19 Sep

En Côtes de Castillon, Stephen Lu célèbre sa nouvelle acquisition, le château Bel Air

Hier, une inauguration en grandes pompes, celle du château Bel Air. Ce château a été acquis par Golden Field, une multinationale alimentaire détenue par Stephen Lu de Taïwan. Un renouveau pour ce château dont l’intérieur a été entièrement restauré. L’investisseur veut augmenter la qualité de ce château et vendre la production moitié en Asie et moitié en France.

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A Belvès-de-Castillon, c’est jour d’inauguration au château Bel Air.

A l'accueil du château Bel Air © JPS

A l’accueil du château Bel Air © JPS

A l’accueil des hôtesses asiatiques et de nombreux institutionnels invités, comme le maire Daniel Fenelon, Hervé Grandeau pour la Fédération des Grands Vins de Bordeaux, mais aussi une dizaine de médias comme le Figaro, Arte ou encore Decanter .

La signature sur le mur d'honneur, notamment de la d

La signature sur le mur d’honneur, notamment de la responsable de Maxwell Storry Baynes © JPS

Comme le veut la tradition, cela passe d’abord par la signature des 70 invités sur le mur d’honneur, avant la visite du château et le discours inaugural du nouveau propriétaire. C’est en l’occurrence Stephen Lu, un Tawainais à la tête d’une multinationale alimentaire Golden Field, qui a acquis le domaine et célèbre cet achat en grandes pompes.

Ce jour est un grand jour que j’apprécie. On a tout gardé ici et refait la décoration. C’est un endroit spécial. J’adore la France, j’adore Bordeaux », Stephen Lu, propriétaire du château Bel Air.

« Il faut se réjouir de ces nouveaux venus, ce sont des locomotives, m’explique Daniel Fenelon, le maire de Belvès-de-Castillon, lui-même viticulteur ; « on souffre depuis la grêle, le gel encore aujourd’hui, je pense qu’on a besoin de gens pour redynamiser nos appellations, qui finalement ne se portent pas trop trop bien« 

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L’intérieur du château a été entièrement restauré avec bon goût par un architecte et des entreprises locales, décoré de quelques antiquités dans un juste raffinement.

IMG_9041Quant au vignoble, il avait été acquis précédemment par Patrick David, originaire de Cognac, négociant à Bordeaux, qui avait réussi à le faire fructifier passant de 20 à 55 hectares.

IMG_9063Toutefois, il considère que le nouvel acquéreur a suffisamment de moyens pour faire encore progresser ce château et ces vins en qualité.

C’est une propriété que j’ai gardée 24 ans et si j’ai pris la décision de la vendre, c’est que je n’avais pas d’enfant pour prendre la suite et j’arrive à un âge où il faut se poser les bonnes questions. Je suis très heureux de l’avoir vendu à ce groupe car ils ont des moyens suffisants pour valoriser le château, » Patrick David ancien propriétaire.

Patrick David, le précédent propriétaire du château Bel Air © JPS

Patrick David, le précédent propriétaire du château Bel Air © JPS

Depuis le début de l’année, 5 châteaux ont encore été acquis par des Chinois ou Asiatiques ;

Stephen Lu et Patrick David, le nouveau et l'ancien propriétaire © JPS

Stephen Lu et Patrick David, le nouveau et l’ancien propriétaire © JPS

des ventes réalisées notamment par Li Lijuan, cette Chinoise aujourd’hui très célèbre, qui outre le fait d’organiser des concerts comme ce jour-là, est aussi une très bonne conseillère en vente de propriétés viticoles à Bordeaux avec Maxwell Storry Baynes.

Pour chaque investissement, il faut surtout avoir une bonne distribution derrière pour écouler les productions, sinon c’est très difficile pour devenir propriétaire en France », Li Lijuan conseillère en vente de châteaux.

Le concert donné par Li Lijuan accompagnée pour la première fois par un orchestre de 17 musiciens le FD Band © JPS

Le concert donné par Li Lijuan accompagnée pour la première fois par un orchestre de 17 musiciens le FD Band © JPS

Si l’ancien propiétaire vendait 90% de sa production sur le marché français, Monsieur Lu compte, lui, exporter la moitié vers la Chine et Taïwan, l’autre moitié restant à vendre en France.

Photo de famille devant le château Bel Air © JPS

Photo de famille devant le château Bel Air © JPS

En tout cas, il a souhaité gardé les équipes locales pour continuer à travailler avec elles, et l’ancien propriétaire Patrick David continuera à conseiller Mr Lu et le domaine durant 2 ans.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Christophe Brousseau et Christophe Varone :

18 Sep

Une vente prestigieuse de vins fins et de spiritueux, mardi 19 et mercredi 20 chez Artcurial

En pleine foire aux vins, il y a aussi les ventes aux enchères qui reprennent. Ce mardi et mercredi, deux ventes Artcurial sont au programme.

