11 Déc

Bordeaux Tasting : quand le champagne se déguste à l’Espace Saint-Rémi

C’est la grande nouveauté de cette 5e édition de Bordeaux Tasting. Le champagne a pris possession de l’Espace Saint-Rémi, à un peu plus de deux cents mètres de la place de la Bourse. Tout le monde a l’air très satisfait de ce nouveau spot de dégustation.

Johan Jarry, chef adjoints des caves Mumm, Cyril Bleeker maître sommelier de l'UDSF Bordeaux Aquitaine, et Mathieu Bouyssière © JPS

Johan Jarry, chef adjoints des caves Mumm, Cyrille Bleeker maître sommelier, membre de l’UDSF Bordeaux Aquitaine, et Mathieu Bouyssière © JPS

« Depuis 10 heures ce matin, on a reçu beaucoup de monde », confie Mathieu Bouyssière, responsable communication pour Mumm à Bordeaux. « A l’unanimité, les gens sont ravis d’être ici. Il y a plus d’espace, c’est plus aéré, les gens sont moins serrées. Et puis il y a un vrai attrait pour le champagne. »

Parmi les amateurs de champagne, justement il y a Thierry, qui déguste un blanc de blanc, 100% chardonnay, de la maison Besserat de Bellefon : « les blancs de blancs, ce sont les meilleurs. »

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Pour Philippe Mezrich, de la Maison Besserat Bellefon : « le cadre est joli mais on est un peu éloigné des vins de Bordeaux. Moi qui viens pour la première fois, j’aurais aimé être avec les châteaux. (sans doute pour goûter…) « Au début, j’avais un peu peur, en étant délocalisé, qu’on ait moins de personnes, mais finalement il y a du monde. »

Thierry et Philippe Mezrich de la Maison Besserat Bellefon © JPS

Thierry et Philippe Mezrich de la Maison Besserat Bellefon © JPS

Philippe Mezrich se plaît à expliquer comment le champagne est réalisé, champagne d’assemblage avec les 3 cépages pinot noir, pinot meunier et chardonnay, ou 100% chardonnays avec le blanc de blanc : « il y a beaucoup de jeunes qui découvrent nos vins et c’est très bien. Pour moi, ce sont les jeunes et les femmes qui sont l’avenir, le marché il est là. »

La nouveauté chez Cordon Rouge, le cordon intégré à la bouteille © JPS

La nouveauté chez Cordon Rouge, le cordon intégré à la bouteille © JPS

Retour chez Mumm, fondée à Reims en 1827, avec ses 230 ha de vignobles dans le Montagne de Reims et dans la Côte des Blancs. C’est sans doute l’un des plus connu et commercialisé, son prix oscille entre 24€ pour le Cordon Rouge et 120 € pour la cuvée R.Lalou, avec actuellement le millésime 2002. « Nous sommes en croissance surtout à l’export : en pleine conquête des USA, très bien placé en Australie et partout en Europe. Ce sont 8 à 9 millions de cols qui sont produits annuellement. » La grande nouveauté c’est la bouteille Mumm avec le Cordon Rouge gravé dans le verre de la bouteille, l’étiquette sur le devant a disparu. Une bouteille aussi plus légère, spéciale, « on voulait le flacon le plus léger de la Champagne avec 830 grammes au lieu de 900.  Et on a relevé le défi avec le cordon rouge intégré »

24 Nov

3e Bordeaux SO Good : 28 000 dégustations durant ces 3 jours de festivités

Le 3e Bordeaux S.O Good s’est conclu sur un nouveau succès avec la mise en avant des produits du Sud-Ouest ; ce festival fait de Bordeaux «the place to be » sur le plan gastronomique, concurrençant sérieusement Lyon. Plus de 28000 dégustations ont été enregistrées durant le week-end. Un succès largement dû aux 60 Chefs étoilés, qui ont animé de nombreux banquets. Prochaine édition, du 17 au 19 novembre 2017.

Près de 100 producteurs du Sud-Ouest présents dans la Grande Halle Gourmande © JPS

Près de 100 producteurs du Sud-Ouest présents dans la Grande Halle Gourmande © JPS

«La où Lyon était une capitale incontestée, on peut dire que Bordeaux est véritablement une capitale gastronomique» selon les organisateurs ; «Bordeaux S.O Good est le seul événement qui reflète les diverses approches de la gastronomie : depuis la valorisation des producteurs et de leurs produits jusqu’à la valorisation des talents culinaires».

