25 Mai

Côté Châteaux dépasse 1 million 500 000 pages lues

C’est un nouveau cap. Créé il y a un peu plus de 3 ans, le blog Côté Châteaux continue de vous informer, au jour le jour, sur l’actualité de la vigne et du vin. Un nouveau succès, une belle fréquentation qui témoigne de votre intérêt pour ses posts. En direction désormais des 2 millions, Côté Châteaux vous dit « un grand merci ».

Guy Charneau et Jean-Pierre Stahl (Côté Châteaux) © JS

Guy Charneau et Jean-Pierre Stahl (Côté Châteaux) © JS

1 million, c’était l’an dernier, lors de la Fête du Vin à Bordeaux. 1 million 500000, c’est à l’aube de Vinexpo Bordeaux. Bordeaux, toujours Bordeaux, continue de faire rêver, avec les Parisiens qui vont déferler encore plus nombreux dans la Capitale du Vin à partir du 2 juillet, avec Bordeaux à 2 heures de Paris en TGV.

Le blog se veut le reflet des terroirs et de l’actualité, bonne ou mauvaise, comme le très difficile épisode de gel, pour lequel Côté Châteaux a été le premier à vous informer et à consacrer 16 billets dans sa nouvelle rubrique « Vin…tempéries » et reportages sur le terrain. D’où une pointe avec 86000 visiteurs au mois d’avril. C’est aussi de nouvelles tendances sur le bio à Margaux, de l’insolite avec cette Américaine qui réserve une énorme surprise à son mari à la Cité du Vin, des informations exclusives ou de première main que vous partage le blog du vin.

Côté Châteaux accompagne et relate tous les grands événements de Bordeaux comme Vinexpo du 18 au 21 juin à venir ou encore le Week-End des Grands Crus, ce samedi 20 et dimanche 21 mai. Il y a croisé notamment le célèbre photographe et ami Guy Charneau, auteur du fabuleux livre « 1855 Bordeaux les Grands Crus Classés » qui a gentiment donné ses impressions sur le blog :

Côté Châteaux, je le suis tous les jours. Ce blog est une mine d’informations aussi bien pour les amateurs que pour les professionnels du vin », Guy Charneau journaliste reporter-photographe.

B

Stéfaan Ooms, Karla Torres et Côté Châteaux © Guy Charneau

Et ce grand reporter photos d’ajouter : « Grâce à Jean-Pierre, et après ces 1,5 millions de pages lues, nous allons encore avoir plein de choses à découvrir et à goûter. Il y a des choses que l’on fait ensemble (je précise des reportages), d’autres que je fais moi et toi tu en couvres d’autres. Par exemple, je pars pour les 40 ans des Côtes du Roussillon Village avec un dîner à 4 mains avec Franck Seguret et Michel Portos, je suis fan de ces vins… »

Autre fidèle lectrice depuis la création du blog fin décembre 2013, Karla Torres, une Mexicaine installée à Bordeaux depuis 2009, bien connue à l’IPC Vins, croisée aussi lors du Week-End des Grands Crus : « j’aime bien ce blog, il écrit super sur le vin, on peut faire un voyage grâce à lui dans le vignoble. »

Bon, après tout cela, on ne va pas s’arrêter en si bon chemin, Côté Châteaux va continuer de vous informer, car il a cela dans les tripes, et vous donne rendez-vous pour voir un joli magazine, dimanche 28 mai à 19h sur France 3 Aquitaine, et sur le blog d’ici là : « la Cité du Vin fête son 1er anniversaire: 400 000 visiteurs, pari tenu ».

24 Mai

Margaux, une appellation qui tend de plus en plus vers le bio ou la biodynamie

C’est une tendance forte chez les crus classés de Bordeaux, on expérimente de plus en plus des parcelles en bio ou biodynamie. A Margaux, l’appellation depuis 5 ans a pris conscience de l’utilité de la biodiversité dans le vignoble. Ce sont aujourd’hui 180 hectares qui sont conduits en bio ou biodynamie. 

G

Gonzague Lurton à la tête du syndicat viticole de Margaux et du château Durfort-Vivens a su lancer une véritable réflexion à Margaux  © JPS

Le château du Tertre, 5e cru classé de Margaux, une propriété de 54 hectares, chargée d’histoire. Tout débute en 1734 avec un dénommé Pierre Mitchell, qui fut le plus gros fabriquant de bouteilles à Bordeaux, et même inventeur du magnum. C’est lui qui a créé le château et a donné la dimension au vignoble. Dans les années 60, la propriété longtemps dans la même famille a changé de mains pour être acheté par la famille Gasqueton, suite au gel de 1956, dans un contexte économique difficile.

Le château du Tertre bati au début du XVIIIe à Arsac © JPS

Le château du Tertre bâti au début du XVIIIe à Arsac © JPS

Une famille qui a redonné vie et a replanté 6300 pieds à l’hectare, 1/3 de mrlot, 1/3 de cabernet sauvignon et 1/3 de cabernet franc. Un domaine racheté en 1997 par Eric Albada-Jelgersma, un homme d’affaire hollandais également propriétaire du château Giscours. Celui-ci a trouvé le château dans un piteux état, il s’est atelé avec ses équipes techniques à complanter, replanter plus densément à 10000 pieds par hectare.

IMG_5357

Aujourd’hui ce vignoble est conduit pour moitié en bio et l’autre moitié en biodynamie. Les sols sont travaillés sans herbicides, on croit ici en la confusion sexuelle en guise de protection insectide, on laisse aussi s’installer quelques mauvaises herbes, avant de les arracher, mais en tout cas on n’utilise pas de pesticides.