Le lot N°1 4 bouteilles 1 bt : CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 2006 1er cru Sauternes (étiquette léger tachée) 1 bt : CHÂTEAU SUDUIRAUT 2005 1er cru Sauternes 1 bt : CHÂTEAU SUDUIRAUT 2006 1er cru Sauternes 1 bt : CHÂTEAU CLOS HAUT PERAGUEY 2006 1er cru Sauternes Estimation 110 - 130 €

Le lot N°1 4 bouteilles 1 bt : CHÂTEAU LA TOUR BLANCHE 2006 1er cru Sauternes (étiquette léger tachée)
1 bt : CHÂTEAU SUDUIRAUT 2005 1er cru Sauternes
1 bt : CHÂTEAU SUDUIRAUT 2006 1er cru Sauternes
1 bt : CHÂTEAU CLOS HAUT PERAGUEY 2006 1er cru Sauternes
Estimation 110 – 130 €

Les ventes Vins fins et Spiritueux proposeront 860 lots sur 2 vacations les mardi 19 et mercredi 20 septembre 2017, avec des Grands Crus de Bourgogne tels que Romanée Conti ou encore des trésors Bordelais comme les Château Latour, Château Mouton Rothschild et Pétrus.

Catalogue en ligne : En savoir plus

Consulter le E-Catalogue
Télécharger le catalogue en PDF

17 Sep

Bientôt le nouveau Worldsom Magister !

La nouvelle mouture du Worldsom Magister 2017/2018 arrive à grands pas. Cette nouvelle formation débute le 25 septembre et va se terminer fin mars 2018. Des formules à la carte. En avant la sommellerie internationale depuis Bordeaux !

Les trois mousquetaires fiers de leur diplôme et intronisation par la Commanderie du Bontemps: Léonid (le Russe) et allan (l'Américain) © Jean-Pierre Stahl

Trois diplômés de Worldsom en décembre 2014, intronisés par la Commanderie du Bontemps © Jean-Pierre Stahl

Worldsom a été lancé en 2013.  Pas moins de 27 professionnels en 3 promotions ont suivi le cursus Worldsom de BEST, Ecole Supérieure de la Table de la CCI Bordeaux Gironde.

C’est aujourd’hui la 4e promotion.  La formule a évolué sur différents modules mais on est toujours sur un programme de sommellerie internationale qui s’adresse à des professionnels et passionnés de la filière Vins & Spiritueux , désirant enrichir leur palette de connaissances en sommellerie.   

Le comité pédagogique est cette fois encore d’un très haut niveau, composé de 4 meilleurs sommeliers du monde :  Gérard Basset, Paolo Basso, Serge Dubs et Philippe Faure-Brac. Tous les quatre vont intervenir chacun dans leur module phare : conseil client, dégustation, savoir faire du sommelier, accord mets et vins. 

Les cours sont toujours dispensés en anglais par des d’experts reconnus de la profession, de techniciens,  des oenologues, des chercheurs,  des sommeliers….
 

La remise des diplômes le 29 mars avec  Gianni Kotler Cerio, Eilime Duarrep, Alain Ranvier, Hung Vincent, Philippe Faure-Brac et Marine Pt

La remise des diplômes le 29 mars dernier avec Gianni Kotler Cerio, Eilime Duarrep, Alain Ranvier, Hung Vincent, Philippe Faure-Brac et Marine Pt

Le premier module « technique de dégustation et analyse sensorielle » va débuter le 25 septembre, pour une durée de 5 jours. Le second « savoir faire du sommelier » du 2 ou 6 octobre, puis « viticulture et oenologie » en novembre, « création et gestion de cave » en décembre, « connaissances des vignobles français et étrangers » en janvier, « accords mets et vins » en février et enfin « accueil et conseil client en mars ».  7 modules au total sur 50 jours dont les thématiques correspondent aux qualités requises du métier de Sommelier. Des modules qui peuvent être présentés sur une durée maximale de 3 ans. 

A l’issue de la formation, les élèves peuvent obtenir le WorldsomMagister (WSM), diplôme international de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Bordeaux et valoriser ainsi leur savoir-faire dans le monde entier, dans des restaurants, en conseil-vente ou pour la gestion de leur propre entreprise.

Pour tout renseignement :   information@worldsom.bordeauxgironde.cci.fr  ou Best Worldsom: 05 56 79 52 00

15 Sep

Pessac célèbre les vins de Pessac-Léognan et les 30 ans de l’appellation

A l’occasion des vendanges et pour marquer l’anniversaire des 30 ans de l’appellation, la ville de Pessac lance « la Graveline », 1ère fête du genre les 15 et 16 septembre. Une fête destinée à être pérennisée.

Philibert Perrin avec ses deux casquettes : propriétaire de Carbonnieux et Président des Pessac-Léognan © JPS

Philibert Perrin avec ses deux casquettes : propriétaire de Carbonnieux et Président des Pessac-Léognan © JPS

Le constat était clair Pessac n’avait pas de vraie fête pour célébrer ses vins qui portent le nom des deux communes Pessac et Léognan forte des plus renommés châteaux dans la proche banlieue de Bordeaux.

Le constat est d’autant plus grand que quand on se rend à l’étranger, « à l’international, les anglo-saxons ont tendance à prononcer plus Pessac que Léognan », explique Philibert Perrin, le président de l’Appellation.

IMG_8858Votre serviteur a donc suggéré avec le Comité de Quartier du Casino dès 2014 au maire de Pessac et aux représentants de l’Appellation de célébrer les vendanges, de faire une fête comme il pouvait s’en faire à Bordeaux au début du XXe siècle, ce d’autant que cette année coïncidait avec les 30 ans de l’appellation.