Les dégustations à l'aveugle à l'Ecole du Vin de Bordeaux © JPS

Les dégustations à l’aveugle à l’Ecole du Vin de Bordeaux © JPS

60 GRANDS CHEFS PRESENTS 

Ils étaient 28 Chefs étoilés en 2014 et plus de 60 pour cette troisième édition. Tous réunis autour de Michel Guérard, le parrain de la manifestation.

Un  tel événement existe dans une région aujourd’hui réputée pour son art de vivre et pour la qualité de ses produits. La Nouvelle-Aquitaine gastronomique est née !», Michel Guérard Chef des Prés d’Eugénie.

Le président de la CCI Pierre Goguet donnant le coup d'envoi de Bordeaux SO Good © JPS

Le président de la CCI Pierre Goguet donnant le coup d’envoi de Bordeaux SO Good © JPS

L’ENGOUEMENT DU PUBLIC : 31 000 PERSONNES SUR 3 JOURS

  • Plus de 20 000  personnes ont déambulé dans la grande Halle Gourmande au Hangar 14 où 100 producteurs avaient pris place, mais aussi dans le «Bazar Bordeaux S.O Good», marché de l’art de vivre et de la table.
  • 3 500 pass ont été vendus pour cette édition.
  •  L’espace réservé aux plus petits a connu une affluence record, avec 1 000 enfants accueillis sur 3 jours.
  • Plus de 400 personnes ont fait honneur, vendredi soir, au canard gras du Sud-Ouest, en dégustant les préparations d’une quinzaine de chefs étrangers au Palais de la Bourse.
  •  La 3e Criée aux Poissons qui a fait monter les enchères grâce à la contribution des pêcheurs professionnels marins et fluviaux d’Aquitaine qui ont vendu leurs lots en moins de deux heures.
Une entrée de haut vol réalisée par Nicolas Masse au banquet sur "l'Histoire se met à Table" © JPS

Une entrée de haut vol réalisée par Nicolas Masse au banquet sur « l’Histoire se met à Table » © JPS

14 BANQUETS DE QUALITE

  • Plus de 1 700 personnes ont participé aux de banquets
  • 75% des places avaient été vendues par internet 3 jours après leur mise en ligne. Des banquets, la plupart ,complets samedi soir.
  • 14 banquets contre 7 en 2014 .
  • Des chefs présents dans 8 lieux insolites et 6 restaurants de la métropole.  
  • «Le banquet du siècle des lumières», un banquet réservé aux entreprises partenaires de Bordeaux S.O Good. Près de 200 personnes présentes à cette soirée hommage au XVIIIème, où troupe costumée et menu d’époque signé Jean Ramet ont fait sensation.

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BORDEAUX S.O GOOD PARTOUT DANS LA VILLE

  • 130 commerces (boutiques et restaurants) étaient partenaires de l’opération dans la métropole.
  • 4 000 menus «Saveurs du canard» ont été servis dans les 65 restaurants partenaires
  • 1 500 visites se sont déroulées dans le cadre des balades gourmandes dans les boutiques du centre-ville, du Quai des Marques et de la commune de Pessac.
  • des rencontres, tables rondes, expos, concert…également dans les différents lieux de Bordeaux (Espace Mably, Darwin, Intercontinental, espace Ausone Mollat, Rocher de Palmer…) ont fait également le succès de cette édition.  
Renaud producteur de miel à Lapouyade en Gironde, devant le Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux © JPS

Pascal Renaud apiculteur à Lapouyade en Gironde, devant le Grand Hôtel Intercontinental Bordeaux © JPS

A VOS TABLIERS POUR LA PROCHAINE EDITION

La 4ème édition de Bordeaux SO Good est fixée du 17 au 19 novembre 2017. Tous à vos ustensiles de cuisine !

20 Nov

L’Ecole du Vin vous propose « Bordeaux Inattendu » durant Bordeaux So Good

L’Ecole du Vin de Bordeaux rencontre cette année encore un franc succès avec ses ateliers de 45 mn animés par Florence Varaine. Des ateliers conviviaux avec des dégustations à l’aveugle pour reconnaître les vins. Ludique et parfois déconcertant.