Frédéric Ardouin, directeur technique du château du Tertre © JPS

Frédéric Ardouin, directeur technique du château du Tertre © JPS

« On est arrivé à la biodynamie par conviction, ce n’est pas par croyance, pour moi c’est quelque chose de très très différent, »explique Frédéric Ardouin directeur technique du château du Tertre . « Conviction qu’il fallait faire quelque chose pour l’environnement, quelque chose pour les hommes qui travaillent avec nous, pour les protéger, pour protéger leur santé, et puis également pour protéger le consommateur également, c’est-à-dire obtenir un vin hautement qualitatif sans résidus de pesticides. »

De quoi faire de bonnes tisanes : presle, ortie, osier au château du Tertre pour une culture en biodynamie © JPS

De quoi faire de bonnes tisanes : prêle, ortie, osier au château du Tertre pour une culture en biodynamie © JPS

Prêle, ortie, osier, toutes ces plantes vont servir de tisane pour soigner la vigne ou prévenir des maladies. « Ce sont des plantes qui ont chacune des vertus différentes. Et en fonction du millésime, du climat, de la pression des maladies, on va utiliser ces tisanes en complément de l’apport de cuivre et de soufre, » complète Frédéric Ardouin.

Sur l’appellation Margaux, on compte 65 récoltants, dont 21 crus classés. Dans une conscience collective et pour répondre aussi à la demande de plus en plus grande du consommateur, 20% des surfaces sont conduites en bio ou biodynamie.

Au château Durfort-Vivens, on a été parmi les premiers dans le Médoc après Pontet-Canet © JPS

Au château Durfort-Vivens, on a été parmi les premiers dans le Médoc après Pontet-Canet © JPS

Pour Gonzague Lurton, le président du syndicat viticole de Margaux : « Moi j’ai été surpris, il y a quelques années, quand pour la 1ère fois, alors que je présentais mon vin, on m’a dit « est-ce qu’il y a des pesticides dans votre vin », alors que je n’avais jamais réfléchi au vin de cette manière là. Et on s’est rendu compte que c’était devenu une inquiétude sociale. Il fallait y répondre, c’est pour cela qu’à Margaux tout le monde en est conscient, c’est pour cela qu’on est parti dans cette démarche syndicale. »

Gonzague Lurton à la tête du syndicat viticole de Margaux et du château Durfort-Vivens a su donner une impulsion à tous © JPS

Parmi les grands crus classés de Margaux, on compte Durfort-Vivens (2e cc), mais aussi château Palmer (3e cc) qui a expérimenté en 2008 la biodynamie et y est passé totalement en 2013. Il y a aussi château Ferrière, (3e cc),  propriété de Claire Villars, qui a été certifié en bio en 2015, une démarche qui s’inscrit aussi dans le respect de la vigne et des hommes…

Le château Ferrière est certifié bio depuis 2015 © JPS

Le château Ferrière est certifié bio depuis 2015 © JPS

« On arrive à reconstituer ce terroir grâce à cette fraîcheur, cette tension, cette minéralité, on garde plus les qualités du sol qui vont s’exprimer après dans le vin », explique Gérard Fenouillet, directeur technique de château Ferrière.

Gérard Grenouillet et Claire Villars-Lurton © JPS

Gérard Grenouillet et Claire Villars-Lurton © JPS

Et Claire Villars-Lurton de compléter : « C’est des vins qui ont plein de vie, mais en plus on gagne en qualité « tendu », on a un vin qui reste super tendu, super concentré, mais avec une très belle définition, un très beau soyeux. »

Ces vignes tenues en bio ou biodynamie nécessitent souvent plus d’attention et de passage. Toutefois la technologie va permettre avec des drones de cibler au mieux les traitements. Tous reconnaissent malgré tout qu’il y a un risque, notamment quand il y a une grosse attaque de mildiou, comme en 2016 au château Dufort-Vivens, où la récolte a été moins importante avec 35 hectos à l’hectare, là où les autres en ont eu 50.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Marc Lasbarrères, Cécile Lagaüzère, Eric Delwarde et Emmanuel Cremèse :

Des vignerons en colère perturbent la circulation dans le Sud-Ouest : ils protestent contre des importations de vins espagnols

Quelque 200 vignerons en colère se sont rassemblés mardi matin au péage du Perthus, au Boulou dans les Pyrénées-Orientales, à la frontière avec l’Espagne, pour dénoncer la concurrence du vin espagnol. Ils ont aussi bloqué temporairement un autre segment de l’autoroute A9 dans l’Aude, à la mi-journée.

Un face à face tendu entre CRS et vignerons de l'Aude au péage du Boulou ©

Un face à face tendu entre CRS et vignerons de l’Aude au péage du Boulou © Frédéric Guibal

« Si l’Etat français ne nous protège pas (…) la régulation de marché, nous la ferons nous-mêmes sur le terrain », avait scandé devant la foule Frédéric Rouanet, président du syndicat des vignerons de l’Aude.

Le péage du Perthus a été bloqué pendant une heure et demie, entraînant la coupure de l’A9 dans le sens France-Espagne et un bouchon de 7 km de poids lourds et véhicules légers, selon un communiqué de Vinci Autoroutes.  Les manifestants, venus au Boulou (Pyrénées-Orientales) en convoi depuis Narbonne (Aude) où ils s’étaient réunis tôt pour une action surprise, ont interpellé par l’intermédiaire du sous-préfet présent Gilles Giuliani, le nouveau ministre de l’Agriculture, Jacques Mézard. « Un hélicoptère, des camions de CRS, voilà la réponse que l’on nous fait à la question des importations de vin, qu’il soit espagnol ou italien. C’est malheureux », a déploré M. Rouanet, sous un soleil éclatant.

