, représentée par son maire Jean-Michel Descamps, devraient plancher dessus dès la rentrée de septembre.

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Jean-Michel Descamps, maire de Sauternes © JPS

Ca serait tout bénéfice, quand on voit les résultats à Bordeaux avec le classement au patrimoine mondial, évidemment on espère des retombées…d’autant plus qu’on a de très très gros projets touristiques et oenotouristiques en Sauternais qui vont voir le jour » Jean-Michel Descamps maire de Sauternes.

L'ancien temple et de vieux chais à Guiraud vont accueillir la future brasserie © JPS

L’ancien temple et de vieux chais à Guiraud vont accueillir la future brasserie © JPS

Château Guiraud effectue depuis quelques temps déjà des travaux et va lancer une brasserie avec 270 couverts le 31 décembre prochain, château d’Arche prévoit un hôtel avec plus de 40 chambres d’ici peu, mais avant :

IMG_7774Lafaurie-Peyraguey va ouvrir au printemps 2018 un hôtel-restaurant plutôt de luxe, le chef est déjà choisi c’est le second de la Maison René Llique en Alsace qui a obtenu 2 étoiles au Michelin. La décoration sera réalisée à partir de 3000 pièces de Lalique puisque le patron n’est autre que Silvio Denz le président de Lalique. Un château qui sera ouvert également à tout type de visiteurs amateurs et grands passionnés.

Ce sera le 1er cru classé, de Bordeaux et dans le monde, à ouvrir ce type d’hôtel-restaurant.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Alain Guinchard et Xavier Mansion:

19 Juil

Embarquez pour le 6e millésime du Saint-Emilion Jazz Festival

Attention, le 6e Saint-Emilion Jazz Festival va commencer. Vendredi, samedi et dimanche, préparez-vous à du jazz et du vin dans la Cité Millénaire, avec Hugh Coltman et Stacey Kent pour démarrer.

saintemilionLe retour exceptionnel dans la grande douve du Palais Cardinal est annoncé par les trompettes de Jéricho. Ce sera une nouvelle étape dans l’histoire du Festival. 1000 places
assises dans cet endroit magique.

Sur la grande scène du Festival chaque soir, 2 concerts avec  les plus grands artistes de la scène internationale : Hugh Coltman, Stacey Kent, Jean-Luc Ponty, Biréli Lagrène, Kyle Eastwood Trio, Cyrille Aimée, Malted Milk et Richard Bona.

Cet endroit est particulier car, hormis son caractère historique, il restitue un son d’une qualité hors du commun. Qu’il soit au premier ou au dernier rang, le public bénéficie d’une acoustique
exceptionnelle, pilotée par les ingénieurs son du Festival.

Dominique Renard, Président du Saint-Émilion Jazz Festival, est sur le pont depuis plusieurs jours avec ses équipes de bénévoles pour vous proposer une invitation au rêve et à la découverte.

Le Parc Guadet ne sera pas en reste. Ici tous les concerts sont gratuits : le meilleur de la scène régionale et quelques pépites : Post Image, The Headbangers ou Zappy Birthday Mister Franck…

Au centre du Parc Guadet, on retrouvera le marché gourmand et le fameux bar à vins éphémère : chaque jour, 21 vins seront proposés à la dégustation, des vins des appellations Saint-Émilion, Saint-Émilion Grand Cru, Lussac Saint-Émilion et Puisseguin Saint-Émilion.

Il y aura aussi la fameuse Dégustation Musicale avec cette année l’excellentissime pianiste Yaron Herman dans l’enceinte du Château Angélus, Premier Grand Cru Classé A.

Le Festival a ainsi su montrer depuis ces 5 dernières éditions un professionnalisme et une ambiance formidable au coeur de la Cité Millénaire, inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Plus de 15 000 personnes sont attendues pour la 6e et ces trois jours d’émotions et de musiques à Saint-Emilion.

18 Juil

Paris se rafraîchit au SweetZ de Lafaurie-Peyragey

Sur les toits et terrasses de Paris, la nouvelle mode pourrait être le « SweetZ ». Ce Sauternes de Lafaurie-Peyraguey apprécié « on the rocks » avec un zeste d’orange est assez rafraîchissant par ces températures caniculaires.