Julien participant à l'atelier de dégustation à l'aveugle © JPS

Julien participant à l’atelier de dégustation à l’aveugle © JPS

On croit connaître Bordeaux, mais en fait on découvre toujours quelque chose de différent. Ce samedi après-midi, les ateliers de l’Ecole du Vin de Bordeaux ont une fois de plus fait le plein de stagiaires. Pour une petite participation de 5€, les amateurs de vins pouvaient participer à « Bordeaux Inattendu », un atelier de 45 mn avec une formatrice de l’Ecole, en l’espèce Florence Varaine.

Florence Varaine animant ces ateliers de Bordeaux Inattendu © JPS

Florence Varaine animant ces ateliers de Bordeaux Inattendu © JPS

D’emblée cet atelier se veut ludique et informatif. Ludique à travers une dégustation à l’aveugle. Les stagiaires sont invités à déguster deux verres en parallèle et à deviner qu’est-ce qu’ils ont dans leur verre : du blanc, du rosé, du moelleux ou du rouge… le tout avec un bandeau sur les yeux, comme dans les avions !

Bordeaux SO Good 109Julien Brunsart, jeune Bordelais originaire Champagne-Ardenne, est venu avec 7 amis, c’est Camille une copine qui les a incité à s’inscrire et à participer à l’ensemble des activités de Bordeaux So Good ; cette dégustation à l’aveugle est pour lui une première : « pour retrouver le rouge, c’était plutôt simple, mais pour le clairet je me suis un peu raté, j’hésitais entre un rosé et un blanc et c’est finalement un clairet ! »

Outre l’aspect ludique, on y apprend de nombreuses information  sur la manière de vinifier, les traditionnels cépages et les 60 appellations de Bordeaux :

On leur délivre les clés d’entrée du vignoble et de la dégustation », Stéphanie Barral responsable de l’Ecole du Vin de Bordeaux

Stéphanie Barral, responsable de l'Ecole du Vin de Bordeaux © JPS

Stéphanie Barral, responsable de l’Ecole du Vin de Bordeaux © JPS

Il y a beaucoup de Français mais aussi pas mal d’étrangers qui y participent à ces ateliers conviviaux et accessibles à tous.  A l’occasion de Bordeaux SO Good, l’idée est de faire aussi des rapprochement avec la cuisine car  « 73% des Français reconnaissent associer le vin avec la cuisine, » poursuit Stéphanie Barral. On y apprend par exemple que les liquoreux peuvent selon la tradition accompagner du foie gras pour Noël, mais qu’on peut aussi faire un repas complet avec ces vins doux et notamment les associer avec des fromages à pâtes persillés… On en salive d’avance. So Good !

19 Nov

Première soirée de Bordeaux SO Good : le canard dans tous ses états au Palais de la Bourse

Pauvre palmipède, il aura été l’invité d’honneur de SO Good et il s’en souviendra longtemps. En effet, il a été mangé à toutes les sauces, hier soir pour la première soirée de Bordeaux SO Good. Au Palais de la Bourse à Bordeaux, pas moins de 450 amateurs se sont pressés pour venir déguster les recettes de 8 chefs étrangers et français. Des recettes aux saveurs exotiques.

Younesse Bouakkaoui de al Réserve à Talence © JPS

Younesse Bouakkaoui de la Réserve à Talence © JPS

« C’est un peu la fête du canard ce soir et on a voulu aidé la filière », m’explique Christophe Girardot, le chef de la Guérinière à Gujan-Mestras, auteur d’un ouvrage « Improvisations autour du canard » sur des recettes élaborées avec le concours de 15 chefs du monde entier.

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Pour cette soirée, Christophe Girardot a réuni 8 chefs, la plupart de l’étranger « on leur a demandé de nous donner les plats emblématiques de leur pays et moi, j’ai improvisé des plats autour de ces produits et du canard. »

Christophe Girardot de la Guérinière © JPS

Christophe Girardot de la Guérinière © JPS

Devant le stand de Younesse Bouakkaoui, Chef Marocain de la Réserve à Talence, Chantal Fialex en salive d’avance : « Ca va être une découverte et en plus, c’est très bien présenté, ça a l’air appétissant, c’est très imaginatif, donc je vais goûter… »

Marine et Karine adorent le concept © JPS

Marine et Karine adorent le concept © JPS

Mais déjà le Chef de la Réserve dévoile ses ingrédients : « on a fait une petite crème de dattes aux agrumes, le foie gras confit pour la touche Sud-Ouest, puis une carotte confite aux agrumes, assaisonné avec un petit sel aux césames, et un petit croustillant à la carotte pour la texture. »