Frédéric Rouannet, représentant des vignerons de l'Aude face au sous-préfet de Céret © Frédéric Guibal

Frédéric Rouanet, représentant des vignerons de l’Aude face au sous-préfet de Céret © Frédéric Guibal

« Nous ne sommes pas contre les importations à condition qu’elle soient régulées. Quand les importations de vin étaient à 6 millions d’hecto, il n’y avait aucun problème sur le marché français. Mais depuis qu’elles ont augmenté, nous avons été livrés à des spéculateurs et des profiteurs comme aux heures les plus noires de notre histoire », a-t-il ajouté.

Rassemblés en groupe face à un cordon de CRS, les viticulteurs ont enflammé des pneus et installé quelques tables, alors que leur porte-parole échangeait avec le sous-préfet. Ils ont levé le camp peu avant 11H00, après des sommations des CRS et un face-à-face tendu avec les forces de l’ordre.

Les vignerons de l'Aude bloquent le péage du Boulou © Alexandre Grellier

Les vignerons de l’Aude bloquent le péage du Boulou © Alexandre Grellier

Une partie d’entre eux est ensuite repartie dans l’Aude, où ils ont mené une opération escargot puis un barrage filtrant sur l’A9 au niveau de La Palme pendant près de 2 heures, entrainant une paralysie du trafic sur 6 km, selon Bison Futé. Le barrage a été levé vers 14H30 après que le syndicat a obtenu l’assurance d’une rencontre avec le ministre « en personne », après les législatives, a affirmé à l’AFP M. Rouanet. Le sous-préfet de Céret avait, dans la matinée, proposé une rencontre lundi au ministère, mais le syndicat revendiquait une entrevue avec le ministère lui-même.

Lundi, c’est finalement une réunion « préparatoire » qui doit avoir lieu à la préfecture de l’Aude avec les « principaux acteurs de la filière et les services de l’Etat, a-t-on indiqué à la préfecture.

AFP.

Regardez le reportage de mes confrères de France 3 Occitanie Alexandre Grellier et Frédéric Guibal :


Les vignerons de l’Aude font la chasse aux importations illicites de vin espagnol
Intervenants : Philippe Tailhan, viticulteur // Baptiste Cabal, Viticulteur // Frédéric Rouanet, Président du Syndicat des Vignerons de l’Aude –  Alexandre Grellier, Frédéric Guibal

23 Mai

Alain Rousset annonce une aide de 3 millions d’euros aux vignerons et arboriculteurs victimes du gel

En visite ce lundi au salon de l’agriculture de Bordeaux, le Président de Région de la Nouvelle-Aquitaine a annoncé venir en aide notamment aux viticulteurs victimes du gel, il y a quasiment un mois.

A Laruscade, 90% touchés ici © JPS

A Laruscade, 90% touchés ici © JPS

C’est une aide substantielle qui vient à point nommer pour aider les structures les plus fragilisées à passer ce mauvais cap, même si l’enveloppe n’est pas énorme au regard de plus de la moitié du vignoble touché sérieusement.

« Certains n’ont pas été touchés, beaucoup l’ont été. Certains viticulteurs vont avoir des difficultés pour passer l’année 2017 et l’année 2018. Donc on aura à inventer, peut-être sous forme de garantie pour les viticulteurs qui sont le plus en crise, des relais de trésorerie, on est en train de travailler là-dessus, » commente Alain Rousset interviewé par mes confrères Catherine Bouvet et Nicolas Pressigout de France 3 Aquitaine.

Le Département à son tour devrait débloquer une aide, comme l’avait annoncé Jean-Luc Gleyze, au sur-lendemain de la terrible gelée du 27 avril dans le Blayais. Reste à savoir quelle va être l’aide de l’Etat, le président Macron s’était dit touché durant la campagne…Les viticulteurs, pour certains non assurés et les autres qui malgré tout ne vont pas forcément bien s’y retrouver, apprécieraient un geste du Président Macron.

22 Mai

Audrey Bourolleau, ancienne déléguée générale de « Vin & Société » devient conseillère auprès du Président Emmanuel Macron

Audrey Bourolleau, déléguée générale de Vin & Société depuis novembre 2012, a quitté le 2 mai dernier ses fonctions. Elle devient « conseillère agriculture, pêche, forêt et développement rural » à l’Elysée, auprès du Président Macron. Elle avait par ailleurs occupé le poste de directrice des Côtes de Bordeaux de 2010 à 2012.

Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux © JPS

Audrey Bourolleau de Vin et Société, Yann Schÿler négociant et propriétaire de château Kirwan, et Yann Le Goaster de la Fédération des Grands Vins de Bordeaux lors de Vinexpo 2015 © JPS

C’est un visage bien connu de la place de Bordeaux puisqu‘il y a moins de 7 ans, Audrey Bourolleau était encore directrice de l’Union des Côtes de Bordeaux, succédant à Christophe Château, aujourd’hui directeur communication au Conseil Interprofessionnel du Vin de Bordeaux.

Audrey Bourolleau, avait rejoint Vin & Société en tant que Déléguée Générale, afin de mettre en oeuvre les actions sociétales et politiques de la filière viticole, une filière forte de plus de 500000 emplois en France.

