21 mai

Réforme du collège : Laurent Wauquiez demande que le décret soit transformé en loi

Laurent Wauquiez, le secrétaire général de l’UMP, a demandé jeudi au gouvernement d’avoir le « courage » de transformer en projet de loi le décret réformant le collège, pour provoquer un « débat national ». Sur RTL, le député-maire du Puy-en-Velay a assuré que ce décret, publié mercredi au JO, « ne passe pas ».

« Pour moi, il doit être transformé en une loi. Sur un sujet aussi fondamental, où des familles ont exprimé leurs inquiétudes, des enseignants ont manifesté, il est normal qu’on ait un grand débat national »« Je demande au gouvernement, s’il est convaincu de ses idées, qu’il ait le courage de transformer ce décret en une loi », a insisté l’ancien ministre de l’Enseignement supérieur.

Selon Laurent Wauquiez, il ne faut pas « confondre autorité et coup de menton », et à ses yeux, la publication rapide du décret sur une réforme contestée « est un coup de menton évident ». « Le gouvernement a peur » et « cherche à aller en vitesse ». « Je ne lui demande pas de renoncer à son projet » mais « qu’on puisse aller au fond des choses », a encore dit le député d’opposition.

Pour lui, la réforme va à l’encontre des intérêts des élèves ayant des « difficultés lourdes » en français, mathématiques et histoire. « Et on propose de diminuer toute la place de ces enseignements de discipline et de les remplacer par des modules totalement foutraques » interdisciplinaires, a-t-il dit, en citant « mimer des combats de gladiateurs, filmer un match de hand, construire une cabane »… « Moins la République est exigeante et plus elle est inégalitaire », a-t-il tranché.

Source : AFP

 

07 mai

Najat Vallaud-Belkacem s’installe au bureau de Jean Zay

Entre deux justifications sur la nécessité de mettre en place sa réforme des collèges, la ministre de l’Education Nationale a pris le temps de rendre hommage à Jean Zay, un de ses illustres prédécesseurs. Le 5 mai, en présence de membres de la famille de l’homme politique assassiné par des miliciens à Molles (Allier) le 20 juin 1944, Najat Vallaud-Belkacem a officiellement installé dans son bureau le meuble sur lequel Jean Zay travaillait à l’époque où il était ministre de Léon Blum dans le gouvernement du Front Populaire. « Cœur battant à l’idée de m’asseoir chaque jour à ce qui fut sa place« , écrit la ministre de l’Education Nationale sur sa page Facebook.

Leon Blum (à gauche) et Jean Zay (à droite)

Léon Blum (à gauche) et Jean Zay (à droite)

En son temps, Jean Zay avait rendu l’école obligatoire jusqu’à 14 ans, développé l’éducation physique dans l’enseignement. Il est également à l’origine du CNRS et de la création du Festival de Cannes. Quand la seconde guerre mondiale éclate, il s’engage dans l’armée avant de rejoindre le Maroc, en juin 1940, avec d’autres parlementaires français. Condamné par le Régime de Vichy pour désertion à la déportation à vie, Jean Zay voit sa peine commuée en internement. C’est à Riom qu’il est incarcéré.

Le 20 juin 1944, des miliciens déguisés en résistants l’enlèvent dans sa cellule, avant de l’assassiner à Molles et jeter son corps dans un puits. Son corps ne sera retrouvé que deux ans plus tard. Le 27 mai prochain, les cendres de Jean Zay seront transférées au Panthéon.

Avec sa famille et ses biographes, émouvante installation officielle du bureau de Jean Zay dans le mien.Cœur battant à l’idée de m’asseoir chaque jour à ce qui fut sa place.

05 mai

Auroi et Chassaigne votent contre le projet de loi sur le renseignement

Les députés ont adopté en première lecture mardi le projet de loi sur le renseignement, avec 438 voix pour, 86 contre et 42 abstentions. Parmi les 12 députés auvergnats, seulement 2 ont voté contre le texte : l’écologiste Danielle Auroi et André Chassaigne (Front de Gauche), tous deux élus du Puy-de-Dôme.

Le projet, défendu par le gouvernement au nom de la lutte antiterroriste, est critiqué par une partie de l’opinion publique. Plusieurs centaines de protestataires s’étaient rassemblés lundi aux abords de l’Assemblée nationale pour une manifestation 24 heures avant 1984, en allusion au célèbre roman de George Orwell.

Cette loi définit les missions des services de renseignement (de la prévention du terrorisme à l’espionnage économique) ainsi que le régime d’autorisation et de contrôle des techniques d’espionnage (écoutes, pose de caméras ou de logiciel-espion, accès aux données de connexion, etc.).