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« Il y a des produits qui sont vraiment délicieux et on va demander des astuces aux chefs pour les recettes », renchérit « on essaie d’écouter les conseils, en attendant de distribuer nos tickets et commencer à déguster »

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« C’est la culture Sud-Ouest qui veut ca, nous on adore associer le canard qui fait partie de cette culture et le vin de Bordeaux » expliquent Marine et Karine de Bordeaux. « Mais c’est bien de voir un produit que l’on a l’habitude de consommer, cuisiné de différentes façons, cela nous donnera peut-être des idées… »

Regardez l’interview de Christophe Girardot de la Guérinière :

Ecoutez les réactions de Bordelais et du chef de la Réserve recueillies par Jean-Pierre Stahl et Sébastien Delalot :

18 Nov

L’Ecole Best-Ferrandi : une école de cuisine d’excellence à Bordeaux

A l’occasion de Bordeaux SO Good, Côté Châteaux vous propose un focus sur BEST, Bordeaux Ecole Supérieure de la Table, qui propose 3 formations de « Bachelors Ferrandi ». Une école d’excellence courue de la France entière par de jeunes diplômés qui ont pris un nouveau tournant dans leur vie, pour suivre leur passion : la gastronomie à la française.

L'art de la gastronomie à la française © Jean-Pierre Stahl

L’art de la gastronomie à la française © Jean-Pierre Stahl

On les appelle les Bachelors Ferrandi. Ils sont 143 élèves de 18 à 25 ans, incrits à Best-Ferrandi Bordeaux. Tous sont venus apprendre les bases, les techniques et une expertise en cuisine et en pâtisserie dans cette structure, Bordeaux Ecole Supérieure de la Table, fondée en 2012 par la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux.

A la base, tous ont au minimum un baccalauréat, certains un Bac +2 et il y a même un Master en droit des affaires…

Emilie Dutoya, 21 ans, de Mimizan (Landes) me confie : « Avant cela, j’ai fait un BTS de comptabilité, mais ça ne me plaisait pas du tout, j’ai toujours été tournée vers la pâtisserie et c’est ce qui me plaît. »

Tous sont animés par la même passion de la Gastronomie à la Française : au cours de leur cursus, ils vont avoir 600 heures de cours, et 4 à 5 mois des stage par an, ce sur 3 années. Une formation qui coûte tout de même 8800 € par an. Une formation et un métier à terme (99% trouvent un emploi) qui demandent énormément de sacrifices. Tous sont motivés et savent que leur rythme sera d’assurer et un service le midi, et un service le soir.

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Jeanne Dufosse, une grande motivation pour suivre la meilleure des écoles © JPS

C’est ma passion, je pense que les sacrifices ne sont plus forcément des sacrifices, quand on veut être le meilleur c’est dans cette école qu’il faut aller, ce sont des professeurs d’excellence, c’est vraiment la meilleure école« , Jeanne Dufosse 18 ans de Picardie.

Durant leur formation, ils vont apprendre des techniques mais aussi les ficelles de la réalisation des plus grandes assiettes élaborées par des chefs étoilés. Ce jour-là, c’est Nicolas Masse, chef cusinier de la Grand’Vigne (le restaurant 2 étoiles au Michelin des Sources de Caudalie à Martillac), qui est venu leur faire réaliser des plats qui sont à sa carte comme cet « oeuf en colère » : « un oeuf cuit avec de la pate à filot, accompagné d’un velouté de blettes et un jus de volaille ».

Des secrets de fabrication dévoilés par les grands chefs : ici "l'oeuf en colère" par Nicolas Masse © JPS

Des secrets de fabrication dévoilés par les grands chefs : ici « l’oeuf en colère » par Nicolas Masse © JPS

« Si c’est bien expliqué, comme il vient de le faire, ce sont plutôt des gestes faciles, en revanche avoir l’idée de réaliser un plat de cette façon, avec ces techniques, on ne les a pas forcément encore« , explique Faustine Bosson 25 ans de Paris, titulaire déjà d’un Master 1 en droit des affaires.

Nicolas Masse, un chef étoilé brillant comme intervenant © JPS

Nicolas Masse, un chef étoilé brillant comme intervenant © JPS

Si je suis là aujourd’hui, c’est vraiment pour transmettre, parce qu’en fin de compte on a besoin de jeunes dans nos cuisines, je pense que vraiment la transmission, c’est le plus important de notre métier » Nicolas Masse

Outre la cuisine et la patisserie, le 3e Bachelor Ferrandi est celui de « Manager de Restaurant ». Un métier pour laquel ces élèves seront en prise directe avec la clientèle et pour lequel l’exigence est tout aussi importante qu’en matière de plats cuisinés.