Aujourd’hui Vin et Société rend hommage au travail qu’elle a accompli par la voix de Joël Fargeau, Président de Vin & Société : « Audrey Bourolleau a conçu et mis en oeuvre le volet consommation responsable, éducation et oenotourisme de Vin & Société. Elle a en particulier lancé le portail de la prévention en ligne, piloté la 1ère campagne d’information sur les repères de consommation en décembre 2015 et impulsé le programme 1 Minute, 1 Vignoble. »

Et de poursuivre : « A mes côtés Audrey Bourolleau a oeuvré avec talent, faisant de Vin & Société un véritable acteur de référence au service des 500000 acteurs de la vigne et du vin. Je lui souhaite plein de succès pour sa nouvelle mission. »

Durant la campagne présidentielle, Audrey Bourolleau était aux côtés d’Emmanuel Macron pour tous ses déplacements sur le thème de l’agriculture, elle était devenue la référente agricole pour le mouvement En Marche, un instant il se murmurait qu’elle aurait pu occuper le poste de Ministre de l’Agriculture. Le programme agricole a été élaboré par le président élu avec sa conseillère mais aussi « construit avec 3000 agriculteurs, en prise avec les réalités du terrain. Les deux sujets principaux de nos agriculteurs sont le prix et les normes, le changement de méthode est de co-construire avec les gens de terrain » précisait-elle à l’aube de la victoire d’Emmanuel Macron.

Côté châteaux lui souhaite bonne chance pour ce poste qui ne sera pas de tout repos avec un monde agricole toujours en crise. Toutefois le savoir-faire français avec ses IGP, AOC ou AOP et autres labels rouges reste l’un des meilleurs au monde. Nul doute que le monde de la viticulture très éprouvé ces dernières semaines à cause du gel sera au coeur de ses préoccupations et de celles du Président de la République : « il faudra qu’on travaille sur les mesures d’accompagnement de crise sur les aléas climatiques et d’avoir la capacité à se projeter : la négociation d’une assurance climatique devient essentielle et urgente » confiait-elle à AgriTV à l’aube de l’élection d’Emmanuel Macron et après le terrible épisode de gel fin avril pour lequel elle avait adressé un « message de solidarité » avec les agriculteurs et viticulteurs frappés par le gel.

Pour leur anniversaire de mariage, une Américaine offre un fauteuil à la Cité du vin à son mari amateur de vins de Bordeaux

S’il y a bien un mot très en vogue en Amérique et qui a été prononcé jeudi dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson de la Cité du Vin , c’est « amazing ». Nicholas Farley a pu dévoiler jeudi dernier une plaque qui porte son nom au dossier d’un siège de l’amphitéâtre Thomas Jefferson. Cette surprise, c’est son épouse, Zulema, qui lui a faite pour leur 4 ans de mariage. Ce geste de mécénat participe ainsi au financement de la Cité du Vin.

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de al Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Nicholas Farley, découvrant la pièce de métal de la Cité du Vin et le certificat de mécénat, offerts par son épouse Zulema © JPS

Un certificat de mécène de l’amphithéâtre Thomas Jefferson et une pièce provenant de la vêture métallique de la Cité du Vin comme presse-papiers, voilà les présents qui ont été remis jeudi par Zulema Farley (fondatrice « Artz Cure Sarcoma » qui lutte contre le cancer) à son mari Nicholas, qui a exercé durant 34 ans comme investisseur financier à Wall Street.

Zulema avait programmé cette année un périple en Europe et plus particulièrement à Bordeaux, car elle connaît particulièrement bien les goûts de son mari pour les vins de Bordeaux et la culture française. Le couple a débuté comme bon nombre de touristes la visite du Parcours Permanent de la Cité du Vin, en ce jeudi 17 mai, avec un final plutôt éblouissant aux environs de 12 heures dans l’amphithéâtre où elle lui a fait cette annonce :

Voici mon cadeau pour toi, comme tu le sais l’amphitéâtre Thomas Jefferson a été construit grâce à la fondation the Americans Friends of The Cité du Vin, c’est donc ce fauteuil sur lequel figure ton nom… » Zulema Farley

IMG_5127 » C’est incroyable« , réagit aussitôt Nick. « C’est au deuxième rang et bon anniversaire puisque tu aimes Bordeaux ! ». Et Zulema de lui faire cette surprise avec le siège numéro 17 pour rappeler leur date de mariage un 17 mai 2013 à New-York. « Merci beaucoup, c’est étonnant », commente Nicholas Farley tout en embrassant son épouse, qui essuie une larme. Quelques instants plus tard, il vient à dévoiler cette plaque de laiton au dos du fauteuil numero 17 qui porte son nom :

« C’est une énorme surprise, je n’avais vraiment pas idée de ce qu’elle m’avait préparé ! Elle m’avait dit que ce serait quelque chose de spécial mais c’est juste incroyable ! Merci beaucoup chérie, j’apprécie vraiment » Nicholas Farley.

Zulema et Nicholas Farley assis dans l'amphithéâtre Thomas Jefferson entièrement financé grâce au mécénat américain © Jean-Pierre Stahl

Zulema et Nicholas Farley assis dans l’amphithéâtre Thomas Jefferson entièrement financé grâce au mécénat américain © Jean-Pierre Stahl

« Bordeaux a une place privilégiée dans mon coeur, je suis un réel fan de Bordeaux, et d’avoir une part de la Cité du Vin c’est très spécial !, ajoute Nicholas.

Et ce numéro est spécial pour vous ? « oui bien sûr : oui car le 17 mai 2017, c’est la date anniversaire de notre mariage il y a 4 ans en arrière » m’explique Zulema.

