31 Mar

Tous les vendredis, de Dan Yaccarino. Editions Didier jeunesse. 12,90 euros.

Les rituels ! On en connaît tous l’importance pour les enfants. Qu’il s’agisse du bain le soir, de la petite histoire avant d’aller au lit, du guili-guili pour s’endormir… Qu’ils rythment le jour ou la semaine, tous participent à leur épanouissement. Dans ce petit livre de l’auteur américain Dan Yaccarino, un papa et son petit garçon ont instauré un rituel autour du vendredi. Ce jour-là, qu’il vente ou qu’il neige, tous deux vont s’offrir un moment de complicité, une promenade à travers la ville, main dans la main. Et ils observent les commerces qui ouvrent, les chantiers qui s’animent, les gens qui partent au travail, saluent les amis, comptent les chiens… et terminent au café pour prendre un bon petit déjeuner. C’est une histoire toute simple, aussi simple que toutes ces petites habitudes, une histoire joyeuse aussi dans un style graphique frais et coloré, dans l’atmosphère nostalgique du New York des années 50. Un album qui parle avec douceur des petits bonheurs et de la complicité père-fils. A lire chaque vendredi ! E.G.

30 Mar

Dom Juan de Molière, par Myrto Reiss, Sylvain Ricard, Benjamin Bachelier, Hubert. Editions Delcourt. 13,95 euros.

Un classique. Que dis-je, un grand classique. un chef d’oeuvre même. Une pièce maîtresse du patrimoine littéraire mondial. Son titre : Dom Juan ou le festin de pierre, plus connu ici-bas sous l’appellation Dom Juan. Son auteur : Molière. Et l’histoire ? Celle de Dom Juan donc, un sacré séducteur, épicurien, libertin, blasphémateur, qui se moque des contraintes et des règles sociales, morales ou religieuses, et que son fidèle valet Sganarelle décrit par quelques confidences comme « le plus scélérat de la Terre, un enragé, un diable, un hérétique qui ne croit ni ciel, ni enfer, ni loup-garou ». Et il poursuit : «  C’est un épouseur à toutes mains. Dame, demoiselle, bourgeoise, paysanne, il ne trouve rien de trop chaud ni de trop froid pour lui. Si je te citais le nom de toutes celles qu’il a épousées en divers lieux, ce serait un chapitre à durer jusqu’au soir. » Dans cette très belle adaptation en bande dessinée, on retrouve le texte dans son intégralité et bien évidemment les fameuses joutes verbales, le tout mis en scène par une spécialiste du théâtre, Myrto Reiss, et par le scénariste de bande dessinée Sylvain Ricard (Banquise, Kuklos…). Aux pinceaux, Benjamin Bachelier, qui a repris en 2006 les destinées du Legs de l’alchimiste (éd. glénat), fait preuve ici d’une grande maturité avec un trait assez proche d’un Christophe Gaultier en moins torturé. Superbe ! E.G.

29 Mar

Lulu Femme nue (tomes 1 et 2), d’Etienne Davodeau. Editions Futuropolis. 16 euros le volume.

Seule face à la mer. Et bien seule ! Après tout, elle devait bien savoir à quoi s’attendre en quittant son foyer, son mari, ses enfants. Après 16 ans de bons et loyaux services, elle souhaita reprendre un travail histoire de voir autre chose que les quatre murs de son foyer. Mais Lulu eut beau chercher, envoyer des lettres, passer des entretiens… Rien ! Lassée, elle décida un beau jour de ne plus rentrer chez elle. Elle partit pour le sud, découvrant la liberté, les nuits à la belle étoile, la débrouille mais aussi la solitude. Et ce malgré les rencontres : Charles tout d’abord, avec qui elle passa quelques jours hors du temps qui vont la changer à jamais. Puis aujourd’hui cette vielle dame, Madame Pilon, 89 ans, a qui elle essaye de voler le sac à main. La déchéance ! Mais contre toute atttente, cette vieille dame va lui tendre la main et lui proposer de l’héberger contre le récit de ses aventures. Et pendant ce temps là, la petite famille de Lulu tente de surmonter son absence…