Pierre-Loup Martin et l'art de servir un plateau de fromages © JPS

Pierre-Loup Martin et l’art de servir un plateau de fromages © JPS

« Mon ambition serait d’avoir mon propre restaurant, on a des cours de salle, on a de la pratique, on a deux services par semaine le jeudi et le vendredi », explique Pierre-Loup Martin
23 ans de Suresnes.

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Stéphane Falluel avec Olivier Barris et Ophélie Debouté en cours de sommellerie © JPS

Ils vont aussi apprendre les bases de la sommellerie avec des connaissances sur tous les vignobles français, et en particulier sur celui de Bordeaux. Stéphane Falluel, leur formateur en sommellerie, leur apprend les gestes d’ouverture de bouteilles, de décantation, de service et surtout de savoir communiquer autour du vin, histoire de satisfaire la clientèle. « Eux vont dégsuter jusuq’à 1000 vins dans l’année », alors que celui qui aspire à devenir « meilleur sommelier au monde en déguste peut-être 13000 à l’année » explique Stéphane Falluel.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sylvie Tuscq-Mounet et Corinne Berge :

 
Les Bachelors Ferrandi à Bordeaux

17 Nov

A J-1 de Bordeaux SO Good : Bordeaux terre de gastronomie !

C’est aujourd’hui l’une des villes en France les mieux pourvues en chefs ingénieux, chefs étoilés et cuisiniers inventifs, comme Philippe Etchebest, Gordon Ramsay ou Pierre Gagnaire. Bordeaux s’est muée depuis quelques années en terre de gastronomie. Tour d’horizon avec Côté Châteaux.

Jean-Denis Le Braz avec Pierre Gagnaire © JPS

Jean-Denis Le Braz avec Pierre Gagnaire dans les cuisines de la Grande Maison © JPS

Philippe Etchebest – Gordon Ramsay. Le match, place de la Comédie à Bordeaux, dure depuis plus d’un an. Philippe Etchebest a ouvert le Quatrième Mur le 8 septembre 2015, Gordon Ramsay a repris les fourneaux du Pressoir d’Argent le 25 septembre suivant. Même si ce duel faisait fantasmer les fans des 2 chefs stars du petit écran, ce ne fut pas le « cauchemar en cuisine », bien au contraire.

Philippe Etchebest et Gordon Ramsay animent tous deux « Cauchemar en Cuisine » ou « Kitchen Nightmares » de coaching de cusiniers

« Moi j’adore la compétition, je n’ai pas peur » confiait à son arrivée l’Ecossais Gordon Ramsay, chef multi-étoilé et propriétaire de près de 30 restaurants à travers la planète.

« J’ai un petit avantage, c’est que moi je joue à domicile et moi je serai là », lui rétorquait d’en face Philippe Etchebest, Meilleur Ouvrier de France.

Même s’il n’est pas constamment présent, c’est un fait, Gordon Ramasay est secondé par un autre chef israëlien Guilad Peled, avec qui il a obtenu une étoile au guide Michelin pour le Pressoir d’Argent, et qui propose un menu gastronomique à 165 € : « Produits locaux, cuisine pas trop compliquée, cuisine avec un très bon goût mais avec plein de finesse. » Et depuis juin 2016, Gordon Ramsay a repris également la brasserie du Grand Hôtel, la rebaptisant le « Bordeaux-Gordon Ramsay » (39 € le premier menu).

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De son côté Philippe Etchebest souhaitait rendre accessible la gastronomie au plus grand nombre avec une formule brasserie et un premier menu à 32 € le midi : « ça continue, on est même en train d’augmenter, donc c’est très satisfaisant, il y a la qualité. Le renouvellement permanent (de la carte et des menus) fait que les gens reviennent. Ils ne mangent jamais la même chose, c’est un vrai travail derrière, c’est un vrai investissement. »

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl réalisé avec aussi Elise Galand, Delphine Vialanet, Didier Bonnet, Delphine Roussel, SylvieTuscq-Mounet, Sébastien Delalot, Michel Vouzelaud, montage Christophe Varone, mixage Emmanuel Cremese :