Nicholas et Zulema ont pu apprécier un grand cru classé de Bordeaux au 7, le restaurant panoramique de la Cité du Vin, à l'issue de leur visite © JPS

Nicholas et Zulema ont pu apprécier un grand cru classé de Bordeaux au 7, le restaurant panoramique de la Cité du Vin, à l’issue de leur visite © JPS

Et j’imagine que c’était très important pour vous de faire une telle surprise à votre mari ? « Oui, nous voyageons d’habitude pour notre anniversaire de mariage, l’an dernier on a visité Cuba durant deux semaines et là on a décidé de visiter Bordeaux, non seulement parce que nous aimons Bordeaux, mais nous ne sommes pas que des amateurs et collectionneurs de vin, mais aussi parceque j’ai entendu parler de Thomas Jefferson, de l’amphithéâtre et de la possibilité d’apposer une plaque avec son nom sur un fauteuil de celui-ci. Et il y a quatre mois, j’ai appelé un ami à New-York et je savais que je voulais lui offrir un siège comme cadeau d’anniversaire. »

IMG_5170Ce sont aujourd’hui plus de la moitié des sièges de l’amphithéâtre aux 224 places qui ont trouvé ainsi de généreux mécènes américains qui ont ainsi versé entre 3000 et 5000 euros pour participer au financement de l’amphithéâtre Thomas Jefferson et au bon fonctionnement de la Cité du Vin. « Maintenant vous faites partie de la famille », leur a dit Sylvie Cazes, la présidente de la Fondation pour la Culture et les Civilisations du Vin « et lorsque vous reviendrez à la Cité vous aurez les trompettes, » ajouta-t-elle avec un brin d’humour. Au fil des ans, des Américains, plutôt aisés, sont ainsi devenus de généreux donateurs pour les musées en France et dans le monde, ils ont notamment permis au Château de Versailles d’entreprendre de nombreuses restaurations, pour redonner du lustre à ce qui contitue le patrimoine de la France.

21 Mai

La Maison Familiale et Rurale de Vayres a fêté ses 50 ans d’existence, une réussite en misant sur l’alternance

Depuis des dizaines d’années les MFR ont formé des milliers d’étudiants dans le domaine agricole, viticole, du commerce, de la restauration et du tourisme. Leur philosophie est d’être en adéquation avec le réel et notamment le monde du travail. C’est pourquoi leur formation est basée sur l’alternance et ça marche.

Anciens élèves et actuels aux 50 ans de la MFR © Jean-Pierre Stahl

Anciens élèves et actuels aux 50 ans de la MFR © Jean-Pierre Stahl

C’était ce samedi une grande fête à Vayres près de Libourne, une fête de famille en sorte. Un rassemblement des élèves, de leurs parents mais aussi des anciens qui sont passés par la MFR et qui ont tous trouvé du travail et même de belles situations.

Ainsi Clémence Hermel, qui a décroché ici un BTS technico commercial en vente de vins et spiritueux en 2013 est aujourd’hui responsable commerciale pour les châteaux Melin et Constantin à Baurech en Gironde.

v

Julien Lafon, Patricia Mey, Carol Mauge et Stéphane Talavet, les responsables des MFR © JPS

Stéphane Talavet, directeur régional des Maisons Familiales et Rurales, explique le concept des ces MFR : « c’est un modèle particulier tout d’abord parce que ce sont des associations loi de 1901 avec des familles et des anciens élèves qui participent aux conseils d’administration, comme Julien Lafon ancien élève qui est aujourd’hui président de la MFR de Vayres, c’est aussi un système de fonctionnement particulier puisqu’il est basé sur l’alternance où les jeunes passent plus de temps en stage en entreprise que dans leur formation théorique. On accueille de la 4e jusqu’au BTS. »

IMG_5413

« A l’origine, c’était des formations agricoles, mais aujourd’hui ça va jusqu’au tourisme, la restauration, le commerce et le bâtiment. Ce sont des réponses de proximité surtout sur des territoires ruraux.

On représente 1/3 de l’enseignement agricole, avec 7200 jeunes scolaires, 750 apprentis avec 2 CFA et 8000 stagiaires en formation professionnelle. » Stéphane Talavet directeur régional des MFR.

Patricia Mey, secrétaire générale de l‘Union Nationale confirme la pérennité du modèle : « c’est un modèle international, on est présent sur tous les continents avec 1500 MFR dans le monde. On compte 50000 scolaires, 10000 apprentis et 30000 adultes, avec 9000 administrateurs et 8400 salariés. On fête d’ailleurs le 80e anniversaire et on reçoit le congrès national à La Rochelle les 7 et 8 juillet prochains. »

Nicolas Bibeyran, professeur en commerce et marketing, et

Nicolas Bibeyran, professeur en commerce et marketing, et Clémence Hermel ancienne élève de la MFR de Vayres © JPS

Une chose est sûre l’atout majeur de ce type d’enseignement est de conjuguer la théorie et la pratique comme en témoigne Nicolas Bibeyran, professeur en commerce et marketing, qui a rejoint la MFR en 2011, venant pour sa part du monde de la grande distribution :

« C’est la force de l’alternance de leur faire vivre de nombreux stages différents en 1ère année et un stage long en 2e année, » Nicolas Bibeyran professeur .