Avec AFP

Régionales 2015 : Michel Barnier « disponible si la situation politique devait évoluer »

Michel Barnier (Crédit photo : MaxPPP)

Michel Barnier (Crédit photo : MaxPPP)

La bataille pour les élections régionales de décembre 2015 ne fait que débuter mais, déjà, en Auvergne-Rhône-Alpes, elle fait rage…surtout du côté de l’UMP. Alors que Laurent Wauquiez a été désigné tête de liste en février dernier, Michel Barnier espère encore coiffer le député-maire du Puy-en-Velay sur le poteau.

Je souhaite enfin dire ma disponibilité si la situation politique devait évoluer.

Dans un communiqué, l’ancien commissaire européen, qui était lui aussi candidat à l’investiture par son parti, « continue à penser que cette ligne politique est une erreur pour l’UMP elle-même et pour l’avenir de notre Région« .

Cependant, Michel Barnier prend « acte de la position de l’UMP ». « L’union de la droite et des formations du centre n’est possible que si l’UMP joue le jeu du rassemblement… », ajoute-t-il avant de conclure : « je souhaite enfin dire ma disponibilité si la situation politique devait évoluer« .

Le communiqué intégral

« Dans moins de 8 mois aura lieu l’élection des nouveaux Conseils Régionaux  dans de nouvelles et grandes régions.

Cette élection est importante dans le moment de crise économique et morale que traverse notre pays. Elle  sera  l’occasion de démontrer à nouveau que la France a des ressorts, des énergies, une capacité de croissance et de confiance, d’abord dans ses communes et ses territoires. Une capacité aussi à se rassembler au-delà des clivages et des polémiques habituelles …

C’est dans cet esprit et pour ce projet, que j’ai proposé en octobre dernier ma candidature à la présidence de la Région Rhône Alpes Auvergne, pour réussir l’unité de cette nouvelle région tout en respectant sa diversité.

C’est dans cet esprit que j’ai souhaité réunir dans une même équipe et dès le début, les forces politiques de l’UMP, à laquelle j’appartiens, de l’UDI, du MODEM et aussi des représentants  de la société civile et d’autres responsables prêts à travailler ensemble.

C’est dans cet esprit que j’ai pris l’engagement, si les citoyens apportaient leur confiance à cette équipe, de me consacrer totalement à ce mandat pendant 6 ans, à l’exclusion de tout autre.  Cette très grande région a besoin d’une nouvelle majorité claire, forte et ouverte. Elle a aussi besoin d’un Président impartial et à temps plein.

Cette proposition et cet engagement ont reçu le soutien et les encouragements de plusieurs centaines d’élus, de nombreux acteurs de l’économie de Rhône Alpes et d’Auvergne, d’associations et de la société civile. Je veux exprimer à chacun et de tout cœur ma gratitude et dire que mon attachement à cette région où se trouvent mes racines et tant d’actions et de projets menés en commun, est solide et durable.

Cependant, mon parti, l’UMP, a fait en février un autre choix, dans des conditions de précipitation que j’ai regrettées, sans respect et sans concertation préalable avec les formations du centre. Je continue à penser que cette ligne politique est une erreur pour l’UMP elle-même et pour l’avenir de notre Région.

Mais au moment où nous sommes, je dois prendre acte de la position de l’UMP. L’union de la droite et des formations du centre n’est possible que si l’UMP joue le jeu du rassemblement ….

Je veux aujourd’hui simplement confirmer à chacun ma fidélité aux territoires de cette région, à celles et à ceux qui y vivent et y travaillent. Je souhaite enfin dire ma disponibilité si la situation politique devait évoluer et si les conditions du grand rassemblement, que souhaitent les citoyens, se trouvent réunies dans les mois à venir.

Michel BARNIER »

Des tags à l’effigie du FN sur la permanence d’un sénateur PS du Puy-de-Dôme

Dans la nuit de samedi à dimanche, la permanence clermontoise du sénateur socialiste du Puy-de-Dôme, Alain Néri, a été vandalisée. Des croix celtiques et la marque FN ont été inscrites sur la vitrine.

Contacté par téléphone, l’élu auvergnat s’est dit scandalisé par cet acte qui « remet en cause la démocratie« . « Face à ces imbécillités, il faut qu’on soit vigilant« , affirme le sénateur PS.

Permanence Néri 1

Cette attaque est d’autant plus symbolique que la permanence est située avenue Léon Blum, à Clermont-Ferrand. Léon Blum, faut-il le rappeler, était une figure du socialisme et il a été le président du Conseil des ministres du Front Populaire en 1936.

Considérant que « l’imbécillité ne met pas au-dessus des lois », Alain Néri a déposé une plainte, mardi.