La gigantesque Fête des Vendanges de 1909 à Bordeaux qui m'a inspiré et a fait germé cette idée de reproduire une fête à Pessac à l'occasion des vendanges

La gigantesque Fête des Vendanges de 1909 à Bordeaux qui m’a inspiré et a fait germé cette idée de reproduire une fête à Pessac à l’occasion des vendanges

Il a été entendu puisqu’aujourd’hui la ville lance la Graveline avec le Concours des Vins de Pessac-Léognan.

Une appellation créée par la volonté d’André Lurton, arrivé en 1965 dans cette région des graves du Nord. Sans sa volonté farouche et celles de pionniers et de fidèles comme Francis Boutemy, Anthony Perrin, Jean Kressmann, ou Jean Bouquier, l’histoire n’aurait pas été la même . Il est toujours bon de resituer, et de rendre hommage à André Lurton, sans qui Pessac-Léognan n’aurait pas vu le jour. 

Laurent Cisnéros, prorpiétaire de Rouillac et vice-président du syndicat de Pessac-Léognan © JPS

Laurent Cisnéros, prorpiétaire de Rouillac et vice-président du syndicat de Pessac-Léognan © JPS

Ce soir 12 propriétaires de châteaux (Bardins, Carbonnieux, d’Eck, d’Eyran, de GrandMaison, Haut-Lagrange, Lafargue, Léognan, La Louvière, Pique Caillou, Rouillac, Seguin) étaient sur le pont au château de Camponac (ancienne propriété viticole sur Pessac) pour faire déguster leur production en blanc et en rouge, avec 6 bouteilles par cru et par couleur.

Franck Raynal et Philibert Perrin lançant la 1ère édition de la Graveline © JPS

Franck Raynal et Philibert Perrin lançant la 1ère édition de la Graveline © JPS

Près de 250 personnes ont participé à ce cocktail, véritable première pierre scellant ce nouveau rendez-vous festif qui correspond aussi à « une belle réussite et une envie de travailler ensemble » expliquait le maire Franck Raynal, « cela montre votre excellence et l’envie de mettre en avant ce patrimoine de Pessac matériel et immatériel. »

Stella Puel (château Bardins, Catherine Barbier-Lalève Directrice du Syndicat, Chlarles-Henri Gonet (château d'Eck et Haut-Bacalan) et (Seguin) © JPS

Stella Puel (château Bardins, Catherine Barbier-Lalève Directrice du Syndicat, Chlarles-Henri Gonet (château d’Eck et Haut-Bacalan) et Denis Darriet (Seguin) © JPS

Un patrimoine fort de ce terroir de graves sèches et profondes, d’argile et d’argilo-calcaire ce dernier permettant de réaliser de très grands blancs.

Cette fête, préparée par Aurélie di Camillo, va se poursuivre ce samedi 16 par la Graveline, la fête de la vigne et du vin de Pessac, de 19h à 23h au Parc Cazalet, avec du jazz manouche (avec les Pères Peinards), un  mapping (à partir de 21h-21h30) pour les 30 ans de l’appellation sur la façade du château Cazalet et des dégustations des vins de Pessac-Léognan avec planches de charcuterie et de fromages (entrée 10€ comprenant 1 verre de vin, restauration et verre gravé)…9 châteaux de Pessac-Léognan seront présents, pour poursuivre ces dégustations et commenter l’art de la produire ces vins.

Et pour ceux qui souhaitent se rendre dans les propriétés de Pessac-Léognan, c’est tout au long de l’année et lors des Journées Portes Ouvertes les 2 et 3 décembre 2017 ou lors des Estivales en juin prochain.

Relire également : 30 ans, l’âge de raisin : bon anniversaire à l’appellation Pessac-Léognan

14 Sep

Vendanges espagnoles à Montrose : près de 50 ans d’une amitié avec le village de Pruna en Andalousie

Ils sont arrivés le 4 septembre, mais déjà on entend leur doux chant andalous dans les rangs de vigne du château Montrose. Ces Espagnols sont cette année encore plus nombreux, 1/3 de plus qu’il y a 3 ans, pour faire encore plus de parcellaire et de qualitatif.

La famille de

La famille d »Antonio Vera Sanchez © JPS

Depuis 50 ans, les Espagnols du village de Pruna au sud de l’Espagne sont toujours heureux de retrouver en septembre le château Montrose à Saint-Estèphe.

Annabelle rêvait de venir faire les vendanges à Saint-Estèphe. Son château en Espagne, c'est Montrose...© JPS

Annabelle rêvait de venir faire les vendanges à Saint-Estèphe. Son château en Espagne, c’est Montrose…© JPS

Pour Annabelle, c’est la première fois : « ma mère est venue l’année dernière, moi j’étais étudiante, mais une fois terminées mes études, je me suis dit c’est à mon tour »

Antonio, porteur depuis 9 ans, et Hélène Brochet. Des liens d'amitié se sont noués © JPS

Antonio, porteur depuis 9 ans, et Hélène Brochet. Des liens d’amitié se sont noués © JPS

Pour eux, c’est un mois de travail, au smic, avec tous les frais payés. On vient même les chercher en autocar d’Andalousie…à environ 1300 kms.

