26 Avr

Philippe Raoux fête ses 30 ans à la tête du château d’Arsac : un monde de culture avec « Stilthouse », la dernière oeuvre signée Arne Quinze

Figure du Médoc, Philippe Raoux fêtait mardi soir les 30 ans de l’acquisition du château d’Arsac. Un Cru Bourgeois, qu’il a élevé parmi les plus grands du Médoc, avec cette singularité d’y mêler art et vin. Depuis 30 ans, il y expose des oeuvres acquises auprès des plus grands artistes contemporains du monde entier.

Philippe Raoux, Hubert de Boüard et Alain Raynaud deux de ses Winemakers, Céline Raoux et

Philippe Raoux, Hubert de Boüard et Alain Raynaud deux de ses Winemakers, Céline Raoux et Arne Quinze

Philippe Raoux, c’est un sacré nom à Bordeaux et en appellation Margaux. Un Monsieur qui a toujours su jouer de créativité et d’imagination pour faire parler de lui et de ses vins.

A une époque, je me souviens, il vous accueillait quand vous descendiez de l’avion, car son image était affichée en grand dans l’aérogare de Bordeaux-Mérignac. Il a acquis le château d’Arsac en 1986 et fête aujourd’hui les 30 ans à la tête de cette propriété, « 30 ans de mariage du goût et du beau. »

Le château d'Arsac et son chai où les 30 ans ont été célébrés © JPS

Le château d’Arsac et son chai où les 30 ans ont été célébrés © JPS

Cette propriété, il l’a entièrement remaniée et restaurée, tant au niveau du vignoble (112 ha d’un seul tenant) que du château et dépendances (l’histoire de la propriété est l’une des plus anciennes du Médoc avec 900 ans), choisissant une couleur bleue pour ses chais comme pour électriser les amateurs d’art et de vin : « je me souviens de mon premier client qui m’avait dit avec cette couleur bleue, vous allez faire des vins de fête et non des vins de messe ! » me confie Philippe Raoux.

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Lla Fontaine aux Oiseaux (1998) de Jean Michel Folon fait face à Stilthouse (2017) de Arne Quinze © JPS

L’autre coup de maître de Philippe Raoux, c’est d’avoir acquis et commandé dès 1992 des oeuvres d’artistes mondialement connus ou en devenir:  le Chevêtre (1992), le Grand devers (1993) ou la Déjantée (1995) trois oeuvres de Bernard Pagès, Mother and Child (1999) de Niki de Saint Phale, la Fontaine aux Oiseaux (1998) de Jean Michel Folon, ou encore l’Arbre du Soleil (2006) de Susumu Shingu.

Arne Quinze devant Stilthouse (2017) juste à l'entrée du château d'Arsac

Arne Quinze devant Stilthouse (2017) juste à l’entrée du château d’Arsac

Dernière oeuvre en date, Stilthouse (2017) par l’artiste belge flamand Arne Quinze, 45 ans, qui a réalisé plusieurs oeuvres à Rouen au dessus du fleuve, à Shangaï ou encore Djakarta : « c’est une étude que je fais depuis 15-20 ans, les hommes veulent toujours construire le plus haut possible, je veux sensibiliser les spectateurs pour qu’une approche plus attentive et plus réfléchie de notre aménagement urbain émerge. On voit à travers cette oeuvre que l’être humain ne sait pas s’échapper de la réalité, toujours les pieds dans la terre, mais il ne faut pas hésiter à rêver. Et les couleurs sont là pour rappeler celles de la nature car depuis que je suis né en 1971, nous avons réussi en tant qu’hommes à détruire 30% de la faune et de la flore.«  Ces Stilthouses sont ainsi ces êtres humains fragiles et chancelants, juchés sur des jambes étroites, des sculptures qui veillent sur leur environnement afin de le préserver.

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Forte de son « Jardin des Sculptures », cette propriété a été l’une des premières à s’ouvrir à l’oenotourisme, Nathalie Coiquaud et Sophie Gaillard se remémorent avoir mis sur pied dès 2004 le premier tour depuis l’Office de Tourisme de Bordeaux très prisé des visiteurs français et étrangers.

Dany Rolland, oenologue à Pomerol, a signé la Collection n°9 des WineMakers © JPS

Dany Rolland, oenologue à Pomerol, a signé la Collection n°9 des WineMakers © JPS

Parmi les autres grands projets de Philippe Raoux, il y a bien sûr eu la Winery d’Arsac, un projet visionnaire avec une superbe cave, restaurants et autres animations, qui aurait du prendre un certain envol, si le projet de grand contournement n’avait pas été enterré, me confie l’un des invités.

Il y a aussi sa Collection des WineMakers, une carte blanche donnée depuis 11 millésimes à de grands oenologues et vignerons bordelais, français et même de toute la planète vin. En ce mardi soir, 3 d’entre eux étaient venus rendre hommage à Philippe Raoux qui se définit comme « un jardinier de la vigne » et Céline son épouse : Hubert de Boüard, Alain Raynaud et Dany Rolland surnommés pour cette collection et par le maître des lieux « le pragmatique », « le docteur » et « l’élégante ».

02 Avr

« Bordeaux, la métamorphose » : le magazine sur les nouveaux chais

En 1855, Bordeaux a acquis une notoriété mondiale avec le classement de ses châteaux. Un siècle et demi plus tard, la légende continue avec ses nouveaux chais. Tour d’horizon des chais de dernière génération livrés à l’occasion des primeurs de Bordeaux et de certains autres qui depuis 5 ans font parler d’eux.

Sophie, Yann et Nathalie Schÿler, les propriétaires, ce vendredi 31 mars, lors de l'inauguration du nouveau chai du château Kirwan © Jean-Pierre Stahl

Sophie, Yann et Nathalie Schÿler, les propriétaires, ce vendredi 31 mars, lors de l’inauguration du nouveau chai du château Kirwan © Jean-Pierre Stahl

A COMME ANGELUS

En 10 ans, on peut considérer que les châteaux ont encore muté. S’il fallait commencer par le commencement, ce serait la lettre A comme Angélus. La métamorphose a été totale. Des travaux gigantesques lancés par Hubert de Boüard et Jean-Bernard Grenier, avec aujourd’hui une nouvelle génération aux commandes Stéphanie de Boüard-Rivoal et Thierry Grenié-de Boüard. Angélus a été inauguré fin mars 2014, et consacré en 2012 en tant que  1er grand cru classé A de Saint-Emilion.