Le Sweetz, la nouvelle façon d'apprécier le Sauternes à l'apéritif © DB

Le Sweetz, la nouvelle façon d’apprécier le Sauternes à l’apéritif © DB

Par 32°C, hier soir, en terrasse chez Duclot, avenue de la Grande Armée, « le SweetZ a cartonné, plus une bouteille ! », me confie David Bolzan le directeur général des Vignobles Silvio Denz.

Une soixantaine de restaurateurs et sommeliers étaient conviés à venir déguster une dizaine de grands châteaux de Bordeaux, comme Léoville-Poyferré, Rauzan-Ségla, Pichon-Comtesse, Larrivet Haut-Brion, la Conseillante, ou encore Lafaurie-Peyragey. Ce dernier a lancé depuis peu et notamment lors du dernier Vinexpo une nouvelle idée et une nouvelle marque « le SweetZ », comme un clin d’oeil au propriétaire suisse Silvio Denz de Lafaurie-Peyraguey.

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Le Sweetz, c’est donc cette idée originale d’ajouter quelques cubes de glace dans un verre de Lafaurie-Peyraguey avec un zeste d’orange, l’effet est aussitôt étonnant, rafraichisssant, plus aérien, « c’est vrai que c’est compliqué de déguster un Sauternes quand il fait chaud, là on casse un peu les codes, mais on se rend compte que cela devient tendance, le Sweetz cartonne, » explique David Bolzan.

Après avoir dévoilé cette idée à Vinexpo, la voici mise en avant en plein coeur de la capitale, le SweetZ va-t-il avoir un écho planétaire ? Les équipes de Lafaurie-Peyraguey en sont persuadées, c’est l’occasion de faire venir une clientèle jeune, décontractée, féminine vers les liquoreux et par la suite de faire apprécier dans d’autres conditions et circonstances le Sauternes.

Des visites oeno-écolos sur iPad au château d’Agassac

Une idée de visite pour cet été ? Agassac, à Ludon-Médoc. Ce château aux allures de château de conte de fées propose des visites écologiques, ludiques pour découvrir autrement le vin, le vignoble et le marais d’Agassac.

Des Coréens se prenant en photo devant le château d'Agassac © JPS

Des Coréens se prenant en photo devant le château d’Agassac © JPS

UN OENOTOURISME FAMILAL, CONVIVIAL ET INTERACTIF

Agassac fut le premier château viticole français à proposer des visites ludiques, familiales et interactives sur Ipod audio et en vidéo 5ème génération. Le Château d’Agassac a été sacré 5 fois Best of Wine Tourism par la CCI de Bordeaux.
Longtemps les domaines du bordelais se sont présentés comme des temples viticoles, inaccessibles, mais depuis une dizaine d’années cela change et certains s’ouvre largement à l’oeno-tourisme. C’est le cas du Château D’Agassac qui a pris un virage résolument tourné vers les touristes, proposant deux thèmes de découverte à partager en famille.

UN JEU DE PISTE « VIN-TERACTIF »

Pendant que les petits tentent de libérer la Princesse Etoile emprisonnée depuis des siècles dans une tourelle du Château… les Grands peuvent parfaire leurs connaissances liées aux vins et à l’histoire du Château.
Equipé d’un i-Pad audio et vidéo qui le guide, le public découvre la propriété, son histoire et ses vins de manière originale en répondant aux questions qui lui sont proposées tout au long des étapes d’un circuit. Ce jeu de piste « Vin-teractif » est doté de cadeaux pour enfants et adultes.

UN PARCOURS NATURE POUR UNE SENSIBILISATION A L’ENVIRONNEMENT ET A L’ECOLOGIE

En Médoc, les plus grands terroirs regardent la rivière… et la propriété D’Agassac est doublement placée sous le signe de l’eau : des douves encerclent son château classé monument historique. Tout proche, un marais offre une halte aux oiseaux migrateurs.
Depuis plus de 10 ans, la propriété s’est engagée dans le respect de la nature en pratiquant une viticulture raisonnée et durable. Sa riche histoire a permis de créer trois biotopes, intimement liés par la gestion de l’eau et dont chacun participe au développement durable de la propriété.
Le temps d’un parcours initiatique, ludique et interactif, les visiteurs peuvent vivre une expérience authentique en se laissant conter sur iPad, les liens qui unissent son Parc, son Marais et ses Vignes.