« On vient ici tous les ans pour faire les vendanges, et ramener un petit peu d’argent à la maison » Antonio, porteur depuis 9 ans.

96 cette année, 60 en 2014 © jps

96 cette année, 60 en 2014, pour un travail ciselé © JPS

Cette année, ils sont 96 engagés dans les rangs de vigne pour récolter avec rapidité et précision les grappes de merlot, cabernet sauvignon, cabernet franc et petit verdot. A leur tête, il y a le chef, Antonio Vera Sanchez. Lui vient depuis l’âge de 15 ans, depuis 45 ans, il fait partie des tous premiers et depuis a fait des émules :

Voici ma famille, mon neveu, ma fille, ma nièce, mon autre fille, mon frère et mon neveu encore. En tout, on est 13, 14 si on compte ma femme »,  Antonio Vera Sanchez chef de troupe.

Un salut et un respect mutuels entre Antonio Vera Sanchez le chef de la troupe et Hervé Berland le gérant du château Montrose © JPS

Un salut et un respect mutuels entre Antonio Vera Sanchez le chef de la troupe et Hervé Berland le gérant du château Montrose © JPS

Pour Hervé Berland, gérant du château Montrose : « ils font un travail de précision, très qualitatif qui répond à la volonté de faire du parcellaire », quasiment du cousu main, d’ailleurs le château s’est doté de cuves plus petites. « Il y a plus de 70 lots sur les premiers assemblages; cela devient de la haute précision », selon Hélène Brochet responsable de la communication mais aussi de l’intendance pour l’accueil des Espagnols.

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« On essaie d’être dans la plus parfaite adéquation entre les sols, sous-sols et les cépages. On a aussi des climats à Bordeaux (comme en Bourgogne) », poursuit Hervé Berland.

Hervé Berland

Hervé Berland devant la façade du château Montrose © JPS

Sur un paysage comme le nôtre, on a déjà déterminé plus de 40 climats sur une propriété de 90 hectares », Hervé Berland gérant de château Montrose.

Après un tri à la vigne, une autre table de tri et cette table de tri optique © JPS

Après un tri à la vigne, une autre table de tri et cette table de tri optique © JPS

50 ans que cela dure, ou presque, à Saint-Estèphe. Une histoire intimement liée entre le château et ce petit village espagnol andalous.

L'équipe de porteurs espagnols © JPS

L’équipe de porteurs espagnols © JPS

3 générations sont passées à Montrose ; la château n’a d’ailleurs pas cessé d’améliorer les conditions d’accueil, avec de vraies chambres aménagées dans la même bâtisse (devenue d’ailleurs trop petite, un permis de construire a été demandé pour son extension), avec également une immense salle de restaurant où ils mangent midi et soir avec les équipes permanentes du château.

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Hébergée sur place et bien accueillie, la troupe se révèle d’autant plus efficace et disponible pour ramasser en fonction de la météo, très changeante, en ce mois de septembre.

Emission spéciale Vendanges, le 20 septembre, en direct à 12h35, sur Facebook France 3 Aquitaine puis 21h, sur France 3 Limousin et Poutou-Charentes, qui sera rediffusée sur l’ensemble du réseau France 3 Nouvelle-Aquitaine, le jeudi 21 à 8H50.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Pascal Lécuyer, Olivier Pallas, Emmanuel Cremese, et Isabelle Rougeot :

13 Sep

Quand la solidarité vigneronne sonne à Saint-Emilion…

Saint-Emilion a été lourdement touché le 27 avril dernier avec un vignoble qui a gelé à 80 %. Voici quelques paroles de vignerons qui ont été sévèrement impactés par ce gel. A l’heure des vendanges, le constat est sévère : la récolte sera maigre. 

80% du vignoble de Saint-Emilion a été impacté par le gel fin avril © Jean-Pierre Stahl

80% du vignoble de Saint-Emilion a été impacté par le gel fin avril © Jean-Pierre Stahl

Le 27 avril, le gel a été quasiment imparable à Saint-Emilion. Le recours aux hélicoptères ou aux braséros n’a eu que très peu d’ effet.

Le château La Grave Figeac a gelé à 80 %. Un coup dur pour Caroline et Laurent Clauzel qui gèrent ensemble depuis 2010 la propriété familiale de 6,5 hectares en Saint-Emilion Grand Cru.

Laurent Cluzel dans ses vignes pour la récolte de merlots © JPS

Laurent Cluzel dans ses vignes pour la récolte de merlots © JPS

Le constat fait par Laurent Clauzel dans ses vignes parle de lui-même : « Ici on a l’exemple d’un pied qui n’a pas été gelé, on va compter une dizaine de grappes bien formées avec de belles graines bien sucrées, et on va passer sur un pied qui a gelé, on voit que les grappes ne sont pas du tout les mêmes, elles sont beaucoup plus petites, beaucoup plus rondes, et elles ont en moyenne 15 jours à 3 semaines de retard sur le reste.« 

On va faire une cuve sur les vignes non gelées et une toute petite cuve sur les vignes gelées, par rapport aux 7-8 cuves que l’on fait généralement, c’est rien ! » Laurent Clauzel château La Grave Figeac

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Le gel s’est traduit par des températures comprises entre -3 et -5°C par endroits ; en ce 27 avril Saint-Emilion et ses satellites ont énormément souffert. Aujourd’hui, ce sont de 60 à 80 % de récolte en moins pour les plus marqués. Il a fallu se réorganiser aussi, veiller à ne pas trop dépenser, même si certains me disent que le coût reste le même voir supérieur en théorie avec le travail à la vigne, alors que les rentrées ne se font pas ou guère.