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies ici © Jean-Pierre stahl

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies dans le chai de Calon Ségur © JPS

UNE SALVE D’INAUGURATIONS DANS LE MEDOC

Mais les châteaux qui font l’actualité cette année pour les primeurs sont plûtôt rive gauche, dans le Médoc avec Calon Ségur (3e cc de Saint-Estèphe), qui a inauguré ses nouveaux chais le 20 mars dernier, très récemment Kirwan (3e cc de Margaux) vendredi soir et Beychevelle (4e cc de Saint-Julien) hier soir.

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et le maître de chai du château © JPS

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et le maître de chai du château © JPS

Chacun y va de sa patte, de sa touche perso, avec des signes de reconnaissance en façade comme le pied de vigne gigantesque de Kirwan ou bien ces vagues ondulées à Beychevelle, il y a aussi ce sanctuaire ce long tunnel à Calon qui va conserver les plus belles bouteilles de la propriété.

Cet élan de talents n’est pas prêt de s’arrêter, d’autres chais sont déjà annoncés comme celui de Lynch-Bages qui sera réalisé par Chien Chung Pei dont le père a signé la Pyramide du Louvre à Paris, rien que cela. Et c’est sans parler de Margaux, Talbot, Gloria et autres Cos d’Estournel qui ont aussi voulu marquer d’un signe architectural fort leur restructuration ces dernières années.

 

Henrique Da Costa des Vignobles Perse devant la façade de château Pavie © JPS

Henrique Da Costa des Vignobles Perse devant la façade de château Pavie © JPS

DE GRANDES SIGNATURES AUSSI RIVE DROITE

Il y a toutefois des points communs et des passerelles (en inox), entre la rive gauche et la rive droite, on peut ainsi retrouver des signatures communes comme celle d’Arnaud Boulain à Beychevelle comme à Angélus, ou encore les cuves en béton de Kirwan qui comme celles de Cheval Blanc ont été réalisées en Italie.

Cheval Blanc et la vague de Christian de Portzamparc pour le nouveau chai à Saint-Emilion © JPS

Cheval Blanc et la vague de Christian de Portzamparc pour le nouveau chai à Saint-Emilion © JPS

 JEAN NOUVEL ET PHILIPPE STARCK, DES NOMS QUI FONT PARLER

Cheval Blanc (1er cc A de Saint-Emilion) puis La Dominique (cc de Saint-Emilion) ont été les projets sans doute les plus osés de cette dernière décennie à Saint-Emilion. C’est une vague qu’a souhaité créer Christian de Portzamparc au mythique château Cheval Blanc, un véritable exploit car la végétation sur le toit fait que ce chai se fond dans son environnement.

Juste à côté Jean Nouvel a joué sur 6 nuances de rouge avec son chai du château la Dominique qui est venu se poser dans la cour intérieure du château en pierre acheté en 1969 par Clément Fayat. Un château qui a explosé au niveau oenotouristique avec 10 à 12000 visites payantes par an et 50000 personnes qui viennent déjeûner et admirer la vue depuis le restaurant « la Terrasse Rouge ».

Le cuvier de la Dominique livré en 2014 © JPS

Le cuvier de la Dominique livré en 2014 © JPS

LIGNES EPUREES

Des chais, qui bien sûr conservent leur objectif premier de vinifier avec des cuviers dignes de Stark Trek, (« vitesse lumière capitaine Kirk »), baignés de lumière tant à la Dominique qu’à Beychevelle.

Le nouveau chai Clinet et Ronan by Clinet à Pomerol © JPS

Le nouveau chai Clinet et Ronan by Clinet à Pomerol © JPS

Des chais résolument modernes comme ceux des 2000 m2 de Clinet finalisés en 2015, avec un bardage bois qui se fond parfaitement dans paysage.

Ronan Laborde présente ses nouvelles installations qui peuvent contenir 900000 bouteilles © JPS

Ronan Laborde présente ses nouvelles installations qui peuvent contenir 900000 bouteilles © JPS

Ici l’objectif pour Ronan Laborde est clair de souhaiter se diversifier et développer une marque de Bordeaux Ronan By Clinet depuis Pomerol.

les vieilles arcades de l'ancienne gare d'Orléans de Bordeaux

Le chai d’élevage de château Pavie réalisé à partir des vieilles arcades de l’ancienne gare d’Orléans à Bordeaux © JPS

Mais le fin du fin, c’est encore l’idée de Gérard Perse en 1998, d’acquérir les vieilles arcades de l’ancienne gare d’Orléans de Bordeaux pour en faire un chai sur deux niveau à Pavie et tout refaire en 2013 à partir de ce chai historique, avec l’architecte Pinto.

Philippe Starck, le jour de l'inauguration du chai des Carmes Haut-Brion le 24 juin 2016 © JPS

Philippe Starck, le jour de l’inauguration du chai des Carmes Haut-Brion le 24 juin 2016 © JPS

Certains sont totalement novateurs à l’image des Carmes Haut-Brion qui a inauguré son chai signé par l’architecte Luc-Arsène Henry et le designer Philippe Starck lors de Bordeaux Fête le Vin 2016 : « pour moi, c’est la lame d’une charrue, qui est en train de rentrer dans la terre, dans l’eau, d’ouvrir la terre pour faire accoucher ce mystère qu’est le vin. » 

Regardez le magazine « Bordeaux,  la métamorphose » sur ses nouveaux chais par Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Christophe Varone et Emmanuel Cremese :

29 Mar

Un gigantesque pied de vigne découpé au laser projette Kirwan dans le XXIe siècle

Vendredi soir, Kirwan se met sur son 31. C’est en effet en ce 31 mars que ce château du XVIIIe va passer dans le XXIe siècle avec l’inauguration de son nouveau chai, confié au cabinet bordelais A3A, avec l’une des façades les plus originales du moment : un pied de vigne démesuré dont les feuilles ont été remplacées par des mots du monde du vin.