La Permanence du Sénateur Socialiste du Puy de Dôme Alain Néri a été taguée dans la nuit de samedi à dimanche.Un bel…

Posted by Alain Néri on mardi 5 mai 2015

Brice Hortefeux : « le Front est moins national que familial »

Interrogé mardi matin sur France Info à propos de la querelle père-fille au sein du Front National, Brice Hortefeux a estimé que « le Front est moins national que familial parce qu’aujourd’hui, les hostilités sont d’une violence incroyable« .

Voilà une formation qui aspire à diriger le pays et qui n’est pas capable de mettre d’accord deux membres d’une même famille.

L’eurodéputé auvergnat, proche de Nicolas Sarkozy, estime que cette affaire est « une violence inédite dans la vie politique, révélatrice des tensions, des haines petites et grandes qui règnent au sien de cette famille« . L’élu UMP s’étonne enfin que le FN qui « aspire à diriger le pays » ne soit « pas capable de mettre d’accord deux membres d’une même famille« .

03 mai

Régionales 2015 : Najat Vallaud-Belkacem ne sera pas tête de liste en Rhône-Alpes-Auvergne

Najat Vallaud-Belkacem (Photo PATRICK KOVARIK / AFP)

 La ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a exclu dimanche sur France 3 d’être tête de liste en Rhône-Alpes-Auvergne aux élections régionales de décembre 2015.

Interrogée par l’éditorialiste du Monde Françoise Fressoz sur le plateau du 12/13 dimanche de France 3 sur le fait de savoir si elle envisageait d’être « la tête de la liste de la grande région Rhône-Alpes-Auvergne pour tirer la liste », la ministre de l’Education Najat Vallaud-Belkacem a répondu : « Non, pour une raison simple (…) j’estime que ce ministère mérite qu’on s’y investisse totalement, qu’on s’y implique au jour le jour donc je ne le serai pas, non ».

Logiquement, c’est donc le président sortant de Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, qui brigue un troisième mandat, qui devrait prendre la tête de liste. A droite, c’est le secrétaire général de l’UMP Laurent Wauquiez, député-maire du Puy-en-Velay, qui sera tête de liste.

Avec AFP

10 avr

Conseil Départemental du Puy-de-Dôme : qui fait quoi ?

Le 2 avril, les 62 conseillers départementaux du Puy-de-Dôme ont élu leur nouveau président. Un nouveau président qui ne l’est pas vraiment puisque c’est le PRG Jean-Yves Gouttebel qui a été reconduit à la tête de l’assemblée qu’il préside depuis avril 2004. Il a obtenu 37 voix contre 20 pour Jean-Marc Boyer (UMP) et 5 pour Jocelyne Glace le Gars (FDG).

Fini le temps des « querelles de personnes » comme l’a souligné le socialiste Alexandre Pourchon qui a pourtant mené la vie dure à son ex meilleur ennemi depuis 2008. Désormais, sa troupes et celle de Jean-Yves Gouttebel font groupe commun. Tout naturellement, le premier secrétaire fédéral du PS du Puy-de-Dôme s’est vu attribuer la première vice-présidence du Conseil Départemental. 

Il restait alors à déterminer la composition du reste de l’exécutif. C’est chose faite. Le nombre de vice-présidents a été ramené de 15 à 12. Voici la liste communiquée le 9 avril :

  • 1er Vice-président : M. Alexandre Pourchon (Clermont 1)

Chargé de l’Enfance, de la famille, de l’insertion et de la lutte contre les exclusions

  • 2ème Vice-présidente : Mme Pierrette DAFFIX-RAY (Saint-Eloy-les-Mines)

Chargée des Solidarités territoriales et du développement local

  • 3ème Vice-président : M. Eric GOLD (Maringues)

Chargé des Grands projets

  • 4ème Vice-présidente : Mme Sylvie MAISONNET (Clermont 3)

Chargée des Collèges

  • 5ème Vice-président : M. Gérard BETENFELD (Pont-du-Château)

Chargé des Moyens généraux

  • 6ème Vice-présidente : Mme Dominique GIRON (Monts du Livradois)

Chargée de l’Innovation et de la transition énergétique

  • 7ème Vice-président : M. Olivier CHAMBON (Thiers)

Chargé des Routes et de la mobilité

  • 8ème Vice-présidente : Mme Elisabeth CROZET (Le Sancy)

Chargée du Handicap et des personnes âgées

  • 9ème Vice-président : M. Bernard SAUVADE (Brassac-les-Mines)

Chargé de l’Environnement

  • 10ème Vice-présidente : Mme Dominique BRIAT (Clermont 4)

Chargée de la Culture et de la vie associative

  • 11ème Vice-président : M. Gérald COURTADON (Clermont 2)

Chargé de l’Habitat et du cadre de vie

  • 12ème Vice-présidente : Mme Nadine DEAT (Clermont 6)

 Chargée de la Jeunesse et du sport

Par ailleurs, Lionel Gay, maire de Besse et conseiller départemental du Sancy, ancien vice-président du Conseil Général, s’est vu confier une mission pour suivre l’organisation des relations entre le Département du Puy-de-Dôme et la nouvelle région Auvergne / Rhône-Alpes.