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Caroline Clauzel du château la Grave Figeac et Stéphanie Leydet, château de Valois ©

Stéphanie Leydet, château de Valois à Pomerol est venue donner un coup de mains, en voisine, aux Clauzel, à la table de tri du château la Grave Figeac. Les parcelles de son château ont été impactées entre 80 et 95 % par le gel. Quatre châteaux ont ainsi décidé de se serrer les coudes et de s’entraider.

Là l’idée, c’était de venir aider les amis et de faire un peu tous ensemble des vendanges solidaires » Stéphanie Leydet.

Parmi les intervenants, il y a aussi les prestataires de services, ces nombreuses entreprises qui n’ont plus trop travailler durant 3 semaines après le gel et qui par la suite étaient fortement sollicitées avec la repousse. Toutefois, ce gel risque d’avoir aussi pour elles de vilaines répercussions sur 2 ou 3 ans.

« C’est un manque à gagner dans les cuves, ça c’est sûr. C’est un manque à gagner pour les propriétés mais aussi dans les années à venir pour les prestataires, » Christophe Comberton prestataire.

Les vignobles en contre-bas de Saint-Emilion, ceux que l’on dit en plaine, ont été les plus durement touchés…gelés à 100%.

Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Saint-Emilion © JPS

Jean-François Galhaud président du Conseil des Vins de Saint-Emilion © JPS

Pour les parties gelées, le résultat est vraiment désastreux, ce sont des rendements qui vont être très très faibles (de 1 à 2 hectos à l’hectare) et très compromis du fait du mauvais temps également car il va falloir amener certaines vignes gelées jusqu’à maturité à la mi-octobre », Jean-François Galhaud

Pour ces vendanges qui, cette semaine, se pratiquent entre deux trombes d’eau, une fois de plus la nature se rappelle à l’homme, qui doit jongler avec les éléments. Il faut ainsi être paysan dans l’âme pour accepter tout cela.

Rentrée de la vendange de merlots de Bellevue ©JPS

Rentrée de la vendange de merlots de Bellevue ©JPS

Au château Bellevue, sur les hauteurs, tout a été préservé ; par chance le gel a été dérisoire, comme au château Coutet non loin, les merlots s’annoncent de bonne qualité, ce qui laisse penser à Hubert de Boüard, son propriétaire, que ce 2017 pourrait avoir des airs de 2014  :

De jolis merlots pour lesquels un petit tri est nécessaire © JPS

De jolis merlots pour lesquels un petit tri est nécessaire © JPS

« On a acquis un potentiel qui permet de penser aujourd’hui que pour ceux qui ont des raisins (en tout cas pour le merlot qui est ramassé aujourd’hui dans la région bordelaise) la qualité des raisins est au rendez-vous. »

Hubert de Boüard, propriétaire de château Bellevue et consultant © JPS

Hubert de Boüard, propriétaire de château Bellevue et consultant © JPS

Mais il ne peut oublier ce dramatique épisode de gel, ce d’autant qu’il est consultant dans de nombreuses propriétés bordelaises et saint-emilionnaises : « Notre premier message est un message de solidarité et puis ensuite, on pense à demain, qu’est-ce qu’on va pouvoir faire, préserver les bois de taille pour l’année d’après ou avoir une reconstruction du pied par rapport aux repousses car la vigne est là pour plusieurs décennies, le vigneron aussi, même si on est tout-à-fait conscient qu’économiquement certaines propriétés sont extrêmement affectées, » explique Hubert de Boüard Oenologue Consultant.

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Les stocks pourraient permettre de lisser les pertes, comme ici au château La Grave Figeac en Saint-Emilion Grand Cru © JPS

2017 restera l’année la plus terrible après le gel de 2011. Pour passer ce cap, ceux qui ont des stocks vont essayer de lisser ce trou béant dans leur trésorerie sur quelques années, avec notamment les derniers millésimes 2014-2015 et 2016 de belle facture.

Emission spéciale Vendanges, le 20 septembre, en direct à 12h35, sur Facebook France 3 Aquitaine, Limousin et Poutou-Charentes, qui sera rediffusée sur l’ensemble du réseau France 3 Nouvelle-Aquitaine, le jeudi 21 à 8H50.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Jean-Michel Litvine, Olivier Pallas et Emmanuel Cremese :

 
Quand la solidarité vigneronne sonne à Saint-Emilion…

12 Sep

Emission spéciale vendanges le 20 septembre depuis Saint-Emilion : « les raisins de la passion »

France 3 Nouvelle-Aquitaine et Côté Châteaux accompagnent les vendanges 2017 au contact des vignerons. Des vendanges particulières marquées par le gel au printemps et des zones de grêle cet été. A vos tablettes, c’est le 20 une émission sur le vin et sa production spécifique en Nouvelle-Aquitaine à 12h30 sur Facebook.