Sophie, Yann et Nathalie Schÿler, les propriétaires, ce vendredi 31 mars, lors de l'inauguration du nouveau chai du château Kirwan © Jean-Pierre Stahl

Sophie, Yann et Nathalie Schÿler, les propriétaires, ce vendredi 31 mars, lors de l’inauguration du nouveau chai du château Kirwan © Jean-Pierre Stahl

Cette oeuvre va faire couler beaucoup d’encre dans les semaines, mois et années à venir. C’est bien vu et de bon ton. Un gigantesque pied de vigne en acier inoxydable, découpé par le feu du laser, avec des mots rappelant Kirwan, les propriétaires les Schÿler (depuis 1926 dans la famille), l’appellation Margaux, mais aussi tout le vocabulaire autour du monde du vin et notamment les cépages que l’on retrouve dans ce 3e cru classé en 1855.

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L’oeuvre de Anatoly et Kinga Stolnikoff, un gigantesque pied de vigne en inox inoxydable, à l’entrée du nouveau chai de Kirwan © Jean-Pierre Stahl

Cette imposante façade est signée par Anatoly et Kinga Stolnikoff. Ils réinterprètent ici « l’histoire de Noé, inventeur de la vigne et du premier tastevin. »

37 cuves béton en forme de tulipes © JPS

37 cuves béton en forme de tulipes © JPS

« Vous pouvez voir un très grand pied de vigne, très robuste, très enraciné, qui va symboliser toute la vie de la propriété, le passé, le présent mais surtout le futur puisque c’est une oeuvre très contemporaine réalisée par un artiste russe et son épouse, Anatoly et Kinga Stolnikoff, qui a été faite exprès pour cette façade. C’est un symbole pour moi, le matériau utilisé est de l’inox, un matériau très robuste, puissant, qui correspond tout-à-fait aux caractéristiques des vins de Kirwan et de Margaux. Et en même, temps quand on le regarde de loin, c’est de la dentelle, c’est fin, c’est élégant et c’est tout ce que les vins de Margaux savent nous offrir… » explique Nathalie Schÿler co-propriétaire du château Kirwan.

Philippe Delfaut, directeur de Kirwan, et Nathalie Schÿler, co-propriétaire © JPS

Philippe Delfaut, directeur de Kirwan, et Nathalie Schÿler, co-propriétaire © JPS

Sur les ramifications, apparence et saveurs du vin donnent une image de feuillage au loin, mais dès que l’on s’en rapproche, les mots se révèlent tels des senteurs d’un divin nectar.

Après 24 mois de travaux, Kirwan s’est doté d’un nouvel outil de production. Un nouveau chai imbriqué entre deux vieilles bâtisses. Un défi d’archis, signé Caroline Marly et Guy Troprès du cabinet A3A, aux lignes contemporaines au centre avec une charpente remarquable et une toiture zinguée à facettes.

Le chai d'élevage du château Kirwan © JPS

Le chai d’élevage du château Kirwan © JPS

A l’intérieur, c’est un nouveau festival de lignes épurées dans le nouveau cuvier avec 37 cuves en béton en forme de tulipes fabriquées sur mesure en Italie avec une ingéniosité de technologie incorporée, permettant des vinifications douces.

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« On veut faire de plus en plus un travail de précision » commente Philippe Delfaut directeur général de Kirwan ; « et à partir de notre terroir, dont on connaît les potentialités, les qualités, nous sommes capables de vinifier très séparément nos unités parcellaires et unités de sol. Donc 37 hectares, 37 cuves. »

Dans ce nouveau concept, il y a également de nouveaux espaces de réception pour particuliers ou entreprises, avec une salle panoramique de 80 m2 à la double vue, et sur le vignoble, et sur le chai à barriques, sans compter également la salle de l’orangerie de 220 m2 réalisée précédemment. Car Kirwan a été pionnier à Bordeaux dans l’oenotourisme, ce depuis 1995.

28 Mar

Beychevelle inaugure samedi son nouveau chai signé Arnaud Boulain

C’est avant tout un chai à la pointe de la technologie. Un chai aux formes cubiques et aux grands vitrages bercés de vagues pour rappeler la tradition historique où les bateaux affalaient leurs voiles en signe d’allégeance au Duc d’Epernon, premier propriétaire du domaine.

Le nouveau chai, non loin des grilles d'entrée de château Beychevelle © JPS

Le nouveau chai, non loin des grilles d’entrée de château Beychevelle © JPS

Impossible de le louper. Il a accosté sur la route des châteaux juste à côté de la propriété historique de Beychevelle en AOC Saint-Julien.

Ce chai se veut « une invitation au voyage » car ici tout rappelle l’univers des voiles et des flots de l’estuaire de la Gironde au bout de la propriété. Ce chai est opérationnel depuis les vendanges du millésime 2016, et c’est tout naturellement pour lui rendre grâce qu’il va être inauguré ce samedi, pour la grande semaine des primeurs qui va s’ouvrir en suivant.

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18 MOIS DE TRAVAUX

« Les travaux ont été lancés en janvier 2015, afin que le chai soit opérationnel pour la vendange 2016 » explique Philippe Blanc, directeur du château Beychevelle, oenologue et ingénieur agronome. La décision de lancer un tel projet fut prise peu de temps après que le groupe Castel ait rejoint le groupe Suntury pour l’acquisitrion de Grands Millésimes de France, propriétaire de Beychevelle. L’objectif était de donner à cette figure de proue des châteaux de Saint-Julien un outil technique digne d’une volonté de faire un très grand vin.