Suite et fin de ce récit signé Etienne Davodeau. Lulu femme nue est un magnifique portrait de femme ordinaire qui va se surpasser pour mener une quête d’elle-même.  « Mon intention initiale… », déclarait l’auteur à la sortie du premier épisode,  » était de proposer un voyage au pays de l’inaction du temps libre, de l’attente, ou même de l’improductivité. Raconter une parenthèse. Explorer le rien foutre. Enfin, et surtout, d’un point de vue formel, j’avais envie de profiter de ces thèmes pour réaliser un livre assez libre, qui me permette, sur une base ouverte mais très précise, de goûter aux joies de l’improvisation ». L’auteur de Rural!, Chute de vélo, Les Mauvaises gens ou encore d’Un Homme est mort part ici d’un fait de société, les disparitions volontaires, pour raconter une histoire, élaborer un récit où l’humanité, la sincérité, la simplicité ne sont pas de vains mots. Comme peu d’auteurs, Etienne Davodeau parvient à parler du réel, de la vie ordinaire mais vraie, avec justesse et émotion. « … ce qui m’intéresse le plus dans mon métier », confie Etienne Davodeau, « … c’est de trouver la meilleure façon de raconter une histoire en bande dessinée, que ce soit dans mon travail pour une BD de fiction ou un documentaire. Ces deux types de récits ne présentent d’ailleurs pas de réelle différence. Dans mes fictions, j’assemble des faits, des personnages, des idées, qui n’ont pas d’autres points communs que d’exister dans le champ de mon expérience personnelle. Dans un reportage, ou un documentaire, ces éléments ont entre eux un lien qui ne dépend pas de moi ». Magnifique ! E.G.

28 Mar

Alice au Pays des Merveilles, de Chauvel et Collette. Editions Drugstore. 15 euros.

Décidément, Alice est partout ! Et pas seulement au Pays des Merveilles. On peut effectivement la voir depuis quelques jours sur grand écran dans l’adaptation cinématographique du génial Tim Burton. On peut aussi l’admirer dans les vitrines de nos libraires préférés avec notamment cette adaptation en bande dessinée proposée par David Chauvel et Xavier Collette. Si on ne compte plus justement les adaptations et références de toutes sortes à cette pièce maîtresse de la littérature enfantine, que ce soit dans le cinéma ou la littérature bien sûr mais aussi dans la musique, le théâtre, la production télévisuelle ou encore les jeux vidéos, cette nouvelle version qui se veut par ailleurs très fidèle à l’oeuvre originelle fixée par Lewis Caroll se singularise par un découpage, un graphisme et une mise en couleurs particulièrement sobres et remarquables. Et la magie opère une nouvelle fois ! Petits et grands découvriront ou redécouvriront au fil des pages un imaginaire véritablement extraordinaire et sans limite ! E.G.

26 Mar

Des hommes dans la guerre d’Algérie, de Bournier et Ferrandez. Editions Casterman jeunesse. 16,75 euros.