Avec Château d’Agassac, ouvert tous les jours de 10h à 18h, 15, rue du Château d’Agassac 33290 Ludon-Médoc, téléphone : 05 57 88 15 47

Visites interactives : Adultes 8€ / Enfants : 5€ , ces visites sont suivies d’une dégustation de 4 vins et de jus de fruit pour les enfants. Visites « patrimoine et histoire », entre vignes et marais 45mn. A noter, pour se restaurer : la Table d’Agassac.

17 Juil

Rendez-vous en septembre pour la nouvelle saison de « Vigne & Vin » dans le 12/13 sur France 3 Aquitaine

A la rentrée, rendez-vous pour une nouvelle saison « Vigne et Vin » dans le 12/13 une fois par mois sur France 3 Aquitaine. Un éclairage sur les techniques pour produire du vin ou des focus sur les appellations du grand Sud-Ouest.

Frédéric Lot et Jean-Pierre Stahl

Frédéric Lot et Jean-Pierre Stahl, en pleine inspiration © RG

Durant l’été, on ne chôme pas. Certes on partage quelques moments fort sympathiques mais on pense aussi au public. Frédéric Lot et  Jean-Pierre Stahl ont ainsi réfléchi, « sous le soleil exactement », à la programmation de la 5e saison des chroniques « Vigne et Vin » qui seront à nouveau exposées dès la rentrée de septembre sur France 3 Aquitaine.

Un tandem qui fonctionne plutôt bien avec un reportage-dossier télé, réalisé par votre serviteur et ses collègues Journalistes reporters d’images, et un éclairage en plateau par Frédéric Lot, expert en vins. Ce sont ainsi, chaque mois, des thèmes proposés sur des techniques d’exploitation de la vigne ou de vinification, mais aussi des focus sur des appellations de Bordeaux, de Bergerac ou plus généralement du Sud-Ouest. Des sujets que vous pouvez retrouvez aussi sur votre blog Côté Châteaux sous la rubrique « Vigne & Vin », où vous pourrez voir ou revoir les 4 saisons, quasiment 40 dossiers-reportages et avec l’expertise de Frédéric.

Cette année, nous vous avons ainsi proposé :

Et parmi le best of sur les 3 premières saisons :

Merci pour votre fidélité et merci de nous suivre sur France 3 Aquitaine et/ou sur les réseaux sociaux.

40e Jumping de Blaye : un anniversaire dignement fêté grâce aux cavaliers, bénévoles et aux vignerons de Tutiac

Encore un beau succès populaire pour le jumping de Blaye qui fêtait son 40e anniversaire dans les douves de la Citadelle de Blaye. Un succès partagé avec les Vignerons de Tutiac, fidèles au poste.

© Jumping de Blaye

© Jumping de Blaye

Créé en 1977, le Jumping de Blaye s’inscrit comme un rendez-vous formidable et populaire en plein coeur de l’été.

C’est un concours porté par 150 bénévoles avec bien évidemment les Vignerons de Tutiac dont Coté Châteaux avait tiré le portrait  en février dernier : les Vignerons de Tutiac, la belle aventure de la coopérative dans le nord Gironde

Avec Loic Giraudot, Christelle Venancy, Flavie Grenon, Christophe Senstier, Patricia Servant, Les © Vignerons de Tutiac avec Romaric Morillon et Sandrine Mamert à la Citadelle de Blaye

Avec Loic Giraudot, Christelle Venancy, Flavie Grenon, Christophe Senstier, Patricia Servant, Les © Vignerons de Tutiac avec Romaric Morillon et Sandrine Mamert à la Citadelle de Blaye

Un concours qui vous donne rendez-vous à l’année prochaine, avec toujours le même enthousiasme.

Revoir le reportage réalisé en février sur les Vignerons de Tutiac par Jean-Pierre Stahl,  Sébastien Delalot, Eric Delwarde, Xavier Granger et Xavier Mansion : 

12 Juil

Château Marquis d’Alesme : une invitation à la « Parenthèse Enchantée »

C’est une renaissance à Margaux. Comme transporté par un savant mariage entre l’exotisme et le classicisme, le visiteur est subjugué par la beauté architecturale du lieu. Une composition d’inspiration mixte française et asiatique qui fait de cet endroit un lieu unique, à visiter d’urgence dans le Médoc.