Si Philippe Etchebest ne recherche pas forcément d’étoile pour le Quatrième Mur, à Saint-Emilion (à 30 mn de Bordeaux), le nouveau chef qui lui a succédé (après bien sûr le passage de Cédric Béchade), Renan Kervarrec veut retrouver les 2 étoiles pour l’Hostellerie de Plaisance (2 étoiles accordées à l’époque de P. Etchebest). Il y propose une cuisine du marché et des spécialités de la mer : « chez moi, je n’ai vu que des produits de grande qualité, des homards bretons, des langoustes, il y avait la campagne de thons à Port-Louis où mon papa allait choisir ses thons, c’est vraiment culturel chez moi. »

Au centre Renan Kervarrec le chef exécutif avec Christophe Meynard des Pépites Noires et l'ensemble de l'équipe en cuisine de l'Hostellerie de Plaisance © Jean-Pierre Stahl

Au centre Renan Kervarrec le chef exécutif avec Christophe Meynard des Pépites Noires et l’ensemble de l’équipe en cuisine de l’Hostellerie de Plaisance © Jean-Pierre Stahl

Bordeaux, terre de gastronomie ! C’est une multitude d’adresses toutes aussi alléchantes , salivantes les unes que les autres, des adresses étoilées comme le Pavillon des Boulevards *, rue Croix-de-Seguey, ou non étoilées, comme le Gabriel place de la Bourse (Nicolas Frion), ou encore cette fameuse institution historique, le Chapon Fin (Nicolas N’Guyen), qui au début du XXe s a eu jusqu’à 3 étoiles.

Nicolas Masse, le chef de la Grand'Vigne aux Sources de Caudalie ici en démonstration chez Best-Ferrandi Bordeaux © JPS

Nicolas Masse, le chef de la Grand’Vigne aux Sources de Caudalie ici en démonstration chez Best-Ferrandi Bordeaux © JPS

Il y a aussi des doués de la cuisine comme Nicolas Masse qui a décroché deux étoiles au Michelin pour son restaurant la Grand’Vigne aux Sources de Caudalie (photo de l’assiette ci-dessus).

En immersion dans les cuisines du chef étoilé Nicolas Magie © JPS

En immersion dans les cuisines du chef étoilé Nicolas Magie © JPS

Il y a aussi ces chefs sympathiques et militants comme Nicolas Magie, au Saint-James*, qui organise une fois par trimestre un marché gourmand dans la cour du Saint-James.

Regardez ce reportage sur les coulisses d’une cuisine étoilée au Saint-James avec Nicolas Magie, réalisé par Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine et Sarah Paulin:

Et puis, il y a le petit nouveau sur la place, Pierre Gagnaire, 66 ans, qui a pris la succession de Joël Robuchon au restaurant de la Grande Maison. Il a relancé fin septembre les menus gastronomiques où l’on peut déguster de le grouse d’Ecosse (peut-être en clin d’oeil à Gordon Ramsay) : « ça a un goût de tourbe, de whisky, la bruyère, vous voyez… »

La Grande Maison en mode team sportive avec au centre Piere Gagnaire et Jean-Denis Le Braz à gauche © Jean-Pierre Stahl

La Grande Maison en mode team sportive avec au centre Piere Gagnaire et Jean-Denis Le Braz à gauche © Jean-Pierre Stahl

Toutefois les restaurants gastronomiques doivent aujourd’hui prendre en considération le coût de fabrication, et la masse salariale. Pierre Gagnaire, qui a eu une expérience malheureuse à Saint-Etienne, a su se relancer à Paris avec son trois étoiles : « ce 3 étoiles, on ne fait pas fortune, pourtant il marche très très bien, mais on ne perd pas d’argent.Donc on peut aujourd’hui gérer un gastro, en étant raisonnable sur les équipes, en étant attentif à la matière première, ne rien jeter déjà…pour offrir au client une petite oeuvre d’art. »

Bon nombre de ces chefs vont participer ce week-end à Bordeaux SO Good à travers des animations, des démonstrations et des banquets. Tous vont aussi scruter avec curiosité la parution du nouveau Guide Michelin dans un peu plus de deux mois. Une pluie d’étoiles devrait s’abattre sur Bordeaux en 2017.