« L’objectif était de faire un outil d’aujourd’hui mais aussi pour les 30 ans à venir. Donc forcément avec une touche très moderne, utile et agréable à travailler mais en même temps en faisant un bel objet en relation avec le château, un très beau château XVIIIe », selon Philippe Blanc.

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L’univers marin, l’univers de Beychevelle, qui va avec la mer, les voiles, les bateaux, on les retrouve sur les façades suite au travail réalisé par Arnaud Boulain, on retrouve ces pare-soleils qui rythment les façades en faisant une ondulation » Philippe Blanc directeur de Beychevelle.

UN CUVIER PARCELLAIRE

Ce sont 55 cuves tronconiques auxquelles 4 vont bientôt s’ajouter qui garnissent l’immense cuvier à la vue imprenable sur ses remarquables voisins, dont Branaire-Ducru. Des cuves de 73 à 105 et de 120 à 160 hectolitres, tout en inox, avec double épaisseur pour accueillir la production des 90 hectares de vignes. Ce nouveau cuvier permet une réduction des manipulations du vin et un traitement plus délicat. Des cuves correspondant aux parcelles, dégustées et vinifiées différemment, dans un souci de plus en plus prégnant de faire du sur mesure. Le chai à barriques qui peut contenir jusqu’à 1300 bordelaises, enterré permet d’ avoir une température naturelle pour la conservation du vin. A Beychevelle, ce sont 400000 à 430000 bouteilles qui sont produites sur les 3 vins rouges.

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et le maître de chai du château © JPS

Philippe Blanc, directeur du chateau Beychevelle, et Benoît Milhé, le maître de chai du château © JPS

ARNAUD BOULAIN ARCHITECTE

Comment permettre de fondre une telle masse avec le paysage environnant, un défi de taille pour un archi. Arnaud Boulain, de l’agence BPM Archiectes, a opté pour un vitrage clair qui laisse la lumière traverser l’espace, tout en ajoutant en façade ces vagues pour casser ces lignes droites, mais aussi rappeler l’histoire du domaine ancré depuis 5 siècles sur cette tradition d’affaler les voiles devant Beychevelle, en signe d’allégeance au premier Duc d’Epernon. Le “bateau du dragon” qui orne son étiquette est ainsi représenté en façade du nouveau chai et continue de provoquer un signe de ralliement auquel le marché chinois n’est pas indifférent et ferait même flamber les prix. Arnaud Boulain a également été à l’origine de projets pour les châteaux Bouscaut, Angélus, Pédesclaux et Ronan by Clinet.

21 Mar

A l’aube des primeurs de Bordeaux, Calon Ségur ouvre le bal des nouveaux chais remarquables

C’était hier une visite de propriété en bonne et du forme, sous la houlette de Laurent Dufau le gérant du domaine. Depuis son rachat en 2012, Calon Ségur, 3e grand cru classé 1855, s’est offert une cure de jouvence. Des travaux titanesques engagés tant au château que pour la partie technique. Calon Ségur a levé le voile hier sur ces transformations remarquables.

Laurent Dufau, dans ce nouveau cuvier aux 70 cuves © Jean-Pierre Stahl

Laurent Dufau, dans ce nouveau cuvier aux 70 cuves © Jean-Pierre Stahl

Le nouveau cuvier est déjà opérationnel depuis les vendanges 2016. Ce sont 2 ans de travaux qui ont été nécessaires pour en faire un formidable outil technique avec un nombre de cuves inox qui a doublé pour répondre à la sélection parcellaire.

Même si le volume total n’a pas augmenté, ce nouvel espace sur deux niveaux selon le principe du gravitaire offre un superbe outil de production à l’emplacement même de l’ancien chai « nous sommes aujourd’hui sur le site de l’ancien cuvier de vinification, nous savions que nous avions à disposition un espace carré, d’environ 1000 m2″explique Laurent Dufau

Cette cuverie répond aujourd’hui au besoin technique important qui est celui de la sélection parcellaire, pour cela il fallait de nombreuses cuves, 70 en agencement de demi-cercle concentrique » Laurent Dufau gérant de Calon Ségur

Chais du Médoc 043« On a une dizaine de tailles de cuves différentes qui permettent cette sélection parcellaire et même intra-parcellaire, de 25 à 120 hectolitres, en passant par du 35, 45, 55…. Nous sommes sur un terrain qui naturellement est en pente douce jusqu’au marais de Calon situé derrière la propriété , donc finalement on s’est installé en lieu et place de l’ancien cuvier, qui lui bénéficiait déjà d’un décaissement donc on a assez peu modifié la structure du sol à Calon. »

Les vieux millésimes seront conservés dans ces cellules tel un trésor © JPS

Les vieux millésimes seront conservés dans ces cellules tel un trésor © JPS

Mais il n’y a pas que cette cuverie qui est remarquable, un long tunnel de 35 mètres, véritable sanctuaire aux multiples cellules (non ce n’est pas Guantanamo !) s’apprête à recevoir les plus vieux flacons de la propriété. Le plafond ce cet endroit a été réalisé en vieux bois qui ont vécu et contenu du vin, une déambulation qui mène dans une autre grande salle et un escalier contenu dans un vieux foudre pour arriver au gigantesque chai à barriques.

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies ici © Jean-Pierre stahl

Près de 1100 barriques peuvent être accueillies ici © Jean-Pierre stahl

Mille cent, c’est le nombre de barriques que peut accueillir le nouveau chai de première année, deux fois et demi plus grand que le précédent ! Un chai remarquable par l’alignement de ces bordelaises de 225 litres (300 bouteilles), par la précision et la justesse du choix des matériaux, reflétant l’élégance et la simplicité dans l’efficacité.

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Et d’offrir à la dégustation en primeur le millésime 2016 des châteaux Capbern, Marquis de Calon Ségur et Calon Ségur. Après un hiver et un printemps plutôt humides, les conditions ont été optimales durant tout l’été pour le mûrissement des baies, avec des matinées fraîches et clémentes, sans parler des 30 mm de pluies bien venues en septembre… Les merlots ont pu être ramassés du 29 septembre au 4 octobre, les cabernets sauvignon et cabernet franc du 5 au 15 octobre, quant au petit verdot ce fut le 15 octobre. Pour Laurent Dufau et Vincent Millet, c’est véritablement l’un des grands millésimes de garde de ces dernières années.