Aymone Fabre proposant cette Paeznthèse Enchantée et ce festival de senteurs devant le château Marquis D'Alesme © JPS

Aymone Fabre proposant cette Parenthèse Enchantée et ce festival de senteurs devant le château Marquis D’Alesme © JPS

Arrivée à Margaux en 1989, la famille Perrodo, qui avait fait fortune dans le pétrole dans les années 70, a fait l’acquisition du château Marquis d’Alesme (3e Cru Classé) en 2006. Déjà propriétaire du Domaine Labégorce, les descendants d’Hubert Perrodo (autodidacte, fils de marin pêcheur) ont réalisé un projet architectural d’envergure en plein coeur du centre bourg de Margaux.

IMG_7607« Nathalie Perrodo, à la tête de la gestion du Marquis d’Alesme, c’est elle qui a exprimé sa vision d’un grand vin et de ce chantier, » commente pour Côté Châteaux Aymone Fabre directrice de la communication. « Un projet d’envergure sur lequel on a travaillé 2 ans en amont et commencé les travaux en 2013 ».

Le Hameau du Marquis d'Alesme © JPS

Le Hameau du Marquis d’Alesme © JPS

A l’entrée à droite, le visiteur est d’abord interpellé par le Hameau de Marquis d’Alesme. Un lieu de bienvenue, de détente et de grignotage, un lieu surtout directement inspiré du hameau du jardin anglo-chinois de Chantilly ou de l’emblématique hameau de la reine Marie-Antoinette à Versailles. C’est dire si le visiteur peut se laisser aller…à rêver, à laisser son esprit s’évader, sans toutefois perdre la tête ! On y trouve une table d’hôtes avec des produits simples et frais, dans une ambiance authentique avec une grande cheminée en pierre et de grandes tables comme dans les monastères,  (le mobilier a été réalisé  par l’Atelier Fabien Pédelaborde). Le Hameau abrite également le Caveau et ses espaces de dégustation, en terrasse ou au bar.

IMG_7608C’est aussi le point de départ de la « Parenthèse Enchantée » : une promenade qui va d’abord vous emmener à travers les jardins paysagers qui composent de délicates mosaïques de couleurs et de senteurs. Un doux cheminement jusqu’à une autre splendeur architecturale, le pavillon de l’Abbé Gorsse : pavillon de plaisance, lieu enchanteur, conçu dans l’esprit des folies du XVIIIème siècle. Il a été entièrement déconstruit, « pierre par pierre » et reconstruit durant 8 mois à l’identique dans le parc,  par des compagnons tailleurs de pierre passionnés. En son sein se cachent des salons de réception et une grande fresque au lavis d’encre de Chine « les Jardins pittoresques de Marquis » réalisée par l’artiste François Houtin.

Le Pavillon de l'Abbé Gorsse démonté et reconstruit pierre par pierre © JPS

Le Pavillon de l’Abbé Gorsse démonté et reconstruit pierre par pierre © JPS

Il faut dire que les précédents propriétaires, les membres de la famille Zuger, n’avaient pas cédé la bâtisse, le château lui-même, c’est sans doute ce qui a motivé la famille Perrodo à redonner vie au domaine viticole, à travers 3 bâtiments, grâce à l’architecte bordelais Fabien Pédelaborde , féru du XVIIIe siècle.

IMG_7618La propriété va être ainsi réinventée, avec un nouveau cuvier et de nouveaux chais abrités sous une sorte de « Grand Trianon », avec aussi ce Pavillon privé, le Hameau d’accueil dédié aux amateurs avertis, et la Maison du Petit Marquis pour les enfants. Le tout édifié en totale harmonie. C’est un « projet ambitieux et merveilleux, une oeuvre totale, le chantier d’une vie», selon Fabien Pédelaborde qui a su s’entourer des meilleurs artisans d’art et compagnons locaux avec des matériaux nobles et un haut niveau d’excellence.

Des motifs d'inspiration chinoise sur les murs en béton du cuvier © JPS

Des motifs d’inspiration chinoise sur les murs en béton du cuvier © JPS

Les grilles et l’intérieur du cuvier et des chais témoignent de la double culture dont la famille Perrodo est empreinte… François, Nathalie et Bertrand sont les enfants d’Hubert Perrodo qui a rencontré son épouse à Hong-Kong d’où cette inspiration chinoise à l’intérieur du cuvier avec une grande balustrade qui représente la queue d’un dragon, des écailles en laiton, des plafonds à caissons en bois, et des portes de lunes menant aux chais à barriques car comme on dit en Chine « plus on avance, plus on s’approche du paradis. »