Jean-Michel Litvine et Côté Châteaux prenant le pouls de Saint-Emilion pour ce début des vendanges, ce 12 septembre © JPS

Jean-Michel Litvine et Côté Châteaux prenant le pouls de Saint-Emilion pour ce début des vendanges, ce 12 septembre © Jean-Pierre Stahl

Les vendanges sont toujours un moment joyeux dans les propriétés, car elle coïçncident avec la rentrée du fruit du travail de près d’une année dans les chais. Mais ces vendanges auront une saveur particulières puisque de nombreux vignobles en France et en Nouvelle-Aquitaine ont été marqués par des aléas climatiques dont le plus grave fut le gel du 27 avril.

A Bordeaux, on estime que la récolte sera de 40% inférieure à une récolte normale alors que l’an dernier ce sont 5,7 millions d’hectolitres qui avaient été produits.

Si 80 % du vignoble bordelais avait été touché entre 20 et 100%, le Cognaçais voyait un tiers de ses surfaces touchées, le Bergeracois et le vignoble du Lot-et-Garonne connaissait également des zones impactées par ce gel.

En signe de solidarité, une émission spéciale présentée par Vincent Dubroca, préparée par votre serviteur, mais aussi par Xavier Riboulet et Franck Omer, sera diffusée en direct du château Trapaud, propriété de Saint-Emilion, touchée à 80% par ce terrible épisode de gel. Nous reviendrons avec un focus sur le vignoble de Saint-Emilion qui est l’un de ceux les plus durement touchés, à 80% à travers reportage et témoignages de vignerons.

Saint-Emilion en lutte contre le gel du côté du château la Gaffelière fin avril © Jean-Bernard Nadeau

Saint-Emilion en lutte contre le gel du côté du château la Gaffelière fin avril © Jean-Bernard Nadeau

Nous évoquerons aussi les vendanges précoces qui cette année ont commencé dès le 21 août pour les crémants et les blancs secs, et à partir du 5 septembre pour les rouges; la question du réchauffement climatique sera évoquée avec ces dernières années des degrés d’alcool qui avaient tendance à augmenter et à travers l’adaptation des cépages.

Le poids du vignoble, ses emplois directs ou indirects, l’économie afférente à la viticulture, l’oenotourisme, les questions environnementales, autant de thèmes qui seront évoqués avec 8 invités et de nombreux reportages et images.

Le vignoble de Saint-Emilion, comme bien d'autres en Nouvelle-Aquitaine, a particulièrement souffert du gel les 21, 27 et 28 avril © Jean-Pierre Stahl

Le vignoble de Saint-Emilion, comme bien d’autres en Nouvelle-Aquitaine, a particulièrement souffert du gel les 21, 27 et 28 avril © Jean-Pierre Stahl

Un tour d’horizon de la Nouvelle-Aquitaine, à travers ses différents vignobles : Bordeaux, bien sûr le 1er en France en AOC avec 111000 hectares, mais aussi Cognac, Bergerac, Jurançon, Irruléguy, les vins de sable des Landes, les vins de Corrèze avec le fameux Paillé…

Bref des vendanges qui malgré les éléments témoignent de la passion chevillée au corps de ces vignerons, mêlée aussi parfois de gros doutes comme cette année.

Emission spéciale Vendanges, le 20 septembre, en direct à 12h35, sur Facebook France 3 Aquitaine puis 21h, sur France 3 Limousin et Poutou-Charentes, qui sera rediffusée sur l’ensemble du réseau France 3 Nouvelle-Aquitaine, le jeudi 21 à 8H50.

– deux  invités principaux tout au long de l’émission : l’eonologue Michel ROLLAND et l’économiste du vin Pierre-Olivier PESME,

Aurélia SOUCHAL, jeune vigneronne de Cérons victime du gel et de la grêle,

– Sophie GAILLARD-MAIRAL, spécialiste de l’oenotourisme à Bordeaux-Tourisme,

– Hervé GRANDEAU, président de la fédération des grands vins de Bordeaux,

– Paul-André BARRIAT, président de l’interprofession des vins de Bergerac et de Duras,

– Hubert de ROCHAMBAU, directeur de l’INRA,

– Béatrice LARRIBIERE, propriétaire du château Trapaud.

11 Sep

Le concept de Vinexpo fait des petits… avec Vinexpo Explorer en Autriche

Vinexpo se diversifie et cible la découverte de grandes régions viticoles ou de pays comme l’Autriche.  Sur deux jours est ainsi organisé en Autriche Vinexpo Explorer : c’est un nouveau concept qui rassemble 90 acheteurs internationaux et 95 vignerons autrichiens. Une mise en relation et une découverte de ce vignoble à destination du monde entier.

© Vinexpo

© Vinexpo Explorer – Guillaume Deglise, directeur général de Vinexpo et Willi Klinger, directeur de  AWMB, lors de la conférence d’ouverture

C’est une nouvelle page qui s’écrit et qui vise des marchés ciblés. Le but et l’originalité de la formule est de faire découvrir une grande région viticole, en l’occurrence celle de l’Autriche.