Offrir aux jeunes générations les clés nécessaires pour comprendre la guerre d’Algérie, connaître ses enjeux, ses protagonistes : c’est l’objectif de cet ouvrage récemment publié chez Casterman, signé par le dessinateur Jacques Ferrandez et par la directrice des Affaires culturelles au Mémorial de Caen, Isabelle Bournier. Reprenant le principe de l’album Des hommes dans la Grande Guerre, du même auteur sur des dessins de Tardi (2008, éd. Casterman), Des hommes dans la guerre d’Algérie raconte la vie au quotidien des hommes et des femmes, combattants ou civils, français ou algériens, pris dans l’engrenage du conflit. Après un petit survol de 130 années de colonisation, Isabelle Bournier explore dans une série de doubles pages thématiques, alliant des textes concis, des témoignages précieux et une iconographie remarquable, les origines de la guerre, le terrorisme anti-colonialiste, le rôle du général de Gaulle, la vie sous l’Algérie française, la cohabitation, la lutte pour l’indépendance, la torture, les harkis, le rapatriement des pieds-noirs, les traces laissées par la guerre, l’écriture de son histoire… A côté des photographies, des divers documents d’époque, affiches ou extraits de journaux, les dessins de Jacques Ferrandez, issus de sa série Carnets d’Orient (dix albums parus entre 1994 et 2009, éd. Casterman), et de  Retours à Alger, (2006, éd. Casterman) apportent une complémentarité réelle aux différents textes. Un livre très réussi, objectif, attractif et solidement documenté, idéal pour les enfants de 9 à 13 ans mais aussi pour les plus grands et pourquoi pas les adultes qui souhaitent approfondir leurs connaissances sur cette guerre qui, pour reprendre les propos de l’historien Jean-Jacques Jordi qui signe ici la préface, « est une triple guerre : guerre civile, guerre fratricide et guerre de décolonisation où les actes de bravoure côtoient les lâchetés les plus extrêmes ». E.G.

24 Mar

Gaza 1956, en marge de l’histoire, de Joe Sacco. Editions Futuropolis. 29 euros.

Joe Sacco ! Ce prénom et ce nom suffisent à dire le sérieux de l’affaire. Joe Sacco est un journaliste et un auteur de bande dessinée américain bien connu des amateurs de BD-reportages, genre qu’il a initié dès 1993 en publiant aux Etats-Unis l’album Palestine, édité de ce côté-ci de l’Atlantique en deux volumes chez Vertige Graphic : Palestine, une nation occupée en 1996 et Palestine, dans la bande de Gaza en 1997. Après un petit détour par l’ex-Yougoslavie en guerre qui donnera deux livres, Gorazde en 2001 et The Fixer, une histoire de Sarajevo en 2005 (Rackham), Joe Sacco retrouve le sol de Palestine avec Gaza 1956. Ce gros et beau pavé de 424 pages en noir et blanc apporte un nouveau témoignage particulièrement documenté sur un épisode semble-t-il oublié du conflit israélo-palestinien, le massacre de près de 275 civils perpétré par l’armée israélienne à Khan Younis et à Rafah en 1956. Entre novembre 2002 et mai 2003, le dessinateur reporter se rend à plusieurs reprises sur le terrain afin d’établir la véracité de cette tragédie et embarque le lecteur à la recheche des traces de ce massacre. « Je trouvais exaspérant que le plus important massacre de Palestiniens sur le sol de Palestine – si l’on en croit le chiffre de 275 morts avancé par l’ONU – reste dans les ténèbres de l’oubli où il gisait, comme d’innombrables autres trégédies historiques… ». Sur place, Joe Sacco sollicite les témoins oculaires de l’époque mais, souvent, comme en témoigne ce livre, les Palestiniens interrogés ne comprennent pas son intérêt pour cet épisode vieux de plus de cinquante ans alors que tous les jours, sous les yeux mêmes du dessinateur reporter, se poursuit la tragédie. Entre deux témoignages, Joe Sacco ne peut faire autrement que de nous parler du présent, des bombardements, des maisons rasées et de cette vie qui continue malgré tout. Un album dense, parfois âpre, mais nécessaire qui a demandé à Joe Sacco six années de travail et d’investigations ! E.G.

La Communauté (tomes 1 et 2), de Hervé Tanquerelle et Yann Benoît. Editions Futuropolis. 24 euros.