En entrant dans l’intimité du bâtiment on découvre un univers de l’ordre du merveilleux, de l’imaginaire, rappelant tout en subtilité et en nuance la double culture de ses propriétaires. La culture franco-chinoise de la famille Perrodo a été une formidable opportunité et une grande richesse pour nourrir d’idées innovantes et originales ce chantier inouï à Bordeaux. »

Au cours de cette visite, les sens s’émerveillent et sont sollicités à chaque instant où un jeu de découverte de senteurs est proposé. La Parenthèse Enchantée se prolonge ensuite dans l’un des salons du Hameau ou dans le Cour des Simples pour déguster les vins du château.

Marjolaine de Coninck, directrice générale du château Marquis d'Alesme © JPS

Marjolaine de Coninck, directrice générale du château Marquis d’Alesme © JPS

« On est vraiment en train de repenser l’esprit du lieu. On avait une winery qui n’était pas belle mais on vient de s’offrir l’écrin », m’explique Marjolaine de Coninck directrice générale des châteaux Marquis d’Alesme et de Labégorce. « Le Château Marquis d’Alesme est depuis 3 ans engagé dans la biodiversité, ce domaine de 15 hectares de vignes dont beaucoup de parcelles ont été revues, produit à l’année 5000 caisses de 12 bouteilles, soit 60000 bouteilles. En vitesse de croisière, on devrait arriver à 7 à 8000 caisses ».

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La Parenthèse Enchantée est une pause dans nos vies déjantées, une parenthèse dans ce temps effréné, faite de « promenades sensorielles et de découvertes gustatives ». Elle est  proposée au public sur rendez-vous, tout comme Petit Marquis pour les enfants.

L'un des chais à barriques avec plafonds de caissons en bois et portes lunes © JPS

L’un des chais à barriques avec plafonds de caissons en bois et portes lunes © JPS

Dans le monde traditionnel de Bordeaux, Marquis d’Alesme réinvente ainsi avec fantaisie et sobriété la notion de grand cru classé, en plein coeur d’une appellation de légende, Margaux.

Château Marquis d’Alesme, 7 rue de la Tremoille 33460 Margaux Téléphone : 05 57 81 13 20

11 Juil

Insolite : dans la baie de Saint-Jean-de-Luz, la vinification se fait sous l’eau

Dans la baie de Saint-Jean-de-Luz, non loin du fort de Socoa, une méthode de vinification unique au monde. Depuis presque 10 ans, Emmanuel Poirmeur, a lancé ce vin un peu spécial : un vin basque vinifié et élevé sous l’eau.

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Olivier Riou de France 3 avec Emmanuel Poirmeur et ses cuves qu’il immerge constamment dans la baie de Saint-Jean-de-Luz

Notre confrère Olivier Riou nous fait découvrir un personnage atypique : Emmanuel Poirmeur, ingénieur agronome, qui a déposé en 2007 un brevet sur la « vinification et l’élevage de vin sous l’eau ».  Est-ce que cela apporte un plus ou des arômes particuliers ? « C’est justement le but, sinon, on ne se compliquerait pas la vie.

Ce n’est pas mettre du vin sous l’eau pour mettre du vin sous l’eau, c’est faire de l’océan une ressource énergétique à profusion et de l’utiliser pour mettre les levures qui refermentent le vin, un peu comme un procédé en Champagne, moi, je le fais en cuvées sous l’eau. »

Et ces levures mises dans des conditions si particulières vont avoir un changement complètement différent de leur métabolisme et vont faire des arômes différents de ce qu’elles feraient à terre. »

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Son domaine, il l’a baptisé Egia Tegia à Ciboure la commune voisine de Saint-Jean-de-Luz, ce qui en basque se traduit par « l’atelier des vérités » . L’idée lui est venu en étudiant la vinification des vins effervescents : 

Je me suis rendu compte qu’on me demandait de reproduire des conditions physiques que l’on trouve dans le milieu marin : agitation, température basse de 10 à 13 degrés et contre-pression

Son vin  s’appelle « Dena Dela », ce qui signifie en basque « quoi qu’il en soit » en Basque, vinifié à 15 mètres de profondeur, un vin 100% basque issu de la baie de Saint-Jean-de-Luz. 

Regardez le reportage d’Olivier Riou, Michel Bruno et Francis Lassus-Lalanne :