L’événement est prévu sur deux jours, les 11 et 12 septembre, et se nomme Vinexpo Explorer. C’est le premier chapitre d’une longue série. 90 acheteurs internationaux, ciblés pour leur potentiel d’achats et de développement, comme la Thaïlande ou le Vietnam, vont rencontrer sur place 95 vignerons autrichiens.

Au programme découverte de vignobles, réunions d’affaires, dégustations bien sûr et networking pour des acheteurs issus d’une trentaine de pays différents. Le grand export, véritable force des salons Vinexpo, est également représentéavec 10 professionnels chinois, 8 américains et 5 canadiens. Les marchés européens où la consommation de vins reste très importantes sont aussi intéressés par le nouveau Vinexpo Explorer, à l’instar de cet acheteur suèdois :

Je suis toujours à la recherche de vins. Vinexpo Explorer va non seulement me permettre de mieux appréhender et déguster les vins autrichiens, mais c’est aussi l’opportunité d’échanger sur des stratégies marketing et commerciales liées à la vente de ces vins avec des confrères internationaux»,  Peter Moschna, Directeur des Achats pour AMKA Sweden

Global Tasting © Vinexpo Explorer Day 1

Global Tasting © Vinexpo Explorer Day 1

Vinexpo Explorer en Autriche a été possible grâce à la très bonne réputation des vins autrichiens présents sur de nombreuses grandes tables de restaurants en France et en Europe, grâce à l’implication d’Austrian Wine et bien sûr grâce à Vinexpo.

09 Sep

30 ans, l’âge de raisin : bon anniversaire à l’appellation Pessac-Léognan

30 ans, aujourd’hui ! Bon anniversaire à Pessac-Léognan, à ses 72 superbes châteaux et à ses élégants viticulteurs. Un bel âge pour une appellation qui depuis 30 ans a doublé sa superficie. Une appellation que l’on doit aussi à la détermination d’un grand propriétaire : André Lurton.

Francis Boutemy, Yann La Goaster (Fédé des Grands Vins de Bordeaux), Laurent Cogombles (syndicat des Pessac-Léognan et Allan Sichel Président du Civb) © JPS

Francis Boutemy (château Haut-Lagrange), Yann La Goaster (Fédé des Grands Vins de Bordeaux), Laurent Cogombles (château Bouscaut) et Allan Sichel Président du Civb) © JPS

Age de raison ou plutôt de raisin ! Il y a 30 ans, André Lurton décrochait cette nouvelle appellation « Pessac-Léognan », sur un terroir de graves, reconnue par l’Etat au terme de près de 10 années d’un travail acharné.

On a bien 30 ans aujourd’hui, on le doit à André Lurton, on a fêté cela à Bordeaux Fête le Vin à Québec et on continue à « Eat! Brussels Drink! Bordeaux » ce week-end » Laurent Cisnéros, vice-président du Syndicat Viticole de Pessac-Léognan.

André Lurton, au centre, entouré de 2 de ses 7 enfants Christin et Jacques.

André Lurton, au centre, entouré de 2 de ses 7 enfants Christine et Jacques © Jean-Pierre Stahl.

Francis Boutemy, le Grand Maître du Grand Conseil Du Vin De Bordeaux me rappelait, au printemps dernier, la joie qu’il avait partagé avec André Lurton « C’était le 9 septembre 1987, je me vois encore avec André Lurton à ouvrir une bouteille de champagne… ».

Cela nous fait replonger dans le passé, dans la mémoire… », commente le nouveau président du Syndicat Viticole Philibert Perrin. « Je l’ai rappelé en conseil d’administration mais peu d’entre eux connaissaient la date. Cette date réelle est celle de la signature du décret signé à l’époque par le Premier Ministre Jacques Chirac et le Ministre des Finances Edouard Balladur. »

On ne peut que tirer un coup de chapeau à André Lurton et à un groupe de fidèles dont Francis Boutemy, Jean Kressmann, Jean Bouquier et mon père Anthony Perrin. Ils connaissaient toutes les ficelles et ont eu la patience de mettre les différentes administrations autour de la table ; ça a été 10 ans de travail » Philibert Perrin, président des Pessac-Léognan.

Revoir le magazine sur  : Saga Lurton: André Lurton, le créateur d’appellation réalisé par Jean-Pierre Stahl, Didier Bonnet et Xavier Granger :

19430121_1563872097019594_1106427085979619616_nQue de chemin parcouru, car :

En 1987, l’appellation ne faisait que 813 hectares, aujourd’hui elle a doublé sa superficie « avec 1791 hectares et produit en moyenne 10 millions de bouteilles », Laurent Cisnéros.

Il faut se rappeler la pression immobilière qu’a connue l’agglomération de Bordeaux : « ce sont 1000 hectares de vignes qui ont été perdues sur Mérignac, Pessac, Talence et Villenave d’Ornon. » La création de l’appellation a permis de freiner ce phénomène et de sanctuariser le vignoble. « Aujourd’hui on a regagné ces 1000 hectares. Après la création de l’appellation, on a suscité un dynamisme, de nouveaux crus ont été créés comme Haut-Lagrange, Haut-Vigneau, Lafont-Menau, Séguin, la Solitude…Ce dynamisme et ce terroir ont attiré de nouveaux venus comme les Cathiard ou les Bonnie, des moteurs pour l’appellation » poursuit Philibert Perrin.