Et d’ajouter : « moi je suis un ancien de la distribution, on arrive ainsi à partager énormément notre expérience. Les jeunes aiment ce qu’ils font, on a des jeunes passionnés par le produit, ils savent pourquoi ils sont là. »

C

Cyriaque, Louis, Jérémy, Charlotte et Charles © JPS

Il n’y a qu’à croiser Cyriaque, Charlotte, Jeremy, Charles et Louis, pour mieux comprendre. Tous sont enthousiastes de cette formation commerce en vins et spiritueux.

Les rouleurs de barriques   de Lussac Saint-Emilion fêtent leurs 25 ans © JPS

Les rouleurs de barriques de Lussac Saint-Emilion fêtent leurs 25 ans © JPS

Ils sont aujourd’hui 150 élèves à la MFR de Vayres comme me le confie la directrice au charmant accent américain Carol Mauge : 113 en bac pro et BTS  viticulture-oenologie et technico-commercial en vins et spiritueux, quelques apprentis et d’autres formations professionnelles.

Une réussite au terme d'un parcours en alternance qui mérite bien un V de la victoire © Jean-Pierre Stahl

Une réussite au terme d’un parcours en alternance qui mérite bien un V de la victoire © Jean-Pierre Stahl

Une affaire qui roule à l’image des ces fameux rouleurs de barriques de Lussac Saint-Emilion, venus animer la journée et faire des démonstrations, ils fêtent eux leur 25e anniversaire en 2017.

20 Mai

Week-end des Grands Crus : un amour toujours aussi important des grands vins de Bordeaux

Noir de monde ! Le H 14 était plein, il n’était peut-être pas le seul… Joke. Ils étaient plus de 1000 amateurs de grands Bordeaux à 13 h dans le Hangar 14, sur les quais de Bordeaux, à venir déguster le millésime 2014 et un autre plus ancien, auprès de 120 propriétaires et responsables de châteaux.

Begonia Garcia, Marie Broca et Chloé Papin, étudiantes en DNO à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Begonia Garcia, Marie Broca et Chloé Papin, étudiantes en DNO à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Cette année encore, on pouvait trouver de nombreux novices pour qui c’était la 1ère fois, comme Begona, Marie et Chloé, toutes trois étudiantes en oenologie à Bordeaux, où elles préparent leur DNO. « C’est l’association des oenologues de Bordeaux qui nous a envoyé un mail et fait connaître l’événement, » précise Marie Broca. Et d’ajouter :

« Cela se passe bien, on a commencé par Saint-Emilion et Pomerol, sur le 2014, et après le 2012 et 2010, Saint-Emilion, c’est une appellation que j’aime beaucoup et je n’ai pas été déçue », Marie Broca.

IMG_5505Tout n’est pas égal, il y a des vins excellents, d’autres plus plats, certains très agréables sur le fruit, d’autres plus boisés : « c’est vrai il y a quelques crus qui sortent du lot, et ce n’est pas forcément les grandes marques », précise Begona Garcia. L’ensemble est toutefois de très bonne facture.

Mathieu avec Philippe Blanc directeur du château Beychevelle © JPS

Damien Sanso et Hugues Mathieu avec Philippe Blanc, directeur du château Beychevelle © JPS

Ce Week-End des Grands Crus attire une foule éclectique, des jeunes et moins jeunes, des actifs et des retraités, des amateurs et de nombreux professionnels aussi. Parmi ces derniers, deux oenologues, Hugues Mathieu de Dijon et Damien Sanso de Bordeaux. Hugues me précise qu’il vient s’installer à Bordeaux pour un nouvel emploi :

c’est l’occasion de déguster en une seule journée tous les grands vins de Bordeaux, de cerner les différents terroirs et de passer un bon moment entre amis, »  Hugues Mathieu oenologue.

Pour Damien : « depuis que j’ai eu mon DNO, j’ai toujours travaillé sur Bordeaux, je viens ici pour parfaire mon palais et déguster chaque millésime sur chaque appellation. Il faut pratiquer, c’est comme un sport, pour acquérir les connaissances, et aussi pour nouer des contacts. »

Bianca et Frederico Oliveira, critique en vins pour Jornal Zero Hora de Madrid © Jean-Pierre Stahl

Bianca et Frederico Oliveira, critique en vins pour Jornal Zero Hora de Madrid © Jean-Pierre Stahl

Ce qui est incroyable, c’est la fidélité de certains amateurs de vins pour Bordeaux et pour cet événement, Côté Châteaux a ainsi croisé ses amis parisiens interviewé lors d’éditions précédentes, mais les amateurs viennent aussi du monde entier, du Brésil, de Chine, du Japon, d’Angleterre, et bien sûr d’Espagne à l’instar de Bianca et Frederico Oliveira, critique en vins pour Jornal Zero Hora de Madrid :

C’est la 1ère fois, on est très exité, on est arrivé à 11heurs, c’était déjà plein, c’est un grand événement à Bordeaux, demain on va faire un lunch et visiter la Cité du Vin » Frederico Oliveira de Madrid.