On attendait la suite de ce récit entamé en 2008 avec une certaine impatience, impatience finalement récompensée. Le second volume de La Communauté est de la même veine que le premier, tout aussi captivant et singulier. Il s’agit d’un récit qui s’inscrit dans la lignée de la bande dessinée-reportage avec une particularité puisque celui-ci est construit autour d’entretiens. Le Nantais Hervé Tanquerelle, responsable de plusieurs séries comme Le Legs de l’alchimiste (éd. Glénat) ou Professeur Bell (éd. Delcourt) aborde cette forme narrative avec une histoire mettant en scène une communauté créée sur les barricades encore fumantes de mai 1968. Micro à la main, l’auteur recueille le témoignage d’un de ses fondateurs, Yann Benoît, alors étudiant, aujourd’hui devenu son beau-père. Nous sommes en 1972, Yann et une bande d’amis achètent une ancienne minoterie abandonnée. Loin des idées reçues, du caricatural flower power (sex, drug and rock n’roll), il décrit un quotidien plutôt laborieux, partagé entre la restauration du site, la construction de nouvelles maisons, les multiples tâches agricoles, la garde des enfants et bientôt la fabrication de jouets en bois à une échelle de plus en plus conséquente. A tel point que la vie en communauté, qui n’était déjà pas tous les jours une évidence, va en pâtir sérieusement. C’est dorénavant l’usine ! Le travail devient de plus en plus lourd et contreignant et bientôt les grands principes qui prévalurent à la création de la communauté vont se fissurer et les tensions, se multiplier…

Pour rendre vivant cette conversation autour d’un micro, Hervé Tanquerelle utilise le principe du flash-back. « Autant je n’ai jamais douté du fond, autant la forme me posait problème. Il m’aura fallu du temps pour trouver la bonne manière de raconter », confiait l’auteur au moment de la sortie du premier volet. « Comment transcrire les conversations informelles que j’avais avec mon beau-père? C’était important de les garder car elles permettent à la fois de rester au plus près du vécu, tout en confrontant le point de vue de deux générations. Mais cela comportait aussi la difficulté de rendre attrayante une simple conversation autour d’une table! Assez vite m’est apparu comme une évidence le principe des flash-back, traités différemment au lavis, pour ponctuer notre dialogue ». Une oeuvre rare, une aventure unique traitée avec subtilité et humour ! E.G.

23 Mar

L’Institution, de Binet. Editions Fluide Glacial. 9,95 euros.

« J’ai six ans. Avant, j’étais dans une école de filles, mais la loi est formelle, au delà de six ans, les garçons doivent quitter les écoles de filles. Il y a bien l’école mixte du village, mais l’instituteur est communiste et papa pense que seule une école religieuse peut donner à des jeunes gens une éducation convenable… » Ainsi commence L’Institution, un album signé Christian Binet, paru en 1981 et aujourd’hui réédité en version remasterisée chez Fluide Glacial. A cela, une seule et bonne raison : faire découvrir ou redécouvrir une petite perle cachée de la bibliographie de l’auteur ! Le célèbre créateur des Bidochon mais aussi des Impondérables, de Kador ou encore de Monsieur le Ministre raconte ici ses années de pension à l’institution Notre-Dame et ailleurs, des années qu’il reconnaît comme les plus importantes de sa vie : « Ce sont celles qui m’ont façonné, qui m’ont recouvert d’une épaisse croute opaque et résistante au temps. Aujourd’hui, à force de patience et après de nombreux lavages au détergent, le vernis a craqué et ma vraie peau a réapparu ». Une école de la vie en somme, une école difficile où la religion est omniprésente, étouffante, plombante, la discipline sévère, la solitude toujours insupportable. Oeuvre sensible et attachante, L’Insitution permit à Christian Binet, qui avait alors la trentaine, de raconter à sa façon, avec  l’ironie qu’on lui connait, une foule d’anecdotes tantôt drôles, tantôt graves, qui l’ont en tout cas marqué pour le restant de sa vie. Et de faire un peu le ménage ! « C’était un peu la conclusion d’une sorte d’autothérapie, le seul bouquin expiatoire de toute ma carrière. Je voulais me débarrasser de ces mauvais souvenirs tout en faisant rire les lecteurs de Fluide. Ça m’a permis de régler quelques casseroles. Je dois d’ailleurs avouer que le décès de mon père m’a permis de me libérer de ce poids : je ne suis pas certain que j’aurais osé raconter tout cela s’il avait encore été en vie à l’époque. Et, de manière générale, je ne suis pas certain qu’il aurait apprécié que je travaille dans des journaux comme Fluide Glacial. Il me destinait plutôt à la bonne presse catholique. C’est même lui qui prenait les rendez-vous à ma place avec les rédactions, c’est dire l’ascendant qu’il avait sur moi… Cela étant, c’est difficile, quand on fait de l’humour, de dévoiler des histoires graves et personnelles. Je crois être arrivé à un bon mélange… ». Trente années après sa première publication, L’Institution reste étonnament très actuel, tant dans le fond que dans la forme. Un album surprenant ! E.G.