La Chartreuse de Calon Ségur en plein travaux © JPS

La Chartreuse de Calon Ségur en plein travaux © JPS

Calon Ségur s’est engagé dans une restructuration globale de la propriété depuis son rachat 170 millions d’euros en 2012 à la famille Gasqueton (durant 120 ans dans la même famille)  par la Société Suravenir, filiale de Crédit Mutul Arkéa, associée au groupe Videlot présidé par Jean-François Moueix (5% des parts).

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Après ces transformations dans les chais, c’est au tour de la chartreuse du XVIIIe de subir une cure de jouvence, avec Alain de La Ville, architecte de Calon Ségur depuis 32 ans : son objectif est de « coller au lieu, sans faire d’esbroufe ni de clinquant. L’objet, c’est de comprendre l’esprit du lieu pour s’inscrire dans cette logique, s’inscrire dans cette trajectoire et permettre une évolution qui se fasse dans la continuité, non pas dans la rupture ». Pour l’heure, l’édifice a été entièrement déshabillé, les charpentes en partie refaites, des oeils de boeuf ont été restitués, tout devrait être terminé pour l’automne ou l’hiver prochain.

16 Mar

« Bistrot ! De Baudelaire à Picasso » : découvrez l’âme du zinc et la poésie du flacon à la Cité du Vin, jusqu’au 21 juin

2 ans de préparation pour 3 mois d’exposition. La Cité du Vin de Bordeaux est fière de vous dévoiler « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso ». Une centaine d’oeuvres vous y attendent du 17 mars au 21 juin : de la peinture à la sculpture, de la poésie à la photographie et au cinéma, de la fin du XVIIIe siècle à nos jours.

Partout dans Bordeaux s'affiche l'expo "Bistrot ! De Baudelaire à Picasso" et notamment à l'entrée de la Cité du Vin © JPS

Partout dans Bordeaux s’affiche l’expo « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso » et notamment à l’entrée de la Cité du Vin © JPS

« Le Bistrot ! », quasiment une religion. On y entre, on y commande, et à la fin on se confesse. Le bistrot est à la culture française un monument, un véritable pan de notre patrimoine bien de chez nous : la terrasse et le garçon de café en sont les piliers, sans compter ce comptoir ou ce zinc édifié tel un Arc de Triomphe dans chaque  bistrot de France. Nombre de poètes, écrivains, peintres et photographes y ont trouvé leur inspiration au point de la coucher sur un bout de nappe comme Picasso, sur des pages ou des toiles blanches, comme Baudelaire ou Edouard Vuillard.

Le Cabaret de Ramponneau par Eugène Fichel (1877) dépeint l'une des célèbres tavernes en périphérie de Paris au XVIIIe © JPS

Le Cabaret de Ramponneau par Eugène Fichel (1877) dépeint l’une des célèbres tavernes en périphérie de Paris au XVIIIe, un tableau qui dormait en réserve du Musée des Beaux Arts de Bordeaux © JPS

Ces lieux de convivialité ont toujours su rythmer  la vie de dur labeur des ouvriers ou la tranquillité des bourgeois parisiens,encore inspirer ces artistes naissants.

« Derrière ce mot un peu synthétique, on parle de tous les débits de boissons : les cabarets, les bars à vins, estaminets, troquets, … enfin il y a plein de vocabulaire pour décrire ces lieux selon les époques » m’explique Laurence Chesnau-Dupin, directrice de la culture à la Fondation qui gère la Cité du Vin.

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Laurence Chesneau-Dupin, directrice de la culture de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin © Jean-Pierre Stahl

Regardez l’édition locale Bordeaux Métropole, spéciale exposition « Bistrot ! » réalisée par Jean-Pierre Stahl, Philippe Manoux Jean-Frédéric Garde, Véronique Lamartinère, Nicolas Guérin, Jean-Claude Aleu, montage Emilie Jeannot, mixage Jean-Marc Ceccaldi. Reportages avec Nicolas Pressigout, Thierry Julien, Olivier Pallas et Emilie Jeannot.

« On ouvre cette exposition avec un clin d’oeil au XVIIIe siècle, qui nous est proposé par l’artiste Eugène Fichel : en 1877, il a peint ce grand cabaret Ramponneau qui était extrêmement célèbre au XVIIIe siècle où se retrouvait la bonne société ou les classes plus populaires qui voulaient consommer du vin. A bas prix puisque les vins qui se trouvaient au-delà des barrières de l’octroi de Paris n’étaient pas frappés par les taxes qui touchaient les produits qui pénétraient dans la capitale. Il y a donc eu tout un tas de tavernes, de cabarets qui se sont développés en périphérie de Paris. »

expo bistrot cité du vin 050Le XIXe, c’est vraiment la grande époque que l’on présente dans l’exposition, et le café s’est vraiment développé à ce moment-là car c’est un symbole de la vie moderne » Laurence Chesneau-Dupin directrice de la culture (Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin)

 

Le café de l'écrevisse, vers 1880 par un anonyme © JPS

Le café de l’écrevisse, vers 1880 par un anonyme, prêt du Musée Carnavalet © JPS

« Les artistes identifient bien les espaces emblématiques de ces cafés comme la terrasse, la salle, on a souvent le comptoir aussi, et il ne se jouent pas forcément les mêmes histoires, on n’y trouve pas non plus les mêmes personnes, car les bistrots sont ouverts sur des longues périodes dans la journée ».