Il y a aussi Olivier Pasquier, qui vient depuis Genève, 4 années consécutives… L’an dernier il était à la table d’Olivier Bernard, le président de l’Union des Grands Crus de bordeaux : « on a eu un grand plaisir à partager ce repas l’an dernier à votre table, vous m’avez dédicacé votre livre « La Magie du 45e parallèle. » »

Simon Devavry, caviste, avec Eric Perrin du château Carbonnieux © JPS

Simon Devavry, caviste, avec Eric Perrin du château Carbonnieux © JPS

Simon Devavry, caviste quai Richelieu à la Ligne Rouge, est arrivé voilà 7 ans à Bordeaux, il est de Champagne et sa famille fait du champagne, c’est aussi pour lui la 1ère fois:  « jusqu’ici j’ai toujours eu la culture de la Bourgogne ou de la Loire pour les vins, je viens pour voir ce qui peut me plaire, mais je trouve que Bordeaux n’est pas forcément le meilleur terroir en terme de rapport qualité-prix, il y a de très belles choses dans le Languedoc, dans le Larzac ou encore en Pic Saint-Loup. »

Olivier Bernard et un fan de l'événement

Olivier Bernard et un fan de l’événement un ami suisse Olivier Pasquier de Genève © JPS

Cette édition en tout cas est une belle réussite car on sent un engouement beaucoup plus important que l’an dernier où le 2013 était offert à la dégustation. Ce 2014 en a bien plus sous la pédale ! Le public est d’ailleurs, une fréquentation qui pourrait bien avoisiner les 1300 à 1600 personnes.

Il y a du monde, on s’est fait « démonter » ce matin, à 13 heures on avait déjà plus de 1000 personnes », Olivier Bernard Président de l’Union des Grands Crus de Bordeaux

Une belle édition qui va se poursuivre ce soir avec des dîners dans les châteaux, des visites demain et une épreuve de golf, sans oublier un déjeûner en bateau sur la Garonne.

Et le président de confier à Côté Châteaux que l’édition 2018 va davantage en mettre plein la vue car les gens pourront admirer l’armada de bateaux sur la Garonne engagés dans la Tall Ship. Car le Week-End des Grands Crus va être jumelé pour la 1ère fois avec Bordeaux Fête le Vin. Ca va être un week-end où cela va « déchirer » avec chose originale un repas buffet organisé le soir au Hangar 14 avec différents chefs, tout en dégustant le fameux 2015. Elle est pas belle la vie ?

19 Mai

Demain, c’est la Médocaine VTT : 6500 vététistes attendus pour la plus grande course en vélo du Médoc !

Tous en selle ! Et prenez votre poncho ! Ce sera une fois de plus une course assez folle pas comme le marathon du Médoc mais pas loin, sillonnant en VTT les chemins des plus grands châteaux de Bordeaux, en Médoc.

CHATEAU BRANE CANTENAC ET LA MEDOCAINE, COURSE EN VTT A TRAVERS LE VIGNOBLE DE MARGAUX, LISTRAC, MOULIS, CUSSAC, MEDOC, CANTENAC , GIRONDE, AQUITAINE, FRANCE.

Une course follement animé traversant les plus beaux châteaux du Médoc comme ici à Brane Cantenac. © Médocaine VTT

Ce sont près de 50 châteaux des célèbres appellations viticoles Margaux, Haut-Medoc, Moulis, Listrac et Bordeaux Supérieur qui vont être traversés, le tout dans une ambiance bon enfant et festive, sur des parcours allant de 20 à 80km.

C’est la plus grande randonnée VTT française sur un jour après le Roc ‘’d’Azur. Près de 6500 vététistes seront ainsi au départ d’Arsac en Gironde, demain matin le samedi 20 mai, pour la plus délicieuse et spectaculaire randonnée oeno et cyclosportive au monde. Les participants seront comme de l’accoutumée le plus souvent déguisés.

Découvrez la © Médocaine VTT de 2016 :

18 Mai

C’est aujourd’hui la sortie du guide de Jacques Dupont, l’occasion de reparler de ce fabuleux 2016 et de sa mise sur le marché

« Bordeaux, le millésime 2016 » vient de sortir dans les kiosques. Le guide de Jacques Dupont consacre 50 pages d’analyses très poussées au terme de 4 semaines de dégustations à Bordeaux. 818 vins ont été sélectionnés avec une note globale à souligner de 19 pour les rouges. Retour sur ce millésime grandiose avec propriétaire, maître de chai, courtier, négociant et bien sûr Jacques Dupont, interviewé par Côté Châteaux.

Pascal

Pascal Bosq et son maître de chai, Samuel Gavan, au château Liouner ont obtenu un 15/20 et un coup de coeur par Jacques Dupont © Jean-Pierre Stahl

Vigneron à Listrac,  Pascal Bosq vient de décrocher une bonne note de 15 sur 20 par le Point, une consécration pour ce viticulteur et son maître de chai australien Samuel Gavan. Ce 2016 va compenser en partie les lourdes pertes car ses vignes ont gelé à 70% il y a 3 semaines.

IMG_5272

« C’est vrai qu’on était parti sur quelque chose de magnifique, on était parti sur une récolte 2017 qui s’annonçait belle en quantité mais malheureusement il y a quelques jours en arrière on a gelé et on a beaucoup perdu 100% par endroits, 50% à d’autres », témoigne Pascal Bosq du château Liouner :

2016, ça va faire passer ce 2017 certes, nous on en est ravi, aujourd’hui on voit qu’on a été bien noté par différent journalistes, notamment dans le Point  on en est ravi que les gens voient que Liouner augmente petit à petit dans sa qualité, dans sa démarche et cela nous fait très plaisir », Pascal Bosq château Liouner.

Et de compléter :« Ce 2016, qui était sur le fruité, il a fallu préserver ce fruité et mettre en avant ce millésime là, sur le fruité mais aussi sur le côté tanique qu’il a, mais surtout sur le fruité. » L’expertise de son maître de chai y a été pour quelque chose, ce dernier a fait prendre au château Liouner différentes barriques pour élever ce fabuleux nectar avec des chauffes moyennes ou pas trop fortes, et en 500 litres s’il vous plaît.