Arnaud Thomassin, propriétaire du château de France © Jean-Pierre Stahl

Arnaud Thomassin, propriétaire du château de France © Jean-Pierre Stahl

Pessac-Léognan, ce sont 72 châteaux, dont 14 crus classé de Graves. Pour Philibert Perrin : « notre force, c’est d’avoir des crus prestigieux parmi les plus réputés de Bordeaux. C’est aussi sa diversité de sols entre des graves profondes, des argiles et des sols argilo-calcaires. On peut aussi trouver des vins dans un rapport qualité prix remarquable. C’est ce qui fait notre succès auprès du consommateur, tant en France, qu’en Belgique, dans les pays limitrophes. Nous sommes aussi très présents sur les tables de restaurants. »

Dans le chai à barriques de blanc, dégustant le 2014 en plein élevage © Jean-Pierre Stahl

Dans le chai à barriques de blancs du château Carbonnieux, Eric et Philibert Perrin, élu président de l’appellation Pessac-Léognan au printemps dernier © Jean-Pierre Stahl

Une appellation qui aujourd’hui est reconnue partout en France et dans le monde entier, ce sont aussi les vins les plus prisés des Bordelais. Une appellation qui, malheureusement en avril dernier, a été sérieusement touchée par le gel, à hauteur de 50%.

Olivier Bernard au centre, quel voix ! © JPS

Olivier Bernard, président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux et propriétaire du Domaine de Chevalier, au centre, chantant joyeux anniversaire Pessac-Léognan, quelle voix ! © JPS

Le 23 octobre prochain, ce 30e anniversaire va être encore célébré au Pavillon Ledoyen à Paris, lors d’une dégustation et une masterclass avec une nouvelle génération de chefs. Elle sera aussi mise en avant à Hong-Kong pour la Fête du Vin qui porte le nom de Wine & Dine Festival.

Château Couhins-Lurton à l'automne dernier © JPS

Château Couhins-Lurton à l’automne dernier © JPS

Mais le point d’orgue sera encore les traditionnelles Portes Ouvertes, les 1er et 2 décembre où 35 châteaux feront déguster leur savoir-faire, 13 organiseront également des dîners le samedi soir, avec un objectif affiché cette année de 800 dîners dans les propriétés.

Christine Delmas, Véronique Sanders (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas (Haut-Brion), Séverine Bonnie (Malartic-Lagravière), Laurent Ciusnéros (Rouillac) et Emilie Gervoson (Larrivet-Haut Brion) © Jps

Christine Delmas, Véronique Sanders (Haut-Bailly), Jean-Philippe Delmas (Haut-Brion), Séverine Bonnie (Malartic-Lagravière), Laurent Cisnéros (Rouillac) et Emilie Gervoson (Larrivet-Haut Brion) pour les 30 ans fêtés au Palais de la Bourse en avril dernier © Jps

En attendant, il y aura aussi à Pessac, la première Fête des Vendanges (organisée par la ville de Pessac), suggérée par votre serviteur, à l’occasion des journées du Patrimoine, avec des dégustations de vins au verre le 15 septembre prochain.

Happy Birthday les Pessac-Léognan comme le chantait aussi avec entrain les propriétaires au Printemps dernier au Palais de la Bourse :

Marathon du Médoc : « quand la musique est bonne », en 33 tours !

8500 coureurs des platines 33 tours se sont élancés ce matin depuis Pauillac pour le 33e Marathon du Médoc qui traverse les plus grands châteaux de Bordeaux. Thierry Guibault remporte la 33e édition en 2h27, Noemie Claeysseins est la 1ere féminine en 2h55. Bravo à tous.

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Thierry Guibault, remportant le 33e © Marathon du Médoc en 2h 27, un exploit.

Plus de 8500 coureurs de tous les continents se sont élancé depuis Pauillac à travers le vignoble médocain et ses châteaux.

Un marathon qui, cette année, a pour thème cette année : « La musique en 33 tours ».

Après un départ donné depuis Pauillac à 9h30, les premiers arrivés n’ont sans doute pas voulu écouter tous les tubes en 33 tours des années 60, 70 et 80, mais ont réussi l’exploit d’arriver pour le déjeuner à l’image de Thierry Guibault qui remporte le 33e #marathondumedoc en 2h27. Un coup de chapeau de Côté Châteaux pour celui qui remporte sa 6e victoire (de la musique ?, non mais il la connaît bien cette musique dans le Médoc), mais aussi à la première féminine : Noemie Claeysseins en 2h55.

Les Village People au Marathon capturés par © Marie-Laure Lurton

Les Village People au Marathon capturés par © Marie-Laure Lurton

Ce marathon du Médoc est avant tout une histoire de potes qui courent entre amis, en famille, en digne « team » de châteaux aussi, entre collègues de travail. Ce qui est prégnant, c’est la bonne humeur qui y règne et qui se poursuit encore jusqu’en milieu d’après-midi avec l’arrivée des derniers coureurs. Un grand bravo aux organisateurs et aux bénévoles qui jalonnent le parcours et les ravitaillements.

Le parcours en « Live » de 8h30 à 16H30 du marathon est à voir sur https://www.dailymotion.com/marathondumedoc