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« On a ces petites scènes de la belle époque où ces femmes prennent un verre en bonne compagnie sur les boulevards ou des cafés célèbres de l’époque comme le café de l’écrevisse, et ici on a une oeuvre extraordinaire un tableau d’Edouard Vuillard avec une composition très spéciale où les personnages sont ramassés dans l’angle te la partie basse du tableau. Et on voit cette joyeuse compagnie un peu bourgeoise qui partage probablement une coupe de champagne. »

Et les verres sont de Bohême et les buveurs en sont aussi », Victor Hugo

Au XIXe siècle, le café reste un seul souvent réservé aux hommes, où les femmes ne vont que lorsqu’elles elles sont accompagnées. « Là, on est à une époque de basculement avec La Petite Lina de 1907, un tableau de Charles Camoin…On est à l’époque où on commence à tolérer qu’une femme puisse se rendre au café seule, mais ça reste encore un peu aventureux », continue à expliquer Laurence Chesneau-Dupin.

La petite Lina peinte par Charles Camoin en 1907, musée Cantini Marseille © JPS

La petite Lina peinte par Charles Camoin en 1907, musée Cantini Marseille © JPS

« On ne sait pas si cette petite Lina qui a le regard un peu perdu dans le vague, avec son petit verre de vin ou d’apéritif, il est difficile de savoir si c’est une prostituée qui attend son client ou qui se lamente sur son sort, ou si c’est une jeune femme qui a lu la correspondance de son amoureux par exemple, en tout cas Camoin l’a peinte avec beaucoup de tendresse et il fait partie de ce mouvement artistique des Fauves qui se caractérise par cette touche très colorée et qui essaie d’insuffler quelque chose de très vivant dans ses toiles. »

Le comptoir d’un café est le parlement du peuple », Honoré de Balzac.

Le visiteur va pouvoir déambuler à travers 4 sections thématiques de ces lieux mythiques d' »atmophère, atmosphère » à « l’ivresse à deux sous », en passant par les « magnétismes » et une « bohème de rêve ». Une centaine d’oeuvres à découvrir avec de fabuleuses photos aussi de Robert Doisneau et de Henri Cartier Bresson, mais aussi des extraits de cinéma comme « Garçon » de Claude Sautet en 1983 ou « Before Sunset » de Richard Linklater en 2004.

Vider une bouteille avec quelqu’un, c’est une manière pudique de se dire d’amitié. Il faudrait que les bistrots aient un parfum d’éternité », Jean Carmet.

Le Lapin Agile par André Gill, enseigne du fameux cabaret éponyme à Montmartre © JPS

Le Lapin Agile par André Gill, enseigne du fameux cabaret éponyme à Montmartre © JPS

Il y a aussi ce fameux lapin (vêtu d’une redingote verte et d’une écharpe rouge s’échappant de la marmite qui lui était destinée) qui fut quasiment une relique de Montmartre : « Ici, on est devant un haut lieu de la vie montmartroise puisqu’il s’agit de l’enseigne du Cabaret Au Lapin Agile. C’est un cabaret qui fut créé au XIXe siècle et c’est le seul cabaret de l’époque qui existe encore… encore en activité. C’est une oeuvre très joyeuse avec un lapin qui jaillit de cette casserole et qui bandit sa bouteille de vin. C’est un lieu qui était très prisé par les artistes, très fréquenté par eux, aussi bien par Toulouse-Lautrec que par Picasso. L’auteur de cette enseigne s’appelle André Gill et à la demande de la propriétaire du cabaret à l’époque, il a peint ce lapin et c’est lui d’ailleurs qui a donné son nom au cabaret puisqu’il avait signé son oeuvre A. Gill et donc c’est devenu l’enseigne du  le Lapin Agile ».

Charles Baudelaire a pas mal écrit sur le vin, sans doute une source d’inspiration, pour lui comme pour d’autres : « Boire du vin, c’est boire du génie » ou encore  » « N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin sont des imbéciles ou des hypocrites. Des imbéciles, c’est-à-dire ne connaissent ni la nature, ni l’homme… Des hypocrites, c’est-à-dire des gourmands honteux des fanfarons de sobriété, buvant en cachette ou ayant quelque vin occulte… Un homme qui ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. »

Bistrot ! De Baudelaire à Picasso, à la Cité du Vin à Bordeaux du 17 mars au 21 juin 2017

Regardez ce petit teaser réalisé par la société de production La Pompadour pour la Cité du Vin (la Cité du Vin a été conçue par X-TU Architects – scénographie du Parcours Permanent CassonMann)

(l’abus d’alcool est dangereux pour la santé, une obligation légale que n’a pas connue Charles Baudelaire)

02 Mar

Un avant-goût de l’expo « Bistrot ! De Baudelaire à Picasso » à la Cité du Vin

Premier accrochage ce mercredi de l’une des oeuvres les plus magistrales de l’Expo Bistrot qui va se tenir du 17 mars au 21 juin prochains à Bordeaux. La Cité du Vin a réceptionné l’oeuvre de Léon Lhermitte prêtée par le Musée des Beaux Arts de Reims. Au total, 100 oeuvres seront présentées au public, avec une scénographie autour de l’esprit des cafés, cabarets et bistrots.

Le déballage de l'oeuvre de Léon Lhermitte, une huil sur toile de 1885 © Jean-Pierre Stahl

Le déballage de l’oeuvre de Léon Lhermitte, une huil sur toile de 1885 © Jean-Pierre Stahl

14h, ce mercredi 1er mars. Tout le monde retient son souffle au 2e étage de la Cité du Vin. L’oeuvre de Léon Lhermitte, une gigantesque huile sur toile de 1885 s’apprête à être déballée.  Pour son transport depuis le Musée des Beaux Arts de Reims, tout a été calibré au millimètre près pour que l’oeuvre ne bouge pas durant le transport. Pour se faire, un caisson en bois avec de la mousse a l’intérieur, a été spécialement réalisé.