Jacques Dupont et Olivier Bompas, les journalistes du Point ont dégusté durant 4 semaines à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Jacques Dupont et Olivier Bompas, les journalistes du Point ont dégusté durant 4 semaines à Bordeaux © Jean-Pierre Stahl

Mis sur le grill par Côté Châteaux, Jacques Dupont et son compère Olivier Bompas du Point, ont sillonné durant 4 semaines le vignobles de Bordeaux pour déguster ce millésime 2016, globalement ils attribuent une note de 19 pour les rouges, c’est dire si le millésime est grandiose, 14 pour les blancs secs et 16 pour les liquoreux.IMG_5341

Je dirais que c’est un millésime de fraîcheur, il y a à la fois de la densité et à la fois de la fraîcheur, c’est vraiment un très très beau millésime à Bordeaux, cela fait très longtemps qu’on n’a pas eu un millésime de ce type là, Jacques Dupont journaliste du Point.

Basile Tesseron : coup de coeur et 16,5-17 © JPS

Basile Tesseron : coup de coeur et 16,5-17 © JPS

Et de compléter : « on avait eu des millésimes de chaleur avec beaucoup d’alcool finalement, et là on a de nouveau un vin frais avec de l’acidité, il ne faut pas oublier que le vin c’est une boisson acide au départ. Ce qui fait aussi que les grands Bordeaux se gardent, c’est la fraîcheur qu’il y a à l’intérieur, l’acidité et on renoue avec cela et cela fait très plaisir ».

La soirée du Point au Bistrot du Sommelier ce jeudi soir pour ce millésime grandiose © JPS

La soirée du Point au Bistrot du Sommelier ce jeudi soir pour ce millésime grandiose © JPS

Pour ces journalistes du Point, les appellations au top sont Saint-Estèphe, les crus bourgeois ou assimilés du Médoc, Blaye, Bourg et les Bordeaux Supérieurs. Et de donner un tuyau : « en grande année, il faut acheter dans les appellations peu chères » Dans leur nouveau guide sorti ce jeudi, ils ont sélectionné 818 vins dont 181 à moins de 10 euros.

Le château Doyac, en Haut-Médoc, avec Max et Astrid de Pourtales, a obtenu un coup de coeur et 15 par Jacques Dupont © JPS

Le château Doyac, en Haut-Médoc, avec Max et Astrid de Pourtales, a obtenu un coup de coeur et 15 par Jacques Dupont © JPS

« Bordeaux a eu deux chances : 1, un rendez-vous avec la météo tout au long de l’année impeccable, c’est même miraculeux car on a eu très peur tout au long de l’année, il a plu énormément, et puis tout-à-coup pour la floraison on a eu une petite semaine d’éclaircies, après il y a cette canicule de l’été, cette sécheresse terrible et à la fin la pluie qui arrive juste en sauveur, en zorro qui arrive au dernier moment et puis après un été indien formidable, tout cela a fait une très belle maturité sur les rouges

Hugo et Adrien Bernard, du Domaine de Chevalier, avec une note de 17 pour le 2016 et avec autre bon millésime de Bordeaux le 1986 © JPS

2, et puis il y a un deuxième phénomène qui se passe à Bordeaux, c’est que c’est la fin de la période Parker et des vins qui voulaient en démontrer beaucoup plus qui étaient tout en apparence, tout en chromes…des vins pour plaire au marché international. Mais cette époque là est finie, on renoue avec les vais Bordeaux et cela me fait très plaisir.

Thierry Decré, le PDG de LD Vins © JPS

Thierry Decré, le PDG de LD Vins © JPS

Ce millésime grandiose s’arrache déjà dans les maisons de négoce, commercialisé en primeur depuis 3 semaines, comme ici chez LD Vins, l’une des plus importantes et plus fameuses maisons de négoce de Bordeaux: 

 « On a beaucoup de demandes, on a pour l’instant des augmentations raisonnables, elles sont entre 10 et 15 %, on va peut-être maximiser jusqu’à 20 sur un grand millésime  et je pense qu’encore une fois on va pouvoir vendre nos vins dans le monde entier, on a une vraie demande sans exception de tous les pays du monde. » Thierry Decré PDG de LD Vins.

Un très joli début de campagne de primeurs 2016 chez LD Vins © JPS

Un très joli début de campagne de primeurs 2016 chez LD Vins © JPS

Yann Gestin, courtier de grands crus de Bordeaux pour Oenomedia confirme :  « le début de campagne a très bien commencé, les négociants ont envie d’acheter, de revendre et de se constituer du stock » car il faut reconnaître que « le 2016 s’est super bien goûté durant les primeurs, plein de fruit, très mûr, avec une bonne tension en bouche ».

Bordeaux revient dans la course, sur les grands vins, le 2016 arrive après deux autres grands millésimes 2014 et 2015, le marché est en train de redémarrer », Yann Jestin courtier en vins.

Yann Gestin, courtier en vins Oenomedia © JPS

Yann Gestin, courtier en vins Oenomedia © JPS

Quant à savoir si le gel aura une incidence ? « L’épisode de gel a un petit peu freiné les propriétaires, certains gardent un petit stock, compte tenu que la récolte 2017 sera faible mais les baisses de volumes de mise en marché seront assez faibles et de l’ordre de 10 à 15 % »

IMG_5301

Fort heureusement la production du millésime 2016 a été importante à Bordeaux avec 5,8 millions d’hectolitres, de quoi rassurer et contenter tout le monde.

Regardez le reportage de Jean-Pierre Stahl, Sébastien Delalot et Corinne Berge :

RSS