07 Nov

3e Bordeaux So Good : le festival de la gastronomie reprend du service du 18 au 20 novembre

C’est pour la troisième année, la nouvelle vitrine du bon goût, de la gastronomie, et du savoir vivre qui va s’ouvrir en différents sites de Bordeaux, notamment au Palais de la Bourse et au Hangar 14. Près de 60 chefs vont, tout le week-end du 18 au 20 novembre, animer des ateliers et montrer leur talent lors de banquets.

Diaporama-Bordeaux-S.O-GOOD-2016_format_780x490Bordeaux est depuis quelques années déjà en pleine effervescence. Et pourtant ce n’est pas la capitale du champagne ! Il existe bien quelques bulles avec le crémant de Bordeaux ou encore d’autres « roteuses » que l’on fait « péter » lors de soirées festives. Là, on parle de l’effervescence culinaire qui s’est emparée de la Capitale du Vin. 

Entre défense des traditions culinaires et soutien à toutes les innovations gourmandes, « Bordeaux S.O Good se met ainsi au diapason de l’ effervescence culinaire » : l’objectif est de la rendre accessible au plus grand nombre et de contribuer ainsi à positionner la Nouvelle-Aquitaine comme territoire d’excellence de la gastronomie et de l’art de vivre.

Quelque part que l’homme soit né, il faut qu’il mange ; c’est à la fois la grande préoccupation de l’homme sauvage et de l’homme civilisé. Seulement, sauvage, il mange par besoin. Civilisé, il mange par gourmandise.» Alexandre Dumas

BORDEAUX : CAPITALE DU « BIEN MANGER »

Il y a aujourd’hui une véritable prise de conscience des Français sur la notion de bien manger, cela va du producteur au consommateur, en passant par le restaurateur ou le distributeur. C’est aussi la philosophie de ce rendez-vous, Bordeaux So Good, qui prend de l’ampleur : le « bien manger » doit être « sain et local », mais correspondre aussi aux plaisirs plus sophistiqués de la gastronomie, « le festival entend être le rendez-vous de tous ceux qui font de leur alimentation un élément clé de leur art de vivre et de leur relation au territoire ». En ce sens il y a quelques semaines, une quarantaine de chefs – dont Nicolas Masse, Chef des Sources de Caudalie (2 étoiles au Michelin)- signaient une lettre ouverte :
« Ardents défenseurs du bien manger, engagés quotidiennement dans la valorisation du bon produit et des petits producteurs, les professionnels de la restauration veulent rappeler leur attachement à quelques valeurs fondamentales : le soutien à la biodiversité, le respect de l’environnement et la santé des consommateurs (…)

Sans un produit sain et de qualité, sans diversité des cultures, le cuisinier ne peut plus exprimer son talent créatif. Il n’est plus en mesure de faire son métier comme il l’aime et de le transmettre avec passion » Nicolas Masse Chef des Sources de Caudalie.

LE CANARD GRAS DU SUD-OUEST COMME INVITE D’HONNEUR

Le canard gras du Sud-Ouest sera célébré lors de la soirée d’ouverture mais sera  aussi l’invité d’honneur de cette édition 2016. A noter plusieurs nouveautés :

  • à côté de la Grande Halle gourmande du H14, coeur du festival, de multiples lieux, culturels ou patrimoniaux, accueillent les temps forts de Bordeaux S.O Good. Les commerçants, restaurateurs et de nombreux acteurs économiques se mobilisent pour soutenir la manifestation et proposer aux visiteurs des circuits gourmands et des animations à l’échelle de toute la ville. Un Pass Bordeaux S.O Good favorise désormais cette circulation sur les différents sites de l’événement.
  • le festival s’ ouvre pour la première fois aux Arts de la table, entre brocante et design culinaire : c’est le Grand Bazar Bordeaux S.O Good.
  • le plat populaire et les « souvenirs d’enfance » sont mis à l’honneur dans les deux finales des Concours de cuisine, et constituent la base d’un Repas du dimanche inédit, familial et convivial, proposé au Rocher de Palmer.
Michel Portos et Philippe Etchebest deux grands chefs qui ont marqué le Sud-Ouest © Bordeaux So Good

Michel Portos et Philippe Etchebest deux grands chefs qui ont marqué le Sud-Ouest © Bordeaux So Good

LE FLEURON DE LA GASTRONOMIE DU SUD-OUEST

Autour de Michel Guérard, « parrain » de Bordeaux S.O Good, une soixantaine de chefs venus de tout le Grand Sud-Ouest, vont se retrousser les manches bénévolement pour la réussite de l’événement : ils vont ainsi signer des banquets originaux à 4 ou 6 mains, animer des démonstrations culinaires, des cours de cuisine ou des dégustations. A leurs côtés, des artisans, porteurs et transmetteurs d’authentiques savoir-faire, des restaurateurs, des commerçants spécialisés, des jeunes cuisiniers, serveurs ou sommeliers en formation, des producteurs, des artistes : le festival est ainsi porté par plus de 300 acteurs représentant toutes les professions et filières du «bien manger». 