Bistrot De Baudelaire a Picasso. Cite du vin.BordeauxMarion Eybert, responsable des expositions temporaires à la Cité du Vin, suit le bon déroulement des opérations de déballage, accompagnée de Xavier Trédaniel, adjoint à la régie des oeuvres du Musée des Beaux Arts de Reims. Un constat d’état va d’ailleurs être dressé, dès la pose du tableau, à l’emplacement réservé salle des colonnes, cet espace de 700 m2 dédié aux expositions temporaires qui a accueilli la première exposition photographique sur le chantier réalisée par Isabelle Rozenbaum, ainsi que le magazine « la Cité du Vin au  confluent des civilisations » par Jean-Pierre Stahl, Guillaume Decaix, Eric Delwarde et Xavier Granger de France 3 Aquitaine.

Ce tableau intitulé « le vin » dépeint une iconographie plutôt positive de ce nectar populaire, considéré à l’époque comme un aliment, opposé au champagne des oisifs.

« On parle du vin nourricier, du vin des paysans et du vin des travailleurs », commente Marion Eybert. « Léon Lhermitte est assez reconnu pour travailler ces thématiques-là. C’est une des oeuvres assez monumentales et naturalistes, une oeuvre centrale de cette section ».

Xavier Trédaniel du Musée des Beaux-Arts de Reims, Maion Eybert et Philippe Massol de la Cité du Vin, admirant l'oeuvre juste avant d'être accrochée © JPS

Xavier Trédaniel du Musée des Beaux-Arts de Reims, Maion Eybert et Philippe Massol de la Cité du Vin, admirant l’oeuvre juste avant d’être accrochée © JPS

Un tableau qui fait la fierté du Musée des Beaux Arts de Reims. Une oeuvre qui va accompagner les autres de Baudelaire, Camoin, Dix, Doisneau, Forain, Picasso ou encore Rothko, Toulouse-Lautrec et Vuillard… Au total plus de 100 œuvres mêlant peinture, photographie, cinéma et littérature, qui vont mettre en lumière le rôle essentiel des cafés et bistrots, lieux de convivialité, depuis la fin du 18ème siècle jusqu’à nos jours.

Cette exposition est à voir à la Cité du Vin à partir du 17 mars. Une émission spéciale de 7′ sur France 3 Aquitaine lui sera consacrée, le vendredi 17 mars à 19h15.

Les tarifs :

  • 8,00€ : billet de l’exposition seule
  • 24,00€ : billet comprenant la visite de l’exposition temporaire ainsi que la visite de La Cité du Vin (dessinée par X-TU Architects et CassonMann pour la scénographie)

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Nicolas Pressigout, Olivier Pallas et Xavier Mansion

07 Fév

Silvio Denz lance des bouteilles d’exception avec des gravures Lalique pour ses châteaux du Bordelais

A la tête de Lalique, célèbre cristallerie d’art, Silvio Denz a décidé d’associer ses châteaux avec de belles gravures. Voici ces nouvelles bouteilles d’exception de LafauriePeyraguey et Péby Faugères.

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Silvio Denz est un collectionneur d’art et un grand admirateur de René Lalique, à tel point qu’il est devenu propriétaire de la Maison Lalique. Mais c’est aussi un amateur de grands vins de Bordeaux, il est ainsi devenu propriétaire des châteaux Faugères, Péby-Faugères et Lafaurie-Peyraguey, 1er Grand Cru Classé de Sauternes.

Pour ses châteaux Lafaurie-Peyraguey, ainsi que Peby Faugères, Grand Cru Classé de Saint Emilion, Silvio Denz, le propriétaire a souhaité réaliser une bouteille d’exception.

C’est ainsi qu’il a souhaiter apposer la gravure « Femme et Raisins », modèle de René Lalique créé en 1928, sur les bouteilles du château Lafaurie Peyraguey. Une gravurequi  figurait alors dans la boiserie des wagons-lits du « Côte d’Azur Pullman-Express ». Depuis le millésime 2013, elle revit gravée et sablée sur ces flacons d’exception.

A partir du millésime 2009, les bouteilles du château Peby Faugères sontaussi  habillées d’une gravure de René Lalique « Le Merle et les Raisins » créé en 1928. La gravure de René Lalique en est l’expression car, en patois, le merlot (cépage de Péby Faugères) est un petit merle de couleur noire comme les raisins qu’il affectionne. Une bien jolie initiative.

30 Jan

Maître Tan En, un peintre chinois venu immortaliser des châteaux de Bordeaux

C’est un peintre reconnu chez lui en Chine, Maitre Tan En est venu découvrir et peindre les châteaux de Bordeaux. Par amour des vins, de l’histoire de France et de ces propriétés, il a immortalisé ces prestigieux châteaux du bordelais et d’autres propriétés achetées par des Chinois, dont le dernier Bel Air.

Maître Tan En peignant le château Bel Air © Lijuan Li

Maître Tan En peignant le château Bel Air © Lijuan Li

Invité par Lijuan Li  à découvrir la région bordelaise et l’art de vivre à la française, Maitre Tan est venu en janvier passer quelques jours pour visiter les châteaux mais aussi peindre quelques toiles. Il utilise les couleurs du vin pour réaliser ses oeuvre d’art.

Au château d'Haurets, avec Lijuan Li, maître Tan En et Jonathan Ducourt

Au château d’Haurets, avec Lijuan Li, maître Tan En et Jonathan Ducourt

Il a ainsi peint près de 30 toiles dont le château Larroque, le château d’Haurets , le château de Viaud, Pichon Baron et plus récemment le château Bel Air.

Au château Pichon Baron

Au château Pichon Baron

En parallèle de son activité de conseillère en immobilier et de vente de châteaux chez Maxwell-Storrie-Baynes , Lijuan Li « aime bien faire les échanges culturels entre nos 2 pays. Dans le futur je vais organiser pour les artistes Français des voyages en Chine pour leur exposition ou concert, développer des échanges artistiques », me confie-telle. « Si les Chinois achètent les châteaux, c’est parce qu’ils aiment la culture française et l’image de Bordeaux, ses vins et son art de vivre. »

En complément de cette visite de près d’un mois à Bordeaux, son french tour l’a mené à Tours pour une exposition durant une semaine à la mairie de Tours.

13 Jan

A qui la palme de la carte de voeux la plus originale ?