19 Mar

Mince alors ! A la recherche du petit poids, de Carol Lay. Editions Delcourt. 16,50 euros.

Après le printemps vient l’été. Enfin… logiquement. Plus que quelques mois donc pour maigrir et faire bonne figure sur les plages. Mais comment faire ? Telle est la question que nous nous posons tous, ou toutes, un jour ou l’autre et à laquelle Carol Lay semble avoir trouvé une réponse. Lorsqu’elle tombe, à plus de quarante ans, sur une photo d’elle, cette auteure américaine comprend que toute sa vie elle a pesé 12 kilos de trop. Malgré les différents régimes, malgré les consultations d’hypnotiseurs et malgré les cures de pilules pour maigrir. Bref, c’est le déclic et dès lors, Carol Lay n’aura de cesse de chasser les kilos en trop en faisant de l’exercice et, surtout, en comptant la moindre calorie avalée. Un combat de tous les jours qu’elle nous relate dans ces pages d’une originalité, d’une fraîcheur, d’une drôlerie, d’une légèreté tout à fait admirables. Cerise sur le gateau, ou plutôt cerise sur le légume, Mince alors ! propose une trentaine de recettes adaptées au public français et des conseils pour une alimentation saine et équilibrée. Une BD autobiographique à l’humour allégé que vous pouvez consommer sans modération ! E.G.

Happy slapping, de Jean-Philippe Peyraud et Marc Villard. Editions Casterman. 17 euros.

Cécile va bientôt avoir 25 ans. Une jeune femme en apparence bien dans ses baskets. En apparence seulement ! Car Cécile a des blessures profondes, très profondes… Mais comment se plaindre quand  tous les soirs on croise la détresse la plus totale sur les trottoirs de Paris ? Cécile travaille au Samu social. Et son quotidien ressemble à ce visage de grand mère virée de chez elle par ses propres enfants et condamnée à dormir dans la rue… Ou à celui de cet homme qui s’est fabriqué un abri fait de tôles et de planches le long du périphérique. Pas franchement gai ! Alors, histoire d’extérioriser un peu ses blessures, Cécile s’arrête parfois chez les Addicts anonymes. « Je m’appelle Cécile et j’ai commencé la coke à dix-huit ans. Ma mère est morte quand j’étais gosse… ». Définitivement pas gai ! Ajoutez à celà un père lui aussi décédé ou, plus exactement, qu’on a voulu faire croire décédé, et qui est SDF quelque part dans Paris. Depuis dix ans ! Avec le Samu social, Cécile essaie de reprendre l’histoire de sa vie là où elle s’est arrêtée. Avec l’espoir un jour de retrouver ce père…

Après la série Premières chaleurs et l’album Quand j’étais star, parus chez Casterman, Jean-Philippe Peyraud signe ici l’adaptation d’un polar, Bird, publié en octobre 2008 par l’écrivain Marc Villard aux éditions Joëlle Losfeld. 80 pages en noir et blanc qui nous entraînent dans le Paris nocturne, celui des SDF et des paumés, des misérables et des laissés-pour-compte, avec au coeur du récit cette jeune femme à la recherche de son père et le meurtre - sordide - d’un SDF par un jeune bourgeois qui sera protégé par son père, un homme politique alors en pleine campagne électorale. Noir, très noir ! E.G.

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