09 avr

André Chassaigne : « Jean-Luc Mélenchon, je n’ai pas de relation particulière avec lui »

André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, en mars 2012, lors de la campagne présidentielle (Photo : AFP PHOTO THIERRY ZOCCOLAN)

André Chassaigne et Jean-Luc Mélenchon, en mars 2012, lors de la campagne présidentielle (Photo : AFP PHOTO THIERRY ZOCCOLAN)

Mercredi, le député communiste du Puy-de-Dôme, André Chassaigne, était l’invité de « Questions d’Info » sur LCP. Le président du groupe Gauche Démocrate et Républicaine à l’Assemblée Nationale est revenu sur ses relations avec Jean-Luc Mélenchon, la figure de proue du Front de Gauche. « Je n’ai pas de relation particulière avec lui. Si on se croise une ou deux fois par an, c’est bien le maximum« , a expliqué l’élu auvergnat.

Revenant sur l’élection présidentielle de mai 2012 et la candidature de M. Mélenchon, André Chassaigne, un temps pressenti pour incarner ce rôle, reconnait qu’il « a fait la campagne avec talent, avec une façon de sublimer la politique » mais il lui reproche « une personnalisation trop forte« .

On ne peut pas ramener la politique du Front de Gauche à un seul individu, aussi talentueux soit-il.

A la question de savoir si Jean-Luc Mélenchon a cassé une belle idée, André Chassaigne commence par reconnaître que la question est bonne. Puis le député développe sa pensée en affirmant que « par définition, le Front de Gauche doit être une aventure collective ». « On ne peut pas ramener la politique du Front de Gauche à un seul individu, aussi talentueux soit-il« , poursuit-il avant de conclure sur ce thème : « il faut sortir d’une personnalisation extrême« .

André Chassaigne souhaite aujourd’hui que le Front de Gauche sorte d’un rassemblement qui « est en quelque sorte un carcan très limité, très corseté » pour aller vers une entité beaucoup plus large. « Il faut que la Gauche alternative puisse se rassembler« , dit-il, « on peut se retrouver avec les écologistes sur une politique de défense de l’environnement liée à la mise en cause de l’économie libérale« . Mais si M. Chassaigne voit chez les « écolos » de nouveaux amis, il n’hésite pas à jouer la carte franchise avec eux : « il y a un problème d’image, c’est catastrophique, ça alimente une vision de la politique désastreuse sur les question d’affichage d’ambitions« .

08 avr

René Souchon annonce son retrait de la vie politique !

René Souchon (Crédit photo ©MaxPPP)

René Souchon (Crédit photo ©MaxPPP)

Alors que le président de la région Rhône-Alpes, le socialiste Jean-Jack Queyranne, vient d’officialiser sa candidature aux prochaines élections régionales, son homologue auvergnat vient d’annoncer qu’il ne sera pas candidat en décembre prochain. René Souchon a décidé de tirer un trait sur la vie politique.

Président du Conseil Régional d’Auvergne depuis février 2006, fonction qu’il a prise après le décès soudain de Pierre-Joël Bonté, René Souchon a connu une longue carrière politique qui prendra donc fin le 31 décembre prochain. Conseiller général (du Cantal), maire (d’Aurillac), député, Secrétaire d’État à l’Agriculture et à la Forêt, Ministre délégué chargé de l’Agriculture et de la Forêt, conseiller régional, il aura connu toutes les strates de la République à l’exception du Sénat.

Je constate avec tristesse qu’il n’y a plus de projet de société capable de fédérer cette gauche et de donner de l’espoir à la jeunesse de France.

Pour justifier son retrait, ce n’est pas l’âge qu’il avance, il vient d’avoir 72 ans, mais « la fin de l’union de la gauche telle qu’elle existait, avec des hauts et des bas, depuis le programme commun du gouvernement en 1972« . « Je constate avec tristesse qu’il n’y a plus de projet de société capable de fédérer cette gauche et de donner de l’espoir à la jeunesse de France« , ajoute René Souchon. Le président socialiste de la région Auvergne en profite pour revenir sur la défaite de la gauche aux élections départementales en montrant du doigt les « alliances contre nature (EELV et Front de Gauche« .

C’est un René Souchon libéré qui s’est adressé à la presse, mercredi. Le président de la région Auvergne dont le territoire doit fusionner avec celui de Rhône-Alpes, a également critiqué la réforme territoriale. Elle « est ratée« , dit-il, « la fusion des régions n’était pas indispensable. Tout ce qui aurait dû être fait ne l’a pas été.« 

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