Réservez ici votre pass pour Bordeaux So Good 2016

LES CHEFS CUISINIERS PRESENTS

Michel GUERARD *** (Les Près d’Eugénie, Eugénie-les-Bains)
Rudy BALLIN (Côté Rue, Bordeaux)
Cédric BECHADE * (L’Auberge Basque, Saint-Pée-sur-Nivelle)
Younesse BOUAKKAOUI (La Réserve, Talence)
Christophe BOURRISSOUX (Le Résinier au Bar)
David BOYER (Lauryvan, Saint-Junien)
Thomas BRASLERET * (La Cape, Cenon)
Arnaud BUSQUET (Le M de Monbadon, Bordeaux)
Yves CAMDEBORDE (Le Comptoir du Relais, Paris)
Stéphane CARRADE **(Haaitza, Pyla Sur Mer)
Félix Clerc (Le Symbiose, Bordeaux)
Frédéric COIFFE (L’Atelier du gout, Bordeaux)
Christopher COUTANCEAU ** (Coutanceau, la Rochelle)
Aurélien CROSATO (Ex Le Solena)
Julien CRUEGE (Julien Cruège, Bordeaux)
Hélène DARROZE ** (Hélène Darroze Paris- The Connaught Londres)
Luc DORIN (Pâtisserie Dorin, Bordeaux)
Franck DESCAS (Ex Atelier de Franck)
Julien DUBOUE (A Noste, Paris – Landes)
Fatmé DUPUY-AL SABSABI (Fleur de Cèdre, Bordeaux)
Vivien DURAND * (Le Prince Noir, Lormont)
Michel DUSSAU * (La Table d’Armandie, Agen)
Alain DUTOURNIER ** (Le Carré des Feuillants, Paris)
Philippe ETCHEBEST ** (Le Quatrième Mur, Bordeaux)
Fabian FELDMANN * (L’Impertinent, Biarritz)
Nicolas FRION* (Le Gabriel, Bordeaux)
Daniel GALLACHER (Racines, Bordeaux)
Gabriel GETTE (Le Saint Seurin, St Seurin de Cadourne)
Christophe GIRARDOT (La Guérinière, Gujan Mestras)
Paul GOUZIEN (Haaitza, Pyla Sur Mer)
Peter JOHANSEN (Peter Koeben, Bordeaux)
Frédéric LAFON (L’Oiseau Bleu, Bordeaux)
Philippe LAGRAULA * (Une Cuisine en Ville, Bordeaux)
Tanguy LAVIALE (Garopapilles, Bordeaux)
Jean-Denis LE BRAS** (La Grande Maison-Pierre Gagnaire Bordeaux)
Johann LECLERRE* (La Suite, La Rochelle)
Thomas LHERISSON*(Auberge Saint-Jean, Saint Jean de Blaignac)
Vincent LUCAS * (Etincelles, Ste Sabine-en-Born)
Nicolas MAGIE * (Le St-James, Bouliac)
Emmanuel MARECHAL (Le Bellini , Bordeaux)
Nicolas MASSE ** (Les Sources de Caudalie, Martillac)
Jauffrey MAUVIGNEY (Charcuterie Mauvigney, Mérignac)
Nicolas NGUYEN * (Le Chapon Fin, Bordeaux)
Hugo NAON (El Nacional, Bordeaux)
Pascal NIBAUDEAU * (Pinasse Café, Cap-Ferret)
Victor OSTRONZEC (La Solena)
Guy QUEROIX (La Cuisine du cloître, Limoges)
Grégoire ROUSSEAU (Le Hâ, Bordeaux)
André et Tommy SHAN (Au Bonheur du Palais, Bordeaux)
Sébastien SEVELLEC* (Le Canopée Café)
Miyamoto TETSUROH (L’Exquis, Bordeaux)
Mimi THORISSON Chef-journaliste
Kenji WONGSODIKROMO (La Table de Catusseau à Pomerol)
Samuel ZUCCOLOTTO (Le Clos d’Augusta)