Le concours des cartes de voeux, c’est le petit jeu et la tradition, en ce mois de janvier. Les cartes en papier continuent de faire de la résistance malgré une forte poussée des cartes électroniques. Voici un échantillon non exhaustif des cartes originales reçues par Côté Châteaux, envoyées par ses amis du monde du vin. And the winner is…

Une carte de voeux en forme de petit théâtre qui se déplie avec les danseurs de l'étiques du © château Clerc Milon

Une carte de voeux en forme de petit théâtre qui se déplie avec les danseurs de l’étiquette du © château Clerc Milon. Très très joli…

Entre décembre et janvier, c’est la période qui veut cela, on passe du sapin aux étoiles, des rennes aux lutins, et bientôt les cloches…de Pâques.

© Angélus et un dessin signé Floch, en période de Festival d'Angoulême, pas mal non ?

© Angélus et un dessin signé Floc’h, en période de Festival d’Angoulême, pas mal non ?

Merci à tous pour vos bons voeux. J’en profite pour vous renouveler les miens sur internet, sur le blog, c’est plus simple, sinon il va falloir que je pose des congés bientôt pour répondre à tous… Humour !

Château Yquem... toujours de la recherche, cette fois en deux parties, carte et pochette © JPS

Château Yquem… toujours de la recherche, cette fois en deux parties, carte et pochette © JPS

Côté châteaux aime la tradition et recevoir ces jolies cartes, certaines sont très traditionnelles avec de gros chiffres 2017 en lettres d’or sur fond or comme château d’Yquem, mais avec en insert une carte intérieure noire avec une bouteille d’Yquem en paillettes d’or, plus ou moins estompées, plutôt originale.

Les 4 saisons non pas de Vivaldi mais de la Barton Family © JPS

Les 4 saisons non pas de Vivaldi mais de la Barton Family Wines © JPS

Il y a aussi les grandes familles comme la Barton Family (châteaux Langoa Barton, Léoville Barton et Mauvesin Barton) qui décline les 4 saisons sur chacun des chiffres de 2017 avec l’évolution de la vigne… Vivaldi n’est pas loin…Pas mal.

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L’autre grande famille des Comtes von Neipperg met en page de garde la relève, les enfants qui vont reprendre à terme les vignobles Canon La Gaffelière, la Mondotte, chateau d’Aiguihle, etc… Une touche humaine.

Il y a ceux qui ont lancé leur « Grande Cave » en 2016 et qui proposent sur leur site de déguster les Grands Vins de Bordeaux en 2017 à travers 1000 références. Efficace.

La carte anniversaire des 20 ans de la Famille Bonnie à la tête de Malartic-Lagravière © JPS

La carte anniversaire des 20 ans de la Famille Bonnie à la tête de Malartic-Lagravière © JPS

Dans la série, je communique avec un triptyque, la famille Bonnie célèbre ses 20 ans à la tête de Malartic-Lagravière 1997-2017, en chiffres découpés (sur fond vieil or) et de jolies photos retraçant la propriété. 20 ans qui vont être fêtés avec aussi les 30 ans de l’appellation des Pessac-Léognan cette année. Notamment avec une fête des vendanges à Pessac, dont Côté Châteaux a soufflé l’idée, en attendant de souffler les bougies…Pour leur 20 ans, je leur donne la 2e place.

Un joli heurtoir de porte ancienne comme symbole de la Grande Cave © JPS

Un joli heurtoir de porte ancienne comme symbole de la Grande Cave © JPS

Il y a aussi la carte…postale du chai en noir et blanc du château Pindefleurs avec au dos Dominique, Audrey et Pierre Lauret, dans la vigne, qui présentent leurs meilleurs voeux. Simple et direct.

Des voeux sur des cartes de bonnes oeuvres de l’Unicef avec la Famille Perse du château Pavie. Vive la solidarité et la démarche de développement durable avec notamment leurs ruches à domicile suivies par l’apiculteur Bernard Simian.

Une carte très colorée pour

Une carte très colorée pour les vins de Madiran & Pacherenc du Vic-Bilh © jps

Et dans la série des plus petits, n’oublions pas les vins de Madiran et Pacherenc du Vic-Bilh proches des Pyrénées ou encore les Vignerons de Buzet, qui depuis longtemps s’engagent autrement, avec une carte originale de leur emblème la chouette Athéna à colorier avec des crayons de couleur, s’il vous plaît ! Ah là, il sont sur le podium…aussi, allez 3e.

A colorier ! La carte des vignerons de Buzet avec la chouette Athéna © JPS

A colorier ! La carte des vignerons de Buzet avec la chouette Athéna © JPS

Enfin, la dernière carte est très simple, mais en même temps, très compliquée: c’est celle du Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux. Une carte amusante, qui se plie et déplie à loisir, une façon de se mettre en 4 pour faire la promo des vins de Bordeaux. C’est une inspiration caléïdoscope, qui rappelle aussi l’enfance, avec 4 affiches de la campagne des Vins de Bordeaux, « il y a tant à découvrir » ou encore in english « the more you look, the more you discover ». 2016 a vu l’élection d’Allan Sichel comme nouveau président, 2017 sera sa première année de pleine présidence avec de nombreux défis tant économiques qu’écologiques.

La carte du CIVB et vins de Bordeaux : toute l'originalité réside dans sa façon de la plier de la déplier sans limite ! © JPS

La carte du CIVB et vins de Bordeaux : toute l’originalité réside dans sa façon de la plier de la déplier sans limite ! © JPS

Même s’il est difficile d’établir un classement, Côté châteaux donne la 1ère place à la carte du CIVB pour l’originalité et cette carte ludique. 

Bonne année à tous et à l’année prochaine pour le prochain concours !

Dernière minute : n’ont pas concouru Clerc Milon et Angélus dont les cartes sont parvenues après la publication de l’article, sinon le podium aurait été bouleversé, mais chut je ne vous en dis pas plus. L’année prochaine, tous sur la ligne de départ…

Et enfin, voici les voeux électroniques et en vidéo des Vins de Saint-Emilion :